TheDuckThug : Toi qui as un appétit insatiable, voilà ta ration de rating M :D Tu devrais ajouter un autre compte spécialement pour ce chapitre, premier de mes écrits à avoir sa place dans la catégorie M...

Yuubell : Merci! Oui, c'est une punition originale. Un peu comme si ma mère voulait lire ce chapitre en fait. Enfer et damnation!

Kassiopee : Ahaha, désolée pour la torture. J'espère que tu seras aussi enthousiasmée par cette suite.

serpentardecoeur : Tadah, j'arrive, et j'espère combler ton esprit pervers^^ Oui, j'étais triste pour mon PC, et pour mon argent aussi...

PllandOncer : Pour la réaction de la mère à la nouvelle d'Elsa, encore un peu de patience, mais je vous offre des passages croustillants quand même aujourd'hui.

: Ça me fait plaisir que tu sois sortie de l'anonymat pour me laisser une review. Ne t'en fais pas pour Anna, elle va avoir son lot de fun dans ce chapitre ;)

YOUHOU NOUS Y VOILA! SMUT SMUT ALERT!

(P.S. Premier smut de ma vie)

Bonne lecture...


BRÛLANTE DE DÉSIR
Chapitre 11 | Parents absents, les souris...


Arendelle était une petite agglomération, une moyenne bourgade située à une ou deux heures de route des villes phares de la région. Cependant, le réseau de transports en commun, qui comptait deux lignes de bus, desservait bien tout le monde. Grâce aux indications d'Anna, Elsa savait à quel arrêt descendre — celui du lycée — ainsi que le chemin à emprunter pour gagner la maison des Simons.

Le flirt fort en intensité qui se jouait entre les deux lycéennes rappelait à Elsa la seule relation sérieuse qu'elle avait connu. Les deux ans passés avec sa copine avaient été fabuleux. La fin de leur histoire l'avait été beaucoup moins. La méchanceté de son père homophobe avait tout ruiné, dans la douleur et les larmes. A cause de lui, Elsa gardait des séquelles et des insécurités quant à sa sexualité. Tout engagement affectif lui était difficile. Mais avec Anna, c'était différent. Si elle devait surmonter ses angoisses pour quelqu'un, se serait pour elle.

Son invitation spontanée l'avait surprise. Reçue alors qu'elle comatait à moitié dans le canapé du salon, encerclée par une montagne de cartons empilés jusqu'à former des gratte-ciel miniatures, elle avait, telle Godzilla, fait un massacre en allant dans sa chambre.


Face à son hôte, multicolore dans son pyjama dépareillé, ses mandibules la faisaient souffrir tellement elle riait.

" Quoi? fit Anna, l'air faussement blessée. T'aime pas mon pyj' peut-être?

- Non. Il est trop bariolé! Toutes ces couleurs pétantes, ça me donne la migraine.

- Je l'adore moi ce pyj'. J'suis sûre que le tien est fade et tout banal en comparaison!"

Elsa se fichait de suivre la mode. Le jugement de ses pairs en la matière lui passait par dessus la jambe. A la ville, elle portait des ensembles simples, de petites tenues arrangées à sa sauce et qui faisaient bien leur effet. A la maison, elle déambulait en loques ou en pyjama. Souvent, un tee-shirt XXL de l'époque où elle pratiquait le hand en club faisait un bon haut. Le bas variait. Ce pouvait être un pantalon en coton ample et usé, un short sportif, la culotte ou le string de la journée — quand la flemmardise la prenait de ne pas prendre sa douche avant d'aller se coucher.

Partie de chez elle sur les chapeaux de roues, elle avait entassé pêle-mêle ses effets personnels dans son sac. Il contenait sa brosse à dents, sa pilule contraceptive, ses lunettes, son baume à lèvres et ses chaussons. Pas de pyjama!

" Je...euh, je l'ai oublié.

- Ouais, c'est ce qu'on dit! Tu serais pas du genre à dormir nue comme un ver par hasard? Tu l'as pas oublié. Tu veux juste pas t'embêter avec des bouts de textiles sur ta peau porcelaine... Je plaisante! Mais je suis bien contente, on va se retrouver à égalité. T'aurais mieux fait de pas t'moquer de mon pyj', parce que tu vas finir dans le même. Tu vas pas te marrer encore longtemps!"

Cette affirmation s'avéra archi-fausse. Anna avait prêté à son invité les vêtements qui complétaient sa tenue. Une fois habillé de son pyjama de secours, Elsa avait paradé dans le salon à la façon des défilés haute couture. Elles avaient été prise d'un fou rire incontrôlable.

Pour garder un peu d'intimité, Elsa s'était changée dans la chambre d'amie, pendant qu'Anna vérifiait le programme télévisé. Incapable de dissocier les séries policières des émissions de télé réalité, elle s'imaginait rejoindre Elsa, nue, et entreprendre des activités qui la laisseraient nue. "Le baiser, pensa-t-elle, c'est pour ce soir!"

Le rire d'Anna dévoilait toutes ses dents. Ses yeux grands ouverts étaient rivés sur les jambes de sa blonde incendiaire, exhibées grâce au short qu'elle lui avait prêté. Le top, datant de l'époque où Anna était au collège, était lui aussi révélateur, sa petitesse moulant les formes d'Elsa, sa poitrine ainsi fort marquée.

Elsa profitait des mêmes avantages. Elle s'était trouvée un peu boudinée dans les vêtements d'Anna et en vérifiant les étiquettes, ce n'était pas étonnant, puisqu'il s'agissait de vêtements pour jeunes de 14 ans. Elle était contente qu'Anna ait des vêtements anciens dans lesquels elle était confortable car elle pouvait ainsi zieuter. Morte d'ennui chez elle, elle avait déjà regardé quelles émissions étaient proposées au public pour la soirée. Rien ne valait les jambes halées d'Anna, les infimes taches de rousseur sur son nez et ses joues...

" J'ai déjà regardé, y a rien d'intéressant ce soir.

- On peut se regarder un film sur mon PC, c'est pas ça qui manque...j'en ai pleins.

- Oui, OK."

Adossées à la tête de lit, elles avaient des difficultés à trouver un film qui leur plaise à toutes les deux. Entre ceux déjà vu, les genres à bannir (horreur pour Elsa et comédie romantique pour Anna), ceux aux mauvaises critiques que l'une refusait de voir et ceux jugés trop vieux dont l'autre ne voulait pas entendre parler, c'était un vrai casse tête. Elles se mirent finalement d'accord pour un genre adoré par elles deux, l'animation. Le roi et l'Oiseau, bien qu'ancien selon les critères d'Anna, était un classique.

Elles regardaient le film tout en parlant de temps en temps. Elles discutaient plus en détails de ses explications avec sa mère et quand Elsa lui demanda qu'elle était sa punition, Anna répondit franchement.

" Ma mère adore les romans de Danielle Steel et les romans un peu...euh...chauds. J'ai trouvé sa planque y a longtemps! Elle a changé les couvertures d'origines par des couvertures de revues médicales, mais je suis bonne fouineuse moi! Du coup, comme prétendue punition, elle veut lire ta nouvelle.

- Oh Mon Dieu! Personne devait connaître son existence et voilà que tu l'as lu, Hadès aussi, que la moitié du lycée est au courant et que ta mère veut la lire.

- T'exagères! Au lycée y a que deux ou trois de mes amies qui le savent. Tu sais quoi? Tu devrais la poster sur internet, voir ce que ça donne. Sûre, les retours seraient positifs. Regarde, à part l'autre bouffon de dirlot, tout le monde t'as fait de bonnes critiques.

- Je n'ai eu qu'un retour, Anna : le tien! Et encore, à part me dire que tu l'as apprécié, tu ne m'as donné ni tes impressions, ni tes réactions.

- Oui, bah...bonnes impressions et bonnes réactions. Bref, vu les textos de Kas' et Mer', t'as déjà un public assuré.

- Elles te disent quoi?

- Alors...la même chose : Envoie la nouvelle, pas besoin de le dire à Elsa. Envoie, suivi de pleins de points d'exclamation."

Le film terminé, elles s'épargnèrent le générique et enquillèrent avec le second film. Leur décision fut rapide cette fois. Elles restèrent dans l'animation en choisissant Les enfants de la pluie. Elsa fit patienter Anna avant de mettre le film en route, le temps d'aller chercher ses lunettes dans son sac . Elle devait les porter uniquement pour les écrans. Ne pas les avoir mis pour regarder Le Roi et L'Oiseau lui avait donné une petite migraine. Elle revint s'asseoir sur le lit avec sur le nez, des lunettes à la monture d'un bleu plus sombre que ses yeux. Elles lui donnaient selon Anna "un air autoritaire et incroyablement sexy", qu'elle envisageait parfaite pour des jeux de rôles un peu salaces.

Elles continuaient de parler. Elsa était plus que contente de ne pas passer la soirée seule, ce qui lui arrivait souvent depuis son installation à Arendelle. Sa mère était responsable développement et marketing de quatre établissements, tous mal aiguillonnés pendant les sept années passées. Son prédécesseur avait bâclé le boulot. Deux des quatre établissements étaient proches de mettre la clé sous la porte : un camion de glace ambulant et un restaurant aux bons standards. Elle avait pour job de relancer leurs activités, de leur redonner un élan commercial. Elle multipliait les réunions avec le personnel, les visites nocturnes dans les restaurants pour vérifier la qualité du service et prendre des notes sur la clientèle... Elsa n'y comprenait pas grand chose. Elle ne retenait que le côté négatif : avec toutes les heures sup' de sa mère, elles ne se voyaient pas beaucoup.

Les mystères autour de la réaction d'Anna à sa nouvelle l'intriguait trop pour qu'elle résiste à l'interroger encore là-dessus.

" Pourquoi tu refuses de me dire quelle a été ta réaction?

- Parce que...parce que c'est gênant".

Autant ne pas insister, l'embarrasser n'était pas le but. Anna lui parlerait quand elle se sentirait plus en confiance. Si ce moment ne venait pas, que sa réaction était vraiment inavouable, elle s'en passerait, satisfaite déjà de la savoir Anna mal à l'aise n'était pas le but.

C'était raté! Bien qu'Elsa ait gardé un bon souvenir des Enfants de la Pluie, vu pour la première fois petite, dans les bras de sa mère, elle rêvait à cet instant d'être dans les bras d'une autre. Etre si proche d'Anna était un aperçu du Paradis. Pendant plusieurs minutes consécutives, elle la dévisagea. Etre contemplée comme la septième merveille du monde était flatteur, mais c'est en exprimant crûment qu'Anna la ramena sur terre.

" T'aurais pt'être préféré qu'on s'mate un porno?

- Quoi? Non! s'offusqua Elsa. Je suis...je veux dire le film. Je suis le film. C'est juste que...

- Que?

- ..."

Même toute gênée, Elsa était d'une beauté à faire tomber à la renverse. Ses pommettes égayées d'une teinte rose, sa lèvre inférieure pincée par ses incisives du dessus, son regard fuyant...Anna n'y résisteraient pas. L'odeur citronnée de son stick à lèvres ne lui suffisait plus, elle voulait y goûter sans plus attendre.

Le maigre écart qui les séparé fut comblé avec férocité. Muée par l'irrésistible envie de faire Elsa sienne, Anna s'était jetée sur elle. Leurs lèvres se rencontrèrent violemment. Leur premier baiser, à l'inverse de la ruée qui y avait conduit, fut tendre et délicat. La crainte d'être trop entreprenante et de faire fuir l'autre les restreignait pour l'instant à de chastes contacts.

Le besoin se fit rapidement sentir de faire décoller ce baiser, qui n'attendait qu'un mot pour s'emballer. Elsa, faute de pouvoir s'exprimer verbalement, quémanda l'accès à la bouche d'Anna — qu'elle obtint immédiatement — en lui mordillant la lèvre inférieure. En réponse à cette sublime intrusion, une main d'Anna vint se perdre dans sa chevelure blonde tandis que l'autre se posa sur sa joue.

Plus les baisers devenaient gourmands, plus elles prenaient leurs aises sur le lit, s'y allongeant de biais pour éviter le PC. Anna, dominante, se positionnait sur le dessus. Leurs langues dansaient ensemble à un rythme endiablé. Elsa sentit la main sur son visage se retirer et venir se nicher sur sa cuisse. Du pouce, Anna dessinait des cercles sur cette peau ferme et infiniment douce. Elle rêvait d'appliquer ses caresses ailleurs, là où on réclamait son attention, deux formes pointant visiblement contre le top qu'elle avait prêtée. Sa main se faufila habilement sous le vêtement et agrippa le sein droit de sa jolie blonde jusqu'à l'écraser, sa paume le recouvrant entièrement. Elle commença à le palper, à le masser, les gémissements d'Elsa décuplant son désir. Son genou vint au contact du sexe d'Elsa et entama d'agonisant va-et-vient de haut en bas avec une légère pression.

Elsa était perdue dans son plaisir. Elle en voulait plus! Ses mains commençaient à escalader le dos d'Anna mais son tee-shirt devenait agaçant. Elle le saisit et le fit voler dans la pièce. Subitement dénudée, la rouquine perdit quelques secondes ses moyens. Elsa saisit l'opportunité pour inverser les positions.

La série de fiévreux baisers s'interrompit. Elles s'observèrent, silencieuses. Elles cherchaient l'approbation de l'autre pour continuer. Les regards, pleins de désirs, furent leur seule réponse. Elles s'embrassèrent de nouveau et Elsa ne tint pas longtemps avant d'aller explorer les monts et merveilles que le retrait du t-shirt lui avait dévoilé. Entre baisers et suçons, elle fit son chemin du cou à la poitrine d'Anna. Les tâches de rousseurs disséminées sur ses épaules et sur ses seins d'Anna étaient pour Elsa comme les bouts de chocolats dans un cookie, à ne pas gâcher. Elsa les trouvait magique, comme autant de constellations imprimées sur la peau mate de sa partenaire. Elle prit un téton dans sa bouche et le suça. Sa langue en dessina plusieurs fois le contour.

Anna ne tenait plus! Les vêtements d'Elsa devaient disparaître. Le traitement prodigué par cette dernière l'empêchait de réfléchir correctement. Son corps tremblait tout entier. Dans ses précédentes relations, sexuellement parlant, elle avait toujours était la dominante et..."Oh mon Dieu" que c'était jouissif, pour une fois, d'être à la merci de sa partenaire. L'autre main d'Elsa vint trouver son second sein au mamelon brunâtre et dur, avec lequel elle joua du pouce et de l'index.

Les mains d'Anna étaient inertes sur le dos d'Elsa, mais ses ongles étaient enfoncés dans sa chair, comme ils l'auraient été dans les draps du lit. Elle le sentait, Elsa se cambrait de plus en plus, le besoin de friction se faisant trop fort. Sans que leurs bustes ne se touchent, elle réussie à replier sa jambe, de façon à ce que son genou atteigne une nouvelle fois l'entre jambe d'Elsa. Il n'était plus question d'être prudente, timide ou patiente. Elsa commença des mouvements de va-et-vient, son sexe en contact permanent avec la cuisse d'Anna.

Anna contracta les muscles de sa cuisse pour prodiguer davantage de plaisir à Elsa, qui accéléra ses mouvements de bassin. Le souffle saccadé, la belle blonde laissait échapper de petits gémissements, rendant les baisers hasardeux et approximatifs. Anna plia sa jambe un peu plus pour qu'au lieu du visage d'Elsa, elle est sa poitrine à gratifier de baisers, à sucer, à lécher...quand soudain :

" Extinction des feux...euh!

- Papaaaa! Sors!

- Oui, je vais dehors. Non, je...je sors. Bonne nuit An...à vous deux. Et, ehm, on s'enflamme pas trop, je suis juste à côté."

Ed avait tué l'ambiance. Les deux filles avaient stoppées net leurs activités nocturnes. Elles contemplaient les étoiles phosphorescentes du plafond, sereines, blotties l'une contre l'autre sous la couette.

"La honte, comment je vais affronter le regard ton père demain?"

Anna, trop fatiguée, comprit de travers et répondit simplement : "Bonne nuit à toi aussi, ma glace au citron."


Parents absents, les souris...dansent. C'est ce qu'on dit, et c'est bien vrai! Que peuvent-elles faire d'autre? Qu'avez-vous pensé de la valse entre Elsa et Anna?

Sachez que j'ai galéré pour écrire la partie "smut" de ce chapitre. Peut-être pensez-vous comme moi, mais les termes sexuels, en anglais, sonnent beaucoup mieux qu'en français. Un exemple : "nipples" = "tétons" et/ou "mamelons"! Come on...en français, on dirait des noms de fruits, genre melon... J'adore la langue française, même si je ne la maîtrise pas comme j'aimerais, mais là, ça craint. Vous avez quatre heures, deux copies blanches, à vos claviers!

Enfin, j'ai fait mon possible! Vos critiques et reviews sont toujours les bienvenus, vous le savez ;)

Bonne après-midi.

Elmerlelephant