Salut tout le monde, et BONNE ANNEE !

Pleins de bonnes choses, et de belles fics pour cette année 2011 !

Néammoins, je tiens à rappeler que dans un peu moins de deux ans, on est tous morts ^^ (21 décembre 2012, ça vous dit quelque chose XD)

Mais trêve de discussion ! Voici donc ce nouveau chapitre qui, j'espére, vous plaira !

Merci à tous ceux qui me lisent et laissent des reviews !

Enjoy ^^


Chapitre 11 : Kingsly


Une soirée…

.

Je m'étire en baillant, abandonnant mon livre sur la table.

Dieux Dragons et Dragons Dieux. Un bouquin aussi débile que son titre, sans informations valables.

Eh oui ! Même une semaine après, je suis toujours sur la même recherche fumeuse. Merci papa, de me donner autant de boulot pour satisfaire tes caprices de gosses !

Tout ça parce que môsieur n'a probablement pas suffisamment entendu de contes pour enfants dans sa jeunesse et que, du coup, il veut se rattraper en s'alliant avec des dragons (pour pourfendre le prince et bouffer la princesse –en gros).

Et qui c'est qui fais tout le boulot ? Bibi, bien sur !

C'est donc pour ça que, malgré le fait que j'ai pu établir une liste de mots basiques en Fourchelangue version lézard, mon géniteur n'en a pas voulu.

Je veux être à l'égal des Dragons, qu'il m'a dit, l'animal !

Avant d'ajouter qu'il ne tolérerait pas devoir s'exprimer dans un langage qu'il ne maitriserait pas totalement. Un truc comme quoi ça le rendrait inférieur. Reste à savoir comment il compte être supérieur face à des bêtes qui font six mètres de haut.

Je soupire.

Quand j'ai tenté de lui rétorquer que faire un dictionnaire de ''Dragonien'' prendrait plusieurs années, il m'a gratifié de son super regard incompréhensible en me disant : eh bien je compte sur toi pour que cela dure moins de temps.

Ajoutaient à cela un caresse de baguette plus que suspecte et menaçante, et vous obtenez la traduction : grouille-toi ou je te Dolorise jusqu'à plus soif.

Re-caresse de baguette, et il était partit.

D'où mes deux conclusions : Voldy est frustré sexuellement (la preuve : il caresse tout le temps sa baguette ! Moi, j'appelle ça un symbole phallique, pas vous ?), et j'ai tout intérêt à faire ce fichu dico de la langue des dragons au plus vite si je ne veux pas finir aux cachots.

Et ça me fait chier.

Je regarde les dix misérables pages de grammaires que j'ai put établir en une semaine de travail acharné, et grogne.

Ce n'est pas tellement le vocabulaire qui me pose des problèmes –après tout, il m'a suffit de demander une fois que j'ai trouvé comment faire- mais plutôt les différents temps. La langue des dragons est super-compliquée à ce niveau-là, et autant vous dire tout de suite que je galère.

Le truc, c'est qu'il existe deux sortes de dragons : ceux que j'appelle les enfants, et les adultes (en Dragonien, ça donne un truc du genre RrrFaurch et GrrRorh –imprononçable pour un être humain normal). Les enfants, ce sont les dragons habituels. Ceux qui sont aussi cons que leurs pattes et qui mordent tout ce qui bouge.

Et les adultes, c'est ceux qui sont intelligents. Sauf que se sont des créatures légendaires qui n'existent probablement pas.

Et vous savez avec qui Voldy veut négocier ? Bingoooooo !

Ce sont les adultes, que personne n'a vu depuis… en fait personne ne les a jamais vu. Et mon paternel veut que pouvoir leur parler.

Il est à noter que la question de trouver lesdites créatures ne se pose même pas, pour lui. Quand Voldemort veux quelque chose, Voldemort l'a (et pour répondre à votre question : oui, mon père se prend pour Alain Delon. Quand je vous disais qu'on est tous shtarbé dans la famille…).

Pff… ça me soule.

Je jette un coup d'œil à ce que j'ai déjà marqué.

Les verbes du type RrrFroohr se terminant par -oohr se conjuguent suivant le modèle GRrauhr au présent, passé simple et parfait. Ils s'utilisent pour marquer une description, une action de second plan ou des menaces. De plus, ils…

Et ça continue pour à peu prés tous les groupes de verbes (sauf les irréguliers de type 2 et 5) sur dix pages.

Et encore, je n'ai fait que trois temps. Et vous connaissez la bonne nouvelle ? Il y en a douze ! (sans compter les subjonctifs).

Alors je le dit franchement, j'en ai MARRE !

Vous savez qu'il en faut beaucoup pour m'énerver, mais là, franchement, je craque. Depuis que Voldy m'a nommé héritière, ma vie est totalement, réellement, chiante.

Et s'il y a bien une chose que je déteste, c'est me faire chier.

Tiens, salut Eden !

Je fusille Nagini du regard.

Tu es fâchée ?

Non, je travaille.

Encore la blague de Tom ?

Arrêt sur image.

Dites-moi que je viens de rêver les dix dernières secondes de cette conversation. Que je n'ai pas entendu, non. Ca a été une illusion provoquée par une surdose de travail.

Euh… oups ?

Par la peau de la chiure du cul brulé de Salazar !

Je vais tuer mon père.

C'est juste une blague, pas la peine d'en faire tout un flash, tu n'as pas à t'énerver.

Primo, c'est 'plat', pas 'flash', et deuxio JE NE M'ENERVE PAS ! JE SUIS PARFAITEMENT CALME ! D'AILLEUR, QUI C'EST QUI EST ENERVE ICI ? PAS MOI EN TOUT CAS ! JE SUIS TRRRRRRRRRRRRRRRES CALME !

C'est totalement vrai. Je ne suis pas en colère. Juste folle de rage (nuance).

Tom voulait juste rigoler !

Il semblerait que nous n'ayons pas la même définition du mot 'rigoler'.

Tu es une rabat-joie !

Moi ? Rabat-joie ? Totalement… vrai. Et j'assume complètement.

T'es pas drôle.

Dis donc, tu deviens vieille, tu commence à radoter !

Voilà. CA, c'est du sarcasme.

Je te parle d'humour, pas de sarcasme !

L'humour, c'est pour les inférieurs. Le sarcasme, voilà l'arme des plus grands !

Tu vas bien ?

Non, je ne vais pas bien. Je viens d'apprendre qu'une semaine de travail est totalement inutile, alors NON, je ne vais pas BIEN !

Bah, de toute manière, tu vas avoir toute la nuit pour te calmer vu que Tom, moi et les autres, on part.

Re-arrêt sur image (dite donc, ça arrive souvent ces temps-ci, on se croirait sur une cassette vidéo cassée !). Ils quoi ?

Tom, moi et les autres, on va partir.

On dit Tom, les autres et moi, et… vous allez QUOI ?

Mais ils sont moins importants que moi, donc je passe avant. Et oui, on va partir pour la nuit.

Je passe sur la logique étrange (mais pourquoi je m'étonne ?), pour me concentrer sur la deuxième partie de la phrase.

Mon paternel et ses toutous vont partir dans un endroit quelconque pour s'adonner à de quelconques activités (contenant très probablement les mots 'tortures', 'sang' et 'cris') durant la nuit. Bah, pourquoi pas.

Tu es sous antidépresseurs ?

… Oui, bien sur. J'ai pour habitude de me bourrer de médocs tous les matins.

Oh. Je vois.

Pourquoi tu demande ça ?

Tu as la même réaction que Tom quand il en prenait, il y a une vingtaine d'année. Il ne s'étonnait plus de rien… quand j'y pense, c'est à peu prés à la même époque qu'il a voulu kidnapper Big Ben pour la remettre à l'heure en disant que ça rétablirait l'ordre du monde.

Les Illusions perdues, acte II.

Hein ?

Rien Nagini. C'est une expression.

J'y crois toujours pas. Voldy sous antidépresseurs voulant kidnapper Big Ben… surréaliste. Dans le genre 'comment faire tomber les gens de leur piédestal', avouez qu'on fait difficilement mieux.

Je n'ai pas compris.

Tant mieux, ça ne t'était pas destiné.

Alors il ne fallait pas penser ça.

Je reste coite, puis lève un sourcil pendant que Nagini s'explique :

Tu sais pertinemment que je lis dans tes pensées, et pourtant tu continues de penser des trucs qui ne me sont pas destinés. Tu n'es pas logique.

Dites-moi que je rêve.

Tu rêve.

Je grogne. Je trouve que Nagini commence à recourir un peu trop aux sarcasmes ces temps-ci, pas vous ?

C'est à cause de toi. Bon, ben c'est pas tout ça, mais Tom m'attend. Au revoir !

Elle décampe rapidement, et me laisse seule avec mon livre –qui est d'ailleurs inutile. Je regarde le bouquin, et le dragon sur la couverture me regarde en souriant stupidement. Manifestement, personne n'a apprit à mon paternel qu'il existe un très bon proverbe qui dit que les blagues les plus courtes sont les meilleures.Dommage.

Est-ce que j'ai déjà dit que Voldy et son humour à la noix me font chier ?


De l'autre côté de la porte, Lord Voldemort, le terrible Lord Voldemort, était silencieusement mort de rire.

Tous les mangemorts avaient foutus le camp (heureusement pour sa réputation), et il ne restait plus que Nagini et lui dans le château. Ils étaient sensés rejoindre ses fidèles dans quelques secondes pour diriger un raid dans le monde moldu, au Moyen-Orient. Il adorait torturer des talibans…

Mais pour le moment, il estimait avoir le droit de rigoler de tout son soul de sa source d'amusement numéro 1, à savoir Eden.

Il adorait son héritière. Vraiment.


Un peu plus tard dans la soirée…

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Severus Rogue serra les dents, furieux.

Dumbledore et ses plans à la con ! Qu'est-ce que je fais, moi, maintenant ?

Il regarda le taliban devant lui, et soupira.

_Et bien, Ssssseverus, l'interrogea une voix doucereuse, pourquoi ne torture-tu pas cccce chien de moldu ?

Le maître des potions s'inclina devant le Seigneur des Ténébres en répondant :

_Veuillez m'excuser, Maître, mais j'étais dégouté par ce déchet.

Voldemort le regarda longuement, avant de s'éloigner, laissant son serviteur face à l'homme terrifié. Super.

Et Severus regarda le taliban. Le taliban le regarda.

L'adulte soupira. Dire qu'il était là pour son bien-aimé directeur (le lecteur avisé notera la parfaite sincérité de cette phrase) et ses plans.

Parce que le coup de la torture de talibans, c'était une idée au vieux fou (évidemment), histoire que le manoir Malfoy soit vide lorsque l'Ordre du Phénix irait libérer Eden Jedusort.

Parce que le but du plan, c'était ça. Libérer une gamine qui n'avait pas envie d'être libéré. Le directeur avait finalement craqué son slip et réalisé ce projet cinglé. Youpi.

Mais qu'avait-il fait à Merlin pour être maudit à ce point ?

Pensivement, il fit face à sa future victime, et jeta nonchalamment le sortilège de la mort. Avant de se rendre compte que même si c'était la première fois qu'il tuait depuis quinze ans, il n'éprouvait pas de remords.

Et pour la millième fois, Severus Rogue se détesta.


Encore plus tard dans cette soirée…

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Hestia Johns finit rapidement de désactiver les protections du manoir Malfoy, et fit signe aux autres d'avancer. Ils se retrouvèrent dans le hall. La demeure était déserte, tout comme l'avait dit Severus, et tous les membres de l'Ordre du Phénix soupirèrent de soulagement.

_Aile ouest, quatrième chambre du deuxième étage, souffla Kingsley en partant le premier.

Ses compagnons le suivirent à travers le dédale du château (heureusement que Rogue leur avait fait une carte…), et firent bientôt face à une petite porte de bois sombre.

Ils sortirent leurs baguettes, et allèrent délivrer une Eden endormie, inconsciente de ce qui se tramait…


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Voilà... en espérant que ça vous ai plus...

Prochain chapitre : Eden chez les gentils ! (ça promet...)

Reviews ? Alleeeeeeeeez !

A la prochaine !

Signé : La folle