JE POSTE CA EN VITESSE
JE PARS DANS UNE HEURE AU PORTUGAL EN VOYAGE SCOLAIRE PAS ELE TEMPS DE NIAISER
Bon. Finalement je rebrousse le chemin et me dirige vers l'hôpital où Sherlock est supposé être. Je n'en reviens pas de ce que Papa a fait. Je ne comprends pas .. enfin, si, je pense que je comprends. Je crois qu'il en veut sincèrement à Sherlock et qu'il le tient véritablement responsable de la mort de Mary. Ca pourrait avoir une certaine logique : pas de Sherlock, pas d'enquête, pas d'enquete pas de mort dans cette forme. Mais je pense que vu son passé, Mary se serait retrouvée dans la merde tôt ou tard avec ou sans Sherlock.
Mary...
Ca me tue de le reconnaître mais elle aurait su gérer papa. Elle aurait su gérer sa mauvaise foi, son orgueil mal placé et sa rage qui l'aveugle. Mieux que moi. Si on peut insinuer que je la gère d'une façon ou d'une autre.
Mais, pour en revenir à Papa, je pense qu'une partie infime de lui s'en veut et se tient responsable de la mort de Mary. Et cette partie est en colère, enragée. Et toute la rage et la rancœur qu'il a, il l'a projeté sur Sherlock. C'est plus facile d'avoir un responsable après tout.
Et Sherlock.. Sherlock j'en sais rien. Soit il s'en veut vraiment beaucoup et il part complétement en couille ce qui est pas forcément impossible le connaissant. Soit il veut juste que mon père le remarque comme le ferait un ado déboussolé ce qui est possible aussi.
Mais il oublie que des gens s'inquiètent pour lui, à commencer par Miss Hudson et moi. On aime pas le voir comme ça. Je n'aime pas le voir flinguer sa santé sans penser que des gens l'aiment et s'inquiète pour lui.
Papa me dégoûte. Sherlock me fatigue. Mycroft me déçoit.
Il me déçoit et il m'énerve quand il parle de son frère comme d'un inconnu qui fouterait la merde dans le monde anglais (ce qui est loin d'être faux) en oubliant justement que .. C'est son frère. Les premières fois que je voyais Mycroft ça m'agaçait de voir comment le traitait Sherlock, de voir les insultes gratuites, les manques de respect uniquement pour frimer et l'impossibilité d'entamer un dialogue avec lui.
Après, je ne sais pratiquement rien de leur enfance. Sherlock ne me dit rien et Mycroft ne m'en parle qu'à demi mots. Mais pour ce qui est de leur lien fraternel en tant qu'adultes je pense qu'il est en mauvais état en majorité à cause de Sherlock et de son manque d'effort et de Mycroft et de son professionnalisme à l'excès.
Et ça me fait peur parfois.. Si il est comme ça avec son frère, une personne qu'il connaît depuis pas mal de temps (bah oui quand même un peu). Comment risque-t-il de se comporter avec moi ? Qui n'est que sa petite amie. Qui n'est sienne que depuis un an. Qui est parfois trop impulsive, pas assez classe et surtout trop jeune. J'ai un peu peur. Je sais que Mycroft Holmes ne s'engage pas à la légère mais j'ai peur de la façon dont notre relation pourrait stagner.
Justement à cause de son professionnalisme.
Tout ça gigote et cogite dans ma tête alors que j'arrive finalement à l'hôpital. A force de négociation, d'yeux doux et de quelques mentions de Papa (Oh oui mon prèe tient le blog concernant Sherlock Holmes..) et de Mycroft (Vous connaissez Mr Holmes ? Son frère aîné ? Oui celui qui travaille dans le monde politique.. Oui et bien on s'entend très bien. Comme un oncle pour moi).
Mycroft si tu lis ces lignes je suis désolé de "t'oncle-zoné" mais je n'ai pas le choix. Si je parle de notre relation tu me brûles vive.
Finalement, j'arrive à aller dans la chambre de Sherlock. J'entre et vois mon presque oncle, barbu, plusieurs kilos en moins, les pomettes encore plus saillantes et les cheveux gras. Une espèce de réplique d'un Severus Rogue bouclé et barbu.
Bon, je sais qu'ils n'ont rien à voir l'un avec l'autre mais laissez moi alimenter mes fantasmes en paix svp.
Je m'assois lentement sur une chaise que j'approche du lit et prends son immense main. Je le regarde ouvrir les yeux et baisser son regard bleuté vers moi. Je lui souris tristement.
- Je viens rattraper les dégâts de l'autre Watson et te présenter mes excuses..
Il hausse les épaules et grimace, s'apprêtant à me répondre mais je l'interromps :
- Ecoute. Je ne veux pas entendre que tu me dises que tu l'avais mérité. Même si tu le penses. Un soldat, un médecin et un homme respectable ne frappe pas un homme à terre. C'est la base. Et dans ce cas précis où il y avait des différents personnels, je suis déçue de voir à quel point Papa s'est emporté. Je sais que tu vas faire ton martyr.
Il semble outré.
- Mais je ne veux rien entendre. J'en voudrais quand même à papa quoique tu dises.. Alors s'il te plaît, ne fais pas en sorte que je t'en veuille à toi aussi en me faisant la moral. Ce sera inutile et dérangeant pour nous deux.
Sherlock m'observe longuement. Je me dis que c'est quitte ou double. Mais je sais qu'il est triste en ce moment, je sais qu'il m'aime beaucoup et même si il n'en dira rien je crois que ça le rassure de voir qu'il a toujours Mrs Hudson et moi à ses côtés.
- Tu t'es aussi disputé avec Mycroft, croasse-t-il finalement.
- Pas vraiment. Je lui e veux un peu. Surtout pour la forme. Il a encore parlé de toi comme si tu étais juste un parasite pour l'Angletterre et pas son petit frère.
- Je suis les deux et c'est ça qui le dérange.
- Et bien ça me dérange que ça le dérange.
Il n'a pas l'air amusé. Ce n'est pas le genre de blague qui le font rire. Ce n'est pas le genre de blague qui font rire en général.
Bref, je m'enfonce.
Je le regarde et soupire profondément.
- Papa et toi vous m'énervez. Vous et votre amitié hyper exclusive, on dirait un couple fusionnel.
Les vrais diront Johnlock.
Sherrlock me fixe et arque un sourcil;
- Je ne vois pas de quoi tu parles.
- Tu te laisses mourir en attendant que ton Roméo daigne te sauver.
- ..Je te demande pardon ?
- Je sais. J'aurais fais la m^me chose si mon petit ami était un idiot, bouché, tête et incapabe de comprendre la subtilité..
Je fronce les sourcils.
- Tu crois que je dois me laisser mourir pour que Mycroft s'occupe de moi ?
- Je ne sais pas.
Je crois que la discussion l'agace. Je ne vais pas insister. J'hésite, un peu gênée, un peu mal à l'aise mais finalement me baisse et embrasse doucement sa joue. Il fronce les sourcils et me regarde.
- Mon frère ne sera pas jaloux ?
Je fais bien plus que lui embrasser la joue.
- Je ne veux rien savoir, grimace-t-il de dégoût.
Enfin. C'Est-ce qu'il m'aurait dit. Mais il est inconscient. Il n'entend ssans doute pas et est dans l'incapacité de me répondre. Alors j'invente ses réponses, il n'est pas si complexe à comprendre. Je retourne chez Louis quii m'accueil, un peu inquiet :
- Tout s'est bien passé ?
- Super. Mon père a presque battu à mort son meilleur ami et mon petit traite son petit frère comme un dangereux criminel.
Il grimace, compatissant.
- Viens, j'ai préparé des chips et Harry Potter 3.
- Bon sang, ce que tu es parfait.
Il me fait un clin d'œil, passant son bras autour de mes épaules.
- Ne tombe pas amoureuse.
- Aucune risque.
On regarde donc le film. Quand celui-ci se termine, je jette un coup d'œil à mon téléphone et je remarque avec une satisfation malsaine que mon père m'a harcelé. Mais je sais avec certitude qu'il n'a certainement pas présenté ses excuses à Sherlock.
Tant pis pour lui. Il n'aura aucun pardon.
Je ne lis même les messages et vais me coucher.
Les deux jours suivatn se passent calmement. Je vais en cours, j'étudie en rentrant et je termine mes soirées devant un film avec Louis. Et avec tout ça j'appelle Mycroft pour avoir de ses nouvelles. Il n'est pas hyper content de savoir que je passe mes soirées devant un film avec un pote. Mais il est gentil donc il fait avec.
Et je n'ai nul part où aller. Je suis sensée lui en vouloir.
C'est pourquoi, en ce glorieux troisième jour je vois sans surprise une berline se garer devant l'école. Je souris, ravie et y monte avec plaisir. On m'ammène chez Mycroft qui n'est pas encore là. Mais-Ne-Vous-Inquiètez-Pas-Miss-Il-Ne-Devrait-Plus-Tarder.
J'hoche la tête et reprends mon étude du système de l'ONU et du système du conseil de sécurité sensé être démocratique. Héhé. J'ai hâte d'avoir un long débat sur le sujet avec Mycroft.
Peu importe, quand il entre, je lève mon nez de mes feuilles et le regarde.
- Hey..
- Bonjour, dit-il.
Il se met devant moi sans toucher mes lèvres. Je roule des yeux et pose ma main sur sa joue imperbe.
- Ai-je l'autorisation de t'embrasser ?
- Demander si gentiment..., s'amuse-t-il en se baissant pour daigner poser ses lèvres sur les miennes.
Je souris doucement puis me recule.
- Comment va Sherrlock ?
- Toujours à l'hôpital.
- Tu le pensais ? Quand tu as dis que c'était.. Je ne sais plus exactement ce que tu as dis mais ça m'avait déplu.
- Je peux le penser tout en ayant parfaitement connaissance du fait que c'est mon petit frère.
- Essaye de dire ça avec des sentiments histoire que j'y croie.
Il me regarde avec dédain et une pointe d'agacement. J'arque un sourcil.
- Me jugeriez vous Mycroft Holmes ?
- On reprend les vouvoiement ?
- Tu vas m'emmerder avec ça encore longtemps ?
Là, très fier de lui, ce crétin me dit :
- Peut être.
Mrf.
- Et ton père ?
- Il me spamme de messages que je ne lis pas. Auxquels je réponds encore moins. J'irais le voir quand l'histoire avec Sherlock sera terminée. Je veux dire.. Qu'ils ne soient plus amis ok.. Ca me ferait de la peine mais ok. Mais pas à cause d'un unique prétexte. Prétexte qui n'en vaut pas vraiment la peine qui plus est. Si Sherlock était veritablement le responsable j'aurais pu comprendre. Mais Marys'est jetée devant lui toute seule, il n'aurait rien pu faire!
Il soupire et hausse les épaules, regardant alleurs.
- Je sais. Mais tu as lu ses messages ?
- Non. Je ne les écoute même pas. Il m'a attendu une fois devant chez Louis, je suis rentrée par derrière.
- Mmh.
Je fronce les sourcils et me tourne evrs lui.
- Quoi ? Que se passe-t-il ?
- Il l'a sauvé, Elizabeth.
- Quoi ?
- Ton père. Il a rejoint Sherlock à l'hôpital le lendemain de votre petite dispute etl'a sauvé, Culverton Smith tentait de lé'touffer.
Je blanchis (enfin je crois) et me tourne vers lui.
- Q-Quoi ? Donc ils sont..Amis ?
- ..Ils sont à Baker Street.
- J'y vais! Je t'aime !
Je laisse mes affaires là et cours jusqu'à la station de métro la plus prooche. Quand j'arrive à Baker Street, j'entre dans le salon et je trouve mon père, sanglotant, dans les bras de Sherlock. Je les regarde, horrifié, et croise le regard de Sherlock. Il hoche la tête d'un air entendu et je sors de la pièce, refermant silencieusement la porte.
Une dizaine de minutes plus tard, mon père et Sherlock sortent de la pièce. Sherlock porte son chapeau ridicule. Je souris doucement et le regarde.
- Je te préfère comme ça, Sherly.
Il hausse les épaues, ne prenant pas la peine de râler. Je me tourne vers Papa.
- Je suis désolé.. J'ai agis comme une adolescente butée. Je voulais juste pas.. Que tu gâches une amitié comme celle que tu as avec Sher..
Je n'ai pas le temps de terminer, il me plaque contre son torse et me serre contre lui. Je souris et me blottis, passant mes bras autour de lui. Je lui murmure.
- Je t'aime aussi, papa. Tu es un excellent père.
- Je suis désolé de ce que je vous ai..
- Chut, je souris doucement. Quand tu rentres ce soir, tu auras deux magnifiques Watson t'attendant avec impatience toi et Sherlock et des spaghettis bolognaise.
- Elizabeth il faut vraiment que tu apprennes à cuisiner d'autres choses.
- Un jour peut être.
Il sourit et embrasse doucement mon front. Avant que nos chemins se séparent. Nous passons la soirée ensemble, tous les quatre. Et c'est la première fois que je réalise que finalement.. On est une vraie famille. Pas conventionnelle, mais tellement plus belle.
