Disclaimer : Tous les personnages d'Olive et Tom appartiennent à Yôichi Takahashi !
Cela faisait deux semaines que l'entraînement avait reprit et depuis tout ce temps, Olivier n'avait pas eu de nouvelles de Patty. Il lui laissait le temps nécessaire pour réfléchir mais il commençait vraiment à s'inquiéter. Pour chasser cette anxiété, il s'entraînait deux fois plus, ce qui n'échappait pas aux joueurs du FC Barcelone.
L'entraînement de la journée était finit depuis une demie heure mais Olivier n'avait pas quitté le terrain. C'était le seul moyen pour lui de ne pas penser à Patty. Les joueurs de l'équipe type passèrent devant le terrain, prêts à rentrer chez eux, quand ils remarquèrent tous qu'Olivier s'entraînait à donner plus de puissance à son tir de la Feuille Morte depuis le rond central.
« C'est étrange, d'habitude il quitte le terrain en même temps que nous. » s'étonna Alberto.
« J'ai l'impression qu'il est contrarié par quelque chose. » remarqua Grandios, le capitaine de l'équipe
« Je vais lui parler. » proposa Rivaul. « On se voit demain les gars. »
« D'accord » acquiescèrent-ils tous en même temps avant de partir.
Rivaul entra sur le terrain, posa son sac d'entraînement sur l'herbe et se dirigea vers Olivier qui venait de manquer son tir.
« D'habitude il atterrit toujours au fond. » fit la voix de Rivaul.
Olivier se tourna et vit son coéquipier.
« Rivaul ? Tu ne devrais pas rentrer rejoindre ta famille ? » demanda Olivier.
« Je voulais te parler avant. » répondit-il.
« Et de quoi veux-tu me parler ? » demanda Olivier.
« Ecoute Olivier, avec les gars on a remarqué que quelque chose te tracassait, et on s'inquiète. » avoua Rivaul.
« Ce n'est rien, ne t'en fais pas. » mentit Olivier.
« Tu es sûr ? » questionna Rivaul. Il acquiesça. « Bon, je veux bien te croire, pour l'instant. Si tu as besoin de parler, n'hésite pas à venir me voir. Je serai ravi de t'aider. »
« Entendu. » acquiesça le jeune nippon.
« Allez, rentre chez toi. » dit Rivaul.
Olivier partit se changer dans les vestiaires pour se changer, puis il rentra chez lui.
Pendant ce temps au Japon, Patty était en train de s'occuper de coucher les enfants de l'école maternelle dans laquelle elle travaillait avec Jenny. Une fois les enfants endormis, elles rangèrent la classe qui était dans un état chaotique.
« Cette classe est pire que la chambre de Bruce. » soupira Patty.
« T'es déjà rentré dans la chambre de Bruce ? » s'étonna Jenny.
« Il était en retard à un entraînement de la New Team alors je suis allée le chercher et sa mère m'a dit qu'il dormait, et qu'elle n'osait pas le réveiller. Je suis montée avec un sceau d'eau glacée et je le lui ai lancé dessus. » répondit Patty en souriant.
« Il s'est réveillé ? » demanda Jenny.
« Il a crié comme une fille, et sa chambre était un vrai dépotoir. » répondit Patty.
Elles se retenaient de rire afin de ne pas réveiller les enfants et commencèrent à ranger la classe. Lorsque tout fut propre une demi-heure plus tard, elles se reposèrent et discutèrent tranquillement sans faire de bruit.
« Rejoins-moi à Barcelone. »
Cette phrase résonnait dans la tête de Patty du matin au soir. Pourquoi Diable voulait-il qu'elle aille en Espagne ?
« Patty ? »
Elle sortit de ses pensées et relevait la tête. C'était Jenny !
« Est-ce que ça va ? » demanda-t-elle.
« Oui, ne t'en fais pas. » assura Patty. « A part ça, comment ça se passe avec Philippe ? »
« C'est génial. Depuis que je suis revenue au Japon, il est tout le temps aux petits soins avec moi et il me parle d'autre chose que de football. » répondit Jenny en souriant.
« Tipi et toi êtes vraiment chanceuses. Vous avez toutes les deux trouvaient l'homme idéal. » souffla Patty.
« Ne t'en fais Patty, Olivier se rendra compte à quel point tu lui aie indispensable. » confia Jenny.
Patty se mordit la lèvre. Devait-elle parler à Jenny de la demande que lui avait faite Olivier deux semaines plus tôt à l'aéroport ? A force d'y penser, elle commençait à avoir mal à la tête et ça l'énervait car elle ne savait toujours pas quoi faire. Elle fut sortit de ses pensées lorsque quelqu'un entra dans la classe. C'était Tipi !
« Tiens, Tipi ! Que fais-tu là ? » demanda Jenny.
« J'ai une super nouvelle à vous annoncer. » dit-elle toute excitée.
« Qu'est-ce que c'est ? » demanda Patty.
« Je suis enceinte ! » répondit Tipi.
« Tipi, mais c'est formidable ! » la félicita Jenny.
« Est-ce que Julian le sait ? » questionna Patty.
« Je viens de l'apprendre à l'instant car mon médecin vient de m'annoncer les résultats de ma prise de sang. Les filles si vous saviez à quel point je suis heureuse. » dit Tipi.
Jenny et Patty se levèrent et serrèrent leur amie dans leurs bras. Elles restèrent ensemble à discuter jusqu'à l'heure du réveil des enfants et Tipi repartit à l'infirmerie reprendre son poste. Et oui, Tipi était infirmière à l'école maternelle de Fujisawa tandis que Julian étudiait la médecine tout en continuant le football. Lui et Tipi étaient mariés depuis deux ans.
Fin de la journée.
Les enfants étaient partis avec leurs parents et Patty était épuisée. Elle et Jenny rentrèrent chacune chez elle et quand elle fut à son appartement, Patty se laissa tomber sur son canapé, ne sachant toujours pas quelle décision prendre.
A des milliers de kilomètres du Japon, Olivier venait de rentrer de sa dure journée d'entraînement. Il voulait appeler Patty pour savoir si elle avait prise sa décision mais il ne savait pas comment faire. Le téléphone sonna et il décrocha aussitôt :
« Allô ? »
« Salut Olivier, c'est Thomas ! »
« Ah, salut Thomas ! Ça fait longtemps. »
« Désolé de ne pas t'avoir appelé plus tôt mais Katalina monopolise le téléphone tous les soirs pour parler avec Ruby. Aïe ! »
« Qu'est-ce qu'il y a ? »
« Elle m'a pincée. »
Olivier éclata de rire en entendant son meilleur ami se faire disputer par sa petite amie.
« Dis donc, elle a un sacrée caractère. »
« Une vraie tigresse. Enfin bref, t'en es où avec Patty ? »
« Nulle part ! »
« Olivier, il faut que tu te bouges et que tu lui parles ! »
« Je ne peux pas le faire au téléphone. »
« T'as qu'à lui demander de te rejoindre à Barcelone. »
« Je l'ai fais avant mon départ, mais elle a besoin de réfléchir, à cause de son travail. »
« Elle travaille dans une école c'est ça ? »
« Ouais ! »
« T'as qu'à l'inviter pendant ses vacances. »
« C'est une bonne idée, mais je ne veux pas la brusquer, tu comprends ? »
« T'AURAIS DÛ LUI AVOUER TES SENTIMENTS PENDANT QUE T'ÉTAIS ENCORE AU JAPON ESPECE DE CRÉTIN. » hurla la voix de Katalina.
« Chérie, ce n'est pas la peine de t'énerver comme ça. » fit Thomas. « Va préparer à manger. »
« Tu me prends pour ta cuisinière ? » s'amusa-t-elle.
« Exactement, allez laisse moi discuter avec Olivier. » rit-il.
Olivier sourit en les entendant puis Thomas reprit la parole :
« Désolé de cette interruption mais il faut toujours qu'elle se mêle des histoires des autres. »
« Ce n'est rien, elle a raison de toute façon. J'aurais dû parler à Patty quand j'en ai eu l'occasion. »
« C'est sûr. Bon Olivier, je dois te laisser sinon je vais me faire tuer. Appelles Patty ! »
« A plus Thomas ! »
Et ils raccrochèrent. Olivier reposa le téléphone et pensait à Patty. A qui pouvait-il demander conseil en dehors de Tom, Ben et Mark, les seules personnes qui savaient qu'il ressentait quelque chose pour la jeune japonaise ?
Au Japon.
Une nouvelle journée venait de débuter à Fujisawa et lorsque Patty accueillit les enfants de sa classe avec Jenny, la directrice de l'école, Madame Taïchi, vint à la rencontre de Patty.
« Patty, j'aimerai vous parler en privée s'il vous plaît ! » dit la directrice.
« Bien sûr Madame ! » acquiesça Patty.
Elle laissa la classe au soin de Jenny et suivit la directrice dans son bureau. Une fois dans la pièce, Madame Taïchi fit signe à Patty de s'asseoir et la conversation commença. Une conversation qui allait changer la vie de Patty, et faire tomber à l'eau la demande d'Olivier.
« Patty, je voudrais que vous me replaciez à mon poste jusqu'à la fin de l'année scolaire. » avoua la directrice.
« Quoi ? Moi ? » s'étonna Patty.
« Absolument Patty. Vous êtes très compétente pour ce poste, et c'est une opportunité qui ne se refuse pas. » rétorqua Madame Taïchi.
« Mais je ne comprends pas. Pourquoi ne pas engager une nouvelle directrice ? » demanda Patty.
« Elle ne pourra pas être disponible avant l'année prochaine. Puis-je compter sur vous ? »
Patty se mit à réfléchir au pour et au contre de cette soudaine promotion. Elle ne voyait d'autre solution que d'accepter, même si elle savait qu'elle devra refuser la proposition d'Olivier.
« J'accepte ! »
« Merveilleux. Je savais que je pouvais compter sur vous Patty. Vous commencez votre nouvelle place dès demain. Jenny se chargera seule de votre classe. » informa la directrice.
Patty repartit dans sa classe où Jenny avait répartit les enfants en équipe de trois afin qu'ils puissent faire des collages et des dessins sur le thème de leur choix. Pendant la sieste des enfants, Patty expliqua à Jenny que dès demain, elle serait la nouvelle directrice de l'école durant toute l'année. Voilà qu'elle fut la réponse de Jenny :
« Patty, mais c'est une formidable opportunité. Je suis tellement heureuse pour toi ! »
Patty ne laissait rien paraître mais au fond d'elle, elle ne pouvait s'empêcher d'éprouver des remords car si elle n'avait pas reçu cette proposition, elle aurait demandé une semaine de congé et serait partit rejoindre Olivier à Barcelone ! Comment allait-elle le lui annoncer ?
En Espagne.
L'entraînement touchait à sa fin et comme tous les soirs pendant que les joueurs se changeaient pour rentrer chez eux, Olivier resta une fois de plus sur le terrain afin de perfectionner son tir de la Feuille Morte. Les joueurs étaient sur le point de partir quand Alberto cria à l'attention d'Olivier :
« HEY OLIVIER ! TU T'ES ASSEZ ENTRAÎNÉ COMME ÇA ! RENTRE CHEZ TOI TE REPOSER ! »
« JE NE SUIS PAS FATIGUÉ, ET IL FAUT QUE J'AMÉLIORE MON TIR ! » répondit Olivier.
Rivaul dit aux joueurs qu'il prenait les choses en main et il rejoignit le jeune nippon sur le terrain.
« Olivier, il est parfait ton tir alors tu laisses ce ballon où il est et tu rentres chez toi, sinon je t'y oblige et je te traîne hors de ce terrain par la peau des fesses. » le menaça Rivaul.
Olivier soupira et partit au vestiaire se changer. Il allait pour rentrer chez lui mais Rivaul l'intercepta.
« Olivier, je sais que quelque chose ne va pas. Dis-moi ce qui se passe ! »
« C'est trop personnel et puis, je ne veux pas t'ennuyer avec ça. » dit Olivier.
« Mais non. Allez, racontes moi tout. » l'encouragea Rivaul.
Olivier raconta donc ce qu'il avait sur le cœur. Il lui parlait de Patty, de la proposition qu'il lui avait faite et le pourquoi de cette proposition. Rivaul ne disait rien durant le discours, car il savait ce que ressentait Olivier. A la fin du récit d'Olivier, l'Aigle Catalan demanda :
« Est-ce que tu l'aimes Olivier ? »
« Oui, mais je ne le lui aie jamais dis. Même après la Coupe du Monde je n'ai pas pu, malgré les conseils de mes amis. » répondit Olivier.
« Pourquoi le garder pour toi ? » demanda de nouveau Rivaul.
« Je ne sais pas. Peut-être pour ne pas perdre de vu mon objectif au niveau du foot. » dit Olivier.
« Ecoute Olivier, tu peux très bien concilier ta vie privée et ta vie professionnelle. Tu peux gérer une famille et ta carrière, ce n'est pas compliqué. » expliqua Rivaul.
« C'est plus facile à dire qu'à faire. » souffla Olivier.
« Je vais te donner un conseil : si elle ne peut pas venir à Barcelone, à cause de son travail comme elle te l'a dit, attends d'être à l'intersaison et d'être auprès des tiens pour le lui dire. Focalise d'abord tes pensées sur le championnat et ne laisse pas tes sentiments interférer dans ton travail. Ensuite, tu pourras tout lui avouer lorsque vous serez de nouveau face à face à Noël. »
Olivier médita les paroles de Rivaul quelques minutes et se dit qu'il avait raison. Si Patty ne venait pas à Barcelone, alors il lui dirait durant les fêtes de Noël lorsqu'il sera en vacances chez lui, au Japon.
« T'as raison. Merci Rivaul ! » dit Olivier.
« Pas de quoi ! Maintenant, tu rentres chez toi ! » contra Rivaul.
Olivier acquiesça et rentra chez lui. Une fois dans son appartement, le téléphone se mit à sonner et Olivier se rua dessus pour décrocher.
« Allô ? »
« Olivier, c'est moi ! »
« Patty ? J'allais justement t'appeler ! »
« Ecoute Olivier, je ne peux pas venir à Barcelone. »
« Et pourquoi ça ? »
« La directrice de l'école veut que je la remplace jusqu'à l'année prochaine, et j'ai accepté. »
« Oh ! Ce n'est rien, je comprends ! »
Olivier était déçu, mais respectait son choix.
« Olivier, pourquoi tu ne veux pas me dire ce que tu veux m'avouer par téléphone ? »
« Et bien, parce que je préfère te l'annoncer de vive-voix. On se verra en décembre durant les fêtes, quand je rentrerai au Japon. »
« Entendu. Au revoir Olivier ! »
« Au revoir Patty, et salut tout le monde pour moi ! »
« Ce sera fait. A bientôt ! »
« Bye ! »
Tous deux raccrochèrent et ils avaient le cœur en pièce. Patty devra attendre cinq mois avant de revoir Olivier, et lui de son côté, il devra attendre cinq mois pour avouer ses sentiments à Patty.
Lorsque le moment sera venu, Olivier trouvera-t-il en lui le courage d'annoncer à celle qui fait battre son cœur qu'il ne peut pas vivre sans elle ? Qu'il a besoin d'elle et de son soutien lorsqu'il disputait un match ? Ce sera dur mais il devait le faire, sinon il ne pourrait jamais être pleinement heureux sans sa supportrice numéro un dans sa vie.
Pendant ce temps, en Italie, la relation entre Mark et Ruby se fortifie, mais Mark est bien décidé à avouer à Ruby qu'il l'aime. La seule chose qui lui reste à faire, c'est trouver le moment idéal !
