Un gros merci à tous et toutes pour vos retours ! Avec un clin d'œil appuyé à Eva, Narilla Snape, jojom, le Guest anonyme, NCISLAFAN83 et mllejojom à qui je n'ai pu répondre à vos rev, en privé !

À ce propos, nombre d'entre vous ont été surpris par la réaction de Sam envers Deeks. Ce que je comprends tout à fait. Bon, comme vous l'aurez déjà remarqué nous n'avions pas encore eu dans le précédent chapitre les « pensées » de ce dernier. Ce par quoi nous commençons ici et qui devrait en partie vous donner quelques premiers éléments de réponse. Mais comme indiqué à certains en MP, il y a avant toute chose, une vraie raison à son comportement. Aussi basique qu'évidente pour moi et à laquelle j'ai pensé dés la vision de l'épisode. Mais il va falloir être patient. Car cette explication (aussi « boiteuse » soit-elle quand vous pourrez la juger), n'arrivera que dans une poignée de chapitres. Et si j'attends aussi longtemps. C'est que d'un, y'a pas l'occasion dans le scénario de le mettre en évidence de suite. Et de deux, cela m'empêcherait de vous proposer une grande scène dramaturgique (comme le dirait Veronica) entre tous les éléments de l'équipe. Donc, tout ça pour dire que chaque petite chose glissée ça et là dans chaque chapitre a un but dans l'un des suivants. En espérant seulement, que vous serez assez patients avec moi pour attendre de lire jusqu'à la fin cette histoire avant d'estimer que j'ai été complètement à côté de mes pompes avec Sam ^_^'' Même si, je vous l'accorde. Aussi importante - pour ne pas dire fondatrice de toute la suite - soit ma bonne excuse, pour le faire agir de la sorte. Sam n'en reste pas moins ma tête de Turc sur cette fic-ci en raison de ce qu'il a osé sortir à Deeks quand ils jouaient aux échecs lol ;p

Enfin bref, pour ce chapitre riche en injures (vous voila prévenu), Sam va s'avérer plus OOC que jamais. Mais encore une fois, pour une bonne raison. Aussi laissez-moi au moins une toute petite chance d'aller au bout de mon idée pour que vous compreniez très vite, le pourquoi du comment. ^-^ (C'est ça ou je publie des chapitres de 70 pages tous les mois pour apporter toutes les réponses d'un coup lol p)

En attendant, bonne lecture à tous ceux qui continuent de me lire ^_^x

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BROKEN ARROW


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19H05 - Lieu inconnu à quelques kilomètres du désert de Mojave

Quand il s'infiltra dans le couloir, Sam Hanna rongea son frein. Jusqu'au bout, Deeks aura eu le chic de le pousser à bout. Alors qu'ils avaient enfin une chance de se tirer des pattes de leurs geôliers, il fallait qu'il se la joue grand blessé de guerre. Un marine aurait serré les dents et accepté de bouger. Mais non. Il fallait qu'il fasse équipe, avec un putain de flic des villes pas fichu de montrer un tant soit peu de force de caractère. Ou tout du moins suffisamment pour aller jusqu'au bout de ce qu'il avait entrepris. Car s'il pouvait admettre avoir été bluffé par sa capacité à se délier et abattre Andros. Ils étaient encore loin d'être tirés d'affaire.

Si bien que l'attitude défaitiste et attentiste de Deeks l'obligeait dorénavant à s'aventurer seul à l'extérieur de leur geôle pour sécuriser les lieux. Un prédicat essentiel avant d'envisager toute autre action. Car à quoi bon se soucier d'un blessé, si cet instant d'inaction permettait à l'ennemie de vous retrouver pour mieux vous abattre ? Il y avait des priorités dans une évasion, et Deeks aurait dû les connaître et agir en conséquence. Au lieu de ça, il l'obligeait à l'abandonner…

Putain, ce mec !

S'éloignant toujours plus de la chambre blanche, Sam n'eut alors aucun remords pour son action. Deeks était un grand garçon capable de prendre soin de lui le temps qu'il revienne le chercher. Et quand bien même lui reprocherait-il par la suite son attitude, aurait-il lui une interminable liste de reproches à lui soumettre pour le calmer aussi sec.

D'ailleurs, s'il s'écoutait, il le laisserait pour de bon sur place. Mais ce n'était pas comme ça qu'agissait un navy seal. Bon Dieu… Que Callen pouvait lui manquer à cet instant. Pas un instant, il n'aurait eu à se soucier de ce que l'autre ferait ou penserait avec son partenaire légitime… Mais il avait fallu que la petite sorcière aille les séparer ! L'obligeant à présent à baby-sitter un civil qui les ralentissait en l'obligeant à sécuriser les lieux avant de retourner le chercher pour le ramener par la peau du cul, s'il le fallait, jusqu'à l'OPS.

Alors, oui. Sam Hanna rongeait son frein, empli d'une colère noire qu'il maîtrisait à peine. Voilà ce qu'il en coûtait de jouer avec un flic plutôt qu'un agent spécial aguerri. Hetty aurait un paquet de formations à lui imposer, si elle désirait que ce constat change un jour…

- Crois-moi, sur ce coup, tu ne t'en tiras pas si facilement… marmonna-t-il pour lui-même.

Arrivant devant une série de portes, l'homme essaya aussitôt d'en ouvrir une… pour la découvrir fermée à clef. Peu patient, il la défonça dès lors d'un coup de pied bien placé. Pour ne rien y trouver. Rien de plus qu'une simple chambre décorée avec un goût de chiotte.

Poursuivant son avancée, Sam renouvela l'opération porte ouverte pour chacune des pièces qu'il croisa, sans y trouver personne. Tout au plus découvrit-il au bout de la cinquième que tant d'efforts n'étaient pas si indiqués pour un corps déjà suffisamment mis à l'épreuve.

Son cœur subitement prit de palpitations, Sam cessa toute action pour progresser sans plus se soucier de ces foutues portes. À peine, s'assurera-t-il qu'elles étaient toutes fermées à clefs, dans sa précipitation à avancer. Ce n'était pas le moment de devoir gérer une attaque-surprise en raison d'une négligence.

Mais à peine y pensa-t-il qu'un homme surgissant de nulle part se fit entendre.

NCIS - LA

Le réalisateur/monteur/caméraman en charge de gérer les tournages de Mikhail Andros était las de cet équipement dépassé avec lequel il devait bosser. Alors que tout se passait bien jusqu'ici et que lui et son comparse avaient pu commencer à travailler les premières bandes de l'interrogatoire en cours, il avait fallu que le retour vidéo les lâche subitement.

- On s'absente dix minutes boire deux bières et tout merde... bourgeonna-t-il dans sa barbe.

Il espérait que ce ne soit pas encore Mikhail qui ait foutu le bordel avec le montage électrique. Si la batterie servant à donner des coups de jus à ses victimes était dorénavant indépendante. Cela ne serait pas la première fois que leur boss, à trop jouer, venait à provoquer un court-circuit dans tout le système.

Quoi qu'il en soit, bien que la consigne soit de rester dans la salle de relais vidéo, l'homme n'avait guère le choix. Sans réseau GPS dans la salle, il devait rejoindre Mikhail pour l'informer qu'il n'aurait plus traces de ses forfaits, si personne ne réparait le problème.

Encore une info qui allait ravir son boss. Oh, joie !

Alors que l'homme progressait dans la demeure, la surprise fut de taille quand il fit subitement face au black baraqué censé être ligoté sur leur version personnelle de la chaise électrique.

- Que… ?

S'il était habitué à la violence crue emplissant ses créations filmographiques, la stupeur mêlée à l'inexpérience d'une telle situation le laissa gelé l'unique seconde suffisant à son vis-à-vis pour agir. Si le réalisateur avait bien un flingue à sa ceinture, il n'eut jamais l'occasion de le dégainer, battu à mort avant même qu'il ne le réalise.

NCIS - LA

Sam n'avait pas laissé une chance à l'inconnu ayant surgit de nulle part.

Il n'avait pas ce luxe, à cet instant.

Délaissant le corps sans vie, l'agent du NCIS, toujours à cran, poursuivit son chemin. Mais très vite l'accélération du battement de son cœur s'emballa de plus belle, le laissant le souffle coupé.

Serrant ses poings contre sa poitrine, tout en s'essayant à prendre de grandes respirations dans l'espoir de se calmer, Sam n'eut pas conscience du temps passé. Aussi aurait-il été incapable d'indiquer s'il s'était stoppé une minute ou une heure. À peine réalisait-il seulement devenir soudainement sourd à son entourage. Un malaise bien réel qui lui ôta toute chance d'entendre l'exclamation d'un second homme survenir dans son dos :

- Putain, mec ! Tu branles quoi ? On n'a toujours pas récupéré le retour vidéo. Si Andros l'apprend après ses mises à mort, il serait foutu de faire un remake avec l'un de nou… Merde !

Comme il ne vit pas cet inconnu dégainer son flingue pour le viser, ni même Deeks l'approcher de face, jusqu'à ce que ce dernier le braque lui aussi de son arme.

Si l'instant ne dura que quelques secondes, elles suffirent à l'ex-navy seal pour lire toute la détermination dans les yeux bleu pâle de son équipier. Son petit calibre clairement dirigé sur lui, ce dernier allait tirer. Cela ne faisait aucun doute ! Une certitude qui se confirma quand des coups de feu retentirent devant et derrière lui.

NCIS - LA

« On ne tire jamais dans le dos. Mais on tire le premier. » murmura Marty Deeks pour lui-même, en observant le corps qu'il venait d'éliminer d'une balle dans le crâne. Telle l'unique leçon que le macchabée aurait dû apprendre avant sa mort. La seule consigne que Ray lui ait jamais donnée, quand gamin, il lui avait confié le 38 subtilisé à son père et appris à l'utiliser. L'ironie que ce soit la même arme qu'il tienne à cet instant pour sauver, non pas sa mère, mais l'agent Sam Hanna du NCIS - un tir pour défendre par deux fois une personne qui ne l'en remercierait pas, il n'en doutait pas - ne lui échappa aucunement. D'autant plus quand il sentait son corps brisé de toute part, comme 23 ans auparavant…

Alors qu'il avait donc pour la troisième fois en cette trop longue journée sauvé la peau de son partenaire temporaire en tirant dans la tête d'un homme armé approchant Sam dans son dos. Il ne doutait pas que ce dernier ait un bref instant redouté qu'il lui tire bel et bien dessus et non sur une cible située derrière lui. Aussi ne lui en voulut-il pas pour les gros yeux reçus en retour de cet énième acte de sauvegarde le concernant. C'était déjà une terrible chance qu'il ait continué à avancer quand il discutait avec le MTAC et l'ait aperçu sur sa ligne de tir. Et plus encore, que la balle tirée par l'inconnu n'ait pas fini sa course sur l'un ou l'autre.

Ne voyant finalement personne d'autre autour d'eux. L'absence de renfort arrivant précipitamment suite aux coups de feu, le poussa à penser qu'ils étaient bel et bien seuls à présent. Aussi, Deeks profita de cette nouvelle pause pour enfin trouver la sortie et se laisser glisser sur le pas de la porte, histoire d'y prendre l'air. Il aurait bien été plus tenté par un lit, canapé ou toute forme de chaise peuplant la maison. Mais il savait trop bien que plus il obtiendrait de confort et moins il pourrait redémarrer.

Voyant Sam arriver à la même conclusion que lui. À savoir qu'il n'y avait plus personne dans les lieux. L'homme finit, à son plus grand étonnement, par le rejoindre et s'agenouiller à ses côtés. Au moins, cela lui permettrait de l'informer de l'évolution de la situation sans devoir hurler à tout poumon pour se faire entendre. Sans attendre, Deeks lui confia donc ce qui lui parut comme étant le plus important.

- Sidorov et Zhrov ont déjà quitté les lieux.

- MERDE !

Voyant que Sam était à deux doigts de lui en foutre une, Deeks se recula instinctivement.

Vraiment ?

Il allait vraiment le frapper ?

Putain, mais il y était pour rien, si l'autre type avait fui !

Il comprenait qu'il puisse avoir les nerfs, mais y'avait des limites à ce que lui acceptait d'encaisser.

- On se calme Hulk. J'ai appelé l'OPS pour les en informer. Je n'ai pas raccroché pour qu'ils puissent nous localiser. Ouais… enfin…

Sortant, le Smartphone jusqu'alors glissé dans une poche révolver, le découvrir coupé, lui rappela que ce genre de téléphone avait aussi toutes ses limites quand vous vous asseyiez dessus.

- Normalement, j'ai laissé la ligne ouverte assez longtemps… je pense.

- Putain Deeks ! Si seulement tu l'avais fermé !

- Hein… ?

Détachant son regard du téléphone qu'il tenait dans ses mains, Deeks observa avec stupeur la colère de Sam toujours très clairement dirigée sur lui.

- En vendant Michelle, t'as signé son arrêt de mort. T'en as conscience ? Comme celui de Kensi, pendant qu'on y est, si elles sont ensemble !

- Attends. De quoi tu parles ?

- T'as parlé !

- Quoi ?

- Ne mens pas, je t'ai vu ! Et Sidorov n'a cessé de s'en vanter. J'ajouterais que je suis sûr que tout ce qui s'est passé ici a été enregistré par des caméras de surveillance pour le prouver.

- J'ai parlé… ? C'est ça la cause de ces regards de tueur que tu me lances depuis des heures ?

- Te fou pas de ma gueule. Pour quoi d'autre ?

S'il était honnête. Ce n'était pas tant une surprise, pour Deeks. Il avait envisagé cette théorie dès le départ. Mais se l'entendre dire de face, sans que Sam laisse entendre avoir le moindre doute, ou faire état de compassion quant aux tortures ayant pu l'inciter à rompre le silence… Cela faisait mal. Mal au cœur et surtout mal à son estime de soi déjà pas mal malmenée ces derniers temps.

- Ok, Sam… Oui. Je leur ai fait croire que j'avouais tout. Mais, wow ! Sérieux ? Tu crois que j'aurais tout lâché sur Michelle ? Vraiment ?

- Je t'ai vu ne pas cesser de jacter !

- Putain mec ! Je ne suis pas sûr que de découvrir qu'il y avait une enquête pour trafique de drogue dans leur quartier résidentiel ait tant mis à mal leur projet de vendre deux bombes nucléaire. Alors, excuse-moi de ne pas avoir trouvé mieux pour les inciter à réduire leur crainte et nous offrir une occasion de leur échapper.

Merde ! Ce mec crachait vraiment dans la soupe. Il lui avait sauvé la vie trois fois en moins de trois heures et ça ne lui suffisait toujours pas pour obtenir ne serait-ce que l'estime d'être jugé innocent jusqu'à preuve du contraire ?

- Tu crois que je vais te croire ?

- Tu sais quoi ? Va te faire foutre. Rien à battre de ce que tu crois ou pas. Et si ça peut seulement te rassurer. Une fois cette affaire derrière nous, je te garantis que tu ne m'auras plus jamais dans les pattes.

Parce qu'il n'était plus question qu'il accepte qu'Hetty les fasse de nouveau travailler en duo ensemble. Dut-il quitter le NCIS, s'il le fallait.

Ne sachant quoi y répondre ou faire pour éclaircir une discussion lui apparaissant stérile à l'instant où ils devraient plutôt tout mettre en œuvre pour stopper Sidorov et récupérer les bombes, Sam tourna de nouveau comme un lion en cage.

- Hé ! l'interpella Deeks

- Quoi ? lui aboya-t-il.

- Attrape.

Pour toute réponse, il lui lança les clefs de voiture récupérées sur Andros.

- Si tu te presses un peu, il te reste une chance de rejoindre l'équipe au point d'échange.

- Comment ?

- Éric m'a informé que Sidorov avait donné rendez-vous aux filles dans le quartier de Pasadena. Je ne sais pas où l'on se trouve, mais j'ai souvenir qu'il y avait un GPS dans toute leur bagnole, quand on les surveillait ce matin. Alors, il doit y avoir moyen de les y rejoindre... D'autant que même si on ignore encore le temps que cela pourrait te prendre, ils n'auront que quelques minutes d'avance sur toi.

Observant les clefs et sachant dorénavant comment faire pour rattraper leurs proies, Sam était prêt à bondir. Pour autant, un frein le stoppa dans son élan.

- Et toi ?

- Quoi, moi ?

- Tu me dis de rejoindre les autres. Alors que comptes-tu faire, toi ?

- Je ne bouge pas d'ici.

- Pourquoi ?

- Je te retourne la question. À quoi bon partir avec toi ? Je ne serais pas d'une grande aide où qu'on aille. Avec ma jambe en compote, tu t'attends à ce que je coure après qui ? Impossible pour moi de te seconder sur le terrain, si je t'accompagne. Ce sera donc sans moi.

- Trop fatigué pour bouger, trop abîmé pour marcher. Non, mais tu t'entends ? Putain ! Mais un soldat aurait serré les dents et continué d'avancer !

- On n'est pas tous des zombis qui marchent quoiqu'ils leur arrivent.

- Mais écoute-toi, Mec ! On n'est pas au jardin d'enfants, là ! Un agent digne de ce nom doit pouvoir continuer sa mission coûte que coûte tant qu'il n'est pas touché à mort. Dois-je te rappeler qu'on court après des bombes pouvant provoquer des millions de morts ?

- Putain, Sam... Mon état physique n'est pas le problème !

- Alors pourquoi t'en parle ?

- Que… ?

Soupirant le plus calmement possible, Deeks tenta de s'expliquer.

- J'ai bien saisi qu'il n'y avait plus moyen de se comprendre. Mais ouvre tes œillères. Merde ! Tu t'attends peut-être à ce que Sidorov ne réagisse pas au silence d'Andros ? C'est uniquement en restant ici que j'ai une petite chance de pouvoir faire la différence.

- Comment ?

- Je l'ignore, encore. Mais je sais que j'ai raison.

- Disons plutôt que rien n'est trop bon pour se planquer en arrière ligne, hein ?

Encore une fois, Deeks avait bien conscience que sa réponse n'était pas celle attendue par Sam. Mais qui pouvait-il ? Son instinct de flic le poussait à vouloir rester. Parce que jamais Sidorov ne les abandonnerait seuls des heures durant, si Andros et les deux lascars qu'ils avaient descendus ne répondaient plus à ses appels. Pas qu'il pourrait y faire grand-chose en restant là. Mais une chose était certaine, il ne pourrait clairement rien apporter de plus que le reste de l'équipe, s'il partait avec Sam.

- Pffff… Comme si j'avais le temps d'en perdre en essayant de convaincre un troufion apeuré qui fait dans son froc ! réagit de nouveau Sam à sa destination.

Ravalant l'insulte, Deeks n'en répondit pas moins en restant au maximum calme et professionnel.

- S'il y a bien une seule chose sur laquelle nous sommes tous deux d'accord. C'est l'urgence de tout faire pour récupérer les bombes et par la suite choper Sidorov, quoi qu'il en coûte ! Alors, fais ton foutu boulot et stoppe-le une bonne fois pour toutes.

Ne pouvant qu'acquiescer l'information, l'ex-navy seal resta tout de même encore un instant à ses côtés. Mais ne le voyant ni bouger, ni laisser penser qu'il changerait d'avis, Sam agacé au plus haut point, se releva d'un bon pour quitter les lieux. Déjà deux fois qu'il l'obligeait à l'abandonner. Un comportement inacceptable. Jamais un Navy Seal n'aurait aussi facilement baissé les bras. Mais qu'attendre d'un simple flic ? Enragé, l'homme nia toute volonté à vouloir en discuter plus longuement, à cet instant. Il serait toujours temps de régler leurs différends, une fois la mission terminée.

- C'est moi qui pars. Mais c'est toi qui nous lâches, Deeks ! [1]

NCIS - LA

Observant le SUV noir faire grincer le gravier sur son départ, Marty Deeks se permit un petit geste de la main, pourtant conscient que le regard noir de Sam ne dériverait pas sur lui.

En même temps, ce coup-ci, il l'avait cherché, laissant à Sam tout droit d'être en colère après lui. Pour autant, il ne regrettait pas son choix. Dut-il rester inutile en restant en place, il y avait des risques qui méritaient d'être pris. Et son refus de bouger n'était qu'un coup de poker parmi bien d'autres composant cette mission pas comme les autres.

Observant toujours la voiture dévaler les lieux, Deeks réalisa un peu mieux où il se trouvait. Du pas de la porte, il avait une vue dégagée de tous les environs. De quoi lui permettre de découvrir qu'il était dans une sorte de villa industrielle de plain-pied postée en une position stratégique, en haut d'une colline. Une situation de choix offrant une vue à couper le souffle. Il pouvait observer d'un côté le désert aride et de l'autre, les lumières de la ville très proche. Impossible à quiconque d'approcher des lieux sans se faire repérer des kilomètres à la ronde. Pas mal comme emplacement pour la production de films underground clandestins, sans doute riche en filles en situation irrégulière sur le pays.

Finalement rassuré d'être en capacité de voir venir toute menace en approche. N'ayant que peu de chose à faire en l'instant. C'est comme tout trentenaire de sa génération, grand amateur d'Angry Bird, que le lieutenant de police abandonna le paysage de carte postale, pour pianoter sur le Smartphone récupéré… en quête d'informations exploitables, bien évidemment.

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À suivre.


[1] C'est une phrase que dit Daryl Dixon quand il quitte son frère Merle pour retrouver le reste de son groupe à la prison dans l'épisode 3x10 de Walking Dead. Et je la trouve vraiment superbe ! (Et tellement vraie dans le cadre de Walking Dead…). Raison pour laquelle je souhaitais un jour avoir l'occasion de la recaser. Et quel meilleur endroit que celui-ci ?

D'ailleurs, j'avoue que c'est en re-regardant depuis lundi, les trois saisons de cette série, que ce chapitre-ci s'est tant fait attendre lol ^_^'' Sorry, les morts vivants auront été plus forts que le NCIS de LA dans mon cœur cette semaine.

Sinon, j'ai conscience qu'il ne se passe rien dans ce chapitre, mis à part le premier face-à-face explicatif entre Deeks et Sam. Mais le suivant (pas beaucoup plus actif, d'ailleurs) arrive normalement dès demain, juste le temps de finir de le relire et corriger.

mimi yuy