RAR ZONE
Silriadys : *toute rouge* Merci... Je vais finir par me mettre à ronronner, si tu continues comme ça... -_-
Lily : Une appellation ringarde ? Liliane, c'est ca ? Ah mais ne t'excuse pas ! Il a été créé débile, Frerin, c'est comme ça que je l'aime ! Et ouais, j'lui ai donné une femme. Ca m'faisait bizarre, l'idée qu'on ait laissé le PRINCE célibataire. Oui, bon, détestable... Tu sauras que mes personnages originaux sont tous un peu détestables sur les bords. Et même ceux que je n'ai pas créé, simplement emprunté. Maiiiiis ! Elle est mignonne, Cersei ! Elle aime son mari, c'est tout. Ouais, Daenerys est pas encore tout à fait là, mais ce coup-ci, c'est bon, elle revient. Quant aux dragons... Oui, ca simplifierait grandement les choses. Mais non. Elle en a pas. Dommage =) Bisous à toi, merci de ta review, en espérant que ce chapitre te plaise.
Ayuky : Hey ! Ayuki le retour ! Ouais, t'as deviné correctement. Tu as le droit de rester XD Merci pour ta "review inutile", elles font toujours plaisir !
Bien le bonjour !
DEMAIN C'EST FERIEEEEE ! *danse de la joie*
Suis claquée, mes braves, mais j'ai tout de même trouvé la volonté de poster ce chapitre entre deux liasses de courriers et la confection d'une purée maison (oui, je dois EN PLUS faire la cuisine. C'dur la vie -_-)
Plus court que le précédent, mais j'espère que ce chapitre vous plaira quand même.
Bonne lecture !
Chapitre 11 : Le Carrock
Thorïn ne se réveillait pas. Gandalf marmonnait dans sa barbe des propos inintelligibles, une main voyageant au-dessus du visage du Roi déchu.
Il n'était vraiment pas beau à voir. Des coupures tailladaient son visage, traçant sur sa peau blanche des sillons rougeâtres, et ce n'était pas là le pire. Sa tunique était tâchée de sang en divers endroits, mais personne n'osa la lui enlever, de peur de ce qu'il y avait en-dessous. Une protubérance inquiétante soulevait légèrement le tissu au côté droit. Peut-être était-ce une dent du Warg Blanc ? Personne n'avait très envie de le savoir, pour le moment.
Kili était au bord des larmes, mais il les cachait très bien. Il était un homme, après tout, et un héritier de Durin. Il n'avait aucun droit de pleurer. Surtout que son oncle n'était pas mort. Pas tout à fait. Il respirait encore, très faiblement, et chaque seconde un peu moins. Mais il respirait encore. Kili s'accrochait à cet espoir de toutes ses forces.
Fili, de son côté, se tenait près de son petit frère, lui serrant fortement le bras. Pour le soutenir, ou pour s'empêcher de tomber. Ou les deux. Il gardait les yeux fixés sur son oncle, comptant mentalement les respirations laborieuses qui faisaient monter et descendre faiblement sa poitrine. Elles devenaient imperceptibles, parce qu'il cessait progressivement de respirer ou parce que la vision brouillée de larmes du jeune Nain l'empêchait de compter correctement. Il n'aurait sû dire. Pour la deuxième fois en, l'espace de deux jours, il pria les Valar avec ferveur.
Ori, resté un peu l'écart du cercle fermé de Nains, essayait de voir ce qui arrivait au Roi déchu. N'y parvenant pas, il décida d'ignorer pour un temps les angoisses qui grandissaient dans son coeur, et regarda autour de lui. Un gémissement ténu et douloureux attira son attention. Il se retourna pour voir Daenerys, roulée en boule au sol, se tenant la tête avec désespoir. Le jeune érudit s'approcha de la Naine précautionneusement. Suspendu au-dessus du vide, accroché à la jambe de son frère aîné, il n'avait pas vu ce qui avait provoqué les hoquets de stupeur et les cris d'effroi de ses compagnons encore juchés dans l'arbre déraciné, sur la falaise. En revanche, il avait clairement vu la Naine tomber de la passerelle de bois, à Goblin-Town. Il avait aussi vu la hauteur à laquelle cette passerelle se situait et, instruit comme il l'était, avait parfaitement compris que la moindre chute serait mortelle, sans le plus petit pourcentage de chance de survie. Or, Daenerys était là. Dans un état second, couverte de sang, de poussière et d'autres choses dont il ne voulait rien savoir, mais bien là.
Vivante.
Il s'accroupit près d'elle, commençant sérieusement à croire à un miracle. Puis il commis l'erreur de la toucher. Ses doigts ne firent qu'effleurer son bras. A peine une mili-seconde. Immédiatement, une main rougie de sang se referma sur sa gorge et le plaqua au sol. Elle était dotée d'une force surprenante pour une Naine de sa stature. Dressée au-dessus de lui, les yeux noirs, elle ricana et se lécha les lèvres, comblée à l'idée de prendre encore une vie. Ori cherchait désespérément son souffle, ses ongles courts griffant les poignets et les bras de Daenerys. Des éclairs noirs commencèrent à apparaître à la périphérie de sa vision, et il comprit qu'il n'allait pas tarder à s'évanouir. Et après l'inconscience viendrait rapidement la mort. Il ne voulait pas mourir. Il ne voulait pas mourir ! Pas ici, sur ce pic rocheux inconnu au milieu de nulle part. Pas comme ça, par une personne qui avait forcé son respect et lui était devenue chère. Pas seul, ignoré de ses frères et de ses amis, alors qu'il se mourrait pourtant à quelques mètres d'eux. Des larmes de peur glissèrent silencieusement sur ses joues. Il ne voulait pas mourir.
La conscience de Daenerys déchira le voile de sang qui recouvrait sa vision et son esprit. Elle se rendit compte, juste à temps, de ce qu'elle était en train de faire. Immédiatement, elle lâcha la gorge d'Ori et rampa loin de lui, lui tournant le dos en gémissant.
Le danger était écarté, elle avait retrouvé ses amis, elle ne voulait plus faire couler de sang. Elle ne voulait plus tuer.
- Ma... Mademoiselle Tali... Ma... Ma Dame... Daenerys...
Poussant un cri de rage et de terreur mêlées, elle écarta violemment la main que le gentil Ori tendait vers elle. Elle s'éloigna encore, si bien qu'elle se retrouva au bord du vide.
- Re... revenez, ma Dame... Vous allez... tomber !
La voix rauque et enrouée d'Ori lui parvenait difficilement. Néanmoins, elle parvenait à percer la litanie de suppliques et de hurlements qui résonnaient dans la tête de la Naine. En cela, elle aidait sa conscience mise à mal à reprendre ses droits sur son esprit. Au prix d'un immense effort, elle parvint à ouvrir les yeux et écarta lentement ses bras, placés là pour masquer son visage.
Sans son masque pour la protéger et son capuchon pour plonger ses yeux dans l'ombre, elle était vulnérable. Le soleil la brûlait. Ses yeux voyaient avec trop d'acuité et la lumière les abîmait. Conséquences dérangeantes de sa maladie congénitale.
Ori était intelligent et instruit. Et pour la première fois, il voyait de près le visage de la Naine, dans son intégralité. Il comprit immédiatement, en voyant sa peau si blanche, et le réseau sanguin qui cheminait dessous, ainsi que ses yeux aux iris d'un vert beaucoup trop clair, presque laiteux, cerclés d'écarlate, de quelle maladie il s'agissait. Il sut, la seconde suivante, que le soleil n'était pas un bienfait pour elle mais une torture lente et extrêmement douloureuse, consécutive de cette maladie rare. Il se rendit compte une seconde trop tard des douleurs qu'elle s'infligeait par pur sadisme. Ou culpabilité. Oubliant sa gorge écrasée et ses difficultés respiratoires, il se précipita sur la Naine et la tira loin du bord avant de se pencher au-dessus d'elle, la plongeant dans l'ombre. Elle gémit encore, et le repoussa faiblement.
- Non, non !
- Soyez raisonnable, vous allez vous blesser !
- Non ! Il faut... Il faut...
- Il faut vous habituez au soleil, en effet, mais cela prendra du temps, ma Dame. Vous n'arriverez à rien d'autre qu'à vous faire du mal, ainsi !
- J'en ai... j'en ai besoin !
Les brûlures du soleil et la compassion d'Ori avaient fait leur oeuvre sur son esprit malmené. La brume sanglante se dissipa, libérant sa raison. Sa conscience reprenait ses droit, progressivement. Son corps lui appartenait de nouveau.
Sa respiration saccadée s'apaisa, les brûlures également, et le voile qui opacifiait son regard s'écarta. Lentement, elle redevint Daenerys.
- Respirez, ma Dame. Tout va bien... Tout va bien... l'encourageait Ori.
Elle trouva la force de lui sourire avant de le remercier à mi-voix.
Toujours dressé au-dessus d'elle, il lui raconta calmement de ce qui leur était arrivé, depuis sa chute jusqu'à l'arrivée rocambolesque des aigles géants. Il parla d'une voix douce et apaisante, éloignant la rage des Berserkers petit à petit.
Puis, une fois son récit achevé, il entreprit de l'aider à apprivoiser le soleil.
Cela prit du temps. Mais finalement, elle put se tenir face à l'astre du jour sans souffrir. Assis près d'elle, Ori la félicita de se sprogrés, comme un professeur compréhensif face à une élève récalcitrante. Daenerys se sentit étrangement bien ainsi, malgré le sang qui la souillait, malgré la poussière et les rayons hostiles du soleil. La présence calme et silencieuse d'Ori diffusait en elle un bien-être étonnant.
Puis il y eut du mouvement du côté de l'attroupement des Nains. Des cris de joie, des paroles chargées d'inquiétude. Etendue au sol, elle ne voyait de ses compagnons de route que les jambes. Et entre elle, le corps inanimé de Thorïn. Sauf que Thorïn se redressait, difficilement. Sa voix grave domina celles des autres Nains et firent courir sur son échine un frisson de désir. "Ce n'est vraiment pas le moment" se morigéna-t-elle en se giflant mentalement. Ori se leva pour observer la scène. Elle écouta les paroles de Thorïn et devina les gestes qui l'accompagnaient. Sans nul doute, il devait s'avancer vers le pauvre Bilbo, qui n'en menait pas large assurément. Le hoquet de surprise du Hobbit et les rires soulagés des Nains lui indiquèrent qu'il avait du se passer quelque chose d'assez rare, voir de totalement incongru.
- Thorïn serre Monsieur Bilbo dans ses bras, indiqua Ori sans trop s'émouvoir.
- Je me disais bien que ca devait être quelque chose comme ça...
Ori eut un léger rire tandis qu'elle se concentrait de nouveau sur la conversation. Les voix de Bilbo et de Gandalf dominaient les autres. Le Hobbit forca visiblement le Nain aux cheveux noirs à se rallonger au sol, au grand mécontentement de Thorïn. Oïn s'accroupit près de lui mais Daenerys ne vit pas ce qu'il lui faisait, puisqu'il lui tournait le dos. Un court instant, elle eut envie d'aller voir ce qu'il se passait.
Elle amorça un mouvement pour se redresser et, avec l'aide d'Ori, parvint à se mettre debout. Des vagues de douleur vrillaient son dos et ses jambes. Sa nuque était roide et la lancait terriblement. Le tout était quasiment insoutenable. Mais elle était une Naine de la lignée de Durin. Donc, obstinée. Et elle tenait vraiment à voir comment allait Thorïn.
Elle fit un pas. Un pauvre petit pas.
Puis elle s'effondra au sol en criant de douleur. Son poing se ferma automatiquement et alla se presser dans le creux de ses reins, là où la douleur était le plus insupportable. A genoux au sol, les larmes dévalant rageusement ses joues pâles, elle lâcha une bordée de jurons qui aurait fait pâlir son frère.
Cela attira l'attention de Gandalf et de Bilbo. Ils se précipitèrent tout deux vers les deux jeunes Nains. Le mage s'accroupit près de la Naine et l'ausculta avec attention.
- D'après ce que j'ai compris, vous devriez être morte. Il faudra me raconter les tenants et les aboutissants de ce petit miracle, jeune Dame.
- On peut en parler plus tard ? cracha rageusement Daenerys. Où est Thorïn ?
- Oïn s'occupe de lui.
- Je veux le voir, ordonna-t-elle.
- Vous n'êtes pas en état de vous déplacer.
- Je veux le voir, Gandalf Maison-Grise !
Sa voix claqua tant et si bien, accompagnée d'une nouvelle charette d'injures, que Fili se retourna. Ses yeux tombèrent sur son amie et un cri de joie lui échappa. Les insultes, c'était Daenerys. Elle semblait redevenue elle-même. Il lâcha Kili, qui trébucha quand son soutien lui fut enlevé, et se précipita vers elle, les larmes qu'il avait versé au réveil de son oncle débordant à nouveau de ses yeux. Il voulu la serrer contre lui, mais la main tendue et le regard déterminé de Bilbo l'arrêtèrent net. Le petit Hobbit pouvait faire preuve d'autorité quand il le voulait. Et en cet instant, il refusait catégoriquement que quelqu'un touche la Naine.
Fili trépigna sur place et se mit à rire comme un bienheureux.
- Hey, beau mâle... marmonna la Naine quand elle se rendit compte de sa présence. Tu ne m'en voudras pas mais je ne suis pas en état de t'embrasser...
- Je suis tellement, tellement heureux de te voir, Dany ! J'ai cru que tu étais morte ! On l'a tous cru ! Tu es tombée et...
- Je sais... l'interrompit-elle.
- Quand je t'ai vue sur la falaise, je n'en revenais pas, j'étais tellement heureux et en même temps terrifié parce que ce n'était pas vraiment toi non plus, je ne savais pas quoi faire, et puis il y avait Thorïn et...
- Je sais, Fili ! Je... on peut en discuter plus tard ? S'il te plaît...
La supplique, dans sa bouche, le fit immédiatement taire. Il comprit alors pourquoi Bilbo refusait qu'on la touche, pourquoi Gandalf manipulait avec tant de soin les membres de Daenerys, pourquoi Ori la couvait d'un oeil protecteur (ce qui était nouveau chez lui, vu son tempérament d'ordinaire calme et évaporé).
- Tu es blessée ? demanda-t-il avec horreur.
- Oui, Fili, elle est blessée. Gravement, répondit Gandalf.
- Comment ca, gravement ? demanda la Naine en grinçant des dents.
- C'est votre colonne vertébrale. Elle est abîmée en trois endroits différents, presque cassée. Votre tentative pour marcher l'aura fragilisée un peu plus. Encore un peu et elle se serait brisée comme du cristal.
- Presque cassée ? Qu'est-ce que ca veut dire ?
- Votre chute aurait du vous tuer, or vous êtes vivante. Si ce n'était que ça, encore, mais vous avez forcément dû vous sortir de la montagne toute seule, et vous avez sûrement rencontré des obstacles. Pour finir, vous vous êtes battue avec la dernière énergie sur cette falaise, face à des Wargs et des Orcs en surnombre. Par tous les dieux, Daenerys, vous ne devriez même pas pouvoir respirer ! Votre corps en a pris un sacré coup ! Si vous faites encore le moindre mouvement, vous resterez paralysée, me suis-je bien fait comprendre ?
La soudaine colère de Gandalf fit son effet, et tout le monde se figea. Son éclat avait d'ailleurs attiré l'attention des autres Nains, qui contemplaient la scène bouche bée.
L'Istari retira son chapeau et passa une main dans ses cheveux gris. Profitant du silence pour se concentrer, Oïn réduisit rapidement une des nombreuses fractures de Thorïn, ce qui lui arracha un cri de douleur et le replongea dans l'inconscience. Daenerys releva immédiatement la tête. Elle tendit le bras, ignorant la douleur diffuse de ses épaules, et s'empara du col de la robe grise portée par Gandalf. Elle approcha brutalement son visage du sien.
- Je resterai plus immobile qu'une pierre à la seule condition que vous m'ameniez près de lui. S'il vous plaît, Gandalf...
Le vieux mage soupira de désespoir et secoua la tête. Finalement, il glissa un bras sous les jambes raides de la jeune Naine et entoura ses épaules de l'autre. Puis il la souleva délicatement, sans lui arracher un seul cri. Doucement, à pas mesurés, il la porte jusqu'au cercle de Nains et la déposa presque tendrement près de Thorïn.
Oïn avait déchiré la tunique qu'il portait avec sa dague pour pouvoir l'ausculter correctement. Son état n'était pas beau à voir. Outre les coupures de son visage, il avait une vertèbre cervicale déplacée et plusieurs côtes brisées. Les griffes du Warg avait lacéré son torse et son épaule droite. Ses crocs avaient laissé une belle marque de morsure qui saignait encore sur le côté gauche de son buste. Enfoncée entre deux côtes brisées, se dressait fièrement une dent de Warg cassée.
Ce spectacle brisait le coeur de Daenerys.
Thorïn s'était évanoui quand Oïn avait remis sa vertèbre en place, ce qui était aussi bien car le guérisseur déballait déjà ses ustensiles de médecine. Il sortit une grande pince de métal qui fit très peur à la jeune Naine.
- Vous allez faire quoi avec ça ? demanda-t-elle dans un filet de voix.
- Arracher cette dent. Mais pas tout de suite. Bombur ! Fais un feu ! Toi, Nori, fais chauffer ça, ordonna le guérisseur à son compagnon en lui tendant une tige de métal au bout plat.
- Il faut cautériser la plaie ? demanda Gandalf d'un ton professionnel.
- Oui, la blessure est trop profonde pour cicatriser normalement.
Daenerys observa les blessures du Roi déchu, une tristesse sans fond imprégnant son visage. Faisant fi des ordres du mage gris, elle leva un bras et caressa la joue de Thorïn. Elle resta ainsi un long moment, jusqu'à ce que Nori revienne, porteur de la tige chauffée au rouge. Daenerys frissonna.
- Vous devriez détourner les yeux, jeune Dame, recommanda le mage doucement. Ce spectacle risque d'être éprouvant.
- Je vous ai déjà dit que je n'était pas une Humaine ou une Elfe.
Oïn ne les écoutait pas, concentré sur sa tâche. Il donna ses ordres succinctement et précisément. Il compta lentement jusqu'à trois et arracha la dent avec sa pince de métal. Immédiatement, Nori appliqua le bout plat de sa tige brûlante, ce qui referma instantanément la plaie. Une effroyable odeur de chair brûlée s'éleva dans l'air, accompagnée d'un grésillement écoeurant. Bilbo faillit se sentir mal, mais il fut retenu par Ori, décidément secourable en ce jour.
Achevant son oeuvre, Oïn nettoya les dernières blessures de son Roi et appliqua des cataplasmes préparés à l'avance pour aider les tissus à se régénérer. Enfin, il demanda à Nori de soulever Thorïn le temps qu'il lui entoure le torse de bandages.
- Bien, je ne peux pas faire mieux. Le temps doit faire son oeuvre, maintenant. Il va falloir le surveiller très attentivement pendant quelques temps. Il aura sûrement de la fièvre, qui le fera délirer. La nuit va être longue... Cela dit, ca aurait pû être bien pire... Je suis soulagé.
Le Nain guérisseur passa une main lasse sur son visage avant de se redresser.
- A vous, maintenant, revenante.
- Non, Oïn, ca ira. L'état de cette Dame dépasse vos compétence. Je m'occuperai d'elle moi-même.
Le médecin ne s'offusqua pas et hocha la tête avant de se lever. Il agita les bras pour faire déguerpir les Nains attroupés en silence autour des blessés et se dirigea d'un bon pas vers le repas que faisait cuire Bombur. Voyant que Daenerys ne s'intéressait pas du tout à eux, Gandalf se redressa et fit signe aux neveux de Thorïn ainsi qu'à Ori et Bilbo de s'éloigner. Il lui recommanda à mi-voix de ne pas bouger pendant quelques heures, le temps qu'il se ressource, puis il reviendrait la soigner.
Elle ne répondit pas, les yeux fixés sur le visage de son Roi.
Voilà, voilà, voilà.
Ca va ? La cautérisation, ca vous a pas rendu malade ?
Moi si. Rien que d'imaginer quelqu'un faire subir ça à mon pauvre Thorïn... *frissonne d'horreur*
Ah mais, j'y pense... C'est moi qui lui fais subir ça ! Ah ah ah ah ah ah ! Ok, je sors.
Je vous dis à la semaine prochaine (peut-être).
Bisous, et à la revoyure !
Aschen (at your service)
