Bonjour !
Et voilà le nouveau chapitre !
La fiction est classée M, bien sûr Harry Potter ne m'appartient pas, tout est à la génialissime JK. Rowling ! *.*
Bonne lecture et à mercredi prochain ! Bisouuuuuuuus !
Chapitre 9 : Moquer bien plus qu'informer
Ginny accepta le thé que lui tendait sa mère, mais ne releva pas la tête lorsqu'elle s'assit à côté d'elle pour passer un bras autour de ses épaules. De toute façon, Ginny savait qu'elle ne resterait pas longtemps tranquille. Molly tremblait de colère. Angelina, bien qu'elle aussi concernée par la discussion houleuse qui avait lieu dans le salon des Weasley, était montée avec les enfants et avait insonorisé l'étage où elle se trouvait avec eux.
- Comment vous avez pu faire ça, Hermione ? rugit George.
Elle soupira et ouvrit la bouche pour répondre, mais Ron la devança.
- Ne parle pas à ma femme comme ça.
- Et toi ! continua George en faisant les cent pas, le journal entre les mains. Pour ta sœur, putain ! Tu pouvais pas nous annoncer l'arrivée de ce torchon ?! Mais enfin, lis ! On est tous traînés dans la boue !
- Kingsley n'avait pas d'autre choix, murmura Hermione à l'attention d'Arthur qui était plus calme que les autres. Il devait annoncer la démission de Harry.
- Ce mec n'est qu'un putain d'égoïste !
- George ! s'exclama Molly en resserrant son bras autour des épaules de sa fille. Tu ne peux pas dire ça !
- Bien sûr que si ! Harry Potter, LE Harry Potter qu'on connaissait n'est plus comme tu le vois, maman !
- Je sais ça, maugréa Molly. Mais calme-toi, George, pense à ta sœur.
Ginny se dégagea de la prise de sa mère et se leva, frottant son visage de ses mains.
- Il ne devait plus aimer son travail, dit Ginny d'une voix étouffée.
Mais cela ne fit qu'attiser la colère de George qui commençait à se répercuter sur Ron.
- Cela fait quatre ans, même plus, que ton mari n'est plus qu'un souvenir.
- George, souffla Ginny en baissant les yeux sur la bague à son annulaire.
- Il ne peut pas lancer une bombe pareille avant la rentrée à Poudlard, pas après l'affolement médiatique qu'a eu comme effet son absence à la première rentrée à Poudlard depuis la guerre ! Non mais tu as lu ce qu'ils disent ?!
- Ça suffit, tais-toi ! hurla la sorcière.
Elle toisa son frère d'un air mauvais et s'élança vers la cheminée. Molly et Hermione se levèrent.
- Ginny, non, ne fais pas ça !
La poudre de cheminette emporta Ginny.
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Pansy suivait Narcissa du regard alors qu'elle lisait l'article de l'édition spéciale de la Gazette du Sorcier. Draco, lui, avait appuyé son front sur ses mains serrées, les yeux fermés, écoutant attentivement sa mère.
- Le Ministre de la Magie, Kingsley Shackelbolt, a accordé ce matin une interview à nos journalistes pour une nouvelle des plus surprenantes et alléchantes : Harry Potter, le Sauveur du Monde Sorcier, a démissionné de son poste de chef du bureau des Aurors. Le Ministre a refusé de nous en dire plus, mais il semblait sincèrement préoccupé : Harry Potter ne travaille plus au Ministère, n'apparait plus nulle part…
Souvenez-vous : Il y a quatre ans, lorsque Poudlard a rouvert ses portes, Harry Potter était absent de la cérémonie. Personne, pas même ses plus proches amis ont su nous dire ce qui arrivait au Survivant. Sa dernière apparition publique date d'il y a huit ans. A ce moment-là, il venait de se marier avec Ginevra Weasley, une mariée qui avait d'ailleurs l'air bien mal en point.
- C'est juste qu'elle ne sait pas faire son teint, ricana Pansy.
- On se souvient la surprise qu'avait provoqué Harry Potter en louant les actes de Severus Rogue lors de la cérémonie en hommage aux victimes de la guerre. Oh non, grimaça Narcissa.
Draco secoua la tête.
- Depuis, Harry Potter n'a plus accordé aucune interview à notre journal. Tu m'étonnes, une belle bande de fouilles merdes, cracha Narcissa. On ne sait plus rien de lui, ni où il demeure, ni de son mariage. Si mariage il y a encore. On dit que Ginevra, lorsqu'elle est vue sur le Chemin de Traverse ou autres lieux sorciers, n'est jamais en sa compagnie. Ne l'estime-t-il pas suffisamment pour se montrer à son bras ? Aurait-il choisi une épouse d'un autre rang ? Ou bien est-ce la jeune sorcière ayant ouvert la Chambre des secrets à l'âge de onze qui vivrait une histoire adultère loin des responsabilités et du Sorcier aux yeux hantés par les fantômes du passé ?
- C'est pas vrai, ils ont sérieusement ressorti ce truc ? grogna Draco en se redressant pour appuyer son dos contre le fauteuil.
Pansy laissa échapper un couinement nerveux.
- On peut également se demander s'il ne s'est pas retiré du Monde Sorcier, et maintenant de son travail, pour veiller à avoir un descendant.
- Comme si ça se commandait, releva Pansy en secouant la tête.
Elle n'aimait pas Harry Potter. Ou du moins, elle était indifférente à lui. Mais il était évident que les journalistes ne comprenaient rien à rien et ne parlaient que pour parler. Aussi peu qu'elle sache sur lui, elle avait tout de même été l'une de ses camarades de classe, confrontée à la guerre à son échelle et savait que tout ce qui était dit était faux. Narcissa s'assit en soupirant et termina de lire l'article.
- Qui est vraiment Harry Potter ? Qu'a-t-il encore comme sombres secrets à nous révéler ? Son enfant, si enfant il y a, va-t-il faire sa rentrée à Poudlard dès demain ? Ou bien est-ce que cette démission cache un retour triomphant ?
Narcissa plia le journal et le lança sur la table basse devant elle.
- Merlin, ça ne s'arrêtera donc jamais.
- Lorsqu'il sera mort, ricana Draco, les yeux fermés, la tête appuyée contre le dossier.
Il rouvrit les yeux et passa son regard sur les deux femmes à ses côtés.
- Oh, l'aurais-je dit à haute voix ?
- Qu'est-ce que tu penses de tout ça ? lui demanda Pansy en montrant le journal d'un mouvement de la tête.
Draco fronça les sourcils, le regard perdu dans le vide.
- Je n'arrive pas à comprendre la stratégie d'une telle annonce avant la rentrée de Poudlard.
- Peut-être qu'il n'y a pas de stratégie, répondit Pansy en haussant les épaules.
Draco sourit.
- C'est vrai que la stratégie, c'est pas son truc.
Draco se redressa et resservit un thé aux deux sorcières.
- Mais même sans être stratégique, son but est toujours de faire le moins de vague possible, de ne déranger personne.
Cette remarque fit même sourire Narcissa. Leur échange était surréaliste.
- Donc cette annonce, cela va à l'encontre de sa nature.
En réalité, Draco connaissait bien Harry Potter, du moins il le comprenait bien. Plus jeune, son comportement d'adolescent fier et attardé l'avait aveuglé, mais s'il se posait vraiment, s'il repensait aux échanges constructifs qu'il avait eu avec Harry Potter, oui, il comprenait le fonctionnement du sorcier.
- Il n'aime pas être au centre de l'attention, rit Pansy.
Draco sourit de plus belle.
- Pour une fois, il a raison : tout tourne autour de lui. Avec cette annonce, ça va être la guerre… Pardon. C'était une blague de mauvais goût.
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Ginny passa la grille du manoir et monta rapidement les marches du perron pour entrer dans le manoir. Arrivée dans le hall, elle regarda autour d'elle et Laurelin apparut devant elle, les yeux écarquillés.
- Oh Maîtresse Ginny, je-
- Où est-il, Laurelin ? Dis-moi où est Harry !
- Dans son bureau, gémit l'Elfe.
Cette information sembla mettre encore davantage la sorcière en colère. Elle monta les marches de l'immense escalier en courant et entra dans le bureau. Harry releva la tête de son parchemin.
- Je t'ai entendu arriver, Ginny.
- J'espère bien, hurla la sorcière.
Elle contourna le bureau et attrapa furieusement la chemise d'Harry pour le forcer à se lever. Il la fixait, impassible, tandis que les yeux de Ginny s'emplissaient de larmes.
- T'es qu'un sale égoïste ! Tu n'as pensé qu'à toi, sans réfléchir aux conséquences, sans penser à ce qu'il adviendrait de moi ! Comment tu as pu nous faire ça, Harry ?!
Elle saisit ses vêtements dans ses poings serrés, mais il la repoussa.
- Et toi ! C'est toi qui est égoïste ! A vouloir conserver ton petit bonheur si parfait ! Les illusions, toujours les illusions ! C'est pour qui ce jeu stupide ?! Qui va encore y croire ?! J'ai fait ça pour toi aussi, j'ai fait ça pour nous, j'ai ! Rien qu'une fois, UNE FOIS, j'ai pas le droit de changer de vie, de vivre la vie dont j'ai envie ?! Si !
- Non ! Non, que tu le veuilles ou non, tu n'as jamais été libre, tu ne peux pas prendre des décisions, pas une décision comme ça, pas maintenant, sans que cela détruise tout autour de toi, sans que cela finisse dans la presse. Tu ne penses pas que moi aussi, ça me détruit ! Tu aurais dû y penser avant ! Avant de faire… de faire tout ça, Harry ! Tu m'as choisie, non ?!
- Silence !
Ginny déglutit. Elle entendit les petits pas de Laurelin dans le couloir, inquiète des cris qui résonnaient dans le manoir.
- Tu m'as choisi, tu as choisi de me dire oui, tu as choisi de vivre ma vie, t'as choisi d'être sous le feu des projecteurs. T'as choisi que je sois ton Elu, ajouta-t-il, amer.
Ginny baissa la tête et laissa échapper un sanglot.
- C'est injuste ce que tu dis… murmura-t-elle d'une voix enrouée.
Lorsqu'elle releva ses yeux noisette vers lui, elle était déterminée. Une larme roula sur sa joue.
- Non. Je t'ai choisi toi. Mais t'as changé, Harry. Comment j'ai pu être assez conne pour croire que mon amour de gamine me rendrait heureuse. Je crois… que j'espérais encore.
Elle tourna les talons pour quitter la pièce. Laurelin se cacha.
- Où est-ce que tu vas ?
Ginny tourna la tête pour le toiser.
- Tu sais bien. Dans l'aile ouest. Et je vais récupérer mes affaires, ce qu'il en reste. C'est fini. Vraiment fini.
Elle retira l'alliance à son doigt, d'où s'échappa un éclat doré, et la jeta dans la pièce avant de redescendre l'escalier, suivie de Laurelin.
- Tu reviendras, murmura Harry. Et avec lui.
