Voilà le dixième chapitre. C'est la rencontre d'Emma et Henry. Je n'en dit pas plus. En espérant que cela vous plaise. Du pré Swanqueen arrivera dans le prochain chapitre. Un peu de patiente :-). Je vous souhaite bonne lecture. Et n'hésitez pas à me laisser des critiques qu'elle soient bonnes ou mauvaises. Le temps de me remettre dans le bain. A très vite !
Un vendredi midi, Emma était seule chez Mary-Margareth, qui pour le dernier jour d'école avant les vacances d'hivers, avait pour habitude de manger au restaurant avec ses collègues.
Emma prépara donc rapidement un petit encas n'étant pas une grande spécialiste de la cuisine. Elle alla s'assoir devant son ordinateur et continua à effectuer des recherches sur ce mystérieux loup qui les avait attaquées il y a trois jours. Au moment de croquer dans son sandwich, quelqu'un frappa à la porte. La jolie blonde fronça les sourcils et se demanda qui pouvait bien venir la déranger. Elle se leva frustrée de ne pas manger tranquillement son repas et alla ouvrir la porte.
Lorsqu'elle ouvrit, elle ne vit personne en face d'elle, elle baissa la tête et vit une petite tête brune haute comme trois pommes qui la regardait avec un grand sourire.
- Bonjour.
- Bonjour gamin. Que fais-tu là ? Tu ne t'es pas trompé de maison ?
- Non, vous êtes bien Emma Swan.
- Euh oui… Pourquoi ? Dit Emma hésitante.
- Ca tombe bien je dois vous voir et parler de quelque chose de très important avec vous. Je peux entrer ? Dit-il en passant sous la blonde et se retrouvant dans l'entrée de l'appartement.
- Ba vas-y fais comme chez toi. Soupira Emma en fermant la porte.
- Merci. Dit-il en posant son sac d'école.
- Mais qui es-tu ? Et l'école ce n'est pas fini à se que je sache.
- Oh pour l'école s'est la pause du midi et je m'appelle Henry. Henry Mills. Et je suis venu…
Emma resta de marbre devant le petit garçon. Elle voyait les lèvres du bambin bouger mais aucun mot ne vint à son oreille. Son fils. Son fils se trouvait devant elle, frais, plein de vie. Voyant qu'Emma ne l'écoutait pas, Henry avait cessé de parler et vit la jeune femme prendre la direction de la cuisine prendre un verre et une bouteille et se servir une liqueur ambrée qu'elle bu d'une traite.
Emma se ressaisi après avoir bu cul sec le verre de whisky. Elle regarda le garçon qui se trouvait au milieu du salon avec un air inquiet. Elle s'approcha d'Henry. Le regarda intensément. Son fils. Le petit garçon avait perdu son sourire. Mais repris la parole hésitant.
- Il faut que je… vous… parle… c'est très important…
- Ok gamin. Ta mère sait que tu es là ?
- Non.
- Melle Blanchard ?
- Non plus.
- Il faut que je te ramène à l'école. Tu n'as rien à faire là. Si ta mère apprend que tu es là, je vais me faire tuer. Enfin, la colère de Mme Le Maire, va me tomber dessus.
- Tu es au courant alors ! S'exclama le petit garçon.
- Au courant de quoi ? Dit Emma inquiète de savoir si Henry connaissait la vérité sur l'adoption.
- Et bien que tu es la sauveuse ! Dit-il tout fier.
- La sauveuse ? La sauveuse de quoi bonhomme ?
Emma commençait à transpirer savait-il qu'elle lui avait donné son rein. Comment cela aurait été-t-il possible ? Seule Regina, le Docteur Whales et elle-même était au courant.
- Et bien tu vas tous nous sauver de la malédiction et de la méchante reine !
- Hein ? De quoi tu parles là ?
Emma vit que le jeune Henry faisait allusion à un héros de bande dessinée ou autre livre et non à être le héros de l'avoir sauvée de la mort. Elle souffla et l'air autour d'elle se trouvait moins pesant.
- Ok attends je ne comprends pas ton histoire. Que me racontes-tu ?
- Assis toi. Dis le petit brun en sortant un gros livre marron de son sac.
Ce dernier vint s'assoir auprès d'Emma qui l'avait écouté. Il posa le livre sur les jambes d'Emma et lui demanda de regarder. Emma caressa l'inscription doré qui se trouvait dessus. Elle lut « Once Upon a Time ». Elle ouvrit le livre et vit une femme vêtu d'une robe noire qui lui moulait le corps. Cette dernière se tenait droite, son regard était glaciale, rien qu'en regardant l'image Emma en eu des frissons. Mais son visage ne lui était pas inconnu. Elle plissa les yeux et tilta que ce visage ressemblait in considérablement à Regina. Elle tourna ensuite la page et vit un couple semblerait-il princier vu les habits. Elle reconnut ces deux personnages comme étant ceux de son rêve étrange qu'elle fit avant de se réveiller de son coma.
- Ouaou… fit Emma.
- Ça va ? dit Henry
- Ouai, ouai gamin. Mais d'où sort ce livre ?
- C'est Melle Blanchard qui me l'a donné lorsque j'étais malade de mon rein. Et lorsque j'ai lu les histoires et vu les images, j'ai remarqué qu'ils ressemblaient tous aux habitants de la ville. Alors j'ai mené ma petite enquête. Et j'ai bien analysé tous les gens et à qui ils pouvaient ressembler dans le livre.
- Ce n'est que coïncidence Henry, cela ne peut être vrai. Quelqu'un de la ville c'est inspiré des habitants de Storybrooke pour l'écrire et l'illustrer.
- Non, non, regarde à la fin. C'est ton histoire.
- Comment ça mon histoire ?
Henry lui pris le livre et lui montra les dernières pages.
- Lis et regarde.
Emma lu alors ce que le petit garçon lui avait montré, plus elle avançait dans l'histoire, plus elle se décomposait. Elle regarda également les illustrations. L'une ou une femme brune se trouvait allongé sur un lit avec un bébé sur les bras, et l'autre image où un homme se battait à l'épée avec le même bébé dans les bras. Mais sur la seconde image, l'enfant était emmailloté dans une couverture blanche et était inscrit dessus en violet « Emma ». Elle referma le livre violemment, faisant sursauter Henry à se côtés, se leva et se précipita dans ses affaires se trouvant à côté de son lit. Elle y sortit d'un carton une couverture en laine blanche, la même que dans le livre. Elle se rassit alors sur le lit. Henry s'approcha d'Emma.
- Tu y crois ? Je savais que c'était toi ! Tu es arrivée 28 ans après la malédiction comme c'est écrit dans le livre. Tu as quel âge ? Je sais maman m'a déjà dit que ce n'était pas bien de demander ça mais là c'est important, alors ?
- 28 ans… J'ai eu 28 ans le jour où je suis arrivée à Storybrooke.
Emma était dans un autre monde, elle devait rêver, ce n'est pas possible cela ne peut pas être possible. Nous vivons dans un monde réel pas dans un conte de fée se dit-elle.
- Eh gamin, tu es le seul à être au courant.
- Oui, personne ne se rappelle de qui il était avant sauf ma mère normalement.
- Sauf ta mère ? Comment ça ?
- Dans le livre, c'est elle l'Evil Queen. C'est elle qui a lancé la malédiction.
- Oh la vache ! Il fallait que ça tombe sur moi ces conneries là ! S'exclama Emma.
- Ce ne sont pas des conn… des bêtises ! C'est pour de vrai ! Et c'est toi la sauveuse. C'est toi qui dois redonner la mémoire à tout le monde et évincer l'Evil Queen.
- Comment ça évincer ? On parle de ta mère là ! Tu devrais avoir honte de parler comme ça de ta mère. Dit Emma sur un ton sévère. Elle t'a élevé, éduqué, chéri, soigné, aimé… Tu as de la chance d'avoir une maman comme ça. Tout le monde n'a pas ta chance Henry. Alors même si c'est enfin si tu penses que c'est la plus méchante des sorcières, elle t'aime alors rend le lui !
Henry resta bouche bée sur les dires d'Emma. Il ne comprenait pas qu'elle défende ainsi sa mère alors que c'est elle qui lui avait enlevé ses parents pendant 28 ans, afin ce qu'il en avait déduit en lisant le livre.
- Tu n'as pas compris ?
- Compris quoi ? Dit Emma plus calmement.
- Tes parents…
- Quoi mes parents, je n'ai jamais eu de parents. Dit-elle d'une voix cassée.
- Ils sont là, à Storybrooke.
- Henry, ce livre, ce ne peut pas être la réalité, ce n'est pas possible. Te rends-tu compte de ce que cela veut dire ? Nous sommes dans un monde réel sans magie, sans méchante reine, prince charmant ou de jeune femme qui se transforme en loup gar…
Emma s'interrompit. Le loup garou ! Oui, c'est ça le loup qu'elle avait vu dans les rues la dernière fois. Elle reprit le livre des mains d'Henry qui l'avait récupéré afin de le ranger dans son sac et feuilleta ce dernier activement jusqu'à se qu'elle tombe sur le loup garou. C'est ça, c'est exactement le même loup qu'elle avait rencontré il y a trois jours.
- Henry, je peux garder ton livre, je crois bien qu'un peu de vérité se cache dedans.
Henry retrouva son sourire et hocha la tête positivement. Emma voulait y croire mais gardait quand même une infime réserve de bon sens au cas où.
- Aller Henry, je crois bien que ta pause déjeunée se termine et qu'il va falloir retrouver le chemin de ton école. Tiens prends mon sandwich car je suppose que tu n'as pas mangé.
- Oui, dit-il, mais c'était tellement important que tu saches tout ça.
- Vas-y gamin, sinon tu vas être en retard et Melle Blanchard va s'inquiéter.
Henry partit donc tout heureux qu'Emma soit mise au courant de cette malédiction.
De son côté Emma se dit qu'elle devait éclaircir certains points sur ce livre. Sur ce, et ayant donné son repas à Henry elle décida d'aller manger chez Granny. Elle enfila sa veste et partit prestement au restaurant.
Arrivée là-bas, elle s'installa dans un coin tranquillement. Elle n'eut que le choix de se placer, car l'heure du déjeuner était bien avancée. Elle vit Ruby s'avancer vers elle en boitant. Emma remarqua ce léger handicap et osa demander à la grande brune ce qui lui était arrivé.
- Bonjour, vous vous êtes blessées ?
- Oh, cela n'est rien, ça va mieux. Il y a trois jours de ça je ne pouvais même plus bouger de mon lit. Granny a été obligée de faire tout toute seule.
- Il y a trois jours ? Dit Emma étonnée et pensant comprendre aussi ce qu'il s'était passé.
- Oui, je ne sais pas ce qu'il m'est arrivée. Impossible de me rappeler. Pourtant je me suis réveillée dans mon lit. Le médecin est venu me voir et ne comprenait pas également. Rien de cassé mais des contusions. Il a pensé peut être à trop de travail, d'être toujours debout à piétiner, mais il ne comprend pas l'apparition des bleus.
- Et il n'y avait personne pour te remplacer ?
- Peu de personne veut travailler avec Granny, trop mauvais caractère. Dit Ruby en souriant.
Emma répondit à son sourire. Elle ne ressemblait pas au monstre d'il y a trois jours, si c'est bien ce qu'elle pensait. Mais qui pouvait l'aider, qui pouvait la mettre sur la bonne voie, sur ce qui était vrai ou non ? Selon Henry, seule Regina aurait toute sa mémoire sur avant la malédiction. Mais comment emmener la brune sur le sujet sans avoir le risque de se faire tuer si c'était bien elle la sauveuse. Il fallait qu'elle réunisse d'autres preuves.
Elle décida de rentrer afin d'étudier plus approfondément le livre. En quittant le restaurant, elle vit arriver au loin une voiture où il manquait le pare choc avant. Cette dernière se gara devant le Granny et descendit du véhicule un homme robuste, barbu, et semblait l'air grognon. Il passa devant Emma en grognant dans sa barbe avant de pousser la porte du restaurant. Emma semblait amuser à le voir. Elle pensa tout de suite à grincheux dans Blanche Neige et les sept nains. Et surtout que c'était lui qui avait dû percuter la bête.
Arrivée à l'appartement, Emma sauta sur le livre et s'affala sur son lit afin de reprendre dès le début le livre. Elle comprit donc que, selon l'histoire, Regina n'était pas si méchante que ça. Elle l'était devenue à cause d'un secret qui n'a pu être gardé par la soit disant gentille et innocente Blanche Neige. Pas si innocente que ça se dit Emma. Elle voulut comprendre également « son histoire ». Elle se remémora donc son rêve qui en réalité était un souvenir et compris que ses parents étaient Snow white et son prince charmant. Emma fit une drôle de tête en réalisant ça. Elle parcouru d'autres contes comme celle de Ruby où elle se trouvait confronté à être le grand méchant loup et le petit Chaperon rouge. Les contes de nos enfances sont un peu déviés de la réalité nota Emma.
Emma sursauta en entendant la porte claquer. C'était Mary-Margareth. Elle cacha rapidement le livre sous le lit. Elle alla à l'encontre de sa colocataire.
- Hey,
- Bonjour Emma. Tu ne t'es pas trop ennuyé ?
- Non, non. Bien au contraire. Emma regarda bizarrement Mary.
- Qu'est-ce que j'ai, tu me regarde étrangement.
- Euh non. Je t'imaginais juste avec des cheveux longs.
Mary-Margareth se demanda ce qui lui passait par la tête.
- J'ai toujours eu les cheveux courts. S'exclama-t-elle.
- Hein, hein. Enfin bref, ta journée c'est bien passée sinon ?
- Oui, heureuse d'un peu de repos. Je vais pouvoir me consacrer un peu plus de temps aux malades de l'hôpital.
- Surtout, à ce jeune inconnu qui vient de se réveiller. Dit Emma en riant.
- Tu insinue quoi Emma, là ?
- Je n'insinue rien du tout, je constate. Que depuis qu'il est réveillé tu ne cesses de parler de lui.
- Non ce n'est pas vrai.
- Bien sûr que si. Dit Emma en prenant sa veste et allant quitter l'appartement.
- Et bien tu vas où comme ça ? S'étonna Mary-Margareth.
- Je crois bien avoir trouvé un travail. Je sais que la place est vacante. Dit Emma en claquant la porte l'air déterminé.
Et oui Emma, allait postuler pour la place de Shérif vu qu'il n'y avait plus de force de l'ordre dans cette petite ville pas si tranquille que cela.
Elle alla d'un pas décidé vers la mairie afin de proposer sa candidature à Mme Le Maire. Elle ne pouvait pas refuser elle en était sûre. Quoi de mieux afin d'enquêter sur cette soit disant malédiction et les habitants de Storybrooke et être plus proche de Regina afin de la faire craquer. Elle en était quasiment persuadée maintenant. Elle savait que la belle brune n'était pas insensible à ses charmes, tout ce qu'elle avait peur était de briser cette malédiction et que sa vengeance ne soit plus. Mais Emma avait bien une idée en tête. Certes, briser cette malédiction mais que Regina ne représente plus également un danger pour tous ces habitants, pas en l'évinçant comme l'avait exigé Henry mais en lui montrant la bonne voie, et lui prouvant que la vengeance et la haine n'est pas le seul chemin à emprunter. Elle savait et sentait que cela allait être dur et long. Et au fond d'elle, ses sentiments envers Regina grandissaient. Elle avait senti une alchimie dès le premier contact avec la mairesse et était persuadée que ces sentiments étaient réciproques.
Emma arriva devant la porte de Mme Le Maire. Elle toqua et attendit que Regina donne l'accord d'entrer. Elle ouvrit la porte. Elle croisa le regard de la belle brune, sourit et approcha d'un pas décidé vers le bureau.
TBC
