Bonjour/bonsoir todo el mundo !
Je suis désolée du temps que j'ai mis à poster ! Malgré le fait que je sois en vacances et que je paresse sur ma serviette, je n'ai pas eu la possibilité de me connecter à internet. Enfin, après tout, chacun à ses contretemps, non ?
Enfin, merci pour les reviews, les suivis et tout simplement ceux qui lisent ces lignes.
Réponse au(x) review(s) :
Linola : C'est gentil merci beaucoup. La voici, la suite !
Nina : Et bien pour le coup, mon but c'était d'enrôler Amestris dans cette guerre de sorciers. Cela me met d'ailleurs une sacré épine dans le pied. En effet, je dois trouver des convergences scénaristiques, des similitudes entre les deux mondes. Mais, comme je le répète souvent, la seconde partie sera riche en révélations.
Je t'avoue que j'ai énormément de mal avec le personnage de Dumbledore. Je ne l'aime pas. Vraiment, depuis le septième tome j'ai une révulsion pour lui, le pauvre ! En revanche, j'adore écrire les scènes où il apparaît. Non pas pour mieux l'enfoncer, mais bien car je trouve sa psychologie intéressante. Il est fourbe, manipulateur et… troublant. Finalement, c'est un bon personnage même si je ne l'apprécie pas.
Enfin, merci encore pour ton commentaire et pour la petite infos, je passe au rythme de deux semaines après la rentrée !
A peluche.
Je vous souhaite de bonnes fins de vacances-pour ceux qui ont eu la chance d'avoir quelques congés-et une bonne rentrée.
Chapitre 10: Le chien et le cheval
Le dimanche suivant, soit cinq jours après son réveil, Madame Pomfresh daigna laisser Edward sortir de l'infirmerie, au grand soulagement de ce-dernier qui en avait assez de rester cloîtré dans cette pièce blanche qui sentait le désinfectant.
Il lava ses cheveux, poisseux à cause du sang et de la sueur, qu'il attacha ensuite en une tresse lâche. Il troqua son pyjama contre sa tenue habituelle, c'est à dire débardeur, veste et pantalons noirs, ainsi que ses gants et son fameux manteau rouge arborant dans son dos un caducée alchimique.
Le petit blond partit donc sous le regard réticent de l'infirmière qui, tout en le regardant s'éloignait, marmonnait des choses similaires à « pas prudent... » « Inconscient, irresponsable », ce dont il n'avait cure. Il se dirigea vers la petite cabane de Hagrid. La cheminée dressée sur le toit en vielles tuiles crachait une fumée blanchâtre, indiquant la présence du garde-chasse dans la demeure. Il toqua timidement et regretta un instant d'être venu jusque-là car il se rendit compte qu'il ne saurait pas quoi dire à Hagrid pour le remercier. Quelques instants plus tard, la porte s'ouvrit. Il fut surprit de voir qui se tenait dans l'encadrement.
-Edward ! S'exclama Hermione en mettant une main devant sa bouche comme si elle n'en revenait pas.
Elle se jeta dans ses bras, le faisant rougir atrocement. Tant de proximité avec une fille était gênant, mais surtout, il ne s'attendait pas à ce genre de réaction.
-Nous étions si inquiets à ton sujet ! Reprit-elle d'une voix aigüe. Nous nous sommes fait un sang d'encre Ron et moi quand Harry nous a raconté ce qui était arrivé.
-Euh... Ah bon ? Souffla Ed avec embarras. Pardon...
La sollicitude d'Hermione le touchait profondément. En dehors d'Alphonse et des Rockbells, c'était relativement rare.
La jeune fille s'écarta avec un grand sourire pour le laisser entrer.
-Ed ! Aboya Hagrid en se précipitant sur lui. Que fais-tu ici ? Tu ne dois pas sortir si tôt, ce n'est pas prudent !
Il s'empourpra davantage, si c'était seulement possible. Ils agissaient tous les deux de manière étrange, il n'était quand même pas à l'agonie ! Enfin, c'était le cas il y avait quelques jours mais à présent, ça allait beaucoup mieux.
-Tout va bien, je suis juste un peu fatigué ! Le rassura-t-il en mettant ses mains devant lui et en les agitant en signe de réfutation. Je venais pour vous remercier. Si vous n'aviez pas été là, je serais mort à l'heure qu'il est.
Hagrid accepta ses remerciements, tout en lui recommandant de faire attention sous l'expression amusée du petit blond qui trouvait l'anxiété du garde-chasse un peu démesurée. Edward était aux anges, lui qui n'avait presque jamais eu d'amis qui s'inquiétaient autant pour sa santé, lui qui ne connaissait que trop peu ce genre de sentiments : l'affection, l'amitié, la confiance...
Des bruits de pas résonnèrent à l'arrière de la cabane ainsi que des éclats de voix. La porte s'ouvrit, et Ron et Harry apparurent.
-Hagrid, on a terminé de nourrir Bu... Ventdebout et...
Harry remarqua la présence de l'alchimiste parmi eux.
-Ed ? Qu'est-ce que tu fais là ? S'étonna-t-il à la fois content et inquisiteur.
-Sympa l'accueil ! Grimaça le principal concerné.
-Te vexe pas! On pensait que t'étais toujours coincé à l'infirmerie, comment te sens-tu? demanda Ron, un grand sourire aux lèvres.
Edward le rassura en disant qu'il avait retrouvé une santé de fer, ce qui n'était pas entièrement faux comparé à quelques jours où la fièvre le tuait presque.
-Tu restes un peu ? Proposa Hagrid.
-Pourquoi pas, si ça ne vous dérange pas!
Il s'assit sur une des chaises qui devait faire au moins deux fois sa taille et accepta la tasse de thé que le géant lui tendait.
Durant presque toute l'après-midi ils discutèrent sur divers sujets, allant des professeurs de Poudlard jusqu'à leur prochaine excursion à Près-au-Lard, en passant par le Quidditch. Ce fut donc dans la bonne humeur qu'ils quittèrent le garde-chasse à la nuit tombante. Le soleil mourrait doucement sur le lac noir, éclairant d'une douce lumière crépusculaire les tours sombres du château.
Tandis qu'ils traversaient le parc à pas lents, Harry s'arrêta, obligeant les trois autres qui parlaient avec animation à en faire de même. Le Survivant chercha le regard d'Hermione mais celle-ci, qui avait compris ce qu'il voulait, le fuyait comme la peste.
-Bon Ed écoute, entama-t-il après avoir pris une grande inspiration.
Mais il fut arrêté par le petit blond qui prit les devants.
-Je sais ce que tu vas me dire te fatigue pas. Si ça peut te rassurer, je ne suis pas un mangemort. A moins que tu penses encore que c'est moi qui ai ordonné à Voldemort de me laisser pour mort afin de me laver de tout soupçon.
Ces derniers mots avaient été dits dans un léger rire, doux comme le souffle du vent, à peine perceptible comme le battement d'ailes d'un papillon. Ce rire si peu audible mais pourtant bien réel lui alla droit au cœur. Harry, penaud, baissa la tête.
-Désolé. Je n'aurais pas dû douter de toi, s'excusa-t-il, honteux.
-C'est rien ça arrive. Moi aussi je doute souvent des gens, pour ne pas dire tout le temps, avoua Edward.
Il n'y avait plus aucune trace d'allégresse sur son visage. Son sourire s'était volatilisé au gré de ses mots.
-Au fait Ed, quand est-ce que tu reprends les cours? demanda Ron tandis qu'ils pénétraient dans le château.
-Demain normalement, sinon quoi de neuf depuis une semaine ? Vous ne nous avez pas tout raconté chez Hagrid !
-Pas grand-chose d'autre, à part qu'Harry a reçu un Cognard en pleine tête et que Ginny a lancé un magnifique Chauve-Furi à Malfoy. Ah oui, et le nouveau prof d'alchimie arrive demain.
-Nouveau ? Storm est donc parti ? Enfin ! J'espère qu'il sera à la hauteur... songea Ed en se souvenant de l'ancien professeur qui en connaissait autant sur l'alchimie que lui sur l'histoire des balais.
Lorsqu'il rentra au dortoir il eut l'agréable surprise de voir que son lit avait été remis en place et qu'une valise contenant ses affaires était posée sur le couvre-lit. Il se changea -tout en veillant à cacher ses automails- puis se glissa dans les draps frais dans soupira d'aise avant de s'adonner à un profond sommeil sans cauchemars ni fièvre. Quelque part, il était presque content de son retour à Poudlard.
Le lendemain, Harry fut réveillé très tôt par Edward qui lui jeta son oreiller à la figure.
-Que… Quoi ? Balbutia l'agressé en se redressant brusquement.
-Très constructif… Grouille ! On va être en retard ! s'exclama Edward en enfilant sa robe de sorcier par-dessus son pull-over et sa chemise.
Sans chercher à en savoir plus sur son étrange accoutrement alors qu'ils étaient au beau milieu du mois de septembre, Harry bailla et se leva avec lenteur, attrapant ses vêtements pour s'habiller avec un rythme de sénateur septuagénaire. Il acheva sa toilette au bout de quinze minutes et alla prendre son petit déjeuner en compagnie de ses trois amis.
-Wouah ! Ça faisait longtemps qu'je n'avais pas dormi comme ça ! Ils sont super confortables les lits de Poudlard ! Ronronna Edward en s'étirant comme chat.
Peu après, Ginny, la cadette de Ron, les rejoignit, sa longue chevelure rousse volant au rythme de ses pas assurés. Légère et volage, elle se posta devant Ed avec un sourire irrésistible, en tout cas aux yeux d'Harry.
-Edward, madame Pomfresh veut te voir, lui annonça-t-elle en prenant place à côté d'Hermione.
Le jeune homme ronchonna :
-Comment démarrer une mauvaise journée en dix leçons, bougonna-t-il avec ironie.
Il se rendit donc à l'infirmerie, presqu'à reculons, où madame Pomfresh l'attendait, les mains sur les hanches et le regard réprobateur.
-Puis-je savoir où vous étiez ? Je vous avais demandé de passer hier soir ! le gronda l'infirmière.
-Ah oui... Pardon, j'avais oublié, mentit-il en se grattant le crâne.
-On doit vous injecter ce produit régulièrement pendant un mois pour éviter les complications où les séquelles... Vous êtes convalescent je vous rappelle !
Le garçon acquiesça dans une moue résignée et retira sa veste et son débardeur. Il s'assit sur le lit et tendit son poignet gauche. Il détourna la tête dans la direction de la porte, son échappatoire obstinément fermé tandis que ce démon blanc le torturait.
-Allez-y ! Piquez-moi comme on pique une pauvre bête sans défense ! Gémit-il avec exagération.
Elle leva les yeux au ciel et commença son injection. Le petit blond poussé un cri d'animal blessé au contact de l'aiguille sur sa peau.
-Que vous est-il arrivé ? Questionna-t-elle soudainement, cinq minutes après.
Edward, le menton dans sa paume de main et l'air passablement ennuyé, redressa la tête.
-A propos de quoi? Voldemort?
La jeune femme frissonna au nom du mage.
-Non... Votre bras, corrigea-t-elle, sa voix n'étant plus qu'un souffle à la fin de la phrase.
Le garçon évita son regard et hésita avant de répondre le plus froidement du monde :
-C'était un échange... Ouais c'est ça... Un putain d'échange équivalent...
Un silence pesant s'abattit sur eux. Jusqu'à ce qu'elle retire l'aiguille, l'infirmière ne parla pas, consciente qu'elle venait de mettre Edward dans l'embarras.
-Voilà, c'est terminé ! Déclara-t-elle en reposant la seringue sur son socle.
-Merci. C'est vous qui avez préparé ça ? Sérieusement, ça ne sent pas bon, ça fait mal, mais au moins c'est efficace!
-C'est le professeur Rogue. Il était sur le point de breveter ce nouveau remède et le livrer à l'hôpital St-Mangoust mais il a dû s'en servir pour vous sauver. Il faudra que vous le remerciiez.
Ed hocha la tête, un peu surpris, et se revêtit. Il se souvint alors que le premier cours de la journée était défense contre les forces du mal, justement enseignait par son « sauveur ».
Avec un soupir las, il jeta son sac sur son épaule et alla jusqu'à la salle de Rogue. Heureusement, il arriva à l'heure et s'assit à coté de Neuville, au dernier pupitre de la dernière rangée. Une seconde plus tard, tel un corbeau à la fin de son vol, le professeur tant détesté fit son entrée. Il jeta un bref regard à Edward qui essaya de ne pas se montrer provocateur et ordonna d'une voix sèche:
-Ouvrez vos livres page trois cent une. Dépêchez-vous.
Sans demander leurs restes, tous les élèves s'exécutèrent, y compris l'alchimiste. Le cours se passa sans incident particulier et même Harry y prit un certain plaisir mais ce fut avec soulagement que les étudiants quittèrent la salle lorsque la cloche sonna.
-Elric, attendez avant de sortir, l'apostropha Rogue en lui faisant signe d'approcher.
-Oui monsieur ? fit poliment l'interpelé.
-Vous n'avez pas pu bénéficier de l'heure de retenue que je vous avais attribuée il y a deux semaines, vous la rattraperez donc samedi prochain à 23 heures. Vous viendrez directement au cinquième étage.
Génie de son état, Ed n'avait pas besoin d'être diplômé de Sant-Cyr pour comprendre que l'homme désirait le voir, non pas pour lui infliger sa punition, mais pour discuter de quelques bagatelles au sujet du Seigneur des Ténèbres. Langage codé pour éviter que quelqu'un soit au courant de leurs petites virées nocturnes. Déjà que l'Elu soupçonnait Edward d'être un mangemort, ce n'était pas le moment pour le conforter dans ses a priori.
L'alchimiste voulut souffler ou même répondre mais n'en fit rien et se contenta d'acquiescer. Alors qu'il s'apprêtait à sortir, il se retourna et remercia le maître des potions d'une tout petite voix, au grand étonnement de celui-ci, puis s'en alla sans en rajouter davantage, le rouge aux joues.
Les autres cours se déroulèrent normalement, mis à part qu'il avait malencontreusement changé le nez d'Eloïse Miggel en bec d'oie et renversé son chaudron rempli de potion de rattatinage sur le pauvre Pattenrond qui chassait les souris. Lui et Hermione avaient donc passé la fin du cours à chercher le chat réduit à l'état de chaton pour lui administrer l'antidote.
Après la pause de dix heures, les élèves se rendirent au cours d'Alchimie, impatient de rencontrer leur nouveau professeur. Alors qu'il discutait joyeusement sur le chemin de la salle de classe Edward se souvint qu'il avait oublié son manuel d'alchimie dans la Salle-Commune, et qu'il devait se dépêcher d'aller le chercher pour ne pas arriver en retard en cours. Il laissa Harry, Hermione et Ron au milieu du couloir et fila vers le premier escalier avant que celui-ci ne fasse encore des siennes. S'il y avait bien une chose qu'il détestait dans cette école, c'était bien ces maudits escaliers dotés de leur propre volonté.
Pendant que trio marchaient, ils rencontrèrent Malfoy accompagné de ses deux gorilles qui lui servaient de gardes du corps. Profitant de l'absence d'Edward, un sourire goguenard pendu à ses fines lèvres, le jeune Serpentard lança d'un ton faussement surpris :
-Potter, ça faisait longtemps ! Que vas-tu faire maintenant que ton chienchien d'Elric n'est plus là ?
Piqué au vif, Harry serra les dents pour ne pas se jeter sur son ennemi de toujours. Un aboiement sonore retentit derrière le Serpentard qui se retourna vivement. Harry éclata de rire lorsqu'il vit son ami blond surgir devant Malfoy en pendant la langue et en sautillant comme une puce autour d'eux.
-Ouaf ! Jappa-t-il. Alors je t'ai manqué ? Ouaf !
Ron, hilare, se tenait à Hermione pour ne pas tomber. Celle-ci se contentait de sourire, amusée bien qu'un peu inquiète de la tournure que pourraient prendre les évènements. Le jeune alchimiste se mit alors à bondir en grognant et en aboyant tout autour de Drago dont le teint, ordinairement pâle, avait pris une ravissante couleur rose, à l'image du cardigan d'Ombrage.
-Tu fais pitié ! Siffla Malfoy, déjà à court d'arguments plus développés.
-Qui se ressemble s'assemble! Rétorqua Edward du tac au tac en mettant son coude sur l'épaule du Serpentard comme s'ils étaient des amis de longue date. Tu veux un bisou baveux ?
C'en fut trop pour le pauvre Ron qui commençait à haleter tant son fou rire était fort et incontrôlable. Il se courba en deux, priant pour qu'on l'aide à calmer.
Ecarlate, Malfoy écarta le petit blond d'un geste brusque, brandit sa baguette et la monta jusqu'au menton de l'alchimiste. Ce dernier leva un sourcil.
-T'en es incapable, ricana-t-il, légèrement hautain.
Pour toute réponse, il se contenta d'enfoncer son arme dans le cou d'Ed, à l'endroit précis où la plaie était encore fraîche. Il exerça une pression plus forte sur le bandage qui se teinta de rouge.
Le garçon se mordit la lèvre inférieure sous le coup de douleur et saisit le poignet de Malfoy entre ses doigts de métal, celui-ci appuyant plus fortement.
-Arrêtes ça tout de suite ! S'écria Edward en resserrant sa paume d'acier sur sa prise.
La main de Drago s'ouvrit dans un craquement sinistre, laissant tomber sa baguette magique. Il se tint le bras avec un gémissement de douleur et lança un regard noir au Gryffondor avant de tourner les talons, faisant signe à ses acolytes -restés stoïques durant tout la scène- de le suivre.
-Ed, ça va ? S'inquiéta Harry en le voyant grimacer.
-Mouais, mais on en restera pas là, gronda-t-il en retirant son pansement.
Harry réprima un frisson en voyant que la blessure, déjà assez laide d'origine, était presque noir, comme si tout autour de la plaie, la peau était morte.
-Ouais, c'est pas très beau, reconnut Ed en voyant l'expression de dégout de son ami. Je reviens, je vais changer ça.
Il s'éloigna vers les toilettes, heureusement proches, et les trois autres se dépêchèrent d'aller en classe.
Lorsqu'Edward revint, le cours n'avait pas encore débuté, à son grand soulagement. Il s'assit à coté de Ron et sortit son livre. Il tourna distraitement les pages, s'arrêtant de temps à autre sur l'une d'elles pour relire certains paragraphes, bien qu'il les connaisse par cœur. Dix minutes plus tard, Parvati Patil déboula dans la salle de classe, échevelée et complètement hystérique.
-Devinez quoi ! Ma sœur vient d'avoir cours avec le nouveau prof !
Intéressé, Dean lui demanda comment il était et elle répondit, avec engouement :
-Parfait ! Moralement et physiquement ! En plus il semblerait qu'il n'ait pas passé la trentaine !
Edward se raidit. Beau, jeune, se pourrait-il que... Non, impossible ! Pas ici !
Au même moment, le nouvel enseignant poussa la porte de la salle de classe qui grinça comme la porte des Enfers aux oreilles d'Edward. Le son des pas du nouvel enseignant résonnèrent sur les dalles en pierre. Les yeux rivés au sol, Ed put voir une paire de chaussures noires, impeccablement cirées. Il déglutit avec difficulté.
-Asseyez-vous, je vous en prie, commanda-t-il de sa voix de velours, en avançant d'une démarche souple et assurée.
Edward ne connaissait que trop bien ce timbre si désagréable. Il ne pouvait pas y croire. S'il s'agissait bien de l'homme auquel Ed pensait, alors il irait se pendre sur le champ ! Une sueur froide coula dans son dos quand le professeur vint se placer en face de la classe.
Celui-ci repoussa une mèche de ses cheveux noirs de jais parfaitement coiffés, et se présenta.
-Roy Mustang ! Votre nouveau professeur d'Alchimie !
Il les gratifia de son sourire le plus éclatant et toutes les filles poussèrent un soupir de ravissement tandis qu'Edward sortait une corde de son sac…
Roy Mustang professeur d'Alchimie ? Hum, et son boulot de militaire ? No problem, détendez-vous, tout sera éludé au prochain chapitre !
Enjoy~
