#11 Clarke monte les escaliers les bras chargés de cartons et découvre un voisin impatient derrière elle… « Bon princesse, je suis pressé donc accélère ou laisse-moi passer »


Clarke lève la tête et regarde longuement les escaliers en spirale devant elle. Elle doit monter les cinq étages, sans ascenseur et avec un carton rempli de livres dans les bras. L'escalier ne permettant qu'une seule personne de large, elle prie pour qu'elle soit la seule à le monter.

Elle s'étire doucement et se baisse pour ramasser le carton. Elle met son pied droit sur la première marche et commence à monter les escaliers un par un, le plus lentement possible. Elle ne veut pas risquer de tomber le jour de son emménagement.

Elle entend le bruit de la porte du hall d'entrée s'ouvrir. Elle ferme une microseconde les yeux en priant que la personne derrière elle habite au rez-de-chaussée. Elle tourne rapidement la tête et ses yeux se voilent de surprise. Un homme d'une vingtaine d'années vient d'entrer. Elle pensait être la seule personne de moins de trente ans à vivre dans cet immeuble, c'est plutôt surprenant.

— Bonjour, dit-elle d'une petite voix.

Il lève subitement la tête et croise son regard. Clarke sent son corps trembler alors que sa gorge devient sèche. Ce n'est que le premier jour mais s'il est voisin avec elle, elle risque de le croiser très souvent… Et s'il continue à être aussi beau, c'est mal gagné.

Il fait un petit signe de tête en grognant quelque chose d'imperceptible. Clarke hausse les sourcils en reprenant sa marche dans les escaliers. Apparemment, la politesse n'est pas sa plus grande qualité.

Manque de chances pour elle, il monte les escaliers jusqu'à arriver derrière elle. Elle essaye d'accélérer mais le carton est beaucoup trop lourd pour elle.

— Bon princesse, je suis pressé donc accélère ou laisse-moi passer.

Elle s'arrête subitement en plein milieu. Elle rêve ou il vient de l'appeler « princesse » ? Qu'il est malpoli !

— Ce carton pèse une tonne et il n'y a pas assez de place pour que tu puisses passer à côté de moi. Tu vas devoir attendre, abruti.

— Attends, tu viens de m'appeler « abruti » ?

— Et toi tu viens de m'appeler « princesse » ?

Il ne répond pas à sa remarque alors qu'elle esquisse un léger sourire. Elle a gagné ce duel. Elle commence à remonter les escaliers alors qu'elle l'entend toujours trépigner d'impatience dans son dos.

— Écarte les jambes.

— Excuse-moi ?

Elle retourne ses épaules et le regarde avec un regard noir. Il a un sourire au coin des lèvres alors qu'il la détaille de haut en bas. Elle remarque une petite cicatrice sur sa lèvre supérieure.

— Il faut que je monte donc je vais passer entre tes jambes.

— Logique, dit-elle en levant les yeux au ciel.

Elle fait ce qu'il lui dit alors qu'il courbe son dos et passe sous son corps. Elle se racle la gorge alors qu'elle sent son dos contre ses jambes. Il réussit finalement à passer et se relève. Elle s'attend à le voir repartir mais il se retourne vers elle et prend le carton de ses bras.

— Qu'est-ce que tu fais ? demande-t-elle. Je ne t'ai pas demandé de…

— Tu risques d'y passer toute la journée vu la vitesse où tu montes ces marches. Quel étage ?

— Je ne…

— Allez, princesse.

— Cinquième, dit-elle en soupirant, acceptant son offre.

Il hoche la tête et lève le carton au-dessus de sa tête pour pouvoir se retourner. Il commence à monter les marches deux par deux alors que Clarke baisse le regard et pose ses yeux sur ses fesses. Elle sourit et commence à monter les escaliers en mordant sa lèvre inférieure. Ils arrivent tous les deux au cinquième étage. Elle prend sa clé et ouvre sa porte, le laissant entrer devant elle. Il pose le carton en plein milieu et regarde autour de lui. Des cartons parsèment la pièce.

— J'y suis depuis ce matin, lui explique Clarke. J'ouvrirai tous les cartons demain.

— Quel âge as-tu ? C'est un petit appartement.

— 23 ans, dit-elle en se grattant la nuque. Et toi ?

— 25. Je suis étudiant.

— Moi aussi, répond-elle. C'est pour ça que je suis venue habiter ici. Je n'ai pas besoin de beaucoup d'espace.

Il hoche la tête et se dirige vers la porte d'entrée encore ouverte. Il ressort sur le palier alors que Clarke met ses mains dans ses poches arrière de jean et le suit. Il se tourne rapidement vers elle.

— On se reverra sans doute.

— D'accord.

— Et mon nom n'est pas l'abruti, mais Bellamy, dit-il en tendant sa main.

— Clarke, répond-elle en souriant et en la serrant de haut en bas.

Il hoche la tête et se retourne. Elle s'apprête à le voir redescendre les escaliers mais il se dirige seulement vers la porte en face. Il sort ses clés et déverrouille la porte alors qu'elle fronce les sourcils. Il ouvre la porte et se retourne en se reposant contre le côté de la porte. Il croise les bras.

— Au fait, princesse, dit-il. Je suis ton voisin d'en face… Et je ne supporte pas le bruit.

Elle ouvre la bouche pour répliquer mais il se retourne et referme la porte derrière lui. Elle baisse la tête en portant une main contre sa bouche. Elle est dans la merde.

[…]

Clarke G. : « Mon voisin est terriblement sexy, je suis dans le pétrin. »

Harper : « Tu n'as qu'à te le taper. Ça te ferait un peu de bien. »

Clarke G. : « Arrête Harper, ce n'est pas drôle. Je suis en couple avec Finn mais je n'ai jamais vu un aussi bel homme, je crois. J'espère que je ne le reverrai pas. »

Harper : « Finn est un enfoiré. »

Clarke G. : « Mon voisin aussi. Il m'a dit de ne pas faire de bruit. »

Harper : « Normal. »

[…]

Clarke rit d'un rire forcé à l'une des blagues de Finn en insérant sa clé dans la serrure de l'appartement. Celui-ci explique une nouvelle fois sa blague alors qu'elle s'oblige à rire une nouvelle fois. Finn n'est pas drôle. Finn ne le sera jamais.

Alors qu'elle ouvre la porte de son appartement, la porte d'entrée de Bellamy s'ouvre également. Il sort torse nu et en pantalon, des boules quies dans les mains.

— Clarke ! s'écrie-t-il. Je suis en train de réviser !

— Et alors ? demande-t-elle en se retournant vers lui. C'est bon, je rentre chez moi.

— C'est la dernière fois j'espère, dit-il avec une voix dure. Si tu veux rire aux blagues de ton copain, tu le fais chez toi.

Elle serre les dents en regardant Finn au passage. Il regarde Bellamy mais baisse aussitôt les yeux en croisant son regard noir. Clarke soupire. Finn ne prend pas sa défense. Finn ne la prendra jamais.

— Finn, tu veux bien m'attendre dans l'appartement ?

Il acquiesce et écoute ce qu'elle dit, comme un chien docile et obéissant. Elle fourre ses clés dans sa poche de jean et s'avance vers Bellamy. Elle pousse en arrière son épaule.

— C'est quoi ton problème ? s'exclame-t-elle. Cet immeuble est également le mien alors tu n'as rien à dire, c'est compris ?

— Sérieusement, tu le trouves si drôle que ça ? C'est la troisième fois que je le vois et la troisième fois que tu te forces à rire à ce qu'il dit.

— Qu'est-ce que ça peut te faire ? Tu n'as aucun droit sur ce que je dis ou sur ce que je fais. Tu n'es même pas mon ami.

— Et bien, vu que je ne suis pas ton ami, je peux te dire de la fermer.

Elle lui lance un regard noir alors qu'un sourire victorieux s'installe sur le visage de Bellamy. Elle lâche un soupir d'exaspération et tourne les talons.

— Oh, princesse ?

— Quoi ? dit-elle sèchement en se tournant violement.

— Bonne soirée.

Elle roule les yeux et claque violemment la porte derrière elle. Elle s'installe dans le canapé aux côtés de Finn et niche son visage dans son cou, l'image de Bellamy Blake en tête.

[…]

Numéro inconnu : « Princesse… »

Clarke G. : « Bellamy ? »

Numéro inconnu : « Qui d'autre t'appellerait comme ça ? »

Clarke G. : « Comment est-ce que tu as eu mon numéro, Blake ? »

Bellamy B. : « Quand ton amie – Harper c'est ça ? – est sortie de ton appartement la semaine dernière, je l'ai harcelée pour avoir ton numéro. J'espère que ça ne te dérange pas. »

Clarke G. : « Pas du tout, je vais juste devoir te supporter EN VRAI et PAR TÉLÉPHONE, ce n'est pas grave. »

Bellamy B. : « Oh princesse, ne fait pas comme si tu ne m'aimais pas. Je dois être très distrayant à côté de ton petit-ami. »

Clarke G. : « Ne t'inquiète pas pour lui, je le trouve très distrayant. »

Bellamy B. : « Surtout lorsqu'il te demande si tu préfères le beurre salé ou le beurre doux. C'est très amusant comme conversation. »

Clarke G. : « … Arrête de nous espionner. »

[…]

Bellamy sursaute alors qu'il entend un cri aigu. Il se met en position assise et continue à les entendre. Il se lève rapidement et ouvre sa porte d'entrée. Les cris proviennent de l'appartement de Clarke. Il ne sait pas pourquoi elle crie mais ça semble être grave. Il ouvre sa porte sans même frapper et se précipite à l'intérieur. Il la voit alors debout sur son canapé, en plein milieu du salon, un journal dans la main, comme pour se défendre. Il fronce les sourcils en continuant à la regarder.

- Qu'est-ce qu'il se passe ? demande-t-il.

- L'araignée, là ! TUE-LÀ !

Il regarde par terre et commence à rire en voyant une petite araignée sur le parquet. Il s'accroupit et met sa main juste à côté, pour que l'araignée puisse monter sur sa main. Clarke commence à crier alors qu'il s'approche d'elle avec l'insecte dans sa paume de main. Elle court partout dans son appartement pour essayer de lui échapper, ce qui le fait rire.

- ARRÊTE ÇA ! crie-t-elle en filant dans la cuisine.

Il rit une dernière fois et ouvre finalement la fenêtre pour faire partir l'araignée. Clarke met ses mains sur ses hanches en poussant un soupire.

- Sérieusement, princesse ? Tout ça pour ça ? Une petite araignée ?

- Elle faisait vraiment peur ! s'exclame-t-elle.

- J'ai cru que quelqu'un était en train de te tuer, je te signale ! J'ai failli avoir une crise cardiaque là-bas !

Elle fronce les sourcils en le regardant alors qu'il arrête immédiatement sa phrase. Il ne faut pas qu'elle sache qu'il s'est précipité chez elle parce qu'il s'est inquiété pour elle. Il ne faut pas. Cependant, elle commence à lui faire un léger sourire.

- Tu as eu peur pour moi ? demande-t-elle.

- Non, pas du tout.

- Tu t'es inquiété ! C'est adorable !

Il lève les yeux au ciel et sort de son appartement, Clarke sur ses talons. Elle le suit jusqu'à la porte d'entrée en continuant à lui dire « Tu as eu peur, tu as eu peur ». Après tout ce qu'il lui a fait, il le mérite peut-être, de toute façon. Il se retourne soudainement vers elle et rapproche son visage du sien.

- Très bien. J'étais inquiet pour toi. T'es contente ?

Elle le regarde et dérive rapidement ses yeux vers ses lèvres, sans pouvoir s'y empêcher. Elle hoche finalement la tête en avalant sa salive, alors qu'il retourne dans son appartement.

[…]

— BELLAMY !

Clarke cogne plusieurs fois de suite sur la porte de son voisin. Elle n'entend presque plus les hurlements qu'elle pousse tellement la musique chez ce dernier est forte. Elle appuie de nouveau sur la sonnette et croise les bras. La porte s'ouvre finalement au bout de quelques secondes.

Bellamy sourit dès qu'il voit sa voisine.

— Princesse ! Comment est-ce que tu…

— Baisse la musique, rétorque celle-ci en le coupant.

— Je ne peux pas, répond-il. Je fais une soirée, au cas où tu ne l'aurais pas remarqué.

— Ne t'inquiète pas, vu le nombre de gloussements de filles que j'ai entendu je l'ai directement compris.

— Jalouse ?

— Tu aimerais bien, dit-elle en soupirant. Bon, écoute, je suis en train de réviser. Je n'arrive pas à me concentrer à cause du bruit que tu fais.

Elle se frotte la tempe droite alors qu'il soupire doucement. Il remarque les cernes de sa voisine. Il sait qu'elle travaille dur.

— Qu'est-ce que tu révises ?

— La biologie.

— Je viens avec toi, je vais t'aider.

Elle s'apprête à dire non mais il referme sa porte derrière lui et avance sur le palier. Il entre directement dans l'appartement de Clarke alors qu'elle le regarde faire, la bouche ouverte. Elle secoue finalement la tête et entre également en claquant la porte derrière elle.

— Tu es en train d'organiser une soirée, lui dit-elle alors qu'il s'assoit sur son canapé. Tu n'as pas à rester avec moi par pitié.

— Ce n'est pas par pitié, lui explique-t-il en haussant les épaules, nonchalamment. J'aime passer du temps avec toi.

Elle s'apprête à lui dire de ressortir de son appartement pour s'occuper de ses invités mais finalement concède. Il semble vraiment vouloir l'aider donc elle ne peut pas le refuser, ce serait malpoli.

Elle s'assoit à côté de lui en sortant son cahier de biologie. Ils le relisent lentement ensemble et, quelques minutes après, Bellamy l'interroge pendant une bonne heure. Lorsqu'elle récite son cours par cœur, elle regarde l'heure.

— Il est 3h du matin, lui dit-elle. Il faut que tu rentres chez toi.

— Pour quoi faire ? Je déteste faire la fête, surtout lorsque je sais que tu révises à côté. Je n'ai pas envie que tu rates ton examen.

— Pourquoi est-ce que tu en organises une, alors ?

— Parce que les gens attendent beaucoup de moi, soupire-t-il.

Ils passèrent l'heure suivante à parler de leur vie. Clarke lui parle de la mort de son père, de sa relation chaotique avec sa mère, de son premier animal de compagnie ainsi que de sa passion envers la peinture. Bellamy lui parle de la mort de sa mère, de son enfance avec sa petite sœur et de tout ce qu'il a dû faire pour subvenir à ses besoins.

— Parle-moi de Finn, lui dit-il en la regardant. Je veux connaitre votre relation.

— J'ai rencontré Finn il y a deux ans environ, lui dit-elle au bout d'un moment. Nous sommes devenus amis et il a voulu obtenir plus de moi. Je ne voulais pas au départ mais il a su se montrer convaincant.

— S'il en a eu besoin c'est que vous n'êtes pas fait l'un pour…

— Laisse-moi parler, le coupe-t-elle avec un regard noir. Nous avons donc commencé à sortir ensemble l'année dernière. Comme tu as pu le voir, tout se passe bien entre nous…

— Mais…

Clarke soupire lentement alors que Bellamy continue à la regarder. Il a remarqué à quel point elle était hésitante en parlant de Finn.

— Mais je ne suis pas sûre de réellement l'aimer. Je l'apprécie mais je ne ressens pas d'amour envers lui ou de passion. Je ne sais plus quoi faire.

— Il ne te rend pas heureuse, je le vois. Clarke, tu mérites mieux.

— Il est adorable, dit-elle dans un souffle. Peut-être que c'est moi le problème.

— Tout le monde rêverait être avec toi. Je te le garantie.

— Merci.

[…]

Clarke G. : « Pizza à ton appartement ce soir ? »

Bellamy B. : « Viens avec ton lecteur DVD. »

Clarke G. : « Je ramène les boissons. »

[…]

Bellamy fronce les sourcils et regarde à travers le judas de sa porte. Il voit Clarke et Finn en train de se crier dessus devant l'appartement de celle-ci. Il croise les bras et essaye d'entendre ce qu'ils disent. Son cœur s'emballe lorsqu'il entend Clarke lui dire « C'est fini entre nous, Finn. » Un sourire s'étale lentement le long de son visage. Il attendait ça depuis longtemps.

Il voit Finn prendre les deux bras de Clarke et rapprocher son visage de celle-ci. Il commence à lui crier des choses à la figure alors que Bellamy sort en trombe de son appartement. Il ne lui laisse même pas le temps de parler puisqu'il lui assène un violent coup de poing à la figure. Finn tombe sur le sol, la lèvre fendue. Il lève la tête et voit Bellamy le surplombant.

— Approche-toi encore une fois d'elle et je te tue, c'est compris ?

Finn hoche la tête et se précipite vers les escaliers, descendant les marches plus rapidement possible. Bellamy se tourne vers Clarke alors que celle-ci regarde devant elle, la bouche ouverte et des larmes roulant sur ses joues. Elle est encore en état de choc. Il soupire et passe sa main derrière la tête de sa voisine et enfonce le visage de celle-ci dans son torse. Elle éclate soudainement en sanglots et passe ses bras autour de lui, en s'accrochant à son t-shirt. Il la serre le plus fortement possible contre lui. C'est la première fois qu'ils sont aussi proches l'un de l'autre.

Il caresse ses cheveux en lui murmurant des mots réconfortants à l'oreille mais grogne lorsqu'elle se sépare de lui. Elle prend sa main droite endolorie dans la sienne.

— Est-ce que tu as mal ? lui demande-t-elle.

— Non, ça va. Il le méritait.

— Il ne m'a pas fait mal, ne t'inquiète pas, dit-elle en le regardant avec des yeux mouillés. Je suis contente que tu sois intervenu.

— Je serai toujours là pour toi, murmure-t-il.

Elle sourit tristement en plongeant ses yeux bleus dans ses yeux noirs. Elle renifle et enfouie de nouveau sa tête contre lui.

C'est à ce moment-là que Bellamy su qu'il était tombé amoureux de sa voisine. Sa meilleure amie.

[…]

Clarke plante un sourire forcé sur son visage en serrant la main de Roma. Harper fait de même, commençant à parler avec elle de trucs de filles : maquillage et vêtements.

— Je vais aller aider Bellamy dans la cuisine, dit Clarke en se levant du canapé.

Elle se passe une main sur le front et se dirige vers la cuisine. Elle met ses poings sur ses hanches alors qu'elle le voit cuisiner doucement. Il la voit entrer et sourit, s'approchant d'elle. Il dépose doucement un baiser sur son front.

— Comment tu la trouves ? lui demande-t-il.

— Roma ? demande-t-elle. Elle a l'air… Gentille.

— Dis-moi ce qui ne va pas, dit-il en soupirant.

— Rien, tout va bien. J'espère juste qu'elle ne te brisera pas le cœur, c'est tout. Tu mérites vraiment d'être heureux.

— Pour l'instant je le suis avec elle, c'est ce qui compte.

Clarke hoche la tête et sort de la pièce. Bellamy croise les bras et s'adosse sur le plan de travail. Il est amoureux de Clarke depuis plus de quatre mois mais leur relation n'a toujours pas bougé d'un poil. Il s'est rendu compte de ça il y a un mois et a décidé d'essayer de tourner la page avec Roma. Roma est très gentille. Elle est jolie, sympathique, drôle et intelligente… Mais elle n'est pas Clarke.

Clarke se rassoit à côté de sa meilleure amie et essaye de faire la discussion avec Roma. Elles parlent de leurs études durant plusieurs minutes ainsi que de nourriture. Lorsque Roma part aux toilettes, Clarke se tourne vers Harper.

— Je ne l'aime pas, lui dit-elle. Elle est beaucoup trop superficielle pour Bellamy. Ils feraient un terrible couple.

— Ce n'est que ta jalousie et tes sentiments qui parlent.

— Harper ! chuchote-t-elle. Ne dis pas ça si fort.

— Pourquoi est-ce que tu ne lui dis pas, sérieusement ? Ce serait vraiment beau comme histoire.

— Tais-toi, elle revient.

Bellamy s'assoit à côté de Roma et lui prend la main, un sourire radieux sur son visage.

C'est à ce moment-là que Clarke su qu'elle était tombée amoureuse de son voisin. Son meilleur ami.

[…]

— Je t'ai vu avec elle, lui dit Roma avec un regard noir. J'ai vu comment tu te comportais en sa présence.

— C'est-à-dire ? réplique Bellamy en croisant les bras.

— Le bras sur l'épaule, les baisers sur les joues, les câlins à répétition…

— C'est ma meilleure amie !

— Et bien je veux que tu arrêtes de la voir !

Bellamy hausse les sourcils en entendant les propos de sa petite amie. Il savait qu'il était proche de Clarke mais ne savait pas que ses sentiments envers elle étaient aussi visibles et transparents.

— C'est elle ou moi.

Roma croise les bras en attendant sa réponse. Elle sait que c'est un choix difficile à faire mais il va prendre la bonne décision pour le bien de leur couple. Elle lui fait entièrement confiance.

— C'est elle, répond alors Bellamy. Ça a toujours été elle.

[…]

Bellamy B. : « J'ai rompu avec Roma. »

Clarke G. : « Qu'est-ce qu'il s'est passé ? »

Bellamy B. : « Je ne l'aimais pas. »

Clarke G. : « J'arrive avec une bouteille de bière. Ne bouge pas. »

[…]

Clarke rit à la blague de Bellamy en frappant son épaule. Celui-ci pouffe de rire également en s'avançant dans sa chaise et en prenant une frite dans l'assiette de Clarke. Cette dernière frappe sa main en le disputant alors qu'il se lève et grogne.

Octavia lève les yeux au ciel devant cette scène et regarde Clarke.

— Vous êtes vraiment un couple, constate-t-elle.

— Arrête de dire n'importe quoi, O'.

Clarke et Octavia se connaissent depuis seulement deux mois mais sont directement devenues amies. Elles ont toutes les deux le même caractère et elles aiment toutes les deux Bellamy.

— Tu n'imagines pas à quel point je rêve que vous soyez en couple. Vous vous connaissez depuis plus d'un an maintenant.

— Il ne me voit pas comme autre chose que sa meilleure amie.

— Je connais mon frère, Clarke. C'est faux.

Bellamy revient dans le salon alors qu'Octavia se tait. Il s'assoit à côté de Clarke en frôlant son bras, ce qui déclenche un frisson le long du corps de celle-ci. Il le remarque immédiatement et enlève son gilet. Il le met doucement sur les épaules de son amie en lui déposant au passage un baiser sur la tempe. Octavia la regarde en haussant les sourcils alors que Clarke lui murmure « Cela ne prouve rien. »

[…]

Clarke G. : « Tu viens avec nous au bar ce soir ? »

Bellamy B. : « C'est qui ce nous ? »

Clarke G. : « Octavia, Jasper, Monty, Harper et Lincoln. »

Bellamy B. : « D'accord. »

[…]

Bellamy frappe l'épaule de Jasper lorsque celui-ci commence à l'imiter. Tout le monde éclate de rire devant le petit cri que lâche Jasper. Lincoln embrasse doucement Octavia sur les lèvres alors que Bellamy détourne le regard.

— Ne fais pas l'enfant, lui dit Clarke. C'est une adulte.

— Elle sera toujours un bébé pour moi, je ne peux pas faire autrement.

Clarke soupire alors qu'il commence à rire et à poser son bras sur ses épaules. Elle pose sa tête contre son épaule et dépose un baiser sous l'oreille de celui-ci. C'est vrai qu'ils peuvent faire penser à un couple mais ils ne peuvent pas s'empêcher d'être tactiles l'un envers l'autre.

— Je vais devoir y aller, dit-elle en se redressant. Je commence tôt demain matin.

— Oh non, gémit Octavia. Reste encore un peu.

— Je suis désolée, dit Clarke en se levant. Le travail passe avant tout.

Elle se penche en avant et commence à faire la bise à tout le monde pour leur dire au revoir. Elle fait finalement la bise à Octavia et se tourne vers Bellamy. Elle se penche et l'embrasse rapidement sur les lèvres, sans réfléchir à son geste. Elle se relève et commence à faire trois pas en direction de la porte avant de se figer sur place. Elle vient d'embrasser Bellamy.

Elle se recule et se remet devant son groupe d'amis. Ils la regardent tous, les yeux complètement exorbités. Bellamy regarde devant lui avec une expression livide sur son visage.

— Je ne sais pas ce qui m'a pris, dit-elle d'une voix la plus posée possible.

— Ce n'est rien, murmure Bellamy en la regardant enfin.

— Je… On était tellement proches que je…

— Clarke…

— Désolée.

Elle se retourne précipitamment et commence à repartir. Elle sent soudainement une main enserrer son poignet et se retrouve dans les bras de Bellamy, ses lèvres contre les siennes. Elle passe sa main gauche dans ses cheveux bruns et répond passionnément à son baiser, profitant du moment présent. Elle le sent sourire contre ses lèvres, ce qui provoque un frisson la traversant de la tête aux pieds.

Il la regarde tendrement dans les yeux lorsqu'il se sépare d'elle, le souffle saccadé.

— Tu as bien fait, murmure-t-il.

— Bellamy, je…

— Moi aussi princesse, moi aussi.

Elle sourit et l'embrasse une nouvelle fois sous les applaudissements de ses meilleurs amis.

[…]

Clarke G. : « Tu as oublié ton portefeuille chez moi, il faut que tu viennes le chercher. »

Bellamy B. : « Tu pourrais venir chez moi au lieu de m'envoyer un message, tu ne crois pas ? »

Clarke G. : « Oui mais chez moi il y a Star Wars à la télévision. »

Bellamy B. : « Je n'aime pas Star Wars. »

Clarke G. : « Je le regarde toute nue. »

Bellamy B. : « J'arrive. »

[…]

Facebook : Clarke Griffin est en couple avec Bellamy Blake.


Vous n'imaginez pas à quel point j'ai adoré écrire cet OS. En fait, j'ai complètement change mon style d'écriture avec celui-ci et j'apprécie encore plus de cette façon, à caler des conversations téléphoniques entre deux et des choses comme ça… j'espère que ça vous plait également !

Je souligne que cet OS nous vient de Cococla43 donc merci à toi de me l'avoir proposé ! Le prochain chapitre sera un OS de Estellech, celui d'après de GoodGame et enfin de Meloow !

+ Je remercie Géraldine (GoodGame) qui a lu ce chapitre en avant-première pour me dire ce qu'elle pensait de la présentation de l'OS ! Love u !

- Amandine.