Hello there, voici la suite, de nouveau un peu dégoulinante... ;)
J'espère qu'elle vous plaira.
Merci pour les follows/reviews/favorites.
N'hésitez pas à laisser un petit mot à la fin ! 3
Les plans venaient de changer ; à présent en duo pour achever l'abjecte Mason Verger, Hannibal ne pouvait se précipiter aveuglément chez cet ennemi. Il fallait redessiner un plan parfait, et reporter l'événement.
C'est ainsi qu'ils rentrèrent en la demeure Lecter. Lorsqu'ils se hissèrent hors de la voiture, le vampire glissa avec fermeté, précaution et protection, son bras autour des épaules de William tandis qu'ils traversaient la neige pour atteindre les grandes marches de la demeure. Le froid aurait dû faire grelotter l'esclave, mais ainsi blottit contre son maître, rien ne semblait plus pouvoir l'atteindre. Hannibal décida de protéger ce jeune être, et peut-être cesser ses tortures sur lui. Will se dressait désormais en trésor précieux, par son sang délicieux et par sa beauté d'âme, par ses envies meurtrières qui épousaient celles du riche vampire.
Aris referma la lourde porte de bois derrière eux lorsqu'ils furent entrés.
Alors Hannibal, se séparant de son esclave, pivota vers ce dernier pour lui ôter avec douceur son long manteau de laine bouillie. De la neige parsemait les boucles sauvages du jeune homme, et il épousseta avec une infinie douceur ces mèches, faisant virevolter les flocons autour de lui.
William, de son côté, se laissait faire par son maître, semblant être rassuré par la tournure des événements. Toujours conscient de sa sorte d'immunité, il semblait aussi de plus en plus à l'aise avec la douceur de Lecter. Après s'être fait chatouiller les cheveux et frôler la nuque, il releva les yeux vers ceux du vampire face à lui, et ne put échapper à la lumière rubis qui s'étendait désormais dans ce regard, gourmand et insatiable.
Une faim sourde scindait le vampire, et même Hannibal fut surpris d'avoir pu se retenir jusqu'à ce moment. Finalement, il semblait devenir de plus en plus maître de lui-même, ce qui lui plaisait assurément.
Alors le maître leva de nouveau sa main glaciale, et la glissa dans un mélange de force et de délicatesse, contra la nuque brûlante de William. Dans le même temps, son corps vint épouser les formes de celui de son compagnon, qui, gêné probablement par la présence d'Aris, inclina sa tête vers le sol et rougit. Le vampire Lecter poussa de ses hanches jusqu'à accoler le jeune homme au mur, et fit un geste de la main en direction du domestique pour qu'il quitte sur le champ le hall d'entrée. Ce dernier s'exécuta bien vite.
L'odeur somptueuse de la gêne et de l'excitation de William vint emplir et embaumer chaque cellule du corps du vampire, et il dut crisper ses doigts dans les vêtements du garçon, s'y accrochant pour ne pas le dévorer de façon brutale.
Mais cette fois-ci, William semblait céder aux hormones, à la chaleur, à l'excitation et à l'appétit. De plus en plus, il ne pouvait garder le contrôle et semblait fondre vers son maître ; il relâchait la pression et lui faisait un peu plus confiance, ne pouvant lutter éternellement. Ses mains bouillantes migrèrent vers les cheveux de son maître, et il s'y accrocha désespérément, cachant d'abord son visage contre la gorge pâle du vampire.
Quelques secondes passèrent, qui s'étiraient plus que de raison, pendant lesquelles nos deux protagonistes restèrent agrippés l'un à l'autre comme si leur vie en dépendait, le souffle court et le cœur battant furieusement pour l'un, face à la rigidité immortelle de l'autre.
Étrangement, ce fut William qui brisa ce temps suspendu dans l'éternité, en amorçant un mouvement pour relever son visage. Il jeta un coup d'œil dans les deux rubis perçants du maître qui le protégeait désormais, et d'une façon surprenante et insolite, il glissa sa douce et tendre bouche, pleine de chaleur et semblable à la sucrerie la plus convoitée pour le vampire, sur les lèvres de ce dernier.
Ce fut un baiser maladroit ; une caresse de lèvres à laquelle Hannibal Lecter ne répondit pas, laissant l'esclave venir le goûter. Il ne put dire si c'était pas respect, ou par surprise, qu'il ne répondit pas, mais il demeurait figer telle une statut, alors que la bouche de William glissait sur la sienne. Il semblait que l'esclave agissait par curiosité, comme un petit rongeur tâterait un bout de gruyère pour vérifier qu'une poigne de fer n'allait pas se refermer sur lui et le couper en deux ; être celui qui embrassait le plus cruel des prédateurs devait le satisfaire, le rassurer cela lui permettait peut-être d'avoir le sentiment de dominer la situation. Peut-être aussi craquait-il pour son maître, mais Hannibal repoussa cette hypothèse. Il était bien trop tôt pour cela.
Lorsque William rompit la caresse et recula sa bouche, il semblait que la peur s'était encore un peu échappée de lui. Alors, d'une façon séduisante et bien trop appétissante pour le vampire qui eut mentalement tous les jurons du monde qui lui passaient dans le crâne -quelle impolitesse mentale ; il n'y avait que ce foutu esclave pour lui faire faire ça – William déploya sa gorge sous le nez et les crocs de son maître, s'offrant comme un sacrifié sur l'autel des péchés. Ses doigts toujours glissés dans les cheveux du maître, il gémit puissamment lorsque les dents aiguisées déchirèrent sa peau de parchemin.
Hannibal l'avait bu jusqu'à lui faire tourner la tête ; il l'avait mordu une bonne dizaine de fois, déchirant sa chemise et dessinant des croissants rouges sur la peau de ses épaules, inondant son costume de traces sanguinolentes. Il avait presque tarit sa source de nourriture, laissant un William pantelant et les yeux mi-clos d'épuisement, son pantalon de costume inondé de sperme. Celui du maître l'était aussi, d'ailleurs.
Avant que le jeune homme ne s'effondre par terre, le vampire le rattrapa et le hissa dans ses bras. Il le portait tout contre son torse, et William enroula ses jambes autour de sa taille tandis que Hannibal passait un bras sous ses fesses et l'autre dans son dos ; avant qu'ils n'aient atteint la première marche de l'escalier, William s'était endormi sur son épaule.
Hannibal pensa à l'emmener dans sa chambre ; à le laisser récupérer une heure, avant de l'éveiller, de le dénuder, de mordre toutes les zones sensibles de son corps, de le faire crier, hurler, de l'épuiser à la tâche, d'enfoncer ses crocs et son sexe partout où il le pourrait. Il y pensa sérieusement.
Mais il devait rester homme de contrôle, ne pas tout faire foirer maintenant. Alors, non sans soupirer discrètement, il alla coucher son esclave dans la chambre de ce dernier, lui retirant son costume jusqu'à le laisser en caleçon. Ensuite, il lécha gentiment les quelques traces de sang séché sur sa peau, puis tira la couverture sur lui et quitta la pièce.
Ce soir là, avant de dormir, Hannibal Lecter se caressa. C'était une chose qu'il ne faisait pratiquement jamais ; s'il avait une envie sexuelle, il baisait un de ses domestiques. C'était facile et il n'avait pas à aller chercher bien loin. La chasse pour le sexe ne l'intéressait pas ; il n'était ni dragueur ni passionné par le sexe en général. C'était une envie biologique, naturelle, qui quand elle arrivait, était satisfaite du moyen le plus facile et satisfaisant possible.
C'était sans compter sur l'arrivée de William. L'envie ne venait plus seulement de l'intérieur, par soucis physiologique et réglée sur l'horloge biologique. L'envie émanait maintenant grâce à une source extérieure, William. Il augmentait toute pensée sexuelle dans la tête du maître, le forçait à avoir des images mentales, des pulsions, des désirs fous et gourmands. En même temps, c'était bien là également le rôle d'un esclave. Mais jamais aucun esclave ne l'avait obsédé à ce point sur la question du sexe.
Alors le maître se toucha ; tout autant au niveau du pénis qu'à un niveau plus inférieur et intime, à l'intérieur. Bien qu'il n'ait jamais laissé personne fourrer son sexe ici, il appréciait titiller cette zone et s'ôter un orgasme prostatique de temps en temps.
Hannibal venait de déposer un fusil, dans sa grande boite en bois ouverte, sur la table de la cuisine. C'était un modèle coûteux qu'il venait d'acquérir en ville. En attendant que son esclave descende -il l'avait sentit s'éveiller quelques minutes plus tôt- il lui prépara un café serré.
Lorsque William franchit l'entrée de la cuisine, ses cheveux décoiffés en bataille autour de son visage légèrement gonflé, il fronça les sourcils à la vue du vampire, une tasse de café à la main, se tenant derrière une arme à feu.
« Bonjour, William, » prononça alors poliment Hannibal, s'avançant d'un pas vers le jeune homme pour lui donner sa tasse. « J'espère que tu as bien dormi, » ajouta t-il, esquissant un sourire à peine perceptible.
William prit la tasse, mais sembla se tendre légèrement -était-ce le souvenir de la veille ou la présence du fusil ? Mais il ne répondit pas, se contentant de hocher doucement la tête.
« Bien. » Hannibal se déplaça de nouveau vers la table. « Tu as déjà chassé ? » demanda t-il alors, relevant le regard sur le jeune homme.
Cette fois, William secoua la tête, puis il sirota une gorgée de café chaud. Finalement, en éloignant la tasse de ses lèvres, il eut un léger sourire. La perspective de la chasse lui plaisait-elle ? Hannibal en conclut que oui.
En tous cas, cette perspective plaisait grandement à Hannibal ; ils pourraient partager une journée ensemble, une activité commune, et un entraînement de pointe pour former William à devenir un tueur efficace et précis.
« Je vais t'apprendre, aujourd'hui. » Le ton du vampire fut ferme. Ce n'était pas une question, ni une proposition, mais une obligation. « Oh, et... » Il sortit de la poche arrière de son pantalon un téléphone portable, puis fit passer ses doigts sur l'écran plusieurs fois avant de le tendre à William. « Ta mère, » lança t-il simplement. « Mais... j'entendrai ce que tu dis, tâche de ne pas trop te plaindre, » ajouta Hannibal, et un sourire taquin s'étira sur son visage, mystérieux. « Retrouve moi dans une demie heure pour partir en forêt. »
Le vampire quitta la pièce.
