Merci pour vos reviews, you are awesome guys :)!

Comme prévu voici un chapitre Klaus & Caroline.

J'espère qu'il vous plaira... ;)


Tout allait bien se passer… Elle n'en savait rien, mais il ferait tout pour lui donner raison. Il ne laisserait rien ni personne la blesser, car il savait maintenant que tout pour lui, tout, se résumait à elle.

Caroline avait un peu de sang des quatre vampires, et peut être du sien aussi, sur ses vêtements. Avec son t-shirt déchiré, ses cheveux emmêlés, tout ce qu'elle voulait c'était prendre une douche. Elle portait encore la veste de Klaus et ne pouvait s'empêcher de se blottir dedans sur le trajet du retour, sur le siège passager, à côté de lui. Elle lui jeta un regard en biais et discret : il était concentré sur la route, mais avait une allure plutôt décontracté (aussi décontracté qu'un vampire hybride qui venait d'être ouvertement menacé par une femme surgissant du passé, et qui de plus avait failli la tuer), rien de plus normal. Mais même s'il ne s'en rendait pas compte, il arrivait à dégager son charme irrésistible. Et lui, n'avait pas l'air de s'être privé de douche pendant trois jours. Caroline essaya discrètement de remettre de l'ordre dans ses cheveux, mais sans grand succès. Elle n'osait même plus le regarder, tellement elle avait honte de ce à quoi elle devait ressembler. Elle jeta un coup d'œil dans le rétroviseur, et arrêta tout de suite, sentant que cela allait aggraver les choses. Elle fut surprise qu'elle tente par tous les moyens de lui plaire, qu'elle veuille lui plaire à tout instant. Elle commençait vraiment à être très attachée à lui, et ça l'effrayait un peu…

Klaus se concentrait sur la route, voulant arriver vite à Mystic Fall's. Il voyait que Caroline semblait impatiente. Elle n'arrêtait pas de toucher ses cheveux, de bouger nerveusement, et de se tortiller. Lors d'un passage piéton, il dut laisser passer un groupe de dix personnes, et il vit Caroline soupirer. Il voulut lui demander s'il avait son autorisation pour passer de force sur ces personnes, mais il eut un pressentiment que la blague serait de mauvais goût.

- Où veux-tu aller ? demanda-t-il, en gentleman mais en espérant qu'elle répondrait chez lui…

Caroline le regarda, et hésita : elle aurait préféré qu'il ne demande rien, et qu'il l'emmène directement chez lui, mais le fait qu'il demande le rendait encore plus charmant et irrésistible… Elle mourrait d'envie de dire qu'elle voulait bien aller chez lui, mais elle trouvait cela un peu déplacé… Pour toute réponse elle se mordit la lèvre inférieure en lui lançant un regard, tentant de lui expliquer ce qu'elle ressentait. Et bizarrement, il sembla comprendre.

- De toute façon j'ai déjà décidé que je t'embarquais chez moi, continua-t-il, ayant en effet plus ou moins deviné les pensées de la jolie blonde. J'espère que tu n'emmétras pas d'oppositions.

- Nop', fit Caroline en souriant. Pas d'oppositions.

Elle continua de sourire jusqu'à ce qu'ils arrivent devant chez lui.

Comme d'habitude, Klaus fit le tour de la voiture en trois quart de seconde, et lui ouvrit sa portière. Elle sortit, le remercia, mais se sentit mal à l'aise, du fait de sa propreté douteuse…

- Qu'est-ce qu'il y a ? demanda Klaus, en souriant.

- Rien, rien, s'empressa de dire Caroline. On y va ?

- Dis-moi, insista l'hybride.

Il bloqua Caroline et la fixa intensément, rendant la jeune femme encore plus mal à l'aise.

- Non, c'est juste que… Je ne dois pas être très jolie à voir…

Klaus haussa les sourcils, étonné que ce soit son apparence qui préoccupe la jeune vampire à ce moment précis. Il s'attendait à ce qu'elle soit mal à l'aise de retourner chez lui, ou alors effrayée de revoir la vampire brune, mais tout ce qui l'inquiétait, c'était de savoir si elle était jolie ou pas.

- A mes yeux, tu es toujours jolie, répondit-il sincèrement, faisant rougir Caroline. Je ne comprends même pas pourquoi tu t'inquiètes de ça.

Elle haussa les épaules et lui fit un petit sourire timide. Il embrassa le haut de son crâne, et se retourna pour se diriger vers la maison, presque pressé. Caroline en déduisit qu'il était gêné de montrer autant de signes d'affection. En même temps, en plus de mille ans, il n'avait jamais fait preuve d'autant d'attention envers quelqu'un, et là, en un court laps de temps, il se montrait affectueux. Cela devait peut être lui faire peur. Cela la rassura, car au moins elle savait qu'ils étaient sur la même longueur d'ondes.

Elle entra dans la grande maison de l'Original, et elle s'imprégna de la chaleur et de l'odeur familière qui y régnait. Klaus revint vers elle, comme s'il ne pouvait pas se passer de la voir plus de quelques minutes. Caroline lui offrit un grand sourire. Il s'arrêta, et lui sourit aussi. Il ne comprenait toujours pas quelle était la forme de sorcellerie qu'elle exerçait sur lui.

- Qu'est-ce que tu veux faire, Love ? demanda-t-il, tentant tant bien que mal de reprendre ses esprits.

- Je ne sais pas, répondit la blonde. Tu ne t'inquiète pas plus que ça de cette femme qui va revenir pour te tuer ?

Elle disait ça sur le ton de la plaisanterie, mais elle était très sérieuse. Cette femme avait dit qu'elle reviendrait. Elle voulait tuer Klaus. Elle eut mal à la tête rien qu'à penser à un monde où il ne serait plus. Pourtant cette femme venait se venger de lui. Parce qu'il avait tué toute sa famille. Elle n'arrivait pas à le croire, ne le croyait plus capable de ce genre de choses, lorsqu'elle le voyait, devant elle, souriant comme sourirait n'importe qui, et pas comme un cruel monstre. Elle n'y pouvait rien : elle devait s'avouer qu'elle aimait cette part de lui, cette part torturée et complexe. Mais l'amour de Klaus semblait plus fort, plus profond, que sa monstruosité. Et c'était là une chose que Caroline devait bien lui reconnaître.

- Parce que moi si, avoua-t-elle, ne laissant pas le temps à l'hybride de parler.

Elle s'en voulait d'en vouloir à cette femme. Mais elle ne pouvait pas le perdre. C'était inconcevable. Klaus se rapprocha d'elle, il caressa son front soucieux, pour tenter de la détendre.

- Je ne la laisserais plus te faire du mal, lui dit-il. Je te le promets, Caroline.

- Ce n'est pas pour moi que j'ai peur, idiot.

Klaus haussa les sourcils, toujours surpris qu'elle puisse l'insulter et qu'il n'ait strictement aucune envie de meurtre.

- Et bien c'est toi l'idiote, dans ce cas-là. Combien de personnes ont essayé de me tuer depuis que je suis à Mystic Fall's ? Beaucoup. Et pourtant regarde, je suis toujours là.

Il écarta les bras pour montrer de sa présence, arrachant un sourire à Caroline. Elle avait peur pour lui ! Il ne put s'empêcher de répondre à son merveilleux sourire.

- Est-ce que tu viens juste de me traiter d'idiote ? demanda Caroline, taquine.

- Je ne sais pas Love, répondit-il en entrant dans son jeu. Est-ce que je l'ai fait ?

- Je crois bien que oui...

Caroline se rapprocha de lui. Il admira son beau visage, ses boucles blondes désordonnées n'enlevant rien à son charme. Il allait embrasser ses délicieuses lèvres, mais Caroline recula.

- Je dois vraiment prendre une douche, avant.

Caroline se débarrassa de ses vêtements sales, puis elle entra dans la douche.

Elle s'enveloppa d'une serviette, se regarda dans le grand miroir : c'était beaucoup mieux. Elle recula toujours en se regardant, et faillit faire tomber une petite armoire, qu'elle rattrapa au dernier moment grâce à sa force vampirique, mais cela produisit un bruit épouvantable.

Le sang de Klaus se glaça lorsqu'il entendit le bruit. Il avait pris une douche, lui aussi, et était en train de s'habiller. Il n'avait mis que son pantalon, mais il s'en fichait bien. Il se déplaça, et en quelques secondes fut près de sa porte, prêt à la défoncer s'il le fallait.

- Caroline ? cria-t-il presque, inquiet.

Si quelqu'un s'en prenait à elle, il allait se faire un plaisir de le faire souffrir, puis de lui arracher le cœur.

- Oui, tout va bien ! fit la blonde.

Mais il connaissait trop bien les « méchants », obligeants leurs victimes à dire que tout allait bien. Il devait la voir pour la croire.

- Tu es sûre ? Tu peux m'ouvrir ?

Caroline ouvrit la porte, et sortit, enroulée dans sa serviette, les cheveux encore mouillés. Il n'y avait personne d'autre dans la pièce, et les épaules de Klaus se décontractèrent.

- Tout va bien, répéta Caroline en lui souriant. Désolé, mais même en vampire je reste un peu maladroite…

Elle montra l'armoire et il sourit, content qu'elle aille bien. Elle s'approcha de lui, et passa ses bras autour de son cou. Klaus laissa courir ses mains sur la serviette de la vampire, rapprochant son corps du sien, pensant à la vitesse à laquelle cette serviette pourrait être par terre… Caroline le regardait de cet air qui faisait fondre son cœur.

- Je te dois quelque chose, je crois, murmura-t-elle en approchant son visage du sien.

Elle posa un doux baiser sur ses lèvres.

- Tu n'aurais pas un t-shirt ou une chemise à me prêter ? demanda-t-elle. Mes vêtements sont tout déchirés…

Il lui lança un sourire narquois, regardant la jeune femme dans sa serviette.

- Tu n'as pas besoin d'un t-shirt, tu peux rester comme ça si tu te sens mieux, ça ne me dérange pas.

Elle lui lança un regard en penchant la tête sur le côté, les lèvres au bord du rire, hésitant entre exploser de rire et entre le réprimander.

Elle finit par rire, devant son expression innocente, avec ses yeux auxquels elle ne pouvait pas résister.

Son rire était si merveilleux, qu'il n'avait plus qu'une envie : continuer à la faire rire jusqu'à la fin des temps.

Caroline s'approcha de lui, l'air de réfléchir à ce qu'elle allait faire.

- En fait, je crois bien que je me sentirais mieux sans cette serviette, dit-elle innocemment… Elle me gratte.

- Ah oui ? sourit Klaus, posant ses mains dans le dos de la jeune femme.

Caroline acquiesça, le regard taquin. Klaus essuya de son doigt une goutte d'eau qui coulait sur son cou, puis il redescendit sa main en caressant son bras. Caroline le regardait faire, le trouvant terriblement sexy. Il tira enfin sur sa serviette, qu'il jeta au loin. Il admira son corps, puis Caroline vint se coller contre son torse nu. Il enroula ses bras autour d'elle, et la plaqua contre le mur. Il renoua ses lèvres aux siennes, et l'embrassa avec passion.

Caroline ne pourrait jamais s'habituer à ça. Jamais. Enfin si, elle pourrait très facilement s'y habituer, mais jamais s'en lasser, jamais s'en passer. Elle sentit les baisers fiévreux qu'il déposait dans son cou, sur sa poitrine, tandis qu'elle caressait ses cheveux blonds.

Il revint ensuite sur sa bouche, et elle ferma les yeux, se sentant en parfaite sécurité…


Tada ! Alors, qu'est-ce que vous en pensez ?

Il faut quand même qu'ils profitent un peu de leur éternité... :p

La femme brune va probablement refaire bientôt son apparition, mais je n'en dis pas plus...

A bientôt ;)!