Vérités
Note de l'auteur : Je n'avais pas prévu de centrer ce chapitre sur Scotty et Andrea, mais ça m'a échappé XD La cérémonie sera donc pour le prochain chapitre. J'espère que vous passerez un bon moment. Bonne lecture et merci de votre patience ces trois derniers jours.
Vulcain, ville de Shi'Kahr, demeure de Sarek et Amanda, point de vue du Capitaine James T. Kirk.
Nous avions donc gagné une nuit de plus sur Vulcain. Nous étions rentrés tôt, après le dîner, pour annoncer la nouvelle du mariage de nos doubles à Sarek et Amanda. Ils avaient été ravis de l'apprendre, enfin, surtout la mère de Spock, qui voulait absolument y assister. Pour ma part, j'étais plus touché que je ne voulais bien l'admettre, par leur demande. De toute manière, puisque leur existence devait rester secrète, il valait sûrement mieux que cette fête se déroule sur l'Enterprise, à l'abri des curieux. J'avais également appelé Bones, pour lui faire part de la requête de mon alter ego. Évidemment, il avait râlé pour la forme, prétendu qu'à se rythme-là, le vaisseau serait bientôt reconverti en chapelle, avant d'accepter de bonne grâce.
Spock me semblait quelque peu distant, alors que nous étions assis, à même le sol de sa chambre, occupés par un exercice de méditation. Je n'en avais pas spécialement besoin, mais mon compagnon m'avait confié, il y a déjà quelque temps, que le faire avec moi l'aidait grandement. De par notre lien, nos esprits avaient tendance à s'égarer l'un vers l'autre et quand je pratiquais une autre activité à côté, cela perturbait parfois sa concentration. Cela ne me dérangeait pas, même si je commençais à peine à acquérir des compétences dans ce domaine, sauf que ce soir-là, c'était lui qui paraissait complètement ailleurs. Après de longues minutes, n'y tenant plus, je brisais le silence.
« Il y a quelque chose dont tu aimerais discuter ? » Demandais-je, par la pensée, mes yeux toujours fermés. Espérant qu'ainsi il aurait plus de facilités à se confier sur son ressenti.
Il me laissa patienter quelques secondes, dans l'obscurité de la pièce uniquement éclairée par la lueur tremblante des bougies qu'il avait allumées plus tôt. L'odeur boisée de l'encens envahit mes narines, alors que je prenais de nouveau une inspiration profonde, quand il me répondit enfin.
« Cela n'est-il pas trop étrange d'être témoin pour moi-même ? »
« Vu l'originalité de la situation dans son ensemble, pas franchement, non. Nous ne sommes plus à ça près, tu sais. Et qu'est-ce que je devrais dire, moi ? » Répondis-je, en partie amusé par les événements.
« Je sais que tu as raison. C'est juste déroutant de les voir, avec leur parcours si différent du nôtre. Ils ont l'air si proche et en même temps, ils ont toujours trouvé ça amplement suffisant de simplement voyager ensemble, sans se lier autrement que par l'esprit. Rien d'officiel. Je suis même certain qu'à part quelques membres d'équipage, peu de gens devait être au courant. » Déduit-il, perplexe.
« Alors que nous, nous le portons comme un étendard, un plastron sur notre poitrine. Comme si cela nous définissait entièrement. Je vois ce que tu veux dire. Tu crains, qu'en définitive, nous n'ayons plus d'individualité. Que nous devenions une seule et même entité. » Compris-je, en percevant ses émotions.
« Quand je vois avec quelle facilité, tu cernes mon ressenti, oui, c'est l'impression que ça donne. »
« Pourquoi serait-ce quelque chose de négatif ? Je trouve ça plutôt rassurant. » Contrais-je.
« Parce que si demain… nous sommes séparés… »
« Nous ne le serons pas. » Le coupais-je.
« Tu n'en sais rien. » Me contredit-il à voix haute, toute concentration envolée.
J'ouvris les yeux, pour croiser les siens, presque noirs, dans l'ombre de la nuit.
« C'est vrai. » Admis-je. « Mais se préparer au pire n'est pas une manière agréable, ni saine, de vivre. »
« Se persuader que rien n'arrivera jamais, non plus. » Argumenta-t-il, en se levant dans l'intention d'éteindre les bougies et rallumer la lumière.
« Non, laisse. J'aime cette ambiance. » L'arrêtais-je, en allant m'allonger sur le lit.
« Il faudra les souffler avant de s'endormir, alors. » Dit-il, avant de me rejoindre.
« Bien entendu. » Approuvais-je, alors qu'il se blottissait contre moi. « Tu sais, moi, quand je les regarde, je me dis surtout que même la mort a échoué à les séparer. Je préfère me concentrer là-dessus, plutôt que sur les années difficiles qu'ils ont pu passer. Sans toi, j'aurais fait un bien piètre Capitaine, j'en suis persuadé. Alors je ne regrette rien. Penses-tu que je fais de toi un mauvais Vulcain ? »
« Indubitablement. » Affirma-t-il. « Mais tu m'as appris que ce n'était pas grave. Tu m'as montré que je pouvais laisser s'exprimer mon côté humain, sans en avoir honte. Cela me permet de mieux m'accepter tel que je suis réellement. » Ajouta-t-il, en me serrant contre lui.
« Et je te préfère ainsi, que totalement froid. Je t'aime comme tu es, avec tes deux facettes. » Affirmais-je, avant de l'embrasser.
Je me redressais ensuite, pour retirer mes vêtements qui me collaient à la peau et m'enfonçais confortablement dans les oreillers. Il m'imita, avant de fondre sur moi, emprisonnant mes lèvres une nouvelle fois, dans un baiser sensuel. De ses mains, il réveilla mon corps engourdi par notre séance de méditation, attisant mes sens. L'odeur épicée de sa peau emplit mes narines, le grain de son épiderme chatouilla la pulpe de mes doigts alors que je caressais son dos, le goût de sa langue taquina la mienne, avant qu'elle ne laisse des traînées de feu sur mon torse, alors que mes soupirs s'élevaient dans la chambre. Il enflamma mon âme, de sa bouche, de ses paumes, méthodiquement, jusqu'à ce que je ne sois plus que gémissements entre ses bras. Il consentit alors enfin à s'occuper de mon érection, lentement, prenant son temps pour me faire perdre la tête. J'agrippais ses cheveux, l'incitant à accélérer, à resserrer ses lèvres autour de moi. Ce qu'il fit, alors que je me laissais retomber sur le matelas, jusqu'à ce que je rende les armes sous la caresse de sa langue. Essoufflé et assouvi, je l'accueillis entre mes cuisses, le plaisir s'écoulant dans mes veines. Il me prit avec force et je me raccrochais à ses épaules tendues, alors qu'il saisissait mes jambes pour les plier contre mon torse. Mes cris allèrent se perdre dans la nuit noire, par la fenêtre ouverte, alors que les siens envahissaient mon esprit, comme la plus douce des mélopées. Je vins alors une deuxième fois, sous la douceur d'une de ses mains, alors que ses coups de reins se faisaient erratiques. Il m'embrassa à perdre haleine, mordillant une de mes lèvres, avant de me rejoindre dans les brumes d'un orgasme voluptueux.
Alors que le sommeil me guettait déjà, j'entendis Spock se lever et souffler les bougies, avant de revenir se caler contre mon dos. Je rejetais bien vite le drap, du pied, au bas du lit, car il me tenait trop chaud, offrant mon corps nu au regard de mon compagnon. Il en profita allègrement, me berçant de caresses, du bout de ses doigts, sur ma peau moite. Je m'endormis ainsi, sous ses tendres attentions, mes pensées s'envolant vers les événements qui nous attendaient le lendemain.
…
USS Enterprise, point de vue d'Andrea.
Montgomery m'avait raccompagné jusqu'à mes quartiers, après notre dîner et souhaité bonne nuit d'un baiser presque timide. Sa gaucherie lui donnait un côté adorable. Et je me fis la réflexion, allongée sur mon lit, dans le noir, que notre rencontre, tel un ouragan balayant tout sur son passage, avait changé ma vie du tout au tout. Je tournais ma tête vers Teresa qui dormait à deux mètres de là, en repensant à la manière dont elle m'avait accueilli. La gentillesse incarnée. La nervosité m'envahit de nouveau, en songeant au travail qui m'attendait demain et je me remémorais la promesse de Monty, de faire quelque chose pour mon hypersensibilité. Je lui en étais déjà reconnaissante, car cela restait contraignant au quotidien.
Mes batteries n'étant pas déchargées, je ne trouvais aucune raison de me mettre en veille. Néanmoins, je n'osais pas me lever pour déambuler seule dans le vaisseau. Cela faisait donc environ deux heures, maintenant, que je fixais le plafond, en essayant de ne pas céder à l'ennui le plus profond. Parfois, j'enviais les humains. Dormir semblait tellement agréable et rêver si amusant. Quand mon système se rechargeait, je m'éteignais simplement, avant de reprendre conscience comme s'il ne s'était passé qu'un instant, le temps d'un clignement de paupières. En soupirant, je jetais un œil au réveil, dont l'écran digital annonçait 23,10 heures. N'y tenant plus, je repoussais le drap et m'empressais d'enfiler ma robe d'uniforme rouge et mes bottes, nouvellement acquises, dans le plus grand silence, avant de sortir.
Le corridor désert, vu l'heure tardive, prenait des allures presque lugubres sous l'éclairage quelque peu tamisé du couloir, caractéristique de la phase nocturne. Mes pas brisèrent le lourd silence, alors que je me dirigeais vers le turbolift, en cherchant dans ma mémoire vive à quel niveau se trouvait l'ingénierie, où j'étais quasiment sûre de trouver Scotty. L'ascenseur se mit en mouvement, pour me transporter au pont P, avant de s'immobiliser et de m'ouvrir le passage. Ici, le vaisseau ne dormait jamais vraiment. Les moteurs demandaient une surveillance constante, les équipes se relayaient donc en continu. Je croisais un jeune Enseigne habillé lui aussi de rouge, alors qu'il sortait d'une salle, que je me rappelais être le bureau de mon ami. Il me salua, même s'il était clair, sur son visage, qu'il se demandait qui j'étais et je pris le temps de me présenter rapidement. Il en fit de même, en retour, m'apprenant qu'il s'appelait Sean Happer et qu'il travaillait aussi sous les ordres de Monty. Je lui souhaitais ensuite bonne nuit, car il terminait son quart, avant de passer la porte par laquelle il venait de surgir.
La pièce n'était pas spécialement vaste, mais son mobilier minimaliste était censé atténuer cette impression. Malheureusement, les multiples outils et autres appareils qui encombraient les étagères, la table, et même le sol, à certains endroits, annulaient totalement cet effet. Assis dans son fauteuil, Scotty semblait concentré sur un petit mécanisme. Si bien qu'il ne m'entendît pas entrer et qu'il sursauta, quand d'un timide « salut », j'annonçais ma présence.
« Tu n'es pas au lit ? » Demanda-t-il, d'un air inquiet, en m'invitant d'un geste à m'asseoir en face de lui.
« Non, je n'en ai pas besoin, pour le moment. » Lui répondis-je, en m'installant.
« Tant que tu es suffisamment en forme, demain matin, tu peux rester avec moi. Cela me fait plaisir que tu sois venue me trouver. » Avoua-t-il, en posant la pièce qu'il tenait sur son bureau.
Ce que j'appréciais le plus chez cet homme, c'était la façon dont il s'exprimait avec moi. Trouvant toujours la formulation juste, celle qui me montrera qu'il est bien conscient que je ne suis pas humaine, sans pour autant me le rappeler trop lourdement.
« Je m'ennuyais et quelque chose me disait que tu ne dormais pas. » Répondis-je, simplement, en jetant un œil au dispositif qu'il tentait manifestement de réparer. « Qu'est-ce qui cloche ? » Lui demandais-je, curieuse.
« Ça vient d'un des réplicateurs du mess. Comme pour la plupart des membres d'équipage, la qualité médiocre de la nourriture commence sérieusement à entamer mon moral. Entrer le plus de détails possible sur les plats dans l'ordinateur de bord, que ce soit sur les ingrédients ou le goût présumé des aliments, n'apporte aucune amélioration significative, j'ai donc décidé de m'attaquer aux engrenages eux-mêmes. Pour le moment, je ne suis pas très optimiste, mais on ne sait jamais. » M'expliqua-t-il, visiblement contrarié.
« Tu sais que je ne mange pas. » Débutais-je.
« Oui, désolé de t'embêter avec ça, alors que tu n'es même pas concernée. » Me coupa-t-il, penaud.
« Laisse-moi finir, ce n'est pas du tout ce que je voulais dire. Donc, malgré que je n'aie aucun besoin de me nourrir, je suis néanmoins équipée du sens du goût. Tout comme ceux du toucher, de la vue ou encore de l'odorat ou de l'ouïe. Cela me rend plus vivante. »
« Où veux-tu en venir ? » Me questionna-t-il.
« Si je suis capable d'identifier un aliment, alors cette machine pourrait l'être également. Peut-être en ajoutant un dispositif similaire à celui qui me donne cette capacité. Il suffira, ensuite, de la soumettre à des échantillons, pour qu'elle les reproduise à l'identique, et pas seulement au niveau esthétique. »
Il me fixa un instant, avant de sourire.
« C'est génial. » Souffla-t-il.
« N'exagérons rien. » Répondis-je, en souriant, tout de même touchée par son enthousiasme.
« Non, vraiment ! Je n'y aurais jamais pensé. Donner le goût aux synthétiseurs. » Insista-t-il.
« Tu n'es pas un androïde, tu penses comme un être vivant. Tu n'y peux rien. Mais je suis sûr que cette idée aurait fini par te venir. » Affirmais-je. « Personnellement, je n'arrive pas à oublier que rien chez moi n'est naturel, donc ça m'est immédiatement venu à l'esprit. »
« Ça me peine, que tu réfléchisses ainsi sur toi. Car tu as tort. Ta personnalité n'est pas artificielle. » Contra-t-il, sincèrement chagriné.
« Je suis dotée d'une âme synthétique, Monty, conçue pour paraître la plus humaine possible. Bien sûr qu'elle l'est. » Répondis-je, doucement, en prenant sa main. « Mais cela me fait plaisir que tu crois le contraire. » Ajoutais-je, en souriant.
Il ne sut clairement pas quoi répondre à ça et mêla ses doigts aux miens, sur le bureau.
« Tu es réelle, pour moi. » Murmura-t-il.
« Et c'est pour ça que je suis heureuse que nous soyons ensemble. Parce que je sais que tu ne me considères pas comme un objet. »
« Tu sembles parler d'expérience. J'ai bien compris que c'était un sujet sensible, mais… » Hésita-t-il.
« C'est une longue et ennuyeuse histoire. » Lui assurais-je, en rigolant nerveusement.
« Combien de temps encore, vas-tu éviter d'en discuter ? » Me demanda-t-il, très sérieusement. « Je ne compte aller nulle part, tu sais. Je ne t'ai pas fait embarquer à bord, pour ensuite te tourner le dos et t'éviter à la moindre contrariété concernant ton passé. Je ne suis pas idiot, je pense avoir à peu près compris les intentions premières de ton concepteur. Et si je ne l'approuve évidemment pas, je ne saurais t'en juger responsable. Tu n'as rien demandé, après tout. Et tu as su gagner ta liberté. »
Son discours m'émut aux larmes, que je tentais en vain de retenir. S'il était surpris que je sois également capable de pleurer, il n'en montra rien. À la place, il contourna son bureau pour venir s'accroupir devant moi, en s'emparant de mes mains.
« De mon point de vue, l'objétisation d'un être vivant est une pratique abject, si elle est pratiquée contre le consentement de la personne en question. » Ajouta-t-il.
« Mais je ne suis pas… »
« Si, tu l'es ! Tu as été conçue pour t'en rapprocher le plus possible, c'est beaucoup trop facile ensuite, de prétendre que c'est malgré tout insuffisant pour te considérer comme tel ! » S'indigna-t-il, en se levant, pour arpenter la pièce.
Je bondis de ma chaise, pour me pointer devant lui et l'embrasser. D'abord surpris, il me rendit mon étreinte avec une passion que je ne lui soupçonnais pas, en me poussant à reculer jusqu'à buter contre le meuble. Il se saisit de l'arrière de mes cuisses, pour m'asseoir sur la surface métallique, avant de se caler entre elles. Il dévorait mes lèvres, mes mains allèrent se perdre dans ses cheveux courts. Je ne maîtrisais plus vraiment la situation et la sensation était grisante. Mais brusquement, il me relâcha et recula comme s'il s'était brûlé.
« Je suis désolé. Je ne sais pas ce qui m'a pris, je n'aurais pas dû. » S'excusa-t-il, le souffle court, un air catastrophé sur le visage.
« Pourquoi ? » Demandais-je, en descendant de mon perchoir.
« Parce que tout ceci va beaucoup trop vite. Pour moi, en tous cas. Je ne me suis jamais engagé dans une vraie relation et je n'ai pas envie de tout foirer en faisant n'importe quoi. » Se justifia-t-il, rapidement. « Je ne te considère pas comme un coup d'un soir. »
« Je n'ai, à aucun moment, cru ça de toi. J'ai confiance en toi. » Affirmais-je.
« Au nom de quoi ? Tu me connais à peine ! » S'étonna-t-il, en brassant de l'air avec ses bras.
« Je le sais, c'est tout ! Il n'y a rien de plus à comprendre. Et on se laissera tout le temps que tu voudras, on ira au rythme qui te conviendra, parce que si tu penses que j'en sais plus que toi sur les interactions humaines, tu te trompes ! Les hommes que j'ai connus ne m'ont jamais considéré autrement que comme un jouet ou un outil pour leurs travaux scientifiques ! Tu es la première personne à me dire que je mérite le respect. Cela suffit pour faire de toi quelqu'un de spécial à mes yeux. » Argumentais-je, vivement, en encadrant son visage de mes mains, pour l'obliger à me regarder dans les yeux.
« Si je les avais sous la main, ces porcs… »
« Chut… » Sifflais-je, en posant un doigt sur sa bouche. « C'est du passé, tout ça. Maintenant, je suis ici, avec toi, un vrai métier qui me plaît et tout un tas de gens qui auront peut-être envie de me connaître, comme Sean Happer que j'ai croisé en arrivant ou Teresa qui a tout fait pour que je me sente immédiatement chez moi. Tu m'as sauvé, Monty. C'est le plus beau cadeau qu'on m'ait fait. Si j'étais capable de rêver, j'aurais peur que ce ne soit pas réel, tant c'est inespéré. »
« C'est plutôt à moi, de te dire merci. » Répondit-il, avant de m'emporter dans un baiser beaucoup plus innocent, voluptueux.
Et je nouais mes bras autour de son cou, en me perdant dans notre étreinte.
