Salut les gens !

Désolée pour ce petit retard mais j'ai été vraiment super occupée en ce moment, mais maintenant que je suis en vacances, je vais essayer de me rattraper :)

Bonne lecture !

PS : Merci à cloclo-sorcière-mégalo pour avoir corrigé ce chapitre, et tous les autres :)


CHAPITRE 10 : CHANGEMENTS EN VUE

Regulus Black n'avait rien caché à Abbey. Celle-ci avait maintenant toutes les cartes en main pour faire son choix. Elle avait passé les derniers jours à y réfléchir et elle s'était enfin décidée, elle rejoindrait les futurs mangemorts. Bien sûr, elle ne cautionnait pas tous leurs agissements, mais rien ne la forçait à les soutenir, elle pouvait se contenter de faire semblant de les approuver, sans y prendre part. Si elle les rejoignait, ce n'était pas vraiment pour leurs opinions mais plutôt par esprit de conservation. Elle savait qu'à l'extérieur les adeptes du Mage Noir étaient de plus en plus nombreux et que de son côté, le Seigneur des ténèbres était de plus en plus puissant. Il valait mieux être avec eux que contre eux, de plus, sa famille serait certainement ravie.

Bien sûr, la jeune fille avait bien remarqué que son choix n'enchantait pas Regulus, celui-ci avait tout fait pour l'en dissuader, il lui avait dit que lui était forcé d'être avec eux, qu'il était trop faible pour s'échapper mais qu'il n'était pas trop tard pour elle. Il fallait bien avouer que le Serpentard avait failli la convaincre, il avait mis une telle conviction dans ses propos que les arguments de la Serdaigle avaient tout d'un coup paru bien faibles. Le jeune homme lui même ne savait pas vraiment pourquoi il essayait ainsi de la protéger, il aurait été bien plus simple de ne pas lui parler, la laisser faire ses erreurs mais, le cadet des Black se reconnaissait en la jeune femme. La même envie d'être du côté du plus fort, se sentir important et exceptionnel, mais ces sentiments ne méritaient pas tous les sacrifices que cette alliance entraînait, il en était conscient maintenant, mais c'était trop tard, trop tard pour lui, mais qui sait, peut-être pas trop tard pour la Serdaigle.
A quelques mètres du lit maintenant vide qui avait servi de support au débat intérieur d'Abbey, se trouvait Ivana, qui se sentait encore plus mal que d'habitude, ces temps-ci elle avait l'impression d'être vide, de ne plus être elle. Elle aurait aimé en parler à quelqu'un mais elle savait que personne ne se préoccuperait d'elle. La jeune fille était populaire et aimée, mais elle regrettait de ne pas avoir ne serait-ce qu'une personne pour qui elle compterait plus que les autres. Un petit-ami ou une amie sincère, elle n'avait aucun des deux. Elle voyait bien que, de son côté, Sirius essayait de l'aider, mais lui même n'était pas dans son état normal et de toutes façons, c'était la dernière personne à qui la russe aurait voulu parler.

Autour d'elle les autres filles s'activaient, cherchant leur cravate, une de leur chaussures, essayant tant bien que mal de se maquiller. La Serdaigle soupira, elle aurait aimé redevenir la jeune fille insouciante et gaie qu'elle était avant l'accident...

Eliza, elle, voyait bien que sa camarade n'était pas dans son assiette, mais que pouvait elle y faire ? Elle ne pourrait certainement pas la soutenir, encore moins la comprendre. Il n'y avait qu'à voir comment elle avait répondu à Sirius quelques jours plus tôt. Mais elle s'en voulait, chose assez exceptionnelle en soit, Eliza n'avait que rarement des remords, mais là, elle ne pouvait s'en empêcher. Le jeune homme avait paru tellement perturbé qu'elle aurait dû, à défaut de l'aider, au moins l'écouter. Elle prit alors la décision de se rattraper, elle irait parler à Black.
De son côté, Selena aussi avait pris une décision, qui lui avait demandé pas mal de temps pour être sûre de ne pas faire d'erreur, aujourd'hui elle en était persuadée, elle devait retrouver ses amies. Tout ce temps sans elles lui avait fait réaliser que même si leur relation n'était pas parfaite, elle les aimait et que sans elles, elle s'ennuyait profondément. Mais la jeune fille avait sans doute mal choisi le jour de leurs retrouvailles, elle s'en rendait compte maintenant. Elle avait rejoint Abbey et Eliza lors du déjeuner et les deux jeunes filles ne semblaient pas du tout attentives à ses propos.

Abbey pensait et repensait à la prochaine réunion, à Regulus et à Avery qui se montrait de plus en plus insistant en ers elle. Eliza de son côté réfléchissait au meilleur moment pour aborder Sirius, ou plutôt le meilleur moment pour ne pas tomber sur Remus. C'est pourquoi les deux jeunes Serdaigle ne montraient pas grande intérêt à la Gryffondor qui exprimait son envie de retrouver leur amitié perdue.

« - Non mais les filles vous vous rendez compte que je viens de m'excuser là ?

- Et tu veux une médaille, Selena ? Cassa Eliza. »

La fille Prince ne se rendit pas compte de la méchanceté de sa remarque, elle ne savait pas les efforts qu'avait fait Selena avant de les trouver, elle ne savait pas non plus son combat quotidien contre l'addiction. Elle ne savait rien. La Gryffondor chercha du renfort vers Abbey mais celle-ci ne semblait même pas avoir écouté l'échange qui venait d'avoir lieu. Après quelques secondes de flottement, la rouge et or se leva et quitta la Grande Salle à grandes enjambées. La fille Prince ne fit même pas attention au départ de son ancienne amie, elle était bien trop préoccupée pour cela, en effet, Eliza avait trouvé le moment propice pour un discussion avec Black : le lundi soir, il avait un entrainement de Quidditch et il remontait au château avec James, Remus n'était pas là. Même si la jeune fille n'aimait pas particulièrement le capitaine de l'équipe, elle arriverait sans doute à lui faire comprendre de s'en aller.

C'est pourquoi, quelques heures après la pseudo dispute avec Selena, elle attendait aux abords du stade, elle vit Sirius descendre de son balai et se diriger vers les vestiaires. Vingt cinq minutes plus tard, il en ressortait, « pire qu'une fille. » pensa la Serdaigle.

« - Hé Black ! Je peux te parler deux minutes ? »

Après un échange silencieux avec son meilleur ami, le Gryffondor la rejoignit et lui demanda, pas vraiment courtoisement, la raison de cette soudaine envie de lui parler.

« - Je sais que j'ai pas été cool avec toi, par rapport à Ivana, j'aurais peut-être dû essayer de t'aider. »

L'adolescent la regarda un moment, les sourcils levés, attendant certainement qu'elle lui dise que tout ça n'était qu'une blague et qu'elle se foutait totalement de lui, comme cela ne venait pas, il l'encouragea à continuer. La jeune fille lui dit que, bien que chamboulée, Ivana se remettait vite de ce qui était arrivé et que de toutes façons il ne pouvait rien faire. Pour le rassurer elle lui dit aussi que ces choses arrivaient tous les jours, et que le mieux était surement d'essayer d'oublier. Sans que les jeunes gens ne se rendent compte, ils étaient déjà arrivés au château.

« - Tu vois, je savais que t'étais pas une garce au fond, lança Sirius, un sourire en coin.

- Te méprends pas Black, tu ne me connais toujours pas. »

Ils se séparèrent sur ses mots.
Le lendemain matin, en cours de métamorphose, Eliza Prince ne pensait plus à Selena, ni à Evan, encore moins à Sirius. En fait, elle se demandait pourquoi Abbey n'était pas arrivée, le problème n'était pas de savoir où pouvait bien être passée sa meilleure amie, ou encore pourquoi elle était en retard, ce qui lui posait un problème c'était que Remus Lupin avait déménagé à côté d'elle.

« - La place est pas libre, Abbey va pas tarder.

- Elle pourra se mettre à côté de Sirius, ça ne devrait pas la déranger, répondit-il en souriant, et, reprit le jeune homme, j'ai à te parler. »

En une seule phrase, le préfet avait réussi à énerver l'adolescente deux fois. Premièrement en déclarant que ça ne dérangerait pas Abbey de supporter Sirius, chose certainement vraie mais il ne fallait pas croire non plus que toutes les filles de ce collège se pâmaient d'admiration pour Black, c'était vrai pour la majorité mais pas toutes ! Deuxième point : il voulait lui parler. Qu'est ce qui pouvait lui faire croire qu'elle en avait envie ? Il devait bien se douter que non, alors sa volonté allait volontairement contre celle de la jeune fille.

« - Je crois que ta sœur à un réel problème. »

Le fait que le Gryffondor lui parle d'Angeline n'était pas surprenant, cela faisait un moment maintenant que la Serdaigle pensait qu'il s'était entiché d'elle. Mais elle le croyait assez intelligent pour avoir compris qu'elle n'en avait absolument rien à faire.

« - Écoute je pensais que tu avais compris, apparemment non donc je vais t'expliquer, chuchota la jeune fille, ma sœur et moi n'avons en commun que notre nom, je me fous totalement de sa vie et de ses problèmes.

- Tu ne peux pas te foutre totalement d'elle, s'indigna le lycanthrope.

- Je t'assure que si.

- Et si je te disais qu'elle avait une maladie grave et qu'elle allait en mourir, tu ne réagirais pas ?

- La question ne se pose pas et de toutes façons je doute que la réponse te convienne. »

Remus se tût une bonne partie du cours, à l'intérieur il bouillait, comment était-il possible de montrer un tel dédain pour une personne du même sang que soi-même ? Une personne qui n'avait jamais rien fait de mal ? Il regarda la jeune fille assise à ses côtés un moment, elle fit semblant de ne pas le remarquer et finit par demander :

«- Qu'est ce qu'elle a bien pu faire pour que tu lui en veuilles autant ?

- Si je te réponds, tu arrêteras de me prendre la tête ?

- Oui !

- Angeline, la Serdaigle fit une pause pour chercher ses mots, est une fille bien. Voilà. »

Le préfet, qui s'attendait à une grande révélation, ne réagit pas tout de suite. La cloche retentit, Eliza partit et lui essayait toujours de comprendre.

Sa discussion avec monsieur le préfet parfait l'avait énervée. Tout simplement parce qu'elle n'avait pas su répondre à sa question. Qu'avait fait Angeline pour mériter son comportement ? La réponse était simple : rien. Angeline s'était montrée gentille, attentionnée et toujours compréhensive envers elle, même quand elle lui faisait les pires crasses. Angie l'avait toujours profondément aimée. Et c'était en partie ce qui rendait les choses si difficiles, comme tout le monde le savait il était plus facile de pardonner aux autres d'avoir eu tort plutôt que raison. Si aujourd'hui, Eliza retournait vers sa sœur, elle afficherait publiquement ses torts et il en était hors de question. De toutes façons sa jumelle et elle étaient beaucoup trop différentes, même si elle le voulait, ce qui n'était pas le cas, elles ne s'entendraient pas.

Sans que la jeune fille ne s'en rende compte, ses pensées l'avaient mené au point de rendez-vous qu'elle avait fixé à Evan. Evan. Son petit ami non-officiel. Qui réclamait, plus ou moins explicitement, l'officialité. Elle devait lui parler.

« - Hé Liza, comment ça va ?

- Mal, enfin non, bien, c'est pas le problème. Je crois qu'il faut qu'on parle.

- Ça n'annonce rien de bon ça.

- Je vais faire court. Je ne veux pas d'une relation sérieuse, ça ne marcherait pas de toutes façons, je ne suis pas ce genre de filles. On peut continuer de se voir, comme maintenant, mais tu n'auras pas plus. Alors si ça ne te convient pas... »

Le Serpentard la regarda étonné, généralement c'étaient les filles qui demandaient des relations sérieuses et les garçons qui hésitaient, non ? Quelques secondes passèrent avant que le jeune homme ne se décide à répondre que leur relation actuelle lui convenait, ce qui, bien qu'elle ne le montra pas, soulagea grandement la Serdaigle qui n'avait aucune envie de tout arrêter. Evan posa ses mains sur les hanches de la jeune fille et l'embrassa tendrement. A cet instant, s'il lui avait redemandé une relation sérieuse, elle n'aurait certainement pas pu refuser.

OoOoOoOoOoOoOoOoOoO

Cathy Phillips était une jeune fille bien. Elle avait de bons résultats, aucun problème de comportement, était préfète, ne fumait pas, ne buvait pas, ne se droguait pas, avait des amies respectables. Et Cathy ne comprenait pas les gens qui n'était pas comme elle, elle ne comprenait pas les filles qui partageaient son dortoir, à part Angeline bien sûr. Abbey Lyons ne vivait que pour dire des méchancetés, afficher sa supériorité, elle fumait, buvait et ne travaillait qu'un minimum. Eliza Prince, elle, ne vivait que pour elle, elle rabaissait sans arrêt les autres et leur faisait presque croire que le simple fait de respirer le même air qu'elle était en soi un privilège. Mais, dans ce dortoir, la personne que comprenait le moins Cathy était indubitablement Ivana Moscovitch. Cette fille qui ne voulait que s'amuser, coucher avec n'importe qui, qui se foutait de passer pour une trainée, qui ne jugeait que par les apparences. Non, c'était un fait avéré, Cathy Phillips n'aimait pas Ivana Moscovitch mais quand elle rentra dans son dortoir en ce lundi soir et que la préfète trouva la russe inconsciente, les veines ouvertes, cette haine disparut bien vite, laissant place à la panique.


Voilà, j'espère que ce chapitre vous a plû et que vous allez me laisser plein de reviews ! N'oubliez pas que c'est mon carburant (et j'espère que vous vous n'êtes pas en crise, ahahah la super blague pas drôle !)

Enfin bref, à samedi (normalement)

Bécots