Salut Lily-Nora, un mariage… ce serait le rêve d'arriver un jour à ce niveau de l'histoire! Ça me fait penser que je n'ai pas encore raconté le fameux strip-tease que je t'avais promis au début. Hum, il y a du laisser-aller dans ma fic! Arigato gozaimasu ma biche et à très bientôt.

Hello Kimi-Chan, c'est vrai que je m'éclate vraiment en écrivant:

J'ai réalisé une chose: il est plus difficile de faire rire que de faire pleurer!

Coucou Mavalia, je pense pour ma part que Ryuzaki est beaucoup moins innocent qu'il n'y paraît (je pense à ce fameux épisode où il explique au père de Light qu'il est normal qu'un jeune homme de 17 ans regarde des revues pornos! Lol); d'ailleurs son métier de détective nécessite d'avoir de bonnes connaissances sur la nature humaine et en psychologie. Et je pense vraiment que ça pourrait être un type génial dans l'intimité mais je me laisse peut-être emporter par mon imagination. Merci pour ta review.

Bienvenue Wéïshi, merci pour ta review; je suis très heureuse que mes personnages te plaisent et j'espère ne pas te décevoir dans ce chapitre.

Welcome to you Cassouminette, trop heureuse que tu trouves mon histoire jolie (kawaï? Ce mot pourrait-il convenir pour décrire ma fic? en tout cas ça me plairait); en fait, je préfère raconter de belles choses parce que la réalité est suffisamment laide.


Je tiens à vous présenter toutes mes excuses pour le retard accumulé dans ma fic: ça a été une période difficile pour moi physiquement, psychologiquement et techniquement. On dit que ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort: je pense que c'est vrai.

Ce chapitre ne me plaît pas beaucoup mais je le publie quand même, en espérant trouver plus d'inspiration pour le prochain.


Chapitre 11

Avenir

Je m'éveillai très tôt et en pleine forme, comme d'habitude. Il faisait encore nuit noire.

J'étais toujours blottie contre Ryuzaki, une de mes jambes par dessus la sienne. Il dormait comme un bébé le bout d'un pouce en bouche, sa tête tournée vers moi, une de ses mains enfouie dans mes cheveux.

Je souriais de plaisir: je ne me lassais pas de cette image si kawaï. Après l'avoir observé un moment, je m'écartai de lui le plus doucement possible mais ses bras me retinrent.

- Je ne te laisserai pas t'en aller cette fois! Fit-il en m'immobilisant.

- Bien dormi, le crack? Demandai-je en souriant en me réinstallant confortablement contre lui.

- Jamais aussi bien dormi! Me répondit-il en me serrant un peu plus fort contre lui et en me regardant avec tendresse.

- Je vais prendre une douche: tu m'accompagnes? Lui proposai-je malicieusement.

- Avec plaisir. Accepta t-il en souriant avec un air coquin.

Enveloppés de la douce chaleur de l'eau qui ruisselait doucement sur nos corps enlacés, la douche s'avéra délicieusement sensuelle et érotique. Pour être franche, c'était mon fantasme depuis que j'en étais tombée amoureuse! Cela fit sourire Ryuzaki lorsque je lui avouai. Il me confia, à son tour, que son fantasme aurait été de me faire l'amour dans le love hotel où nous avions passé une nuit à Tokyo. J'éclatai de rire: il cachait vraiment bien son jeu à cette époque!

Tandis que Ryuzaki se séchait, je tentais désespérément de démêler mes cheveux en pestant gentiment contre lui.

- J'ai plein de nœuds! C'est de ta faute bad boy! Fis-je, faussement fâchée.

- Tu veux que je t'aide? Me proposa-t-il en souriant et en m'enlaçant.

- Ok, mais en douceur. Dis-je, pas très rassurée, en lui tendant un peigne.

- « En douceur », c'est ma devise quand je m'occupe de toi! Murmura-t-il à mon oreille d'un air coquin en me regardant dans le miroir.

- C'est mignon! Arrêtes de parler et passe à l'action! Fis-je en lui souriant tendrement.

- Ça aussi c'est ma devise quand je m'occupe de t…

- Ryuzaki, stop! Le coupai-je en riant.

Je m'abandonnais à ses mains habiles et précautionneuses. Lorsqu'il eût fini, je l'embrassai passionnément pour le remercier. Il saisit mes cuisses, me souleva, me porta jusqu'au lit et m'y déposa.

- Il faut que je m'en aille, mon amour. Dis-je en me redressant et en me dégageant de lui.

- Pourquoi? Me demanda-t-il, sincèrement surpris.

- Ce n'est pas convenable que je passe toute la nuit avec toi alors que nous ne sommes pas mariés: j'ai des principes, tu sais! Répondis-je avec dignité.

Je souris en le voyant méditer sérieusement ce que je venais de dire, son index en bouche. Il était si mignon! Je l'embrassai tendrement sur la joue.

- A toute à l'heure, le crack! Lançai-je en m'échappant prestement.

Dans le couloir, je rencontrais Marie, qui regagnait sa chambre. Elle s'avança vers moi, d'une demarche chaloupée, vêtue d'un tee-shirt de Metallica beaucoup trop grand pour elle. Elle arborait un grand sourire béat. Avec ses cheveux ébouriffés, elle avait l'air complètement stone. Je la conduisis dans sa chambre et nous nous assîmes en tailleur sur son lit.

- Toi, t'as fait une bêtise! Constatai-je en souriant.

- Oui, et pas qu'une! Fit-elle en désignant son cou marqué par un suçon. Mais racontes-moi plutôt: c'est toujours aussi torride entre vous? Me demanda-t-elle, avide de détails.

J'affichai mon sourire le plus radieux et le plus coquin en guise de réponse.

- J'ai mal aux abdos! Rajoutai-je avec malice.

- Oh, comme c'est mignon! C'est trop cool que tu sois enfin tombée sur un mec qui te baise bien!

- Si tu savais: je suis raide dingue de lui! Il me fait chavirer rien qu'avec son regard! Je crois que j'ai vraiment un problème! Dis-je en riant.

- Ne te prends pas la tête, ma biche!... Et surtout ne te prives pas de passer tout le temps possible avec lui parce que vous serez souvent séparés. D'ailleurs, je suis persuadée que c'est ce qu'il attend aussi de votre relation.

Marie se glissa sous la couette et m'invita à la rejoindre.

Nous restâmes silencieuses un moment.

- Si tu veux, tu peux ramener quelques affaires chez moi: je te ferai de la place dans un tiroir! Fit-elle, malicieusement, en rompant le silence.

- C'est très gentil de ta part mais... il y a Thomas. Lui rapellai-je.

- C'est pas un problème: on ne couche jamais dans mon lit Thomas et moi!

- Vraiment?

- Oui, son lit est plus grand que le mien: c'est plus confortable et moins dangereux quand on s'envoie en l'air!

J'éclatai de rire. J'imaginais très bien les parties de jambes en l'air mouvementées et périlleuses de Marie.

Je restai un moment auprès d'elle, couchée sur le côté et blottie contre elle, ma main caressant ses cheveux tendrement. Elle finit par s'endormir comme une bienheureuse.

Je ne parvenais pas à trouver le sommeil. Je repensais aux évènements de la veille: l'arrivée de mon père, sa réaction démesurée en apprenant que j'avais un amant puis la joie qu'il avait éprouvée de nous accorder sa bénédiction. Sans oublier cette merveilleuse soirée et cette nuit... Je remerciais mes anges gardiens d'avoir exaucé mes prières et de m'avoir fait vivre ces moments si exceptionnels.

"Au fait"… Pensai-je, tout à coup. Avec tout ça, j'avais complètement oublié de demander à Ryuzaki comment il avait réussi à convaincre mon père d'accepter notre relation!

Et c'est ainsi que, dévorée de curiosité, je quittai la chambre de Marie pour rejoindre la mienne.

Ryuzaki s'était rendormi mais, cette fois, sa position était encore plus rigolote que d'habitude: il était recroquevillé, ses jambes repliées sous son buste, le derrière en l'air sous la couette et le bout d'un pouce en bouche! Je dus me retenir pour ne pas éclater de rire. Je n'eus pas le cœur de le réveiller pour l'interroger et décidai d'aller voir mon père.

Il était encore endormi, lui aussi. Je grimpai sur son lit et le secouai doucement.

- Papa... Papa...

- Mmmh... Qu'est-ce que c'est? Marmonna-t-il en ouvrant un peu les yeux. Qu'est-ce qu'il y a ma petite mandarine? Me demanda t-il d'une voix ensommeillée.

- Papa... Est-ce qu'on peut discuter?

Mon père se retourna vers son réveil, se passa la main dans les cheveux, les ébouriffant un peu plus au passage.

- Ma puce, il est cinq heures du matin! Me reprocha t-il en souriant.

- Désolée papa, dis-je en baissant la tête, culpabilisée de le réveiller aussi égoïstement.

Mon père se redressa brusquement.

- Qu'est-ce qu'il y a ma petite framboise? Ne me dis pas que ce bougre de petit cochon t'a forcée à faire des choses pas catholiques? Interrogea-t-il, prêt à bondir.

- Mais non Papa… Quelle horreur! Lui reprochai-je.

- Oh non... Tu es enceinte?

- Quoi? Mais non!... Enfin... Peut-être... De toute façon, il est trop tôt pour le dire: je ne sors avec lui que depuis le vingt-quatre.

- Et ben, mon vieux, vous n'avez pas perdu de temps!

- Qu'est-ce que tu veux dire?

- C'est pourtant clair: tu sors avec lui depuis le vingt-quatre et il devenu ton amant le même jour, donc j'en conclus que vous n'avez pas perdu de temps!

- Ce n'est pas ce que tu crois: on s'aime depuis longtemps mais j'hésitais à m'engager. En fait, il est mon amant depuis le vingt-cinq vers deux heures du matin.

- Ah oui, là c'est beaucoup moins choquant! S'écria mon père, sarcastique.

- Papa, ce n'est vraiment pas ce que tu crois… Dis-je en soupirant. En fait, je voulais savoir ce que Ryuzaki t'a dit pour que tu acceptes notre relation. Repris-je en coupant court à cet épineux sujet.

- Ah c'est ça qui te turlupine! Et bien, je lui ai d'abord fait la morale: à savoir, que quand on a une relation de cet ordre avec une fille, on a au moins la décence de se présenter et de demander la permission à son père. Ensuite, je lui ai rappelé qu'il allait devoir assumer ses responsabilités si tu tombais enceinte. Puis je lui ai demandé à quel point il t'aimait et de me donner une seule bonne raison de lui laisser ce que j'ai de plus précieux au monde.

- Et qu'a t-il répondu? Interrogeai-je, très intéressée.

- Qu'il était prêt à me payer l'équivalent de quinze chèvres pour t'avoir!

Mon cœur manqua un battement. Je regardais mon père, stupéfaite, avec l'impression d'avoir rêvé ce qu'il venait de me dire.

- C'est… C'est une plaisanterie? Bredouillai-je.

- C'est ce que je lui ai demandé aussi et je ne te cache pas qu'à ce moment-là, j'ai bien failli lui mettre mon poing sur la figure! Mais j'ai pris le temps de la réflexion. Je me suis dit que, bien que sa proposition soit discutable en terme d'éthique, elle n'est pas négligeable: tu as perdu beaucoup de ta valeur depuis que tu as... Enfin, tu vois... Et donc j'aurai beaucoup de mal à te caser maintenant et...

- Mais qu'est-ce que tu racontes? Demandai-je, choquée, avec l'impression d'être entrée dans la quatrième dimension. Comment peux-tu dire une chose pareille? Je ne suis pas à vendre! C'est scandaleux! Quelle idée! Tu devrais avoir honte! M'écriai-je indignée comme jamais.

Mon père éclata de rire.

- Désolé, Camille, je n'ai pas pu m'en empêcher!

- Cette plaisanterie est du plus mauvais goût, papa! Lui reprochai-je, boudeuse. Il t'a vraiment proposé de m'échanger contre des chèvres? Lui demandai-je avec l'espoir que ce soit faux.

- Oui, il a osé!... Aaah, il en a dans le pantalon, le détective L, pour me défier comme ça!... Je comprends qu'il t'ait plu! Fit-il avec un sourire ambigu.

- Papa, ce n'est pas le sujet! L'interrompis-je avec impatience.

- Ok! Donc, après qu'il m'eut fait cette proposition, je lui ai demandé, en faisant un gros effort pour garder mon calme, tu penses bien, ce qu'il ferait si je refuse. Il m'a répondu qu'il ne renoncerait pas et qu'il irait te chercher au bout du monde s'il le fallait. Mais c'est surtout son regard qui m'a impressionné: il avait l'air déterminé, prêt à se battre jusqu'au bout. J'avais le même regard à l'époque où je suis resté posté toute une nuit, bourré comme un coing, devant la porte de pépé en criant « je t'aime Maddie! », avant qu'il accepte de me laisser voir ta mère. De toute façon, même si je m'oppose à votre relation, tu feras tout pour le rejoindre: je te connais bien! Et puis Watari m'a assuré que c'est un type bien et j'ai toute confiance en lui. Voilà, tu connais toute l'histoire maintenant.

J'en restais sans voix et prostrée, le regard perdu dans le vide.

- Camille, ça va? Demanda mon père, inquiet.

Je me levai d'un bond et sortis en courant de la pièce. Je regagnai ma chambre, sortis ma valise de sous le lit et y enfournai rageusement des vêtements pêle-mêle. Ryuzaki fut réveillé par le vacarme et les secousses du matelas.

Il m'observait, surpris, son index en bouche.

- Qu'est-ce qu'il y a? Me demanda-t-il posément.

- Je rentre à Paris avec mon père! Dis-je sèchement en tentant de garder mon calme.

- Pourquoi?

Sentant la colère me submerger, je mis mes mains sur ma taille et parcourus ma chambre de long en large en essayant de me calmer. Ryuzaki me regardait encore plus surpris.

- Pourquoi t'as fait ça? Interrogeai-je brusquement. Pourquoi as-tu proposé à mon père de m'acheter contre quinze chèvres? C'est une tradition anglaise d'échanger les femmes contre des animaux? Et puis d'abord c'est tout ce que je vaux pour toi? M'écriai-je, indignée.

- Il est difficile d'évaluer la valeur d'un être humain mais comme c'est une pratique courante chez les bédouins du Sahara, je me suis dit que ce serait un bon exemple pour estimer ce que tu vaux pour moi.

- D'accord, alors, admettons que nous vivons chez les bédouins: est-ce que je peux être fière qu'un homme soit prêt à payer quinze chèvres pour m'avoir?

- Oui, en général une femme est échangée contre quatre ou cinq chèvres.

- Donc je devrais me sentir comblée de l'immense honneur que tu me fais? Demandai-je, sarcastique.

- Si on était des bédouins, alors oui, ce serait un très grand honneur pour toi.

- Mais malheureusement pour toi, nous ne sommes pas des bédouins et je ne me sens absolument pas honorée mais plutôt humiliée par ton idée! Et si nous étions dans une tribu matriarcale d'Afrique, et bien, personnellement, je n'aurais donné qu'une seule banane pour toi! Et je peux te dire que c'est le prix que l'on donne en échange d'un œuf, c'est dire ce que tu vaux pour moi à cet instant! Criai-je, réellement en colère, en continuant de jeter des vêtements dans mon sac.

- Je veux bien admettre que mon idée peut être très mal perçue... Je n'avais pas l'intention de te blesser. Dit-il penaud.

- « Mal perçue » est un doux euphémisme! Ton idée est carrément choquante! En fait, de toutes les choses que j'imaginais pouvoir m'arriver dans la vie, il me semblait plus probable d'être enlevée par des martiens, qu'échangée contre des chèvres! Et puis tu ne crois pas que tu aurais pu choisir un exemple plus glamour et romantique? Je sais pas, tu aurais pu avoir l'idée de rester posté bourré toute une nuit devant la porte de pépé en criant que tu m'aimes, par exemple! Là tu aurais eu la classe!

- « Posté bourré devant la porte de pépé ?»... Qu'est-ce que tu veux dire? Me demanda t-il, intrigué.

- Ne changes pas de sujet! Je ne suis pas à vendre et je n'appartiens à personne, pas même à mon père! Si tu veux vraiment m'épouser tu n'as qu'à me poser la question simplement sans te servir de ces pauvres chèvres! Le coupai-je en continuant à inonder ma valise, déjà pleine à craquer de vêtements.

- Accepterais-tu de m'épouser, Camille? Me demanda-t-il, solennellement, en me tendant une sucette goût lait-fraise.

Je m'interrompis brusquement et l'observai surprise. La colère que j'éprouvais s'évanouit d'un seul coup. Il me regardait intensément. Je m'assis sur le lit et pris la sucette. Je ne m'attendais pas à une demande en mariage aujourd'hui. Je ne me souvenais même pas en avoir rêvé et ne savais si c'était ce que je désirais au fond. J'avais l'intuition que oui. Pouvais-je m'autoriser à penser que c'était une manière pour Ryuzaki de me prouver l'intensité de ses sentiments à mon égard?

- Ryuzaki, ce n'est pas une décision que l'on prend sur un coup de tête.

-Je ne suis pas du genre à prendre des décisions sur un coup de tête. M'affirma t-il très sérieusement.

- Tu es sûr que c'est vraiment ce que tu veux? Demandai-je en rivant mon regard au sien.

Il me sourit, m'enlaça et m'embrassa en guise de réponse. Je m'écartai de lui.

- Je ne peux pas accepter avant d'avoir lavé l'affront fait à mon honneur, Ryuzaki. Dis-je avec solennité. Je te propose un duel pour régler ça! Si tu arrives à m'immobiliser plus d'une minute, alors j'accepterai de... de t'épouser.

Ce mot avait du mal à sortir de ma bouche, comme s'il me faisait peur tout à coup.

- Deal? Demandai-je en lui tendant ma main.

- Deal! Fit-il en la serrant dans la sienne et en me lançant un regard ardent.

Il se leva et enfila son pantalon. Je me retournai vivement, ne voulant pas me laisser perturber par la vue de son magnifique petit cul.

- Quelles sont les règles? Demanda t-il sérieusement.

- Il n'y en a pas, tous les coups sont permis... Sauf les coups qui font mal! Repris-je avec présence d'esprit.

- Je suis prêt! Fit-il avec enthousiasme.

Nous nous observâmes un long moment. Il était torse nu. Je retirai mon gilet qui cachait ma nuisette fétiche: « I love Japan ».

- Honneur aux dames! Fit-il en écartant les bras et en s'inclinant, tout en me souriant d'un air de défi.

- Quelle galanterie! Dis-je, moqueuse, en lui rendant son sourire.

Je m'approchai de lui lentement et posai mes mains sur son torse. Il n'esquissa aucun mouvement. Je rapprochai mes lèvres des siennes et y déposai un tendre baiser. Je sentis ses muscles se relâcher et en profitai pour le déséquilibrer. Il tomba en arrière sur le dos. Je me mis prestement au-dessus de lui pour immobiliser ses bras avec mes jambes mais il parvint à se redresser sans difficultés, saisit mes poignets qu'il bloqua dans mon dos et m'embrassa à son tour.

- Sache que je rends toujours les coups qu'on me donne! M'annonça t-il en souriant, son regard de braise encore plus ardent que d'habitude. Il était, sans nul doute, très excité par ce nouveau challenge.

- Ça, je ne suis pas prête de l'oublier! Rétorquai-je.

Je lui souris, me laissai tomber en arrière, mis mes deux pieds sur son torse et le fit basculer sur le côté en le poussant. Il dut me lâcher. Mais je n'eus pas le temps de me relever: il me ceintura, me fit tomber sur le dos et bloqua mes hanches de tout son poids. J'essayai en vain de le faire basculer. Je finis par me détendre, en essayant de retrouver mon calme et une parade.

- Ryuzaki, tu me fais mal! Dis-je, d'une voix gémissante, en l'implorant de mon regard.

Il se souleva légèrement mais assez pour que je puisse le faire basculer et me dégager de lui. Nous étions accroupi l'un en face de l'autre.

- Règle numéro une: "ne jamais faire confiance à une femme en colère!" Tu t'es fait avoir deux fois, chéri! Dis-je, moqueuse.

- En effet. Fit-il simplement.

Son regard était toujours aussi ardent et son sourire encore plus expressif.

Il se jeta sur moi avec une vitesse déconcertante, un peu à la manière d'un félin. Il me plaqua contre un mur, saisit mes cuisses et me souleva en me tenant contre lui, mes jambes entourant sa taille. Il affichait un sourire radieux et satisfait.

- Règle numéro deux: "ne jamais sous-estimer un homme déterminé à obtenir ce qu'il veut,... chérie!" Lança-t-il fièrement.

Je me débattais de toutes mes forces rageusement en gémissant. Ne pouvant le frapper, je n'avais aucune chance de pouvoir me dégager.

- Je trouve tes gémissements très sexys! Fit-il en souriant d'un air coquin.

Son visage était très près du mien. Ses lèvres se rapprochèrent des miennes mais je ne lui accordai pas le plaisir d'un baiser.

- J'en suis ravie pour toi! Rétorquai-je en détournant la tête et en essayant encore de le faire lâcher prise.

J'étais essoufflée et épuisée, n'ayant plus la force de lutter. Ryuzaki, quant à lui, semblait en pleine forme. Je l'avais sous-estimé et pourtant, je connaissais très bien ses aptitudes au combat.

- La minute est passée... Échec et mat, Camille! Dit-il posément.

- Bien joué, le crack! Répondis-je, fair-play, tandis qu'il me libérait.

Son regard se fit plus intense et mes yeux restèrent un moment rivés aux siens.

- On dirait que tu vas devoir m'accorder cette permission illimitée que tu me refusais jusqu'à maintenant! Fit-il en rapprochant une nouvelle fois son visage du mien, convoitant un baiser.

- Excellente déduction, Monsieur le détective! Répondis-je en lui souriant tendrement.

- Je ne suis pas un génie pour rien! Rétorqua t-il avec un grand sourire, sans une once de modestie.

Ses provocations firent monter en moi une envie irrésistible de lui donner une bonne leçon. Je l'attirai vers mon lit et l'y poussai au milieu des vêtements. Je me plaçai au-dessus de lui et recouvris son torse et son cou de doux baisers. Ses mains remontèrent ma nuisette tout en caressant mes cuisses. Il me la retira, me bascula sur le dos et se mit à déguster mon cou avec sensualité. Je me repositionnai au-dessus de lui, remontai ses bras au-dessus de sa tête et caressai son torse sensuellement en lui lançant mon regard le plus charmeur et sexy. Mes mains glissèrent sur son pantalon que je déboutonnai avec lenteur. Je lui retirai ses vêtements et mes lèvres embrassèrent ensuite tendrement son ventre, zone très érogène chez lui. Je m'interrompis et revins au-dessus de lui.

- J'espère que ça t'a plu, beau brun. Murmurai-je sensuellement, mon visage au-dessus du sien, nos lèvres se frôlant presque.

Je me relevai soudainement, appliquant la technique de vengeance de Marie, et enfilai un tee-shirt en souriant avec satisfaction tandis qu'il me regardait surpris.

- Ça, c'est juste pour que tu te souviennes que je suis beaucoup plus forte que j'en ai l'air! Maintenant, rhabilles-toi, je t'emmène chez mon père pour lui annoncer la bonne nouvelle! Dis-je fermement.

- Pas avant que tu m'aies donné ce que je veux! Fit-il en se redressant et en s'avançant vers moi.

Je reculai et butai contre un mur. Ryuzaki plaça ses deux mains sur le mur, de chaque côté de mon buste, et me défia. Il n'admettait pas de perdre, pas même contre moi.

- Tu es très puérile, Ryuzaki.

- J'en suis conscient. Me répondit-il en souriant.

Je soupirai. Je réalisais qu'il me faudrait sans doute toujours développer des trésors d'imagination et de patience dans notre couple pour le faire plier, de temps en temps, à mes désirs. Je me souvenais en avoir déjà fait l'expérience à Tokyo.

- Écoutes, chéri: je te promets que ce soir tu auras le droit de ranger mon tiroir à sous-vêtements et de choisir la tenue dans laquelle tu me déshabilleras... De cette façon nous gagnons tous les deux... Ça te va?

- Hum... Ça me va! Me répondit-il, après réflexion. Vivement ce soir! Rajouta t-il avec joie.

- Oui, c'est cool!... Maintenant rhabilles-toi! Ordonnai-je.

Ryuzaki m'observait de manière très étrange et semblait hésitant. Je l'interrogeai du regard. Finalement, il m'enlaça, m'embrassa dans le cou et souleva mon tee-shirt, tout en me caressant.

- Qu'est-ce que tu fais? C'est pas le moment! Dis-je en me dégageant de son étreinte.

- J'essaie de me rhabiller. Me répondit-il calmement en me lâchant.

Je le regardais sans comprendre.

- D'accord, j'ai pas tout suivi aujourd'hui: c'est quoi ton problème?

- Tu portes mon tee-shirt. Fit-il en désignant mon buste.

Je penchai la tête et découvris avec effarement que, dans ma précipitation, je l'avais enfilé sans m'en rendre compte.

- Oh, Ciel! Mais pourquoi tu ne me l'as pas dit! Lui reprochai-je en riant.

- J'ai essayé. Me répondit-il en souriant.

- T'as surtout essayé d'en profiter pour me peloter! Dis-je, faussement indignée. Retournes-toi, s'il te plaît! Ordonnai-je

- Pourquoi? Me demanda t-il, sincèrement étonné, avec l'innocence d'un enfant.

- Parce qu'on n'est pas encore mariés et donc, tu n'as toujours pas cette permission illimitée de me reluquer quand je me déshabille! Je m'amusai à le taquiner sans en avoir l'air. Exécution! Rajoutai-je en pointant un index autoritaire vers le mur.

Il s'exécuta avec son si charmant air triste et penaud. Je retirai prestement son vêtement et le lui lançai sur la tête.

Dès que nous fûmes prêts, j'entraînai mon chéri chez mon père.

Et une fois de plus, je dus secouer mon pauvre papa pour le réveiller.

- Qu'est-ce qu'il y a encore ma petite cerise?... Tiens, salut fils!

- Ryuzaki m'a demandé en mariage! Répondis-je, au comble du bonheur.

- M'accorderiez-vous la main de votre fille, commissaire Deneuve? Demanda Ryuzaki solennellement.

- Mais bien sûr! De toute façon, on a un accord... Mais est-ce qu'il serait possible de convertir les chèvres contre...?

- Papa! Ça suffit! L'interrompis-je, vexée. Tu devrais avoir honte!

- Ma petite mirabelle... Fit mon père en me serrant contre lui et en déposant un baiser piquant sur ma joue. Tu ne trouves pas que j'ai bien joué mon rôle de père? Me demanda-t-il malicieusement en prenant un malin plaisir à frotter sa joue contre la mienne.

- Arrêeeeetes! Tu piques! Protestai-je en riant et en me dégageant de son étreinte. C'est vrai que tu serais parfait en père Capulet dans Roméo et Juliette mais ton jeu était un peu too much quand même! Bon, on te laisse dormir maintenant! Dis-je en déposant un tendre baiser sur sa joue.

- Vous retournez vous coucher ensemble, je suppose?

- Oui! Répondis-je avec enthousiasme sans réfléchir et tombant la tête la première dans son piège. Enfin non, bien sûr que non! Rectifiai-je rapidement.

- C'est bien ce que je pensais aussi! Fit mon père sévèrement. Au fait Camille, c'est bien que tu sois là, finalement: je ne t'ai toujours pas fait la morale!

- Je suis fatiguée papaaaa! Dis-je d'une voix plaintive de petite fille.

- Ça va j'ai compris! Retournes te coucher! Mais je viendrai te voir dans ta chambre dans une heure pour une inspection!

- A vos ordres commissaire! Fis-je en le saluant comme à l'armée.

- Quant à toi, fils, tu auras intérêt à avoir les mains dans les poches si je te surprends dans sa chambre! Lança t-il un avec un regard et un ton très menaçant.

Je lui envoyai un baiser de ma main en lui souriant malicieusement avant de m'éclipser avec mon fiancé.

- Camille, je ne plaisante pas! L'entendis-je encore nous menacer mais j'étais trop heureuse pour m'en inquiéter.