Bonjour tout le monde!

Oui, je sais, j'ai promis de ne publier que le vendredi. Mais il se trouve que ce chapitre est tellement long que j'ai dû le scinder en deux. Comme je vous l'ai expliqué, il s'agit d'un chapitre charnière comprenant des éléments très important pour la suite de l'histoire. Je craignais de vous perdre si je le mettais dans son intégralité. C'est la raison pour laquelle cette première partie se termine quelque peu abruptement.

Je posterais la deuxième partie ce vendredi.

Bonne lecture

Chapitre 10 : Dangereuse alliance, première partie.

Décembre 1997

- Tu es sûre que tu ne veux pas venir ? Je suis certain qu'Alicia pourra comprendre.

- Tu plaisantes ? Elle a déjà tout programmé…Je te le dis, cette fille est un véritable robot. Embrasse les parents, tante Molly, oncle Arthur et tous les cousins pour moi.

- Je pourrais rester tu sais…

- Et éviter le traditionnel repas de fêtes chez les Weasley ? Tu es suicidaire ! Tante Molly ne te le pardonnera jamais

- Non mais je dirais que c'est pour le travail.

- Mais oui c'est ça !

- Quoi ? Alors toi, t'as le droit de rester et tout le monde te félicite d'être aussi studieuse. Mais si c'est moi, alors là personne ne me croit !

Peter et Élisabeth devisaient près d'une des nombreuses calèches, qui se remplissaient petit à petit d'élèves impatients de rentrer chez eux pour les fêtes. Élisabeth les comprenait, elle avait été à leur place. Mais pas aujourd'hui. Non, pour la première fois, elle allait passer les fêtes de fin d'année à Poudlard. Mais elle préférait largement rester au château plutôt que de passer deux semaines en compagnie de Saint Potter et de Miss Je-Sais-Tout. Comment Molly n'avait-elle pas pu remarquer à quel point ils se détestaient mutuellement, ça la dépassait.

Et puis, Alicia allait rester exprès pour les vacances au château afin de l'aider à maîtriser la Métamorphose. Elle n'était pas obligée, c'était vraiment gentil de sa part, alors Élisabeth n'allait pas lui faire faux bond.

Justement, en parlant d'Alicia, Élisabeth aperçut son amie, descendant les escaliers en compagnie de Sam, Nick et Laura. Elle agita joyeusement la main pour signaleur leur présence.

- Ah vous voilà ! Alors, c'est l'heure du grand départ ! dit Sam en arrivant près des jumeaux.

- Ouais, enfin des vacances, je ne suis pas mécontent de faire une pause dans le concours, dit Peter.

- Nous ne devons pas oublier notre autre objectif, souligna Alicia.

- Ça, c'est le boulot de Ginny, dit Peter. Elle aura plus de chance que moi d'en apprendre plus sur le sujet.

Lorsque Peter lui avait posé la question, Alicia avait cherché dans ses souvenirs, mais elle avait fait chou blanc. Elle était certaine d'une chose : quoi que ce fût, l'Horcruxe n'était pas un sujet en rapport avec les cours, sinon, elle l'aurait su. Lorsque le reste du groupe l'avait appris, il avait été un peu déçu, mais Élisabeth leur avait vite remonté le moral en proposant que Ginny joue les espionnes auprès d'Harry. Après, tout, il était le principal concerné. Mais lorsque la benjamine des Weasley fût mise au courant du plan de sa cousine, elle avait moyennement apprécié. Non seulement, elle aurait préféré passer des vacances en amoureux avec son chéri – même si elle savait qu'elle allait faire une croix sur une quelconque intimité – mais surtout elle était mécontente que ses amis aient pris des dispositions pour elle, sans lui en parler. Son humeur ne s'était pas améliorée quand elle avait appris tout ce qui s'était passé – Elisabeth eut un pincement au cœur en se souvenant du savon que lui avait passé sa cousine, en lui rappelant tout ce que les Serpentard avaient fait subir à leur famille, y compris à elle. Son amitié avec Cathy et Lucas lui avait fait oubliée combien les Serpentard pouvaient être mesquins et cruels. Ginny aussi avait souffert des quolibets des Vert et Argent, et ce dès sa première année, quand la rumeur – véridique pour une fois – avait été propagée par un groupe de Serpentard de sa promotion, selon laquelle Ginny était l'auteur d'un poème – absolument désastreux – qu'elle avait offert anonymement à Harry lors de la Saint Valentin.

Elisabeth s'était apprêtée à lui dire de tout oublier et de laisser tomber quand Ginny avait accepté d'y réfléchir. Si elle n'était pas trop occupée.

- Ce n'est pas sympa d'espionner la personne dont on est amoureux, dit Laura. Une relation amoureuse se base sur la confiance mutuelle des deux partenaires, ajouta-t-elle en souriant d'un air tendre en regardant son petit ami.

- Ouais, ben dans ce cas Potter a plus confiance en Granger qu'en sa propre petite amie, remarqua vertement Elisabeth. Ça en dit long sur leur relation.

Tout le monde acquiesça plus ou moins à contre-coeur. Il fallait être aveugle pour ne pas voir combien Harry et Hermione était soudés…Beaucoup plus d'ailleurs que Ron et Harry ou Ron et Hermione. Et, Elisabeth en convenait, cela ne s'était pas arrangée avec la rumeur lancée par Rita Skeeter. Une rumeur dont Cathy et elle avaient été à l'origine. Une simple plaisanterie mais qui avait fait beaucoup souffrir Harry, Ron et Hermione. Et Ginny, pensa Elisabeth d'un air coupable. Par Merlin, comment ai-je pu être aussi aveugle ?

- Et puis si jamais les scrupules de Ginny l'empêchent de remplir sa mission, il nous reste la Réserve.

- Des scrupules ? Non, Ginny tient trop de Fred et Georges pour en avoir.

- Oui, tout comme toi, sœur de mon cœur.

Pour toute réponse, Elisabeth tira la langue à son frère.

- De toute façon, en tant que participants au concours, nous avons un accès illimité à la Réserve, alors pourquoi s'en priver, dit Alicia en souriant.

- Oh oui, pourquoi se priver d'un tel moment de bonheur, soupira Élisabeth.

L'heure des adieux arriva plus vite que prévu. Tout le monde s'embrassa en se souhaitant un Joyeux Noël.

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Les journées passèrent finalement très vite pour la jeune fille. L'apprentissage de la Métamorphose se déroulait plutôt bien, Alicia étant une très bonne enseignante. Toujours patiente avec la Gryffondor, elle reprenait les étapes essentielles de la matière pour lui permettre d'apprendre à son rythme. Bien qu'elle ait dû reprendre les bases des cours de première année, début décembre, Élisabeth apprenait rapidement, et au bout de la première semaine de vacances, elle avait quasiment rattrapé tout son retard. Et puis, pour être honnête, il n'y avait pas grand-chose d'autre à faire au château, et surtout plus grand monde. Élisabeth avait eu la surprise de s'apercevoir que Lucas était resté au château, de même que Théo et Millicent et, sa plus grande surprise, Drago. Lucas lui avait expliqué que c'était plus sûr pour eux, leur loyauté ayant été « compromise ». Aucun Mangemort n'irait s'attaquer à Poudlard.

Quand elle n'était pas en train de travailler, Élisabeth passait son temps libre en compagnie de Lucas, à parler de tout et de rien, mais surtout à évoquer leurs souvenirs. Parler de Cathy avait été douloureux au début, mais finalement, les deux amis avaient vu cela comme une thérapie. D'une certaine manière, elle leur apparaissait encore plus vivante. Parfois, Alicia venait se joindre à eux, parfois c'étaient Théo et Millicent. L'avantage des vacances était qu'elles abolissaient tous préjugés entre les Maisons. Il n'y avait plus de Gryffondor ou Serpentard. Juste des élèves restant au château pour diverses raisons.

Seul Drago se tenait à l'écart, y compris pendant les repas dans la Grande Salle, refusant de se joindre à ses amis quand ceux-ci prenaient leur repas avec Alicia et Elisabeth, et leur lançant des regards furibonds quand elle riait en compagnie de Lucas, ce qui la blessait plus qu'elle n'acceptait de l'admettre.

La veille de Noël, alors qu'elle prenait son petit-déjeuner dans la Grande Salle, Élisabeth reçut le hibou quotidien de son frère. Elle prit délicatement le message de la patte d'Archimède, lui donna un peu de bacon pour le remercier, puis commença sa lecture.

Ma très chère et très adorée petite sœur qui est finalement très chanceuse d'être restée au château.

Tu te souviens dans ma dernière lettre, je te disais que l'ambiance ne pouvait pas être plus pourrie ? Et bien j'avais tort ! Hier matin, je prenais tranquillement mon petit-déjeuner avec Fleur, Bill et Percy, quand tout d'un coup, nous avons vu débouler une tornade rousse. J'allais lui demander ce qu'il n'allait pas, mais Bill m'a donné un coup de coude en secouant la tête. Sans rien dire, Ginny a pris deux scones et un muffin et elle partie en direction du jardin. J'ai demandé à Bill pourquoi il m'avait fait taire. Il a alors regardé sa fiancée, qui m'a répondu que Ginny et Harry avait eu une grosse dispute hier soir. Rien d'étonnant, tu me diras, vu que ça fait depuis deux jours qu'ils ne cessent de se disputer. Mais d'après Fleur, il s'agissait d'une énorme dispute.

J'ignore ce qu'il s'est passé entre eux, mais je crains que la mission H ne soit sur le point d'être avortée.

Élisabeth secoua la tête de dépit. Il était clair pour elle qu'Harry avait surpris Ginny en train de l'espionner. Elle se sentait un peu mal pour sa cousine, qu'elle savait amoureuse de ce petit crétin depuis ses onze ans, mais elle ne pouvait s'empêcher d'être un tantinet satisfaite. Sa cousine méritait tellement mieux. Coupant le fil de ses pensées, la jeune fille reprit sa lecture.

Je te passe les détails de cette journée mais tu peux être certaine d'une chose, sœurette : j'aurais donné jusqu'à mon édition collector signée par les Crécelles de Kenmare pour revenir à Poudlard, même si c'était pour travailler la Métamorphose.

Eh bien, eh bien, pensa Élisabeth, l'ambiance devait vraiment être exécrable. Elle continua de parcourir la lettre de son frère, mais il n'y avait plus rien d'intéressant. Elle la posa à coté de son assiette puis elle pressa ses mains sur sa bouche, habitude qu'elle avait depuis toujours, lorsqu'elle passait en « mode réflexion ».

Admettons que Monsieur Je-sauve-le-Monde ait surpris Ginny…Qu'est-ce qu'il va en déduire ? Ça ne lui viendrait pas à l'idée que d'autres personnes que lui, son précieux hamster et Ron soient au courant. Trop arrogant pour cela…

- Tu prie Merlin pour éviter d'être tentée par une autre part de tarte aux pommes ?

- Tu plaisantes ? Merlin ne serait jamais assez puissant pour m'empêcher de manger cette si délicieuse pâtisserie ! Plus sérieusement, je réfléchissais aux nouvelles que je viens de recevoir de mon frère.

- Quelles nouvelles ?

- Apparemment, on ne va plus pouvoir compter sur Ginny pour nous ramener des infos sur les H. Elle n'a pas arrêté de se disputer avec l'autre crétin, et apparemment, hier a été le summum…D'après Peter, l'ambiance est tellement exécrable qu'il était prêt à céder l'exemplaire dédicacé par son équipe de Quidditch préférée pour rentrer au château. Crois-moi Alicia, s'il est prêt à faire ce sacrifice, c'est que ça ne va vraiment pas fort au Terrier.

- Ah…Ce n'est pas une très bonne nouvelle ! Il va donc falloir que nous effectuions un tour à la Réserve.

- Oh, chouette, la Bibliothèque ! Comme au bon vieux temps…

- Ne désespère pas, j'ai ici de quoi te remonter le moral…

Alicia sortit une lettre de sa poche qu'elle montra à son amie.

- Elle vient de mon père…

- Il dit quelque chose à propos du Septimus Codex ?

- Oui….Cela ne va pas nous aider beaucoup, mais c'est déjà une piste importante. D'après mon père, le Septimus Codex existe bel et bien. Il l'a tenu entre ses mains très récemment d'ailleurs.

- Mais c'est génial !

- Attends un peu avant de t'emballer, ça c'était la bonne nouvelle. La mauvaise, c'est qu'il ne l'a plus en sa possession. Il l'a donné à quelqu'un.

- À qui ?

- Il m'a écrit qu'il ne pouvait pas m'en dire plus, mais connaissant mon père, il ne l'aurait pas donné à n'importe qui. Et vu que le Professeur McGonagall nous a dit que les livres dont nous aurions besoin se trouvaient au château….

- Il l'a donné à Dumbledore ! termina Élisabeth. Oui, tu as raison, ça ne va pas nous aider. Je nous vois mal débarquer dans son bureau pour lui demander de nous filer le bouquin.

- Il faudrait déjà que nous ayons le mot de passe.

- Oh, c'est sûrement un truc du genre Bulles Baveuses, Chocogrenouille…Enfin, une sucrerie quoi. C'est Bill qui nous avait raconté ça lorsqu'il était Préfet-en-Chef, mais c'était il y a plusieurs années. Mais, oui dans le fond tu as raison…Nous avons une information capitale qui ne va pas nous servir à grand-chose.

- Nous n'allons pas nous décourager pour autant…J'ai une petite idée à ce sujet, mais je préfère attendre que tout le monde soit là pour en parler. Et si tu as fini ton petit déjeuner, on pourrait en profiter…

- ….Pour aller à la Réserve, j'ai compris.

Les deux jeunes filles passèrent tout leur après-midi à chercher des informations parmi l'immense collection de livres que comprenait la Réserve, et ce n'est qu'en début de soirée, alors que le ventre d'Élisabeth commençait à se manifester, qu'elles finirent par tomber sur l'ouvrage qu'elles recherchaient.

- Grandes noirceurs de la magie, lut Alicia qui tenait le livre.

- Tu crois que c'est le bon ? Je l'espère, parce que nous avons encore tout le fond de la Réserve à vérifier, et j'ai trop faim pour penser à autre chose que « poulet rôti/frites/gâteau au chocolat ».

- Et moi qui pensais que seuls les garçons de la famille Weasley étaient atteints de ce mal incurable qu'est l'obsession de la nourriture, répondit Alicia en souriant.

- Si seulement ! Bon, voyons voir cela. Vas-y ouvre-le, je vais t'éclairer un peu.

Les deux adolescentes n'eurent pas longtemps à chercher, le renseignement qu'elles attendaient se trouvant dès la première page.

- Tiens écoute ça, « De l'Horcruxe, la plus vile de toutes les inventions magiques, nous ne dirons mot ni n'enseignerons la pratique… ». Eh bien, à quoi ça sert d'en faire mention alors ! pesta Élisabeth.

- Oui, c'est vraiment très étrange, ajouta Alicia. Ce qui veut dire que les Horcruxes constituent une forme de magie noire tellement puissante qu'il est interdit d'en parler. Dans ce cas, si Harry, Hermione et Ron en connaissent l'existence, ce ne peut être définitivement que par le Professeur Dumbledore, je ne vois pas d'autre explication.

- Il y avait une autre personne qui pouvait connaître l'existence des Horcruxes, dit Élisabeth pensivement. Celui qui enseignait les cours de magie noire, à l'époque où mon père était à Poudlard. Même s'il était interdit d'en parler aux élèves, je pense qu'il devait probablement connaître leur existence. Mais, je me trompe peut-être.

- Et de qui s'agissait-il ?

- Eh bien, c'est étrange, parce qu'il n'était pas censé enseigné cette matière à la base, répondit tristement Élisabeth. Je parle du Professeur Slughorn,

- Le Professeur Slughorn ! Mais il est…il est mort !

- Oui…il est mort.

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- Donc laissez-moi récapituler : les Horcruxes…

- Chuuuuuut ! En public, on utilise le nom de code, Lucas !

- Quel public ? Il n'y a que nous trois, deux Serdaigle et un Poufsouffle trop éloignés pour nous entendre.

- On ne sait jamais !

- Bon, très bien…Les H sont tellement maléfiques qu'il est interdit d'en parler aux élèves. Sauf que Potter, Granger, et ton cousin sont au courant, probablement par Dumbledore qui a dû leur donner comme mission de les trouver. Le Professeur Slughorn était probablement au courant, mais il est mort. Ce sont des objets peuvent passer inaperçus au château. Ai-je oublié quelque chose ?

- Mis à part le fait qu'ils sont très probablement dangereux, non, tu as tout dit.

- Mais si c'est si dangereux que ça, pourquoi Dumbledore ne s'en charge-t-il pas lui-même ? demanda Lucas. Il est quand même le plus grand sorcier de tous les temps ! Pourquoi demander à Potter…

- …Parce qu'ils doivent être dans un endroit où seul un élève peut y accéder, l'interrompit Alicia.

- Ah oui, pas bête, fit Élisabeth. Si ça se trouve, Dumbledore ne peut pas s'en occuper, de peur de se faire surprendre par des espions de Face-de-Serpent.

- Il ne doit pas y en avoir tant que ça, dit Lucas. En réalité, il n'y a pas beaucoup d'enfants de Mangemorts à Poudlard, contrairement à ce que tout le monde semble penser. La plupart des Serpentard ont des parents sympathisants à la cause mais pas au point de se faire tatouer la Marque.

- Mais dans ce cas, quels sont les Serpentard ayant des parents Mangemorts ? demanda Alicia.

- Crabbe et Goyle, mais ils sont trop stupides pour être une vraie menace pour qui que ce soit. Tout comme Parkinson d'ailleurs. Il y a Théo, mais franchement, il n'y a aucun souci à se faire de ce côté-là. Tout ce qu'il veut c'est partir de chez lui. C'est pour ça qu'il participe au Concours, il s'agit d'une échappatoire pour lui. Ah oui, bien sûr il y a Drago, mais là encore, il ne risque pas d'espionner pour le compte de ses parents.

- Pourquoi cela ? demanda Élisabeth.

- Parce qu'ils sont morts.

- Quoi ?

- Mais que s'est-il passé ?

- Je vais vous le dire, mais vous gardez ça pour vous, d'accord ?

- C'est évident.

- Les parents de Drago étaient menacés de mort depuis un certain temps. Je ne sais pas trop pourquoi exactement, mais je suppose que ce qu'il s'est passé au Ministère de la Magie il y a un an et demi n'a pas arrangé leurs affaires. Toujours est-il qu'il y a trois jours, Drago a été convoqué dans le bureau de Dumbledore. C'est lui qui lui a appris la mauvaise nouvelle. Les parents de Drago ont été retrouvés morts dans leur manoir, la Marque des Ténèbres flottant au-dessus.

- Mais c'est horrible, dit Alicia, les larmes aux yeux.

- Pourquoi sont-ils restés au manoir ? demanda Élisabeth. Ils devaient savoir ce qui les attendait, non ?

- C'est ce que j'ai demandé à Drago. D'après lui, son père était certain d'y être en sécurité. Il avait tort.

Tout comme Cathy pensait être en sécurité.

- Le pauvre…C'est vraiment terrible, soupira Élisabeth qui comprenait à présent l'absence de leur condisciple depuis quelques jours.

- Quoiqu'il en soit, je doute que Drago espionnerait qui que ce soit pour Voldemort.

- Et ce sont les seuls enfants de Mangemorts ?

- À ma connaissance, oui.

- Dans ce cas, je ne vois pas ce qui empêcherait Dumbledore de s'occuper des H, dit Alicia, un peu perdue.

Élisabeth allait lui répondre quand elle capta une silhouette familière, du coin de son œil. Un flashback lui revint alors brutalement en mémoire. « Prends ce collier, et apporte-le à notre ami commun du Ministère ». Elle en lâcha ses couverts de surprise.

- Eh, ça va Lily ? s'inquiéta Lucas, voyant l'air terrifié de son amie.

Mais Elisabeth avait son attention focalisée sur la table des Professeurs. Et si Dumbledore craignait d'être espionné, non pas par un élève, mais par un Professeur ?

- Élisabeth, dis quelque chose, tu commences à nous faire peur, s'inquiéta Alicia.

- Désolée, fit Élisabeth en reprenant ses esprits, j'ai juste eu une révélation. J'ai quelque chose de très important à vous dire.

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Janvier 1998

En ce 5 janvier, jour de la rentrée scolaire, les couloirs étaient bondés d'élèves se racontant leurs vacances…Et notre petit groupe d'amis ne faisait pas exception à la règle.

- Mais comment peux-tu être sûre que le collier dont Face-de-Serpent a fait mention est un H ?

- Et surtout, comment peux-tu être sûre que c'est elle l'espionne ? Ok, c'est une horrible bonne femme, mais de là à penser que c'est un Mangemort…

Élisabeth soupira d'impatience. Aussi étrange que cela pouvait paraître, il avait été moins difficile de convaincre Lucas et Alicia de la véracité de son intuition que son frère et Neville. Si ces deux là avaient du mal à la croire, elle n'osait imaginer le temps qu'elle allait passer à convaincre les plus sceptiques de la bande. Fichus Poufsouffle avec leur tempérament si terre-à-terre. S'armant de patience, elle leur répéta ce qu'elle avait dit à Alicia et Lucas pour les persuader.

- Je suis d'accord, il n'y a aucune preuve que le crapaud rose soit un Mangemort. Mais elle peut très bien travailler pour Face-de-Serpent sans être Mangemort ! Elle est suffisamment malveillante pour ça.

- Oui, mais Face-de-Serpent a dit « Notre ami commun du Ministère », il n'a pas cité de nom, rappela Peter.

- Je sais, mais si tu combines le fait que le crapaud rose est du Ministère et que les H sont à Poudlard…

- Oh misère, soupira Neville, je crois qu'Élisabeth a raison.

- Attendez un moment, dit Peter. Je ne dis pas que tu as tort Lily, mais réfléchissez une seconde. Tu as dit que les H étaient tellement puissants qu'il est interdit d'en parler aux élèves, même dans le cadre des cours de magie noire ! Et il s'agirait d'un collier ? Mais ça n'a aucun sens !

- Oui, c'est vrai, je ne comprends pas non plus, dit Élisabeth, mais je suis sûre d'être sur la bonne voie.

Avant que ses compagnons aient pu ajouter quoi que ce soit, le Professeur McGonagall entra dans la salle de cours.

- On en reparlera ce soir, eut le temps de chuchoter Peter. Ginny m'a demandé de te dire qu'elle voulait te parler après notre réunion à la Bibliothèque. Elle t'attendra dans les Cuisines.

- Elle t'a dit pourquoi elle voulait me voir ?

- Je ne doute pas que vos vacances aient été passionnantes, mais si vous pouviez attendre la fin de mon cours pour vous les raconter, j'apprécierais grandement.

- Désolé Professeur, murmurèrent les jumeaux en chœur.

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Il était presque vingt-et-une heure, lorsque le groupe Salem (à ne pas confondre bien entendu avec le groupe H, composé de ceux qui sont à la recherche des Horcruxes) se retrouva au grand complet à la Bibliothèque…Enfin presque au grand complet.

- Il est où Zabini ? demanda Sam en regardant autour de lui.

- Il ne viendra pas, lui répondit Lucas. Il a eu un empêchement…Personnel, dirons-nous.

- Blonde ou brune l'empêchement ? ne pût s'empêcher de railler Peter.

- C'est dommage, dit Alicia, j'aurais aimé connaître les résultats de ses recherches. Il vous en a parlé ?

- Pas vraiment, répondit Théo. Il nous a juste dit qu'il avait de bonnes nouvelles à ce sujet, mais sans plus.

- On peut toujours repousser à demain, si la présence de Blaise est indispensable, ajouta Lucas.

- Non, non. On va faire sans lui pour ce soir. Par contre, il a intérêt d'être là demain ! s'exclama Élisabeth.

- On lui fera passer le message t'inquiète.

- Du coup, on va raccourcir la session de ce soir, dit Alicia. Je voulais simplement vous tenir au courant à propos du Septimus Codex.

Alicia raconta alors aux absents ce que son père lui avait écrit pendant les vacances, et l'hypothèse retenue par Élisabeth et elle.

- C'est logique, fit Sam. McGo nous a dit que le premier livre nous permettait de faire abstraction du bouquin de Livingstone….Elle parlait donc du Septimus Codex.

- Quand au second ouvrage, il devrait nous permettre de comprendre le Septimus Codex, rappela Laura.

- Oui, mais nous n'aurons pas besoin de ce livre, si Blaise arrive à se procurer les notes de son beau-père, dit Élisabeth.

- Ce qui nous ferait gagner du temps, compléta Alicia.

- Mais si jamais Zabini - et je dis cela en toute objectivité - n'a pas réussi à mettre la main sur ces notes ? demanda Nick.

Tous les regards se tournèrent vers Élisabeth et Alicia. Cette dernière répondit :

- On avisera à ce moment là. On ne va vendre les écailles du dragon avant de l'avoir capturé. Pour en revenir au Septimus Codex, j'ai pensé que nos chers Gryffondor pourraient aller voir McGo demain matin, et lui faire part de notre découverte. Avec un peu de chance, elle vous donnera un autre indice.

- Avec beaucoup de chance, dit Peter, mais ça vaut le coup d'essayer.

- Très bien, on fait comme ça alors, dit Alicia en se levant.

- Quoi c'est tout ? demanda Neville, étonné.

- Tant qu'on ne saura pas si Blaise a ou non les notes, on ne peut vraiment rien faire de plus Nev', dit Élisabeth.

- Réjouis-toi, dit Peter. C'est la première fois depuis que ce concours a commencé qu'on quitte la Bibliothèque avant vingt-deux heures ! Il faut vite en profiter avec qu'elle ne change d'avis.

Alicia secoua la tête, salua le groupe et partit la première. Les autres la suivirent par petits groupes. Peter et Neville prirent la même direction que la Serdaigle pour retourner à leur Salle Commune. Les Serpentard, les Poufsouffle et Élisabeth partirent ensemble en direction du rez-de-chaussée. Ils longèrent le couloir situé à droite des escaliers jusqu'à atteindre les deux portes situés tout au fond. Les Serpentard dirent au revoir à leurs condisciples et prirent la porte de droite pour rejoindre leur dortoir. Élisabeth n'y avait jamais mis les pieds mais d'après Cathy et Lucas, ce dernier se situait sous le lac, aussi la jeune fille imaginait sans peine la longueur du couloir souterrain que les Serpentard devaient emprunter chaque jour.

Je sais, je sais, je suis un monstre. Mais vous n'avez que quatre jours d'attente. C'est toujours mieux que pour la dernière saison de Game of Thrones.