Bonjour tout le monde ! Voici que je sors mon chapitre 10 ! ^^ A partir de ce chapitre, les événements vont commencer à orienter la fin de ma fiction. Pour le moment, je pense qu'elle arrivera à un total de 20 chapitres mais rien n'est moins sûr vu que la fin n'est qu'une vague ébauche…!
De plus, tous les personnages et lieux ont été introduits au moins une fois dans l'histoire et il y en a un qui va (enfin) refaire son entrée ! Mais si, vous voyez de que je parle! … Non… ? Hum… Bah vous verrez ! ^^
J'en profite pour faire un aparté, mais le renard, bien que son nom face référence à AngelMJ, vous ne trouvez pas qu'il fait penser à quelqu'un d'autre …? (je veux dire, le choix de l'animal… Vous voyez… ? [Sachez là que ça sort d'un esprit trèèèès fatigué donc faut pas chercher à comprendre ma logique.])
J'ai passé la barre des 50 reviews au précédent chapitre! En grand merci à vous! ^^
Et un grand merci à la Mandragore de Nantes pour la correction de ce chapitre !
Cela faisait plusieurs heures qu'Antoine se tournait et se retournait dans son lit, le tout entrecoupé de courtes phases de sommeil. Alors qu'il se tournait une énième fois sur lui-même, il décida d'abandonner l'idée de dormir et se leva. Jetant un coup d'œil à sa montre posée sur la table de chevet il vit qu'il n'était que quatre heure et demie du matin.
De toute manière, le soleil va se lever d'ici une heure, alors autant me préparer maintenant !
Il enfila le plus doucement possible ses vêtements avant de sortir de sa chambre et de la maison à pas feutrés, suivi d'Angelus. Une fois dehors, l'animal au pelage roux partit gambader dans la forêt. L'homme aux cheveux fous se contenta d'aller s'asseoir sur le banc non loin du mur de la maison et commença à détailler le ciel. Il ne fit donc pas attention à l'ombre qui se faufila vers lui et retient de justesse un cri de terreur quand une main se posa sur son épaule.
« - J-Je suis désolée ! Il n'était point mon attention de vous effrayer !
- Marine… ? Mais… Que faites-vous dehors à cette heure-ci ?
- E-Eh bien, je ne réussissais pas à trouver le sommeil donc j'ai voulu me balader dehors pour profiter de la fraîcheur nocturne… »
Antoine ne répondit pas immédiatement, réfléchissant à ce qu'il s'apprêtait à dire. Marine, quant à elle, se posa au côté du chevelu.
« - Mais, est-ce là réellement la seule raison de votre sortie nocturne ? Demanda Antoine, brisant le silence
- Comment cela ?
- Je ne suis pas sot Marine…(Antoine soupira doucement avant de porter son regard sur la seule femme de la fratrie Sommet) Je connais la signification du présent que vous m'avez fait hier après-midi… »
La jeune femme rougit légèrement, triturant le bord de son tablier, bafouillant quelques mots. Après quelques secondes, elle releva la tête et murmura
« - Il est vrai que mon geste n'était pas sans arrière-pensée, j'étais et suis totalement en pleine possession de mes sens. (Elle tourna alors sa tête vers Antoine et planta ses yeux dans ceux de son vis-à-vis) Je vous aime Messire Antoine, et ce dès lors que l'on vous a trouvé assoupis sur le palier de notre demeure. Alors, s'il vous plait, ne me laissez pas dans le doute plus longtemps ! Puis-je avoir au moins l'espoir que mes sentiments ne sont pas à sens unique… ? »
Surpris par la franchise de la jeune femme, Antoine l'avait écouté jusqu'au bout, sans esquisser le moindre mouvement. Cette dernière le fixait toujours dans les yeux avec un air suppliant. Je ne dois pas la laisser dans le doute plus longtemps, pensa-t-il. Se levant du banc, il fit face à la jeune femme.
« - Ecoutez Marine. Sachez que je suis fort surpris par votre franchise et que vos sentiments m'atteignent. Cependant, je ne puis y répondre… (Le visage de la jeune femme commença à se décomposer) J'avais pris la décision de vous en parler au plus tôt pour éviter de vous faire croire en des chimères. Pour vous, je ne ressens qu'une profonde amitié, bien réelle, elle, et sachez que je le serais toujours si un jour vous avez besoin de soutien et je prie aussi pour qu'un jour vous trouviez un homme que aimeriez et qui vous aimera en retour. »
La jeune femme resta interdite pendant de longue minute, alors qu'une larme roula sur sa joue. Antoine la regarda faire, ne sachant pas comment il devait agir. Marine pris alors une grande inspiration et le regarda avec un sourire triste.
« - Je suis satisfaite de votre franchise Messire Antoine. Cependant, maintenant il va être difficile pour moi d'agir normalement, dit-elle en rigolant doucement
- C'est vrai, et cela va être aussi difficile pour moi mais, faisons de notre mieux pour que tout se passe bien d'accord… ? »
Marine acquiesça avant de se lever à son tour, se rapprocha d'Antoine avant de le serrer dans ses bras. Le prince déchu, bien que fort étonné, lui rendit son étreinte. Il lui sembla que la jeune femme lui murmura un « Merci » à l'oreille avant de se défaire de l'étreinte qu'elle avait créé et rentra à l'intérieur de la demeure. Antoine resta quelques longues minutes dehors à observer les étoiles et ce jusqu'à ce que le renard revienne et se frotte à ses pieds. Retenant un bâillement, il rentra dans la maison de ses hôtes. Il alluma alors une chandelle, la mit dans un chandelier, prit un livre dans la bibliothèque et s'installa sur un des fauteuils pour lire, il ne sentit alors pas le sommeil le gagner et s'ombra dans les bras de Morphée deux pages après le début de sa lecture.
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« …Thieu…. ! … Athieu… ! »
Il semblait au jeune homme endormi sur l'herbe qu'une voix l'appelait au loin, il n'y prêta cependant point d'attention jusqu'à ce que la voix lui hurle aux oreilles
« - MESSIRE MATHIEU ! »
Le dénommé Mathieu émergea brusquement de sa torpeur et fit face à un Alexis plus qu'énervé…
« - Messire Mathieu ! Cela fait des heures que je vous cherche ! Ce n'est pas parce que vous avez décidé de vous éloigner de la couronne pendant quelques temps suite à la mort de vos deux parents et du début de la régence des Greniers que vous devez vous permettre de disparaître ainsi sans prévenir personne !
- Euh… Désolé… ? répondit le jeune monarque légèrement gêné »
Son vis-à-vis s'apprêta à répondre vivement, s'attendant à une résistance de celui qui était son Maître (bien que dans cette situation, il était difficile de la deviner), avant de s'arrêter, le regardant avec de grands yeux plein d'étonnement avant de soupirer en se frottant le visage.
« - Enfin, ce n'est point grave. Je suis juste venu pour vous prévenir que le repas allait être servi. » Puis Alexis s'en alla.
Mathieu regarda l'homme s'éloigner avant de se relever et d'épousseter ses vêtements recouverts d'herbes. Que ferait-il sans Alexis Llyod ? C'est homme était l'ancien conseiller du roi et futur conseillé de Mathieu. Actuellement, il était garant de sa protection sous les ordres des ducs de Grenier. En effet, le Roi Baptiste, père de Mathieu (bien que celui-ci ne l'eut jamais vraiment apprécié) était mort depuis peu, suivant ainsi sa femme qui l'avait quitté il y a deçà quelques mois. Dans son testament, il avait indiqué qu'il laissait les rênes du pouvoir aux ducs de Grenier, créant ainsi la régence des Greniers, jusqu'à ce que Mathieu atteigne l'âge de 21 ans. Il n'avait fait de plus nulle référence à ses cinq frères et sœur dans le texte. Cela ne m'étonne même, vu ce qu'il leur a fait…pensa-t-il
En effet, il avait découvert l'année de ses quinze que c'est son père qui les avait poussés à « disparaître » contre leur grès. Mathieu avait donc pris comme résolution que le premier acte qu'il ferait en tant que roi serait de lancer des recherches à travers le royaume et les pays avoisinant pour les faire trouver. Plus qu'un an à attendre avant de - possiblement - les retrouver…pensa-t-il.
S'étirant le dos, il regarda le paysage l'entourant et se dit que la faune du pays de l'ancienne Dynastie des Daniels était vraiment magnifique et qu'il avait fait un bon choix en venant s'isoler en ces lieux. Il avait eu vent de la mort du prince héritier Antoine Daniel et de la tyrannie de l'actuel Roi. Cela posait beaucoup de problèmes au niveau des échanges commerciaux entre les deux pays car l'ex-duc d'InThePanda n'était pas des plus coopératifs… Mais arrête donc de penser à tous ces problèmes ! Les frères Grenier s'en occupent, il n'y a point de soucis à se faire ! Ils avaient toute la confiance de mon père et ont la mienne, donc, tout ira bien.
Bien qu'encore perdu dans ses pensées, il se dépêcha d'aller au manoir qu'il louait avant qu'Alexis ne vienne le chercher en le tirant par la peau du coup, décidant qu'après le repas, il irait faire une petite balade en forêt ayant repéré une clairière au bord d'une falaise à environ une demi-heure du lieu où il se trouvait à cheval…
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Antoine fut réveillé par une légère secousse au niveau de l'épaule.
« - Messire Antoine ? Dit la voix Mickael »
Bien qu'encore dans les vapes, le chevelu réussi à émettre une sorte de grognement montrant qu'il était réveillé. Se frottant le visage, il mit du temps à se rendre compte qu'il s'était assoupi lors de sa lecture.
« - Quel étrange endroit pour dormir ! Lança la voix mélodieuse du Barde
- J'ai juste très mal dormis cette nuit, et me levant aux alentours de quatre heures et demie de la matinée, j'avais décidé de lire un peu en attendant le lever du jour et il semblerait que je me sois assoupi. Puis-je connaître l'heure s'il vous plait ?
- Eh bien, il est déjà onze heures et demie passé… »
Cette information réveilla brusquement Antoine qui se leva d'un bond du fauteuil et se dirigeant d'un pas précipité vers la cuisine pour aller préparer le repas avant que la main de Mickael ne lui attrape le bras.
« - Dois-je vous rappeler que nous sommes Dimanche ?
- Non car je m'en souviens bien, raison de plus pour me dépêcher vu que vous êtes tous prés-
- Ce n'est point nécessaire. Nous avons oublié de vous prévenir que nous nous absentions pendant quelques jours. Nous ne savons pas combien de temps exactement mais ne nous attendez point avant Mercredi. »
Bien qu'étonné par l'annonce de départ des hôtes de la maison, Antoine acquiesça avant de suivre Mickael qui se rendait à l'écurie. En arrivant, il vit que six des sept chevaux étaient attelés. Jetant un rapide coup d'œil à Marine, qui sembla faire comme si leur discussion nocturne n'avait eu point lieu. Il les aida à charger leurs bagages et leur souhaita bon voyage.
« - Au fait Gamin, lança Loup, Le p'tit dernier à finit son débourrage, tu pourras donc le monter quand l'envie te prendra ! Au fait, son nom est Aral et il est très susceptible, alors ne te trompe pas ! »
Le chevelu eut un grand sourire à l'entente de la nouvelle et les remercia avant de les saluer lorsqu'ils s'éloignèrent. Une fois qu'il eut perdu le dernier cheval de vue, il se sentit incroyablement seul, ce qu'Angelus ne tarda pas à corriger en venant quémander quelques caresses. Après quelques minutes de gratouilles et n'ayant point envie de préparer quelque chose, Antoine alla cueillir quelques tomates qu'il mangea rapidement avant d'aller faire un rapide toilette. Ceci fait, il se dirigea vers l'écurie et alla voir le cheval qui n'était pas parti. S'approchant doucement, il le caressa longuement pour l'habituer à sa présence puis le prépara et grimpa sur lui avant le mettre au pas et il se dirigea vers le nord, direction où devait se situer, selon Loup, une clairière fort agréable. Angelus, quant à lui, se contenta de trottiner à côté du cheval d'Antoine.
…
Après plus d'une heure de ballade, Antoine dut se rendre à l'évidence : son sens de l'orientation laissait à désirer. Regardant attentivement aux alentours, il lui sembla apercevoir la lisière de la forêt. Mettant Aral au trot, il atteignait rapidement la bordure des bois et se rendit compte que l'endroit où il avait atterris était en fait une grande clairière, différente de la description qui lui avait faite Loup, bordée d'arbre aux trois quarts, le dernier étant occupé par une falaise où un chemin semblait se former dans la roche menant à une grotte. Descendant de son cheval qu'il attacha à une branche, il lança un regard oblique à l'endroit où il se trouvait et vit à l'autre bout de la clairière un puits. S'y dirigeant d'un bon pas, il espéra la présence d'eau et d'un seau pour se désaltérer son cheval et lui. Une fois près du puits, il lança une pierre qui après quelques secondes de chute émit un petit « plouf ». Rassuré par la présence d'eau, il s'attela à la tâche de faire descendre le seau. Une fois remplit, il le remonta rapidement avant de le poser sur le rebord du puits. Alors qu'il allait s'éloigner avec le seau, il remarqua une inscription sur une plaque accrochée sur une des faces du point d'eau. Il s'en approcha et bien que l'écriture se fût effacée au fil du temps, il réussit à lire
« ~ Puits aux souhaits ~
Si un vœu désire-t-on,
Au puits il faut le dire.
Si l'écho sans tarder répond,
On a ce qu'on désire. »
Arquant un sourcil, Antoine dû se dire que le tout était joliment formé. Au moins, je sais où me rendre si j'ai un souhait,pensa-t-il un brin moqueur bien qu'une toute partie de lui-même ne pouvait s'empêcher de penser que ce genre de charme était possible.
Une fois près d'Aral, il but une gorgée d'eau avant de poser le seau face à l'équidé qui ne tarda pas à boire goulûment le précieux sésame. Alors qu'il s'apprêtait à s'asseoir sur le sol, le dos posé sur un arbre, il entendit une branche craquer non loin. Intrigué, il se leva et se dirigea vers la source du bruit. Scrutant la forêt, il ne vit rien. Se disant que c'était un tour de son imagination, il haussa simplement les épaules et commença à s'éloigner. Un autre craquement retenti alors, cette fois, venant des cimes des arbres. Levant le regard vers le sommet des arbres, il vit une masse chuter de l'un d'eux avant de s'écraser lourdement sur le sol. Antoine s'approcha lentement de la dite masse et vit que c'était un être humain plutôt richement vêtu, une épée à la ceinture. Il posa alors son regard sur la tête de l'homme ayant chuté et ne vit qu'une main frotter un crâne recouvert de cheveux châtains, le tout accompagné de quelques jurons.
L'humain face à lui sembla enfin se rendre compte de la présence d'Antoine et leva le regard vers lui.
Se furent deux pierres précieuses d'une magnifique couleur bleue que les yeux d'Antoine croisèrent en voyant le regard du jeune homme à terre, face à lui. Hypnotisé par le regard qu'il venait de voir, le jeune prince ne comprendrait que bien plus tard que cela la hanterait toute sa vie et que cette rencontre allait accélérer les mouvements des rouages du destin...
J'espère que cela vous aura plus ! ^^ En tout cas moi, j'ai adoré l'écrire ! Donnez-moi votre avis ! C'est toujours utile !
Note de La Mandragore de Nantes : « N'hésitez pas à lui laisser une review pour lui dire que vous avez aimé ce chapitre ! »
