Je me dirigeais vers la cuisine. Le combiné sonnait dans le vide. Il avait raccroché. Ma gorge se serra, j'avais à peine mit une minute pour descendre pourquoi n'avait il pas attendu?
Mon visage se décomposa et Renée prit peur.
- qu'est ce qu'il se passe? s'inquiéta t elle.
- je raccompagne Jessica.
Jessica ne disait rien, elle sortit à ma suite et on monta en voiture.
Nous prîmes la route, sa rue était à 10 minutes de chez moi, le quartier des belles maisons. Elle m'avait dit un jour que ses parents étaient tous les deux avocats.
- jacob? demanda t elle simplement, ton copain?
Mon visage se détourna instinctivement vers le coté opposé.
- non.
Mon portable se mit à vibrer, je reconnus le nom de Jacob.
- jacob?
- bella tu connais le square Belamy?
- A jacksonville? demandais je surprise.
- oui.
- je sais où il est pourquoi?
Il se stoppa.
- tu pourrais m'y rejoindre, j'ai bien essayé de trouver ta maison mais je me suis perdu.
Mon coeur s'affola.
- tu es ici?
- oui tu peux me rejoindre ou me dire où tu habites?
- non... non, j'arrive.
Il raccrocha et j'accélérais.
- il est ici? questionna Jessica.
Je roulais dans sa rue prenant un tournant un peu trop rapidement, les pneus crissèrent.
Je l'arrêtais où elle me l'indiquait.
- ... merci... à demain.
J'étais impatiente, j'attendais qu'elle ferme la portière, je lui fis un bref salut et fit demi-tour.
Le square était à 50m de l'école, il y avait un kosque, entourait de plantes exotiques.
Je marchais de long en large sur le kiosque.
Me demandant où était Jacob?
- bella fit une voix chaude dans mon dos.
Je me tournais et eus du mal à le reconnaitre.
Ses cheveux étaient court, coupés un peu n'importe comment.
Il me sourit à pleine bouche, je sautais dans ses bras.
- merci disais je simplement.
Il avait tellement grandit, il faisait facilement 2 têtes de plus que moi, et sa main qui caressait mes cheveux me semblait énorme.
- tu vas pas pleurer? demanda t il railleur.
C'était trop tard, mes larmes s'imposaient sans que je puisse les retenir.
- aller ça va Bella, je suis là.
Son corps était brûlant,pourtant les nuits étaient plus fraîches ici.
- comment? quand es tu arrivé? articulais je difficilement.
Il s'écarta légèrement de moi.
- tu m'as manqué fit il en guise de réponse.
Pourquoi il esquivait ma question?
- toi aussi mais
Il posa son index sur ma bouche, la chaleur irradia mon visage.
- j'ai... je ne pouvais pas venir de suite, les autres ne le voulaient pas.
- les autres? Embry, Quil?
- entre autre.
Il semblait stressé, ses yeux bougeaient dans un sens et dans l'autre trop rapidement.
- tu vas me dire ce qu'il s'est passé?
- ce n'est pas aussi simple.
Bien que sa présence ici me réconfortait, son absence de réponse m'angoissait, je l'imaginais venir ici pour me dire adieu.
Il lit sur mon visage le désarroi et me reprit dans ses bras.
- je suis venu à pied dit il.
Je le scrutais.
- de la gare?
- non de Forks.
Je me détachais, m'attendant à son rire, mais il paraissait sérieux.
- tu es venu à pieds de Forks? répétais je ébahie, c'est une plaisanterie.
Son visage se ferma, il se concentrait.
- tu vas rester ici et attendre.
Il se détourna pour rejoindre le coté sombre du kiosque, il fit volte face.
- et s'il te plais, essais de ne pas hurler, plaisanta t il.
- où est ce que tu vas? Non! Jacob!
Je m'avançais vers lui et m'arrêtais net, il était entrain de se déshabillait, déjà son dos s'exposaient à mes yeux voyeurs. Il était bien loin du Jacob adolescent que j'avais cru laissé à Forks. Les muscles saillants, son épiderme halé. Je détournais ma tête, mes joues rouges vives.
Quelques secondes plus tard j'entendis un craquement., suivit dans feulement bestial. Je reculais jusqu'à ce que mes fesse touchent la rambarde du kiosque.
Dans la pénombre, j'entendis un bruit de pas, léger, comme une brise.
- jacob?
S'il voulait me faire peur, il avait réussi. Je n'aimais pas la nuit, l'obscurité, le mal être qu'elle engendrait.
Un autre feulement plus étouffé se fit entendre, comme si ce qui approchait se contrôlait.
Une énorme patte poilue avança vers la lumière d'un lampadaire, bientôt suivi d'une tête d'un brun roux.
Je m'agrippais à la barrière, ce qui arrivait ressemblait à un ours ou un grizzli.
Cependant, je n'y reconnaissais pas cet animal, le museau était trop avancé, les pattes arrières longues et fines.
C'était plutôt... un loup-garou.
Mon cerveau fonctionnait trop vite, il me hurlait de courir, mais mes jambes tremblaient et ne bougeaient d'un pas.
La bête s'arrêta à 2 mètres de moi. Je voulais appeler Jacob quand mes yeux croisèrent les siens luisants. Ils n'avaient rien de terrifiant, de bestial, j'y lisais de la crainte.
Du coin de l'oeil à droite, une ombre bougea rapidement. La bête le vit, fit un bond et se retrouva à 30 mètres du kiosque jappant, grognant.
Il se mit à courir après l'ombre.
Je m'en affaissais. Inutile que j'appelle Jacob, c'était lui qui venait de s'enfuir.
