Bon Dieu mais qu'est ce qu'il fait là celui-là ??!
… Caïus …
- Hey demoiselle ! Tu sors ? J'ai pas l'intention d'attendre des heures que tu te décides ! dit-il à mon intention. Mais si tu préfères je te laisse croupir ici… C'est toi qui vois.
- Non, non j'arrive… répliquai-je rapidement.
J'essaye de me lever. Mais mes jambes ne me portent plus. Je suis trop faible. Le manque de sang m'a totalement vidé de mes forces si bien que je n'arrive plus à marcher. Caïus s'approche de moi… J'ai peur ! Que va-t-il me faire?…
Il m'attrape par les aisselles puis passe un bras autour de ma taille. Je suis soulagée. Il m'aide juste à bouger… Il me soulève et m'emmène dans l'espèce de couloir où Jane nous a expliqué ce que nous allions devenir…
J'aperçois tout les Cullen. Ils ont l'air aussi mal en point que moi. Des gros cernes violets ont prit place sous leurs yeux. La fatigue, la faim et le désespoir se lit dans leurs regards. Eux aussi ne comprennent pas ce qui se passe. Allons nous mourir ? Aro nous a-t-il fait demander ?
Lorsque Caïus me lâche je m'écroule au sol. Edward se précipite vers moi aussi vite qu'il le peu malgré son état de grande faiblesse. Assis par terre, il me prend dans ses bras et me berce, humant mon odeur comme un drogué en manque.
Chaque couple s'est réunit attendant la terrible sentence que semble être venu nous annoncer l'autre vampire. D'ailleurs, il nous fixe étrangement, nous jugeant du regard. Tout d'un coup, il semble douter de lui et avoir perdu son assurance. Mais il reprend vite contenance.
Il faut faire vite… dit-il dans un souffle… je suis venu vous libérer. Depuis trois mois que vous êtes enfermés, les choses vont de mal en pis. Aro a acquit une telle puissance que je crains énormément le déroulement des évènements futurs… Le monde humain est en grand danger et il me semble que vous soyez les seuls à pouvoir faire quelque chose… Je vous aiderai comme je pourrai bien sur… Il y a une forêt à proximité de la ville… Vous pourrez vous nourrir. Il faut vite que vous quittiez Volterra avant qu'il ne découvre que je vous ai libéré et qu'il ne lance des vampires à vos trousses…
Nous le fixions tous complètement perplexe face à cette déclaration. L'un des grands maîtres des vampires venait de traire les deux autres pour sauver le monde humain…. Comprenant néanmoins l'urgence de la situation nous ne cherchions pas d'avantage à comprendre. Edward m'aida à me relever et nous suivîmes tous Caïus qui nous guidait à travers les souterrains de la ville.
Carlisle prit la peine d'utiliser un surcroît de force pour interroger notre libérateur mais je n'avais pas assez de résistance pour m'appliquer à suivre la conversation. Ainsi, je ne perçu que quelques mots tels que massacre, guerre, dominer,…
J'étais épuisée. Je peinais de plus en plus à avancer dans ce labyrinthe et sans Edward près de moi j'aurai déjà craqué. Je ne pouvais même pas m'appuyer sur l'idée que j'allais bientôt pouvoir goûter à la joie de la liberté car la situation actuelle ne permettait à personne de jouir de ce sentiment. Une pression supplémentaire venait s'ajouter au poids qui pesait sur nos épaules.
Enfin, Caïus ralentit. Je pouvais apercevoir un mince filait de lumière percer au travers du plafond. Il entrouvrit une trappe et nous fit signe de passer par l'embrasure. Lorsque je sortais finalement ma tête de ces couloirs obscurs, je profitais plusieurs longues secondes de pouvoir sentir le vent fouetter contre mon visage.
Une fois de plus les bras de mon amoureux se resserrèrent autour de ma taille et il déposa un léger baiser dans mon cou. Je lui avais manqué. Il m'avait encore plus manqué. Et je ne voulais plus jamais être séparé de lui. Ça non ! Plus jamais ! Je profité de sa présence contre moi, de le sentir m'aimer me faisait beaucoup de bien…
J'humai alors l'air pour sentir son odeur qui m'avait tant manquée. A la place, je captai une fragrance alléchante me rappelant vaguement celle d'un cerf. Sans vraiment réfléchir, je m'extirpais des bras d'Edward et me lançais à sa poursuite. Lorsque je lui eu brisé le cou, je m'abreuvais de sa substance avec délectation. Je tuais encore quatre autres animaux avant de me sentir à peu près rassasiée.
Quand je revins la où j'avais abandonné la famille Cullen, je m'aperçue qu'eux n'avaient toujours pas terminés de chasser. Je me callais contre un arbre et attendis patiemment leur retour…
Ils revinrent tour à tour au bout d'une demi-heure. Caius les accompagnait. Je vis Emmett s'essuyer de manière particulièrement répugnante les coins de sa bouche où coulait du sang avec le revers de sa chemise. Son regard pétilla de joie lorsqu'il vit Rosalie courir gracieusement vers nous. Un sourire, un clin d'œil plus tard et ils s'embrassaient goulûment sans faire grand cas de la présence des autres Cullen.
Jasper les observait, le regard envieux de partager des moments comme celui-ci avec Alice probablement. Je le plaignais et le comprenais en même temps. Des moments de joie comme celui-ci, jamais plus il ne pourrait en vivre.
Je ressentais le besoin d'explorer plus fortement le sentiment intérieur qui gagnait mon être. Je refusais de ressentir de la pitié pour lui. J'interdisais aux autres d'en ressentir pour moi trouvant cela pathétique, mais je ne pouvais pas me contrôler. Avec son aire de martyr, il n'y avait pas d'autres mots pour décrire ce qu'il m'inspirait : de la pitié.
Tout le groupe s'était à présent réunit autour d'Edward et moi. Tous semblait se sentir beaucoup mieux maintenant qu'ils étaient rassasiés et ensemble.
Caius prit la parole une fois de plus :
- Il me semble pertinent de vous conseiller de vous cacher quelques temps et de trouver des alliés qui pourront vous soutenir.
- C'est ce que je contais faire, signala Carlisle. En revanche, je m'interrogeais sur ta situation à venir s'ils étaient amener à découvrir que tu étais celui qui nous avait libérer.
- Oh eh bien j'imagine que vous ne vous plaindrez pas si je venais à disparaître…
- Peut-être, je ne saurais le nier. Mais j'avoue qu'un changement aussi radical de position me surprend énormément. Tu as toujours été le plus colérique, le plus anti-compassion… et j'en passe. Et soudainement, tu cherches à sauver des humains ! Avoue que c'est déconcertant.
- Je ne cherche aucunement à sauver cette bande de « Royal biped » (*)…
- Alors Quoi ?
- Eh bien, disons qu'il n'est pas dans mon intérêt de voir Aro prendre la tête du pouvoir. Il ne fait aucun doute qu'une fois établit, il se débarrassera de Marcus et moi. Si Marcus s'obstine à croire qu'on peut lui faire confiance, moi je suis persuadé du contraire. Et quitte à mourir, je préfère le faire pour une bonne cause…
Tous les Cullens, moi y compris se fixaient. Evidemment, Caius faisait cela pour son profit mais seulement et c'est pour ça que nos étions tous surprit.
Caius nous fit signe qu'il se retirait. Nous nous retrouvions à présent seul pour décidé de la suite des évènements qui promettaient d'être angoissants. Il apparaissait logique aux yeux de tous que nous devions nous éloigner au plus vite de cet endroit. La décision fut prise de prendre le prochain avion pour l'Alaska et rejoindre les Denalis dont j'avais quelque peu entendu parler auprès d'Edward et lors de mes années en tant qu'Isabella Volturri.
*******
Un sentiment étrange flottait dans l'air dont la saveur prenait des teintes de tentation sanguinaire. Et pour cause, nous étions entourés de pauvres petits humains innocents qui ne se doutaient en aucun cas d'être encerclé par une bande de vampires restés captifs pendant de longs mois.
Ce fut donc avec soulagement que nous atterrîmes sur la piste nous enjoignant aux amis et camarades des Cullen. D'après ce que je pus suivre de la conversation qui s'était entamée entre Carlisle et l'homme qui m'apparaissait être le chef de clan, je compris qu'une certaine Tanya rechignait à nous venir en aide et avait même menacer de quitter le clan et d'avertir les Volturris si je cite « la poufiasse qui sert de copine à Edward mettait un pied sur leur domaine. »
Bien que mécontente de m'être découvert une nouvelle ennemie, je pus prendre cela à la rigolade grâce aux explications d'Eléazar. De toute évidence, Tanya était une femme qui avait l'habitude de voir tous les hommes à ses pieds et lorsque par malheur elle n'arrivait pas à ces fins, son monde entier s'écroulait, ne laissant que les vestiges d'une vampire dévastée par la stupidité.
Ils – Eléazar, Carmen, Irina et Kate comme je venais de l'apprendre - nous conduisirent en voiture jusqu'au dit domaine, sur lequel je n'avais pas le droit de m'aventurais puis nous primes nos aises dans les canapés du salon.
Au début, je me sentais plus que mal à l'aise parmi ces personnes car une telle familiarité entre les différents membres des deux clans ma déstabilisée, moi la dernière arrivée qui ne connaît absolument pas nos hôtes.
Mais bien vite, j'appris à ne pas me formaliser de mon aliénation et Rose et moi partîmes dans une grande discussion engagée avec ses grandes amies Irina et Kate.
Cependant l'heure n'était pas à la démonstration d'affection, et bien vite le sujet « plan d'Aro Volturi retomba sur le tapis ». Il fut décider qu'une grande réunion de famille devait être organisée le plus rapidement possible.
C'est ainsi que dès le lendemain matin et sans plus d'échange de banalités, nous nous retrouvâmes tous attablés dans la grande salle à manger des Dénalis.
Je n'avais évidemment de tous ce temps pas lâcher la main d'Edward et à cet instant même, je me trouvais collée contre lui, prête à écouter ces vampires préparer un plan d'action.
Les chefs de clan me prièrent de bien vouloir commencer en exposant tout ce que j'avais vu, entendu ou fait pendant mon service. Edward me lança un oeillade pour m'encourager et je débutais mon récit.
(*) Royal canin : nourriture pour chiens
Royal biped : nourriture pour vampires
