Hey ! Enorme retard mais je suis encore en vie (et bachelière !). Je n'ai pas d'excuse pour ce retard si ce n'est que je n'avais pas d'inspi et je ne voulais pas me forcer à écrire quelque chose sinon cela aurait été mauvais. Je pense que ce chapitre va en ravir plus d'un et je tient aussi à vous remercier pour les reviews :)

Je vous laisse lire et on se retrouve en bas ;)

POV Clarke :

Le réveil sonne, il est déjà l'heure d'aller bosser. Les souvenirs de la veille reviennent peu à peu, ma discussion avec Raven à propos d'Octavia et mon désir de changer de filière si on peut dire ça. Je remarque que Raven et moi nous sommes endormies sans bouger de mon lit, dans une position mi- assise, mi- allongée, ce qui peut expliquer mon mal de dos. Je me lève en faisant attention de ne pas réveiller Raven.

Je me dirige dans la salle de bain pour me laver et m'habille d'un pantalon slim noir ainsi que d'un débardeur chic blanc. Je déjeune rapidement et prend mon sac et mon petit perfecto en cuir noir pour ensuite partir en direction de la compagnie de mon père. Sur le trajet, je pense à la future discussion que je vais avoir avec mes parents pour leur expliquer mon choix de me lancer dans l'art, mais avant ça il faut déjà que je regarde moi-même si il y a des cours et savoir précisément ce que je veux faire.

J'arrive à Polaris qui est déjà bien animée à une heure pourtant assez matinale, mais bon, New-York est une ville qui ne dort jamais vraiment. Je m'installe à mon bureau, je suis en avance de quelques minutes. Lexa arrive peu de temps après, toujours aussi magnifique. Elle me sourit et me demande :

«- Ça te dit de venir avec moi ce soir ? Je vais boire un verre avec Anya et Lincoln, comme ça tu pourras faire plus ample connaissance. En plus Anya t'a promis un verre, chose rare ! ajoute-t-elle en rigolant légèrement.

Je décide de l'embêter un peu.

-Je croyais que tu allais m'inviter au restaurant, la grande Lexa se défile ?

-Quoi.. ? Ah tu veux parler d'hier.. nan mais.. Enfin je veux dire…

-Lexa, je rigole. Je veux bien venir avec toi ce soir. Mais tu es sûr que je ne vais pas être de trop ?

-Non ne t'inquiète pas.

-Dans ce cas, j'accepte avec joie, lui dis-je dans un sourire bienveillant.

Après ce petit échange, ma bonne humeur est au plus haut et je reprends mon travail qui lui est ennuyant. Après une bonne heure et demie, j'ai fini ce que j'avais à faire pour la matinée, je décide donc de commencer à regarder les écoles d'art. Je surf sur plusieurs page mais rien ne m'intéresse vraiment. Lexa passe la tête dans la porte et me voyant concentrée, s'approche doucement de moi, si bien que je ne l'ai pas entendu.

-T'es branchée art toi ?

Je sursaute et la regarde dans les yeux.

-Oui, je peints pendant mes heures perdues, ça me vide la tête. D'après Raven, je suis plutôt douée.

-Tu me les montrerais ?

-Hum… C'est vraiment très personnel…

-Ne t'inquiète pas, je comprends si tu refuses.

-Je réfléchirai, lui dis-je avec un sourire.

Elle me rendit mon sourire et reporta son attention sur l'ordinateur.

-Donc tu veux faire une école d'art ? De l'art à la justice il y a un assez grand pas.

-Je sais, mais en fait je me rends compte que la justice n'est absolument pas faite pour moi. Je vais passer mon diplôme histoire de ne pas gâcher ces 4 années d'étude et pour avoir une solution de secours. Mais l'art me passionne, c'est vraiment une branche dans laquelle je voudrais travailler.

-Et tu en as parlé à tes parents ?

-Non, je veux savoir exactement ce que je veux faire et comment le faire sinon ils vont s'opposer directement à mon choix.

-Je vois… Et as-tu une idée ?

-Absolument pas ! C'est bien ça le problème…

-Réfléchis autrement alors : pourquoi as-tu eu envie soudainement de te lancer là-dedans ?

-Il y a quelques mois, je suis allée voir une expo à Boston et j'avais adorée, les œuvres, l'ambiance qui régnait dans cette salle…

-Et bah voilà ! Tu sais ce que tu veux faire !

-Pardon ?

- Tu devrais tenir une exposition. Avoir ta salle et exposer qui tu veux. Comme ça tu peux faire découvrir des artistes et tu peux toi-même exposer, comme ça 2 en 1.

-Mais c'est super ! Merci Lexa, t'es un amour !

Elle rougit immédiatement sous l'effet de mes mots, moi de même lorsque je réalise ce que je viens de dire. Néanmoins, après quelques secondes, je vois sa bouche se rehausser en un petit sourire et elle me chuchote un petit «je sais» tout près de mon oreille, ce qui me fait rougir encore plus. Après ça elle me fait un clin d'œil et repart à son « poste d'observation », c'est-à-dire devant ma porte.

Je continue donc mes recherches mais cette fois-ci, je sais quoi chercher. Je regarde donc pour des formations pour être conservatrice et commence à regarder le prix des salles, ainsi que les compétences requises pour ce métier. Le temps est passé très vite, il est déjà l'heure de ma pause. Je salue rapidement Lexa avant de descendre pour rentrer manger chez moi. Je repense à tout ce que je viens de dire à Lexa et à ma décision que mes parents ne vont pas forcément bien prendre. Je réfléchirai plus tard quand tout sera un peu plus concret à une manière de leur annoncer.

- Ellipse reste de la journée -

Ma journée se finit enfin, c'est alors tout naturellement que nous prenons le chemin du parking avec Lexa pour aller boire un coup avec Lincoln et Anya comme il en était convenu en début de journée. Lexa, en parfaite gentlewomen m'ouvre la portière – nous prenons sa voiture de fonction – et me la ferme puis s'installe au volant. On roule quelques temps avec Lexa qui me raconte quelques anecdotes amusantes sur Lincoln et Anya. J'aime la voir rire sincèrement, elle qui a toujours un air sérieux. Ses yeux pétillent et je peux voir tous ses souvenirs à travers eux. Sa bouche s'étire et montre une dentition parfaite. Et son rire… une vraie mélodie à mes oreilles.

«-… et c'est à ce moment-là que j'ai su que j'allais être de corvée de chiottes pour toute la semaine à venir… Mais tu ne m'écoutais pas vraiment, n'est-ce pas ?

-…

-Clarke ? Allô ici la Terre !

Je m'arrête dans ma contemplation quand je constate que Lexa me parle mais que je ne l'écoutais. Je crois d'ailleurs qu'elle s'en est rendu compte.

POV Lexa :

-Oh heu désolée… Tu disais ?

Je rigole devant sa mine gênée.

-Ca dépend, depuis quand tu ne m'écoutes plus ?

Elle rougit doublement face à ma remarque. J'avais remarqué depuis déjà un bon moment qu'elle ne prêtait plus attention à ce que je disais. Mais le regard qu'elle m'adressait voulait dire tellement de choses que je n'ai pas eu le courage de lui dire avant. Mon dieu, je deviens une guimauve à force.

-Je ne sais pas vraiment, dit-elle avec un air désolé.

-Ce n'est pas grave, repris-je, on est arrivé.

On se dirige toutes les deux devant l'entrée du bar, mais juste avant de passer les portes, Clarke me tire par la manche et me demande tout doucement :

-On agit comment face aux autres ? C'est vrai on a jamais vraiment parlé ce qu'on était l'une pour l'autre… Pas que je veuille nécessairement off…

Je la coupe en l'embrassant délicatement pour éviter qu'elle ne bafouille encore plus. Je me décolle et elle me regarde avec un sourire immense qui lui barre le visage. Elle m'embrasse de plus belle en se mettant légèrement sur la pointe des pieds, étant donné que je suis légèrement plus grande qu'elle. Ses mains sont posées sur mes hanches et les miennes sont entremêlées à ses cheveux. Manquerait plus qu'il pleuve et on aurait réunis tous les clichés des dernières séquences des films à l'eau de rose, celles juste avant le «The End». Je m'écarte doucement et lui dit :

-Ça te va comme réponse ?

-Oui oui… me répondit-elle, légèrement troublée par ce soudain échange.

Je lui prends la main et on rentre enfin dans le bar «Grounders ». Je repère rapidement Lincoln et Anya assis dans un coin. Les deux-là ont l'air en pleine discussion assez agitée. Anya a les sourcils froncés et parle durement à Lincoln. Quant à celui-ci, il garde un visage ferme et ne montre aucune position, je l'entends juste dire «Elle a le droit de savoir… ». Leur discussion s'arrête nette quand ils nous voient avec Clarke.

«- Vous parliez de quoi ? demandais-je.

-Rien rien, répondit Anya en regardant Lincoln dans les yeux, qui lui, détourna le regard.

-Ok… Bon Anya je te présente Clarke, mais je pense que tu la connais déjà.

-Clarke ! Oui tu es celle qui m'a dépanné quand ma voiture était en rade sur la route ! D'ailleurs je n'oublie pas ma promesse, je te dois une bière, dit-elle avec un clin d'œil.

On commande tous à boire et on parle de tout et de rien, de nos journées et de quelques anecdotes plutôt drôles de nos missions. Anya en racontait des tas, qui ne nous mettaient pas forcément en valeur.

-Et le coup où tu as dû tenir le garde à vous pendant 4h d'affilée ! Qu'est-ce que tu étais bêtes…

-Qu'avait-elle fait pour mériter ça ? demanda Clarke.

-Non Anya ! Ne dis rien où je raconte ce qui t'es arrivé en Guyane en 2014 !

-Hmmm, je dois avouer que j'hésite… Mais bon te rappeler ce « souvenir » est tellement bon, et devant Clarke qui plus est. Désolée mais je ne vais pas me gêner.

Je regardais Clarke en la suppliant de ne pas l'écouter, mais elle m'adressa une mine désolée et demanda à Anya de continuer.

-Bien, c'était en Russie il me semble, on devait juste rester au campement pour marquer notre présence en Russie. En soi ce n'était pas dur mais très ennuyant. Du coup on jouait souvent aux cartes et on faisait des paris si on perdait, histoire de pimenter la chose. Ce jour-là, j'avais gagné et je voulais en faire baver à Lexa, alors je lui ai demandé de faire le tour du camp en sous-vêtements, sachant qu'il devait bien faire -20 degrés dehors. Mais Lexa est très compétitive, alors elle se déshabille et profite qu'une voiture rentre pour se faufiler à l'extérieur du camp et réalise son défi en courant autour du camp, tout en se filmant car il nous fallait une preuve. Le seul problème, et c'est là où ça devient marrant, c'est qu'elle ne pouvait pas rentrer car le couvre-feu a été sonné et donc le portail était fermé et à moins de demander aux gardes de t'ouvrir tu ne peux pas rentrer. Comme cette demoiselle ici présente était en sous vêtement, elle a décidé de grimper à un des grillages un peu à l'écart, mais un garde l'a repéré et a cru à une infiltration des Russes du coup il a déclenché l'alarme et a pointé Lexa – toujours en sous-vêtements – avec des gros projecteurs. Donc toute la base l'a vue en à moitié à poil et congelée accrochée désespérément au grillage du camp. Le commandant a été mis au courant et elle a donc dû tenir le garde à vous pendant 4h. Je crois que je n'ai jamais autant ri de ma vie, surtout que son portable continuait d'enregistrer au moment de son «arrestation».

Je fusillais Anya du regard pour cette anecdote plus que gênante, pendant que Clarke faisait son maximum pour contenir son rire. Malgré la bonne ambiance qui semble régner, je remarque que Lincoln reste en retrait. Il a l'air renfermé.

-Lincoln ? Ça va ?

Avant de me répondre, il regarde Anya et me répond un «ça va très bien» peu convainquant tout en continuant de regarder Anya dans les yeux. Celle-ci se tendit face au ton employé par notre ami et je me demande bien ce qui se passe entre eux. Surtout que je n'ai pas oublié leur semblant de dispute juste avant notre arrivée. Clarke a l'air aussi perdue que moi et me regarde pour me demander si je sais quelque chose. Je lui fais non de la tête et me reconcentre sur mes deux amis.

-Je vois bien qu'il y a quelque chose. Quand on est arrivée, vous sembliez vous disputer. Je peux savoir de quoi il s'agissait ?

J'assiste alors à un combat visuel entre les deux concernés par ma question. Lincoln est le premier à parler :

-Anya, elle a le droit de savoir !

-Non, ça va la détruire !

-C'est pas en lui cachant que ça va régler le problème !

-Eh ! criais-je. Je vous rappelle que je suis là ! A côté de vous et que je vous entends !

Ils se retournent alors en même temps et Lincoln est le premier à prendre la parole :

-Ecoute ce que je vais te dire n'est pas facile. Il y a quelques jours on a appris qu'Emerson était en vie apparemment il a quitté le Nigéria et est en Amérique. Il est à la tête d'une entreprise, «The Mountain» et mène sa vie. L'armée n'a encore rien fait alors qu'elle est au courant. Est-ce par ce qu'elle n'est pas au courant ? Ou alors elle a peur de représailles avec l'organisation terroriste dont faisait partie Emerson. On ne sait rien, on a eu nos infos avec des photos de la part d'un mec des renseignements qui nous devait un service. »

Je ferme les yeux. Ce n'est pas possible.

POV Clarke :

Lexa ne dit pas un mot, et je vois de l'inquiétude dans les yeux de Lincoln. D'un coup elle explose : elle se lève en renversant sa chaise et en hurlant :

«- C'est pas possible ! Il ne devrait même pas être en vie après sa trahison ! Son portrait devrait être affiché partout pour trahison envers les Etats-Unis ! Mais non, il se balade tranquillement comme une personne normale et dirige même une entreprise ! Mais merde c'est un criminel ! Il a tué soldats et civils, il ne peut pas s'en tirer comme ça, c'est dégueulasse !

Sur ce, elle sort du bar, toujours dans un état de rage. Lincoln entame un mouvement pour la rejoindre mais je lui fais signe de ne pas bouger et je vais rejoindre Lexa qui est dehors malgré la pluie qui s'était abattu pendant qu'on était au bar.

Elle est énervée mais aussi fatiguée de tout ça. Elle est assise contre la voiture, le regard dans le vide qui n'exprime que souffrance. Quand elle me voit arriver elle se lève et m'adresse la parole :

-Monte, je vais te ramener chez toi, il faut que je rentre chez moi après.

Elle ne me laisse pas le choix et monte dans la voiture. Le trajet se fait en silence, mais Lexa n'a pas décoléré. Elle sert tellement fort le volant que ses phalanges blanchissent. Arrivée devant chez moi, elle sort m'ouvrir la porte de la voiture et me raccompagne jusqu'à l'entrée. Elle repart sans un mot mais je la retiens par le bras pour l'empêcher d'aller plus loin. Elle relève le regard vers moi.

-Ecoute Lexa, je ne peux même pas imaginer ce que tu ressens en ce moment, mais ne te renferme pas. Il ne faut pas que tu sois seule, tu ne dois pas surmonter tout ça en étant seule. Je peux voir à travers tes yeux au combien tu souffres. Mais ne part pas, reste avec moi au moins cette nuit.

Tout en disant ces mots, je la rapproche de moi et prend son visage entre mes mains. Elle détourne le regard et je vois une larme perler sur sa joue.

-Lexa… regarde-moi. Tu n'es pas faible. S'il te plaît, reste.

Elle accepte de me regarder et acquiesce, toujours sans un mot. Je la serre dans mes bras du plus fort que je puisse pour lui montrer mon soutient. On rentre en silence dans ma maison qui est vide. Il est déjà 23h, Raven doit être dans une des fêtes étudiantes de la ville, ma mère est de garde et mon père a dû rester travailler à la compagnie. Je monte dans ma chambre.

-Tu devrais prendre une douche chaude et te changer, tu es trempée.

-Je veux bien merci. Et Clarke, merci d'être là.

Je lui souris en retour et lui tend un short de sport ainsi qu'un maillot de basket trop grand pour elle. Pendant qu'elle se douche j'en profite aussi pour me changer.

Elle ressort quelques minutes plus tard avec la tenue que je lui ai prêtée. Je lui fais signe de me rejoindre dans le lit.

-Tu sais, même si je ne parle pas beaucoup, ça m'affecte énormément de savoir que ce salaud est en vie.

-Je le sais, je suis là si jamais tu veux en parler mais je ne te forcerai pas.

- Je… on ne parle pas beaucoup, comme tu l'as dit tout à l'heure, de ce qui se passe entre nous. Mais sache que tu comptes beaucoup pour moi.

Face à cette déclaration je ne peux m'empêcher de lui sourire et de l'embrasser. Je la sens se détendre dans le baiser et elle me le rend. L'échange s'accentue au fil des secondes. Elle me demande l'autorisation d'approfondir le baiser en chatouillant ma lèvre inférieure avec sa langue. Je lui accorde volontiers l'accès. Je me décale au-dessus d'elle et à mon tour, je lui mordille la lèvre supérieure. Je l'entends gémir ce qui m'excite d'avantage. Elle retourne la situation en me rebasculant sous elle pour reprendre le contrôle.

-Alors comme ça on a plus tendance à être au-dessus miss Woods ? »

Elle ne prend pas la peine de me répondre mais me souris et m'embrasse de nouveau. A travers ces baisers, elle transmet tout ce qu'elle ressent pour moi. J'ai très très chaud et ne peux m'empêcher de passer mes mains sous son débardeur pour lui caresser les côtes. Je la sens frissonner sous mes doigts. Je passe mes mains sur son abdomen désormais et elle semble le prendre pour un signal car elle enlève d'elle-même le tissu qui nous gêne. Tout s'est passé très vite jusqu'à maintenant mais là l'ambiance change et devient plus douce. Elle revient doucement se pencher sur moi pour m'embrasser le cou. Je suis tellement dans un état second quand ses lèvres touchent mon corps que je ne me rends même pas compte qu'elle vient de me laisser un suçon à la base de mon cou. Elle continue néanmoins sa descente de baiser jusqu'à la naissance de mes seins. Là, elle se redresse et me demande implicitement si elle peut aller plus loin. Je lui fais oui de la tête et elle passe ses mains sous mon tee-shirt de nuit. Elle le remonte tout doucement le long de mon corps tout en me caressant le buste. On se sépare le temps de retirer complètement le tee-shirt. Elle repart à l'assaut de ma poitrine désormais libre. Je me cambre quand ses lèvres rencontrent ma peau frémissante. Elle s'occupe de mes seins avec sa bouche et les masse avec ses mains. Au bout d'un moment j'inverse nos positions encore une fois pour pouvoir la contempler.

Néanmoins, je la sens plus distante et moins sûre d'elle. Je remarque également qu'elle cherche à cacher au maximum son ventre, et donc sa cicatrice, avec ses mains. Je retire délicatement ses mains et l'embrasse avec passion pour lui faire comprendre qu'elle ne doit pas avoir honte de ses marques, témoin de son passé. Je continue mon chemin de baisers tout le long de son ventre et spécialement sur cette entaille qui lui déforme la chair. Je prends mon temps, comme on le ferait avec un animal apeuré.

Elle commence à se détendre et reprend le dessus de notre échange. Elle glisse une main dans mon short tout en me regardant pour vérifier si je suis d'accord. C'est mon corps qui lui répond avant moi. Je me cambre automatiquement en laissant un gémissement d'échapper de mes lèvres. Les caresses qu'elle me prodigue contre mon intimité me mettent au bord d'un gouffre duquel je ne saurai revenir.

Nous passons la nuit à nous aimer, et nous nous endormons nues dans les bras l'une de l'autre.

- Ellipse nuit –

Je me réveille ne première. Lexa est contre moi et son dos m'est dévoilé. Je peux voir son tatouage qui prend toute sa colonne vertébrale. Il est vraiment magnifique. Elle ressemble à une déesse comme ça, avec juste un drap lui arrivant sur la taille et un rayon de soleil qui atterrit pile sur elle. Je pourrais passer des heures à la contempler. Je lui embrasse délicatement la nuque pour la sortir doucement de son doux sommeil. Je la sens quitter le monde des rêves (ou cauchemars) pour revenir dans la réalité. Elle se retourne doucement vers moi et me souris de toutes ses dents. Je l'embrasse en retour.

«- Lexa, à propos d'Emerson… commençais-je.

-On peut parler d'autre chose pour l'instant ? me répond-elle

-Nous ne sommes pas obligées de parler du tout. »

Et nous reprîmes là où nous nous sommes arrêtées hier soir.

Des matins comme ça, il en faudrait plus souvent.

BOOM ! Alors contents ? Du clexa à fond et tout mignon. Concernant la suite, je pense encore pouvoir publier pendant l'été mais je ne sais pas encore quand car je pars souvent. Merci à ceux qui me suivent malgré des publications décalées.

A la prochaine !