Pour mon anniversaire, j'avais convaincu mon père d'inviter les jumeaux pour le week-end. Il ne suffisait qu'à trouver des lits pour dormir. Finalement, mon père a simplement jeté un sort à mon lit pour qu'il puisse accueillir deux personnes et je me résolus à dormir dans le canapé du salon.

C'est aujourd'hui le grand jour et il me réserve plus d'une surprise. En me levant ce matin, j'attrape le magazine « Le chicaneur » auquel mon père s'est abonné depuis que je lui ai dit que la mère des jumeaux s'en occupait et, surpris, je découvre la couverture.

Un élève de Poudlard capable de réaliser de la magie sans baguette. D'abord confus, je me demande qui cela pourrait être et en le réalisant, je me dépêche de mettre la main sur l'article de deux pages.

Cela parle surtout des sorciers dans l'histoire au début, comme Frédéric me l'avait appris et puis, cela parlait des sorts que j'avais lancé, de ma perte de contrôle et enfin quelques hypothèses sur la source de ces pouvoirs. Mon nom n'avait heureusement pas été mentionné. Il ne fallait pas être bête pour savoir ce qui pourrait m'arriver si l'on découvrait que ce miracle de la magie s'agissait de moi. Surexposition médiatique, expériences humaines, que sais-je ce qui m'attendait. L'article est signé F. Lovegood, Fred avait donc bel et bien écrit cet article. Après tout, il est le seul à connaître tous ces détails et je compte bien le confronter dès qu'il arrive. Mon père descend dans la salle à manger quelques minutes plus tard. En me voyant lui préparer de quoi manger, il fait la moue.

« À quoi ça sert que je me lève si tôt pour te préparer un petit-déjeuner d 'anniversaire si c'est toi qui te lève le premier, hein ? » Et là-dessus, il s'approche, pose un bisou sur mon front et me souhaite un joyeux anniversaire. Et là dessus, je le vis sortir un paquet de derrière son dos. N l'ouvrant, je vois qu'il s'agit d'une photo encadrée de lui, ma mère et moi.

« Je n'ai jamais eu le courage de la faire développer avant aujourd'hui », me confie-t-il et je remarque qu'il s'agit d'une photo de sorcier et mon moi plus jeune me fait un signe de main en guise de salut. Ma mère me tient dans ses bras et je peux remarquer la ressemblance. Elle aussi a les yeux verts, et les cheveux bruns foncés. Elle me sourit depuis la photo et je ne peux m'empêcher de sangloter. Je me tourne alors vers mon père et le prend dans mes bras. J'entends alors la cloche sonner. Les jumeaux sont là. En voyant leur air enjoué et joyeux, je décide de remettre ma conversation avec Frédéric à plus tard. Ils sont arrivés ici par portoloin, leurs parents travaillent en effet aujourd'hui mais ils viennent dimanche pour venir rechercher mes deux amis. Je les accueille à l'intérieur et leur souhaite la bienvenue. Ils me tendent alors leur cadeau, un long paquet mais qui a l'air assez léger.

« Allez, ouvre-le », m'ordonne Anna, impatiente. Je me permets donc de prendre le cadeau de leur main et l'ouvre, prenant soin de ne pas abîmer l'emballage. Voyant le temps que cela prend, elle me l'arrache des mains.

« Rhôô, c'est comme ça qu'on fait », dit-elle en déchirant le papier, laissant apparaître un balai. Un balai…

« Est-ce que c'est un message pour me dire que je ne nettoie pas assez la chambre, Fred ? » je lance, un peu surpris par la découverte de l'outil de nettoyage.

Il ouvre la bouche mais n'a pas le temps de dire un mot que sa sœur prend la parole :

« Mais non, gros bêta, c'est un balai magique. Tu sais, ce qui est utilisé pour faire du Quidditch et pour voler et tout ça ? » Je comprends enfin, mais je reste bouche bée.

« Mais, je finis par articuler après de longues secondes, il ne fallait pas, je veux dire merci, merci beaucoup » et je les prends tous les deux dans mes bras. Mon père arrive alors dans la pièce avec des boissons pour nos jeunes invités finit par les poser sur la table et dit :

« Je pense que ces jeunes gens aimeraient te voir l'essayer dans le jardin » et là dessus, il me fait un clin d'œil. J'attrape alors mon nouveau moyen de transport et fonce dans le jardin, suivit de près par les jumeaux, qui se tapent dans la main en rigolant.

Je démarre alors et remarque la puissance du balai, bien plus importante que celle des balais de l'école. Je ne peux m'empêcher de m'en vouloir de n'avoir pas été à la hauteur en envoyant mes cadeaux, le mois dernier. Après tout, Faith était une chouette naine, pas moyen d'envoyer de gros cadeaux. Je descend alors de mon balai et vais remercier mes amis encore une fois. Anna sort alors le rappeltout que je lui ai offert et me dis.

« Tu sais, ton cadeau était super bien trouvé ! Je n'arrête pas de me rappeler des choses grâce à lui et... »Devant sa mine interrogatrice, je regarde ledit rappeltout qui prend une couleur rouge.

« Ah oui, j'ai oublié de...de quoi déjà ? »

« De saluer Faith ? » tente Fred. Sa sœur s'était en effet pris d'affection pour la chouette depuis qu'on était arrivés à Poudlard. Elle aimait s'en occuper plus que son propre rat, qu'elle martyrisait en le changeant de couleur à chaque fois qu'il mordait dans un de ses vêtements.

« Mais oui ! » dit-elle « j'ai oublié de saluer Faith » ajoute-t-elle, comme si elle s'en était rappelé seule. Je lui indique alors la direction de ma chambre, où elle s'empresse d'aller.

« Mon cadeau me plaît beaucoup à moi aussi » dit alors Frédéric. Je lui avait offert des multiplettes, pour pouvoir observer plus en détail les matchs de Quidditch qui avaient lieu à Poudlard.

Soudain, son air change, il a l'air plus sérieux et en même temps, presque honteux.

« Je suis désolé pour l'article » avoue-t-il, « ma mère a trouver les documents que j'avais recueilli sur toi et, croyant me faire une faveur, elle l'a publié sous mon nom, sans me consulter. Je-J'aurais dû l'empêcher d'accéder à mes recherches, je suis désolé, je vais tout faire pour me rattraper. »

Devant son air abattu, toute la colère que j'ai pu ressentir après la lecture de l'article s'envole.

« Eh ben, on dirait que c'est pas moi qui vais me mettre au nettoyage du dortoir », je plaisante. Et, voyant son air toujours aussi sérieux, je le rassure :

« Personne ne saura de qui parle l'article et, de toute façon, si quelqu'un pense que c'est moi, tu n'auras qu'à dire que c'était un malentendu et que tu t'es trompé, voilà. De toute façon, il n'y a que très peu d'abonnés, tu me l'as dit toi-même. », et ces mots semblent le soulager un peu. Malgré tout, je vais devoir être très vigilant à partir de la rentrée.