Espace réponse aux reviews anonymes ^^
Horoun : merci !!! Tu es le premier (la première ?) à mentionner cette question concernant Cooper ; pour la réponse, je vous en dit un peu plus à la fin, après ce chapitre. En fait non, j'en dis pas plus mais tu verras :p… Que de mystères lol ! J'espère que la suite te plaira toujours autant ^^
CarlieCullen : merci beaucoup !!! Ça fait énormément plaisir ^^ tout ce que j'espère est que la suite ne te décevra pas… Et soit rassurée c'est bien un Edward/Bella qui est prévu…
July : merci !!! Voici la suite, enjoy ;-) !
Melo.c.42 : hé t'as vu ça, j'ai fait mon maximum pour poster avant ton départ en vacances !!! Mdr. Alors, la suite viendra… Ben quand tu rentreras de vacances dans un premier temps. Le Noël chez les Cullen ? Même réponse a priori. Quant à l'histoire de Cooper… Ahah, ça, jte le dirai pas ! Lol. Je ne sais même pas moi-même quand elle sera révélée… Quant à Aline, elle aura un rôle dans la fic. Plus ou moins grand selon vos désirs, mais tu verras à la fin de ce chapitre ce que je veux dire… En attendant, bonnes vacances !!!
Chris : merci beaucoup ! J'espère que la suite sera à la hauteur !!!
VACANCES !
Cooper POV
Je rejoignis Edward à notre cours en commun.
Je crus que ça allait être comme d'habitude, silencieux. Raté, à ma grande surprise, mon voisin m'adressa la parole.
- Tu peux m'expliquer à quoi ça rime ton jeu avec Aline ?
Je me tournais légèrement vers lui, interrogatif, puis me renfrognais.
- Je ne supporte pas qu'on s'acharne sur quelqu'un.
Je vis bien qu'il sentait qu'il y avait quelque chose derrière ma réponse. Il me fixa quelques secondes.
- Je serai ravi de parler de tas de choses avec toi, fis-je avec lassitude, mais en l'occurrence je ne crois pas avoir envie de répondre aux questions que tu te poses.
Il haussa les épaules et détourna son attention sur le tableau.
- Fais gaffe quand même. C'est pas bon de traîner avec une humaine.
- Ouais. On voit ce que ça a donné un siècle plus tôt.
Ma remarque fut accueillie par un froid. Edward s'était raidi. Mais bon, pour une fois, je m'en contenterais. Tant qu'il ne me parlait pas, il ne risquait pas de m'interroger sur mon passé.
- Je ne compte pas la réinviter à notre table, crus-je quand même on de préciser.
Il hocha la tête, sans rajouter un mot.
Eh ben, ça promettait l'ambiance de ce cours !
Je luttais pour ne pas m'égarer dans mes pensées. Je ne voulais pas penser aux raisons de mon comportement avec l'humaine. Aline. J'avais du mal à prononcer son prénom, même dans ma tête. Parce que, je ne sais pas vraiment… Parce que, je crois, ça la rendait plus… vivante. Plus concrète. Ça me donnait encore plus envie de lui rendre le sourire. Et ça, c'était mauvais. La défendre, c'était une chose. Lui faire retrouver le bonheur, c'en était une autre. C'était l'affaire d'un autre, plus exactement. Pas mes oignons.
Je savais qu'Edward lisait dans mes pensées, en cet instant, et ça m'énervait. Il fallait que je fasse le vide. Maintenant. Mais je n'y arrivais pas.
- Monsieur, je crois que Cooper aimerait sortir, fit la voix d'Edward. Il a l'air de se sentir mal.
Je lui lançais un regard surpris, puis fixait le prof. Je lui fis un sourire d'excuse.
- En effet, j'ai un peu mal à la tête.
- On, euh, allez à l'infirmerie alors. Vous voulez qu'un élève vous accompagne ?
J'étais déjà debout.
- Non, merci. Ça ira.
Je sortis de la classe, et m'éloignai le plus rapidement possible à vitesse humaine, afin de me mettre hors de portée du pouvoir d'Edward.
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Emmett POV
Les jours avaient défilé tranquillement. Et ENFIN ! C'était les vacances.
Quoi ? Les vacances, c'était important, même pour un vampire. Ça signifiait plus de temps avec ma Rose.
Ah et puis il fallait trouver des cadeaux aussi. Je n'avais toujours pas commencé. Fallait que je me magne, Noël c'était dans… même pas une semaine ! Oh la merde. Fait chier, je crois qu'il allait me falloir demander des conseils à Alice. Bon, pour Rose, c'était facile. Elle voulait cette SUPEEEERBE bague comme elle avait dit. Superbe, ouais, bof. Quoique, si elle ne portait que ça… Je veux dire, vraiment rien que ça, ce serait superbe. Les images commencèrent à me venir, et je souriais d'un air gourmand.
Jasper grogna, à côté de moi. J'éclatai de rire. Actuellement il devait être en train de se retenir de se jeter sur sa sœur…
J'essayai de me calmer. Quand même, le fait que Jazz fantasme sur ma Rose ne me faisait pas forcément plaisir.
- Et moi aussi j'aimerai bien que tu arrêtes de faire défiler de telles images de Rose dans ta tête, fit la voix d'Edward, me sortant de mes pensées.
Putain, le con ! Il avait tout vu. Il avait vu ma Rose habillée seulement d'une bague. J'allais le tuer.
Rose s'était tournée vers moi, soupçonneuse.
- Hop hop hop, à quoi tu pensais toi ?
Je lui fis mon sourire angélique.
- À rien chérie… Seulement à la bague que tu veux pour Noël.
Edward et Jasper me regardèrent en haussant un sourcil. Je grognais.
- Toi Edward regarde la route. Et toi Jazz je me passerai de tes commentaires.
- On n'a rien dit, répondirent-ils en chœur.
- C'est ça, maugréais-je.
- Emmett, fit Rosalie d'un ton menaçant.
Je tentais mon sourire innocent (rien à voir avec le sourire angélique, faut suivre un peu !).
- Chérie, je te jure que pensais à cette bague !
- Ah, je confirme, fis Edward, à moitié mort de rire.
À moitié mort tout court si il continuait ses allusions, pensais-je en le fusillant du regard.
Il éclata de rire.
Y a pas à dire, il était plus détendu depuis la réapparition de Bella. Ça faisait longtemps qu'on ne l'avait pas entendu rire.
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Bella POV
Les vacances. Bon, fallait que j'aille faire les boutiques pour trouver les cadeaux auxquels j'avais pensé pour chacun des Cullen, Alain et Coop. Oh, ça ne devrait pas être trop dur. J'aimais faire les boutiques dans ce cas ; et en plus, j'avais une bonne excuse pour ne pas y aller avec Rose et Alice, vu qu'il y aurait aussi des cadeaux pour elles.
Le samedi, nous partîmes quand même toutes les trois en direction de Seattle. Nous nous séparâmes après nous être donné rendez-vous à la fin de l'après-midi.
Je flânais dans les boutiques à la recherche des cadeaux idéaux. Ou presque idéaux. Je repérai vite un magnifique collier pour Rosalie. À Alain, je lui pris une écosphère. Vous savez, ces boules en verre (en fait, de différentes formes) complètement closes où se développe tout un écosystème ? Allez comprendre pourquoi, je sais qu'il adorera passer des heures à contempler ça. Au fond, je trouvais ça assez sympa comme manière de tuer le temps pour un vampire. Pour Cooper, une nouvelle chaîne hifi dernière génération. Celle qu'il avait en ce moment n'était pas loin de rendre l'âme. À Emmett, je lui aurais bien pris un livre de blagues, mais je sentais que j'en aurais eu pour longtemps à en entendre… Avec un sourire en coin, j'entrais dans un sex shop, et j'en ressortis avec une tenue de plombier sexy et un set de jeux coquins. Pas de doutes, c'était Cooper qui m'avait rendue si… décoincée. J'avais réussi à obtenir -20 % rien qu'avec un clin d'œil à l'attention du vendeur. Celui-ci avait eu du mal à déglutir je l'avais bien vu.
Reprenons pied avec la réalité. À Alice, je lui offrirai une immense peluche. J'ignorais si ça lui plairait vraiment, mais pour avoir vu sa chambre, je savais que ça irait très bien avec sa décoration. Pour Jazz, je trouvai une superbe montre. Je sais que la perception du temps pour un vampire peut sembler dérisoire, mais il serait vraiment classe avec ça au poignet. Pour Carlisle et Esmée, c'était très simple. Nous nous étions tous mis d'accord pour leur offrir une grande maison -en fait, j'irai jusqu'à dire un petit château- en France.
Restait Edward.
Alors lui, ce fut le plus dur. Je n'avais toujours pas trouvé la moindre idée ; un instant, j'envisageai de demander de l'aide aux filles. Puis je la vis.
Une lunette d'astronomie. L'une des plus puissantes vendues aux particuliers. Elle permettait de voir un nombre impressionnant d'astres et planètes. Je lui aurai bien offert un voyage sur la Lune ; mais je savais qu'il y avait une visite médicale à passer avant tout décollage en fusée. Je doutais que le médecin de la base trouverait tout à fait normal l'absence de pouls chez Edward.
Bon, ce n'était pas franchement un cadeau personnel. Mais sincèrement je n'avais pas envie de m'impliquer tellement. On verrait bien ce qu'il allait m'offrir, lui.
La journée passa vite ainsi ; j'avais fait plusieurs voyages jusqu'à la voiture. Ça aurait paru étrange aux humains de me voir me balader avec tous mes sacs sans effort. Déjà, à me voir arpenter les rues avec le carton du télescope, ils avaient tiré une drôle de gueule.
J'écarquillai les yeux en apercevant les filles portant encore plus de sacs que moi. Nous avions pris la Jeep d'Emmett ; mais ça ne suffit même pas à tout ranger. Faut dire qu'avec mon télescope et mon énorme peluche… Rose ne se démonta pas. Elle ressortit tous nos sacs, et nous nous assîmes avec Alice en attendant qu'elle revienne avec une remorque, qu'elle alla acheter dans le garage le plus proche.
Ben ouais. Normal de conclure une journée de shopping de trois filles par l'achat d'une remorque pour pouvoir tout ramener. Non ?
Nous pûmes enfin repartir pour Forks, complètement épuisées. Les mecs rirent bien quand ils virent tout ce qu'il y avait à décharger ; ils rirent encore plus quand ils apprirent que nous venions de nous arrêter chez moi pour décharger tout ce que j'avais acheté. Alice leur tira la langue et Rosalie leur jeta un regard dédaigneux. Je souris. C'était prévisible, mais tellement agréable ! Même Edward n'en pouvait plus de rire en voyant Alice se démener avec tous ses énormes sacs de fringues -à vrai dire, elle n'avait pas fait les boutiques que pour les cadeaux de Noël…
Le vague à l'âme, je ressentis soudain le besoin de m'isoler. Je me dirigeai vers la forêt, complètement inconsciente des regards étonnés des autres dans mon dos. J'avançai sans but plusieurs minutes, puis repérai un gros chêne et l'escaladai jusqu'à la moitié. Je m'assis sur une branche.
Dans un bruissement de feuilles, quelqu'un me rejoignit. Inutile de regarder ; je reconnus l'odeur d'Edward. Il s'installa à côté de moi. Nous gardâmes le silence quelques instants.
Puis je me tournai vers lui, et le fixai, un peu absente.
- Ça va ? Me demanda-t-il.
- Oui, oui. J'avais besoin de m'isoler un peu.
- Ah. Désolé, fit-il en commençant à bouger pour repartir.
Je l'attrapai vivement par le poignet.
- Non, reste !
C'était sorti tout seul ; nous nous regardâmes quelques instants, aussi surpris l'un que l'autre.
- J'avais besoin de calme. Tu ne me déranges pas, finis-je d'une voix plus basse.
Il hocha la tête, visiblement heureux, et se réinstalla, attrapant ma main comme la dernière fois, en cours de français.
Je me laissai aller à mes sensations. La sensation de sa paume contre la mienne, de nos doigts emmêlés, la sensation de son corps à côté du mien, son odeur… Je mesurai pour la première fois à quel point je m'étais sentie vide sans toutes ces sensations.
Une conclusion s'imposa à mon esprit : Edward Cullen m'était redevenu aussi indispensable qu'il y a cent ans.
C'était étrange tout de même. Avant lui, j'avais vécu 17 ans et connu des peines et des joies comme tout un lot d'humains. Après lui, j'avais vécu 100 ans de plus, et réussit à nouveau à être heureuse -ce qu'entre nous, j'avais cru impossible au départ- grâce à d'autres vampires.
Et pourtant, quand il était là, à mes côtés… j'avais l'impression qu'il n'y avait que lui qui pouvait me faire connaître le bonheur. Qu'il était le seul élément indispensable à ma vie.
Je le regardai pensivement. Il tourna la tête, nos yeux se rencontrèrent. Il se raidit légèrement, et avança une main tremblante vers ma tête ; il replaça une mèche de cheveux derrière mon oreille, traçant une ligne de feu sur le chemin que ses doigts avaient effleuré.
Un instant, je cru qu'il allait m'embrasser. Son regard, intense, me vrillait, me brûlait de l'intérieur. Je frémis.
Mais il ne fit rien. Quelques secondes passèrent pendant lesquelles il resta immobile.
Gênée, je détournai le regard. Et, afin qu'il ne puisse plus me voir non plus, je me calais contre son épaule. Il lâcha ma main, et m'entoura de son bras.
Nous passâmes une bonne partie de la soirée ainsi.
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Edward POV
Je tenais ma Bella contre moi.
Je tenais ma Bella contre moi, et je crois que personne ne peut imaginer l'effet que ça me faisait.
Quand je l'avais vu partir seule vers la forêt, sans un mot, j'avais été surpris, comme les autres d'ailleurs.
Mais en plus, la voir s'éloigner ainsi avait réveillé en moi de vieilles craintes complètement absurdes.
Que pouvait-il lui arriver ? Tomber sur un grizzly ? Il ne ferait pas long feu. Ou en tous cas, elle courrait assez vite pour se mettre hors de portée en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire. Elle pouvait aussi tomber sur les loups ; mais elle les sentirait arriver de loin, et en plus leur chef avait les lèvres collées à ses chaussures depuis qu'il avait appris qu'elle était LA Bella de Jacob Black.
L'idée m'avait fait grogner. Comment avait-elle pu être amie avec un loup ? Bon, j'étais injuste. Le loup lui avait sauvé la vie. À au moins deux reprises.
Contrairement à moi.
La douleur m'avait traversé, lancinante.
Je n'avais pas été là pour Bella.
Soudain, c'en fut trop. J'avais couru sur ses traces, la flairant. Je ne pouvais pas la laisser seule. Je m'en sentais physiquement incapable, tout simplement.
Je l'avais rattrapée et vue escalader ce chêne. J'avais attendu qu'elle soit bien installée pour la rejoindre.
Et maintenant, je le tenais dans mes bras.
Quel idiot, j'avais bien failli l'embrasser.
Oui, failli. L'image de Cooper s'était imposée à temps à mon esprit. J'ignorais où en était sa relation avec Bella. Ok, ils n'avaient franchement rien d'un couple. Mais je n'arrivais pas à m'en assurer. J'aurais pu tout simplement poser la question à l'un d'eux deux. Mais je ne parvenais pas à m'y résoudre. J'avais bien trop peur d'apprendre que oui, ils étaient ensemble. J'avais toujours trouvé idiot les personnes qui ont un fort risque d'avoir une maladie héréditaire, une MST, un cancer ou autre, et qui refusent de faire un dépistage pour savoir si oui ou non c'est le cas. Ces personnes, la plupart du temps, expliquent que c'est parce qu'elles craignent que le résultat ne se révèle positif. Je trouvais ça bête ; en aucun cas cela ne changerait la réalité, mais ces personnes pourraient être soignées si elles étaient atteintes, ou seraient heureuses si elles apprenaient qu'elles étaient saines.
Mon cas, n'était-ce pas un peu pareil ? C'était totalement pareil. Je ne critiquerai plus jamais le choix de ces gens.
Mes pensées revinrent à Bella.
M'aurait-elle repoussé si je l'avais embrassé ?
Me repoussera-t-elle quand je le ferais ?
Car inutile de se leurrer, j'étais si faible en sa présence, que même si je venais à apprendre demain que Bella et Cooper étaient mariés, je savais qu'un jour ou l'autre je craquerai.
Ce n'était qu'une question de temps.
Mais le doute me faisait trop mal.
Je fermai les yeux, le nez dans les cheveux de Bella. J'essayai de me concentrer sur l'instant présent. En l'instant présent, j'étais avec elle, et nous étions seuls.
En l'instant présent, je tenais ma Bella contre moi.
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Alice POV
J'étais toute heureuse.
C'était les vacances, c'était la période de Noël, j'allais passer plein de temps avec mon chéri, bon ok il allait y avoir Emmett aussi mais je ferais avec, j'allais passer un nouveau Noël avec ma Bella, je revenais d'une journée de shopping, je m'étais trouvée plein de fringues et lingeries TROP TOP, d'ailleurs j'allais montrer tout ça à mon chéri ce soir, ah et puis…
Bella et Edward étaient seuls ! Tous les deux ! Enfin ils étaient seuls ensemble quoi. Sinon ça n'aurait pas été intéressant. Bref ils étaient seuls, au milieu d'une forêt. Je regrettais un peu de ne pouvoir voir ce qui allait se passer entre eux dans l'immédiat ; mais j'avais l'impression en tous cas que leur histoire était lentement en train de redémarrer. À défaut de visions, j'avais le pressentiment qu'ils étaient en train de se retrouver. Appelez ça comme vous voulez, l'intuition féminine si ça vous amuse, mais je le sentais.
Oui, ces deux-là ne pouvaient décidément pas se passer l'un de l'autre. Ils ne s'étaient que très peu connus, en réalité, comparé à l'éternité d'une vie de vampire ; mais ils avaient vécu quelque chose de fort. Le grand Amour. Le seul, l'unique, celui qui mérite d'être écrit avec une majuscule.
Je me sentais plus chargée qu'une pile électrique. Enfin je parle de piles, mais les piles ça faisait longtemps que ça n'existait plus. Il fallait vivre avec son époque.
Peu importe je m'embrouillais là. Où j'en étais ?
Ah oui, j'étais heureuse.
À côté de moi, Jazz soupira. Je me tournais vivement vers lui.
- Ça va pas mon chéri ?
- Ali, mon cœur, tu m'épuises à être aussi excitée, soupira-t-il à nouveau. Je me demande s'il existerait des calmants pour toi. Il faudra que je demande à Carlisle.
J'éclatai de rire et sortis du canapé où j'étais assise à ses côtés pour me placer à califourchon sur lui, et je lui dis d'une voix aguicheuse.
- Chéri, ce soir, je t'épuiserai encore plus…
Je vis son regard s'enflammer aussitôt.
- Beurk, Aliiiiiiii, se mit à geindre Emmett dans mon dos, t'es dégueu ! Évites ce genre d'allusion, ça choque mes sensibles oreilles ! Il y en a qui sont pudiques ici…
QUOI ? Il pouvait parler, celui-là ! En cet instant, il était assis dans un fauteuil, Rosalie sur ses genoux dans une position qui n'avait ABSOLUMENT rien de pudique.
Rose lui donna une grande claque derrière la tête à ma grande satisfaction. Jasper fronça les sourcils.
- Emmy, c'est normal que je ressente de l'excitation quand Rose te tape ?
Un sourire gourmand se dessina sur les lèvres d'Emmett, et je sautai sur mes pieds avant qu'il ait eu le temps de dire quoi que ce soit.
- Non, ne réponds pas, paniquai-je. Je ne veux pas savoir, Jazz non plus, et d'ailleurs on s'en allait.
Je tirai mon chéri vers notre chambre. Enfin, la sienne. Quelle différence ? Si, il y avait une différence : il n'y avait aucun habit à moi dedans.
Ou bien mes habits se retrouvaient éparpillés en petits tas un peu partout.
Jazz me plaqua contre le mur, un sourire coquin sur les lèvres.
- Et si tu me montrais à quel point tu es capable d'épuiser un vampire ?
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Alain POV
C'était bientôt Noël. Les fêtes de fin d'année, les cadeaux, les baisers sous le gui…
Rajoutez ça au fait que c'était les vacances, ce qui signifiait plus de temps à passer avec les Cullen, et vous n'aurez aucun mal à imaginer qu'en quelques jours certaines choses allaient changer.
J'avais vu Bella rentrer de son excursion dans la forêt, excursion durant laquelle elle avait été suivie par Edward.
Je l'avais vue, et j'avais surtout vu son expression complètement rêveuse.
Elle était rentrée dans la maison sur pilote automatique.
Sincèrement, je suis convaincu que si je m'étais amusé à sceller un poteau en plein milieu du passage menant aux escaliers, elle se le serait pris en montant à sa chambre.
J'étouffais un rire.
C'est incroyable ce qu'elle pouvait avoir l'air humaine par moments. Elle me faisait penser à une adolescente qui venait de recevoir son premier rencard, ou son premier baiser.
Ah, Bella…
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Edward POV
En rentrant d'avec Bella, le vague à l'âme, je m'installai face à mon piano. Je commençai à jouer ; mais je n'étais pas inspiré. Je bloquais.
Une chanson -très vieille chanson- me revenait en tête. Je ne savais pas pourquoi ; elle ne faisait pas particulièrement partie de mes goûts musicaux.
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Il a le droit de poser ses mains sur ton corps
Il a le droit de respirer ton odeur
Il a même droit aux regards qui le rendent plus fort
Mets-moi la chaleur de ta voix dans le cœur
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Je pensais à Bella. Et automatiquement à Cooper. Elle était partie le rejoindre.
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Et ça fait mal, crois moi, une lame enfoncée loin dans mon âme
Regarde en toi, même pas l'ombre d'une larme
Et je saigne encore, je souris à la mort
Tout ce rouge sur mon corps
Je te blesse dans un dernier effort
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C'est vrai, j'avais envie de la blesser parfois. J'avais envie qu'elle sente à quel point moi j'avais mal. Et je me détestais pour ça. J'avais si mal…
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Il aime caresser ton visage quand tu t'endors
Et toi tu te permets de dire encore encore
Je sais que ce qui ne tue pas nous rend plus fort
Mais moi, mais moi je suis déjà mort
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Oui, j'étais mort. Je ne pouvais plus que subir ces sensations, cette douleur, je ne pouvais plus qu'imaginer ce qui était en train de se passer entre eux. Car quand nous nous étions séparés, Bella avait juste dit « Cooper doit m'attendre. Bonne nuit, Edward ».
Bonne nuit. Quelle connerie.
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Ça fait mal, crois moi, une lame enfoncée loin dans mon âme
Regarde en toi, même pas l'ombre d'une larme
Et je saigne encore, je souris à la mort
Tout ce rouge sur mon corps
Je te blesse dans un dernier effort
Mais je saigne encore, je souris à la mort
Mais je saigne encore, tout ce rouge sur mon corps…
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Kyo, Je saigne encore
Bon, alors, vous êtes plusieurs à avoir reviewé et demandé s'il allait y avoir une histoire d'amour entre Aline et Cooper.
En fait, je n'en avais pas prévu, à la base, dans cette fic. Ou plus exactement, j'avais prévu d'écrire une suite centrée sur Cooper si ce personnage vous intéressait (et visiblement c'est le cas pour pas mal d'entre vous ^^) dans laquelle il trouverait effectivement son âme soeur. Dans Retrouvailles le personnage d'Aline devait juste m'aider à résoudre un problème qui aura lieu plus tard dans la fic (euh, j'en dis pas plus, vous verrez bien^^).
Bref, je vous demande votre opinion : que préférez-vous, vous, lecteurs ? Un Aline/Cooper dans cette fic, ou une autre fic centrée sur Cooper comme j'avais prévu à la base ? Les deux sont possibles, et si j'écris, c'est pour vous, alors… que tous ceux qui ont un avis n'hésitent pas à m'en faire part !
