Wonderful Memories.
Le blabla de l'auteure : Ohayo ! Je tiens tout d'abord et sincèrement à m'excuser pour ce trou noir absolu, cette absence, ce silence total de ma part depuis plus d'un mois... (je dirais même deux ?) Cela ne m'était plus arrivé depuis longtemps. Et je suis si désolée, je m'en veux tellement TuT J'étais en révision pour mon bac (et heureusement il est passé... pour ceux que ça intéresse, j'ai les résultats le 5 juillet, c'est-à-dire dans deux jours... je stresse !) et j'avais pas mal de chose à faire (d'où l'orientation, tout ça) bref donc je suis sincèrement et purement désolée. J'espère me rattraper d'ici là. J'ai fait mon plan de chapitre et je vais me baser là-dessus pour continuer. Et je peux d'avance vous annoncer qu'il reste un seul chapitre (sans compter celui qui suit) pour la partie « Hiver ». La partie qui suivra donc sera celle « Printemps » et comportera cinq chapitres. Tout comme la partie d'après « Eté » qui en comportera également cinq. Je finirais ensuite par un épilogue et ce sera la fin de cette fanfic. J'en ai déjà les larmes aux yeux rien que d'y penser... mais ce n'est pas encore terminé et j'ai encore pas mal de boulot.
Parlons en du boulot d'ailleurs (magnifique transition, vous remarquerez ?!), je suis donc en vacances et qui dit vacances dit plus de temps pour moi. Je compte bien user de ce temps pour écrire et finir la fanfic d'ici fin juillet/début août (car j'ai mon mois d'août totalement pris) ! Je vais donc charbonner pour vous pondre des chapitres ! Et si j'avance bien, il se pourrait que j'en poste deux par semaine, mais je ne m'avance pas trop là dessus car je ne veux pas vous donner de faux espoirs... ce serait beaucoup trop cruel... TuT Pour continuer sur ma lancée, je ne sais pas quel jour choisir pour le post de mes chapitres alors...mmh... je préfère rester sur le début de semaine (genre lundi ou mardi) et plus le dimanche car mes week-end sont plutôt pris (en parlant de ça - les transitions de ouf que je fais ! - certains d'entre vous vont à la Japan Expo dimanche 9 juillet ? Parce que c'est mon cas hihi !)
Je raconte beaucoup trop ma vie, ça se trouve c'est absolument pas intéressant...
Bref, pour en venir au chapitre. Je vous le dis de suite, les passages en italique sont soit des rêves ou soit des souvenirs... à vous de voir où va quoi ;) Sinon, je n'ai pas relu ce chapitre alors je m'excuse pour les fautes qu'il pourrait y avoir...
Finalement (et j'arrête là), je suis sur Wattpad en tant que PaulineEclya si cela vous intéresse. Là-bas, je vais plutôt poster des histoires plus personnelles. Mais je suis en train d'écrire un Two Shot sur les BTS (groupe de K-Pop que j'apprécie particulièrement - pour ne pas dire totalement fan et donc ARMY), je ne sais pas trop si vous connaissez et si vous vous intéressez à la culture pop coréenne (j'aime trop ça... *-*). Enfin je dis ça là et au pire vous zappez, je ne vous en voudrez pas x)
Rendez-vous à la fin...
... et bonne lecture !
Chapitre n°9 : « Joyeuse Saint Valentin... »
Le quatorze février, plus communément connu comme étant le jour de la Saint Valentin, est considéré comme la fête des amoureux dans de nombreux pays. Et le Japon n'y manque pas. Nos protagonistes vont donc vivre cette journée que certains considèrent comme la pire qui soit, notamment un certain roux. Mais Burn va finalement changer d'avis et, qui sait, offrir un petit quelque chose à quelqu'un. (Chapitre basé sur le duo Burn/Gazel.)
[*.*.*]
Les jours se rallongeaient et le temps devenait plus clément et plus doux ces temps-ci. Plus de grosses chutes de neige, recouvrant les rues et les trottoirs d'un manteau blanc. Plus de température basse à s'en geler les miches. Non, il n'y avait presque plus rien de tout ceci. Juste l'arrivée du printemps qui se faisait ressentir, et bientôt la fin de l'année scolaire*. Le soleil pointait le bout de son nez et cela faisait un bien fou. Surtout pour Haruya qui allait enfin bientôt profiter de sa saison préférée : l'été. Fuusuke, quant à lui, avait passé un agréable hiver, bien qu'il ait été malade. Seulement, tout le monde pouvait tomber malade, même les plus résistants, alors il se consolait comme cela.
Le duo tant connu du Sun Garden était de sortie de cours en cette fin d'après-midi un peu spéciale. Il avait eu une dure journée, remplie d'émotions et les deux garçons se retrouvaient enfin seuls sur le chemin du retour. Le soleil se couchait, ce qui donnait une lueur orangée et rosée au ciel. C'était tout bonnement quelque chose de magnifique. Et ça, les deux jeunes hommes le pensaient fortement. Ils auraient même très bien pu s'asseoir près de la rivière, non loin, pour observer ce coucher de soleil.
Fuusuke appréciait l'air du soir. La fine brise légère lui caressait le visage et fit bouger ses mèches grisées au rythme. Le temps avait été doux aujourd'hui tout comme la journée spéciale qu'ils avaient passée. L'albinos sourit en y pensant et jeta un coup d'œil à son compagnon à sa droite. Il avait son sac en bandoulière accroché à son épaule droite, les mains dans les poches de son uniforme.
- Dis Haru' (le concerné tourna la tête dans sa direction et lui sourit tendrement), tu en as eu beaucoup des cadeaux ?
Ne s'attendant certainement pas à cette question, le roux fut décontenancé un moment mais se reprit bien vite.
- Bien sûr, que crois-tu ? Je suis super populaire moi !
Fuusuke leva les yeux au ciel. Il fallait s'y attendre que le carmin prenne la grosse tête. Le concerné ricana devant l'air blasé de son ami.
- Oh allez Fuu', je déconne ! J'en ai eu quelques uns oui, et toi ?
Le blanc sourit en coin, finalement il adorait quand son ami prenait la grosse tête.
- Certainement plus que toi.
Le blanc ricana alors que l'autre lui tira la langue, remontant par la même occasion sa bandoulière en train de tomber sur son épaule.
- Bien sûr, comme si j'allais te croire !
Les garçons aimaient bien s'embêter sur cette fête que les filles romantiques et niaises adoraient. Car, oui, aujourd'hui était bien le quatorze février et plus communément appelé le jour de la Saint Valentin, ou fête des amoureux. Ainsi, c'était la journée des cadeaux comme aimait l'appeler les deux garçons. Ils recevaient la plupart du temps des boîtes de chocolat avec de petits mots de déclaration d'amour, mais rien de concret. Fuusuke aimait juste cette fête car il pouvait recevoir des chocolats mais il ne s'attardait pas sur ces filles qui se déclaraient. Il avait pitié bien sûr car tout le monde savait que se faire rejeter par la personne qu'on aime fait mal. Mais il ne s'en faisait pas plus que cela, car tout le monde savait qu'il n'était pas intéressé par ces futilités. Il avait évidemment une toute autre personne en tête. Haruya, quant à lui, n'aimait pas spécialement cette fête qui portait à la consommation. Il ne voulait pas non plus avoir des cadeaux ou des déclarations de filles follement amoureuses de lui. Non. Pas qu'il ne les aimait pas, mais il ne voulait pas avoir affaire avec elles. Bien qu'il aimait faire un concours de cadeaux avec son compère à l'élément de glace, mais cela s'arrêtait là.
Les deux garçons continuèrent de marcher côte à côte, dans une ambiance légère permise grâce à ce beau temps, et ce beau ciel. Puis ils arrivèrent finalement à leur arrêt de bus, qu'ils attendirent quelques temps avant que celui-ci ne fasse entendre son moteur bruyant arriver. Les portes s'ouvrèrent devant eux et Haruya posa un pied sur la marche, Fuusuke attendant derrière lui. Il se retourna soudainement, faisant sursauter l'albinos qui le regarda les yeux rond, le roux avait approché son visage bien trop proche du sien.
- Tu sais Fuu', j'aurais été heureux que tu m'en offres des chocolats...
Le réveil sonna durement, faisant sursauter un carmin dans son lit. Il grogna avant de passer sa couette par-dessus sa tête. Bordel, quel avait été ce rêve plus que bizarre ? C'était si rare que le roux rêve, qu'il était surpris de la tournure de celui-ci. Il détestait les rêves. Et il détestait tout ce qu'ils pouvaient lui faire endurer. Et puis, pourquoi avait-il rêvé de ça particulièrement ? Avec une certaine personne en particulier, nom d'un chien ? D'ailleurs, la Saint Valentin n'était même pas aujourd'hui alors à quoi bon rêver de cette fichue fête qu'il détestait par-dessus tout ? C'était si niais, depuis quand était-il devenu si niais ? En plus, selon les psychanalystes, comme Freud, les rêves étaient synonymes de désirs refoulés. D'où il sortait ces mots et ce nom d'ailleurs ? Bordel, Fuusuke avait une emprise bien trop dure sur lui l'albinos aimant beaucoup ce qui touchait à l'esprit et plus particulièrement à l'inconscience. Alors il lui sortait des noms de célèbres psychanalystes dont ce Freud. Haruya se passa la main sur le visage en grimaçant, pourquoi ? Simplement pourquoi ?
Soudainement sa couette fut retirée à une vitesse fulgurante qu'il n'eut pas le temps de la rattraper. A côté de lui, debout, se tenait le jeune homme de ses pensées avec des yeux ronds. Non, pas Freud, il n'était déjà plus de ce monde bon Dieu, mais le seul et l'unique Suzuno Fuusuke.
- Debout sale larve, on a cours dans une heure.
Merci du réveil Fuusuke, je n'étais pas au courant de ce qui se tramait depuis que les vacances s'étaient terminées. Haruya grogna, détestant encore plus les réveils tôt, et l'école. L'albinos jeta sa couette au pied de son lit et sortit de la chambre, allumant la lumière au passage, grillant la rétine d'un certain roux qui jura. Puis tout à coup, il réalisa l'erreur en regardant son téléphone portable posé sur sa table de chevet. Le quatorze février était aujourd'hui. Autrement dit la Saint Valentin. Et là, un cri de frustration sortit de sa bouche. Les dieux étaient contre lui.
Le blanc se dirigea tranquillement vers la salle de bain pour se préparer. Il aimait embêter Haruya dès le matin et le pauvre n'étant pas de celui-ci, c'était terriblement tentant chaque matin. Il choisit une cabine de douche libre et glissa son corps à l'intérieur. Il verrouilla la porte et se déshabilla en quatrième vitesse, le froid matinaux lui mordant la peau. Il passa son corps sous le jet d'eau chaude et soupira. La fin d'année approchait, et avec cela son lot d'examen. Fuusuke était en avant-dernière année de collège, il avait encore le temps pour les examens finaux mais il ne pouvait s'empêcher de stresser pour cela. Et après ? Après il avait peur. Peur de ce qu'il pouvait choisir. Il avait une attirance particulière pour les arts et le dessin. Il se voyait bien dans un lycée proposant des cours plus poussés dans ce domaine. Tout en continuant le foot car il ne voyait absolument pas sa vie sans ça. Mais il avait peur de se retrouver seul. Seul, sans Haruya. Car, le blanc s'était attaché à ces moments de sa vie avec son compagnon et il ne voyait sûrement pas la suite de celle-ci sans lui. Cependant il avait peur étant donné que Haruya avait énoncé son souhait de continuer dans le domaine du sport. Et ils avaient donc des domaines bien différents l'un de l'autre. Fuusuke soupira alors et passa une main dans ses cheveux humides.
Puis soudainement, un coup à la porte le tira de ses pensées.
- Grouille tes fesses Fuu', je sais que tu es là.
Il ricana en portant sa main à sa bouche. Pour le futur, il y réfléchirait plus tard. A l'heure actuelle, il profiterait des moments avec son compère.
[...]
Les deux garçons avaient terminé de se préparer et se retrouvaient avec d'autres orphelins du Sun Garden devant l'arrêt de bus près de l'orphelinat. La brise légère caressa les visages des jeunes et beaucoup s'amusait à se chamailler. D'autres parlaient tranquillement en attendant le transport qui n'allait sûrement pas tarder à arriver. Fuusuke se tenait près d'un Haruya grognon. Il avait enfoui son visage dans sa fine écharpe et ses mains dans les poches de son uniforme. Haruya, quant à lui, avait les bras croisés et réfléchissait à il ne savait quoi. L'albinos sortit alors son téléphone portable pour regarder l'heure quand un moteur se fit entendre à l'autre bout de la rue. Le bus arriva et laissa les jeunes entrer à l'intérieur. Sans un mot, Fuusuke se dirigea vers deux places libres, le roux sur les talons et ils s'y assirent. Il n'aimait pas quand son roux faisait sa tête de grognon des mauvais jours. Mais bon, il ne pouvait rien y faire alors il prenait sur lui et espérait que Haruya ne se calme.
Le trajet se fit sans encombres et dans un silence total entre les deux garçons, bien que le brouhaha soit ambiant dans le bus. Haruya grognait simplement dans sa tête, ne voulant pas gêner son compère qui avait posé sa tête contre la vitre du bus et qui semblait vouloir finir sa nuit. Le roux aurait voulu faire pareil mais... il n'avait pas une vitre en guise de coussin. Et leur arrêt allait bientôt arriver donc cela ne servait strictement à rien. Ainsi, ses écouteurs dans les oreilles et sa musique passant en boucle, il observa tranquillement les gens présents. Ryuuji et Hiroto n'étaient pas loin d'eux comme d'autres orphelins. Certains avaient réussi à trouver des places assises tandis que d'autres essayaient tant bien que mal de rester debout sur leurs jambes selon les à-coups du transport.
Ils furent finalement arrivés à leur arrêt et le roux prit le bras de son ami pour le lever. La tête un peu dans les vappes, Fuusuke ne réalisa pas de suite, se contentant de suivre l'autre. Ils finirent par marcher tranquillement, Haruya ayant lâché le blanc avec une pointe au cœur. Arrivés devant le portail de leur collège, ils s'y arrêtèrent quelques instants pour l'observer et finirent par y entrer. Et c'est sur cette note, plutôt défaitiste qu'ils commencèrent leur journée de cours habituelle. Journée qui pourtant leur réserverait bien des surprises.
[...]
Leur matinée s'était déroulée lentement aux yeux d'un certain roux. Si lentement qu'il crut que cela n'allait jamais se terminer. Ils avaient eu des mathématiques, du japonais, des sciences et de la géographie. Dire qu'il détestait ça était un euphémisme. Il haïssait tout bonnement ces matières. Lui ce qu'il préférait c'était se dépenser et faire du sport, se dégourdir les jambes et courir derrière un ballon. Des trucs puissants quoi ! Et pas se bourrer le crâne de choses futiles et totalement inutiles. Seulement, le point positif est qu'il allait retrouver Fuusuke au self. Les deux jeunes hommes n'avaient pas tous les cours en commun bien qu'ils soient dans la même classe. Et en géographie, il se retrouvait avec Hiroto et Natsuhiko. Heureusement que ce dernier était là et faisait la majeure partie de son temps le zouave, comme cela il ne s'ennuyait pas. Mais l'autre rouquin était beaucoup plus axé sur les études donc moins marrant. Au fond Hiroto avait sûrement raison car les études étaient importantes mais Haruya n'aimait pas cela, alors il ne faisait pas d'efforts.
La sonnerie retentie et il se leva le premier, rangeant ses affaires dans son sac et sortant à la suite d'autres élèves. Il rejoignit son ami dans la queue du self alors que celui-ci l'attendait patiemment près de la porte.
- Cours à la con... Se plaignit le roux dès qu'il fut à la hauteur du blanc.
- C'est pour ton bien alors arrête d'être grognon, vient.
Les deux jeunes hommes se mirent au bout de la queue et quand ce fut leur tour, ils se servirent tranquillement leur repas puis cherchèrent une table des yeux. Ils rejoignirent d'autres orphelins dont Natsuhiko et Shigeto ainsi que Ryuuji, Hiroto et Reina.
Fuusuke prit ses baguettes et commença à manger tranquillement tandis que l'autre en face de lui faisait la même chose. Les discussions allaient de bon train et ils rigolèrent un temps soit peu. Les bêtises de Shigeto et Natsuhiko en étaient pour beaucoup.
Puis soudainement, Fuusuke remarqua une chose qu'il n'avait pas remarquée jusqu'à présent. Sa joue sur sa main et son coude sur la table, en attendant que les autres finissent de manger, il en fit la remarque à son compère.
- Ça sent le chocolat.
L'autre repoussa son plateau et soupira, posa sa tête dans son poing.
- Cette odeur me rend malade.
Puis il démarra au quart de tour.
- Certaines filles ont essayé de m'en donner. J'étais obligé de leur rendre ! Stupide Saint Valentin... je hais cette satanée fête et ses chocolats.
Dans un air dramatique, Haruya laissa tomber sa tête sur la table, non loin de son plateau et soupira fortement. Puis cela fit tilt dans le cerveau de Fuusuke. Il savait que le roux détestait cette fête. Alors c'était pour cela qu'il faisait la tête depuis ce matin ? Fuusuke, leva les yeux au ciel, d'un air blasé.
- J'aime bien.
Le roux releva la tête aussitôt les paroles sorties de la bouche de son compère. Il rêvait n'est-ce pas ? Dites lui qu'il rêvait.
- Quoi ?!
- Les chocolats. J'aime bien les chocolats.
Une main sur le cœur et se laissant tomber sur le dossier de sa chaise, sa tête pendant dans le vide, Haruya se sentit soulagé.
- Ah tu m'as fait peur. J'ai cru que tu parlais de cette stupide fête.
Un sourire en coin naquit sur les lèvres de Fuusuke, et il se dit que Haruya en faisait vraiment des tonnes. Mais c'était ce qui le rendait unique, et également le fait qu'il l'aime comme cela. La sonnerie retentit alors, alertant tous les jeunes présents dans le self. Tous se levèrent, déposèrent leur plateau sur le tapis rouleau à la sortie et quittèrent ce self rempli de trop de monde. Le duo ne se lâcha qu'à l'intersection d'un couloir. L'un ayant art et l'autre option japonais pour l'aider dans ses difficultés. Ils se saluèrent et se séparèrent d'un signe de main.
- A plus !
- A plus tard, Haru'.
[...]
L'après-midi s'était terminée sur une note positive pour Fuusuke. Il avait réussi à avoir la meilleure note de la classe pour son devoir d'art. Et c'était peu dire qu'il en était fier. C'est même celui dont il était le plus fier de tous ses dessins. Peut-être ne représentait-il pas grand-chose pour certains mais c'était quelque chose qui lui tenait à cœur. Il l'observa quelques instants, se remémorant le souvenir de cette journée de son enfance. Et il sourit tendrement. Ce souvenir était un souvenir qu'il garderait certainement longtemps dans sa mémoire. Et sûrement grâce au fait qu'il avait changé sa vie à jamais avec l'entrée de cet être qu'il appréciait particulièrement.
L'albinos rangea son dessin dans sa pochette prévue pour tous ses dessins, et la glissa dans son sac. Il sortit de la salle en saluant sa professeure puis se dirigea vers la cour d'entrée. Là, il sortit son téléphone portable pour vérifier s'il n'avait pas des messages, mais surtout pour vérifier l'heure. Il avait peur que Haruya ne l'ait pas attendu. Même s'il pensait que ce n'était pas son genre. Il remarqua alors qu'il avait un message non-lu. Tiens... Il leva d'abord les yeux, espérant apercevoir son ami aux cheveux enflammés mais rien. Juste des camarades de classe, ou d'autres élèves. Alors il ouvrit le message.
De : Haruya
Merde ! Je suis de corvée de ménage ce soir, heure de colle. M'attends pas.
Fuusuke leva les yeux au ciel. Décidément, ce n'était certainement pas le jour de son ami. Levé de mauvais poil, journée de Saint Valentin et pour couronner le tout, heure de colle. Il ricana doucement, remit sa bandoulière en place et se dirigea nonchalamment vers l'arrêt de bus. Tant pis pour lui. L'albinos se demandait ce qu'il avait bien pu faire pour se retrouver coller. Il haussa les épaules. C'était ses affaires, et non les siennes. Alors il monta dans le bus qui venait d'arriver et s'installa tranquillement sur un siège de libre, sortant ses écouteurs. Un peu de K-Pop pour changer.
« Viva la Revolution »*
[...]
Fuusuke était donc rentré seul. Cela lui avait fait bizarre. Il avait eu l'habitude de rentrer avec le roux, comblant ce silence pesant. Mais ce soir cela n'avait pas été le cas. Il était monté directement après s'être défait de ses chaussures et de sa veste comme de son écharpe. Juste avant, il avait salué Hitomiko de son bureau. Arrivé dans sa chambre, il avait posé son sac sur son lit et s'était changé. Il avait mis son sweat violet et un jean noir, plus confortables que son uniforme. Uniforme qui lui grattait le cou soit dit en passant, il devrait faire quelque chose pour cette foutue étiquette. Il ne s'attarda pas plus, pendit son uniforme dans son placard et se dirigea à son bureau, en prenant son sac au passage. Il sortit ses cahiers et livres et commença ses devoirs.
Seulement, il remarqua après deux heures de travail qu'il n'avait pas son livre d'algèbre. Et il soupira. Il se leva cependant, et se dirigea vers le bureau de son ami. Mais se stoppa à quelques pas. Non. Non. Et non. C'était Haruya qui avait son livre mais pas au bon endroit. Il l'avait sur lui. Et Fuusuke passa une main dans ses mèches argentées se souvenant du matin.
Le roux avait accouru auprès de son ami, juste avant la sonnerie. Il souffla devant l'autre qui avait les yeux ronds en le voyant ici.
- Fuu' ! S'il te plait ! (il avait joint les mains entre elles pour le prier) J'ai besoin de toi ! J'ai oublié mon livre d'algèbre et j'en ai besoin ce matin !
Et gentil comme il était, ses mathématiques à lui étant passées à la première heure, il lui passa son livre.
Seulement, sur le coup, il n'avait pas pensé qu'il avait des devoirs dans cette matière et il avait oublié de le lui redemander lors du midi.
- Plus jamais je ne lui prête mon livre.
Il se laissa tomber sur sa chaise, soupira et prit un stylo.
- Rien à faire...
Il gribouilla sur son cahier, ses pensées divaguant sur des choses à d'autres. Il pensa tout d'abord à ces quelques chocolats présents dans son sac qu'il se plairait à manger. Haruya avait tord de les refuser, ils auraient très bien pu les manger à deux. Mais l'autre faisait sa tête de mule. Le blanc baissa finalement ses yeux sur son cahier, découvrant un cœur qu'il avait fait, perdu dans ses pensées.
- Mais bordel, qu'est-ce que je fous ?
Il le ratura en grimaçant.
Puis soudainement, la porte s'ouvrit en se fracassant contre le mur, laissant entrer un Haruya tout joyeux, le pied encore en l'air d'avoir ouvert la porte.
- Yo !
Fuusuke, se remettant doucement de son bon, se retourna, son menton dans sa main et son coude sur le dossier de sa chaise.
- La poignée est là pour une bonne raison, tu sais.
Mais Haruya ignora cette dernière phrase pour lui donner un quelque chose qu'il lui tendit, dans un paquet.
- Tiens !
Surpris, Fuusuke se méfia.
- Tu n'as même pas écouté ce que j'ai dit.
- Si j'ai écouté.
Il regarda la boîte d'un air méfiant, en fronçant les sourcils mais il la prit tout de même, doucement.
- Si c'est une autre de tes conneries, tu peux la garder.
Haruya gonfla les joues et mit ses poings sur ses hanches.
- Juste ouvre.
Alors, toujours aussi méfiant, Fuusuke se décida de déballer le paquet, puis il ouvrit la boîte et fut encore plus surpris lorsqu'il découvrit ce qu'il se cachait à l'intérieur.
- Des... chocolats ?
Tout sourire, Haruya leva le pouce en l'air.
- Tu as dit que tu aimais les chocolats, n'est-ce pas ? Alors je t'en ai acheté un peu.
Fuusuke releva les yeux, plus que surpris des paroles de son ami. Son cerveau devait avoir un bug, ou juste un extraterrestre avait pris place dans le corps de Haruya. Ce n'était pas possible autrement. Si ? Mais pourquoi Haruya avait donc fait cela ?
- Bon... puisque c'était la Saint Valentin, il n'en restait pas beaucoup alors j'ai pris ce que j'ai trouvé. Puis vu que je ne savais pas ce que tu aimais le plus, j'ai pris un peu de tout.
Il plissa les yeux et ricana. Puis redevenant sérieux, il ajouta :
- Hé, ça m'a coûté cher alors t'as intérêt à tout manger !
Fuusuke, toujours sous le choc de ce moment, resta là sans rien dire, le regardant dans le blanc des yeux, ne sachant pas trop quoi dire. Haruya le remarqua et se vexa.
- C'est quoi cette réaction ?
Le blanc se reprit puis laissa son dos heurter son dossier de chaise.
- Je suis juste surpris, c'est tout.
- Surpris par quoi ?
Un sourire en coin naquit sur les lèvres de l'albinos.
- Par ton inexplicable gentillesse.
Démarrant au quart de tour, Haruya gonfla les joues en s'approchant furieusement de Fuusuke auquel il arracha le paquet des mains, mais celui-ci ne se laissant pas faire.
- Et bien, je vais reprendre ma gentillesse et la donner à quelqu'un d'autre si tu ne la veux pas !
- Bien sûr que je la veux ! Tu l'as acheté pour moi donc je vais la garder !
Leur petite chamaillerie s'arrêta aussi vite qu'elle avait commencé et ils se regardèrent, ne se lâchant pas des yeux. Des petites rougeurs apparaissant sur les joues des deux concernés. Le roux lâcha la boîte des mains et se retourna en haussant les épaules.
- Bien, tu peux la garder si tu la veux tellement !
Et chuchota pour lui-même :
- Ce n'est pas comme si je voulais la donner à quelqu'un d'autre.
L'albinos qui, entre deux, avait commencé à fourrer un chocolat dans sa bouche, releva la tête vers le roux qui était de dos devant lui.
- Tu as dit quelque chose ?
Le concerné se retourna aussi vite et enfouit ses mains dans les poches de son uniforme, des rougeurs colorant bien plus ses joues que la normale.
- N-Non, rien !
Fuusuke sourit tendrement en le voyant comme cela. Il ne le montrait peut-être pas mais cela l'avait affecté, l'avait touché. Il se sentait flatté. Haruya n'avait pas offert des chocolats à n'importe qui. Non, il en avait simplement offert à son meilleur ami. Meilleur ami qui se demandait vraiment les intentions pour ces soudains chocolats. Se rappelant de ses paroles du jour de l'an. Y aurait-il un quelconque rapport ? Car ce n'était pas comme si aujourd'hui était un jour comme les autres. C'était tout simplement la Saint Valentin, autrement appelée la fête des amoureux. Y aurait-il un message caché derrière cela ?
- Hey Fuusuke, je peux en avoir un peu... ?
- Mmh... je réflechis.
- Allez, je suis celui qui les a achetés !
- Ils ne sont pas supposés être les miens maintenant ?
- S'il-te-plait ! Je n'ai rien mangé depuis le déjeuner.
- Pas mon problème.
*J'ai fait quelques recherches sur le système scolaire japonais (car dans les animes, je vois qu'ils reprennent toujours les cours quand les cerisiers ont des fleurs, c'est-à-dire au printemps donc j'ai été intriguée) et ce n'est pas du tout pareil qu'en France ou dans les autres pays. Voici ce que j'ai trouvé : s'il suit le cursus classique, le jeune Japonais entre à l'école primaire – Shagako – à 7 ans et en sort à 13 ans (6 années). Il va ensuite au collège – Chugako – entre 13 et 16 ans, puis au lycée – Kookoo – entre 16 et 18 ans.
L'école au Japon débute en avril. Le fait est original. L'année est divisée en trois trimestres (avril-juillet / septembre-décembre / janvier-mars). Les vacances principales (celles qu'en France nous appelons grandes vacances) séparent le premier et le deuxième trimestre – elles ont lieu en août et durent un mois environ. D'autres vacances sont programmées entre chaque trimestre, à Noël (15 jours) et à la fin de l'année scolaire (3 semaines). Les élèves japonais ont cours du lundi au vendredi, généralement de 8h30 à 15h30 et deux samedis par mois (le 1er et le 3e, de 8h30 à midi). Les cours durent 50 minutes et sont entrecoupés de pauses de cinq minutes. La coupure prévue pour le repas de midi est de 35 minutes. Jusqu'à la fin de la première année de « kookoo » (lycée), toutes les matières sont obligatoires. Ces matières sont : Japonais, Maths (Analyse et Algèbre), Anglais, Sciences, Sciences Sociales (Histoire, Économie, Géographie), Sport et Art.
* Comme je l'ai dit au début dans mon blabla, je ne sais pas si vous suivez la culture pop coréenne. Ainsi, je ne sais pas si vous connaissez la chanson que j'ai voulu mettre ici avec le « Viva la Revolution » (je vous ai évité les paroles coréennes mdr). Cette chanson est donc la suivante : "Wake me Up" de B.A.P. Et je l'adore ! *-*
Terminé ! J'espère que ce chapitre vous aura plu bien que j'ai mis un temps fou à le poster et je m'en excuse sincèrement.
Bonnes vacances à tous, et j'espère - pour ceux qui en ont passé - que vos examens se sont bien passés !
Bisous, bisous~
