Message à celles qui ont mis l'histoire en favoris/alerte d'update : j'aimerais bien que vous ne vous contentiez pas de lire... Toutes les critiques sont bonnes à prendre.
Elle avait encore un peu mal à la poitrine lorsqu'elle se réveilla. Le décor inconnu attisa sa curiosité et elle voulut se lever, mais une jeune femme aux cheveux gris l'en empêcha.
- Unohana-taichou a ordonné que tu restes dans ton lit.
Yûna soupira et s'allongea à nouveau. Alors elle se trouvait dans les locaux de la quatrième division... Grâce à lui.
- Kuchiki-san... Où est-il ?
- Rentré chez lui. D'après ses dires, tu devrais bientôt avoir de la visite.
Probablement un de ses amis... Une fois remise, il faudrait qu'elle retourne à Inuzuri pour rassurer les garçons sur son état.
La vice-capitaine lui fit boire un médicament, qu'elle eut du mal à ne pas recracher, puis sortit de la pièce. Yûna regardait par la fenêtre et commençait déjà à s'ennuyer lorsque quelqu'un frappa à la porte.
- Entrez !
La jeune fille écarquilla les yeux à la vue de la personne qui entra. Elle ne pensait pas à d'autres possibilités que Shinobu, Asahi ou Eriko et resta muette quelques instants.
- Konnichi wa, Yûna. Ô sashiburi desu.
- Hi... Hisana-san ! Comment...
L'aînée s'assit sur la chaise voisine et sourit.
- Byakuya-sama m'a prévenue que tu étais ici. Après mon départ d'Inuzuri, des mois ont passé durant lesquels j'ai appris tout ce qu'une femme de noble doit savoir sur les coutumes et la bienséance. Une fois cet apprentissage terminé, en janvier dernier donc, j'ai demandé à Byakuya-sama de te chercher dès qu'il avait du temps libre, afin d'essayer de te convaincre de venir au Seireitei. Malheureusement, je ne savais pas où tu habitais précisément, Rukia non plus. C'est pourquoi il a parcouru tout le district, en vain. Rukia a alors parlé du petit Renji qui s'entendait bien avec un de tes amis.
- Mais Shinobu m'avait accompagnée.
- Exactement. Byakuya-sama s'est donc contenté de passer à Renji un message de la part de Rukia, disant que si jamais il croisait tes amis, il avait pour mission de découvrir où tu logeais.
- J'ai déménagé après ton départ. Ta maison restait vide, et comme elle était plus grande que la nôtre nous nous y sommes installés.
- Je l'ignorais. Quoi qu'il en soit, Byakuya-sama a découvert une piste quand Renji l'a informé que deux garçons à la rivière avaient prononcé ton nom. Il est retourné à Inuzuri chaque jour des vacances en se disant que tu y reviendrais sûrement pour voir ces garçons.
- Il a eu raison...
- Heureusement ! Il se trouvait assez loin de toi lorsqu'il a senti la présence d'un Hollow et une fluctuation de reiatsu. Et il est arrivé juste à temps pour te sauver : le Hollow t'avait infligé des blessures sévères. En plus de tes côtes cassées dont l'une a entraîné une perforation d'un de tes poumons, tu avais perdu beaucoup de sang le temps que Byakuya-sama revienne du Rukongai. C'est Unohana-san en personne qui t'a soignée. Tu connais la suite.
Hisana se tut tandis que Yûna réfléchissait. Kuchiki ne semblait pas aussi insensible qu'il en avait l'air...
- Il faudra que tu le remercies pour moi, je ne pense pas que j'aurai le temps de le faire d'ici la rentrée.
L'air désolé de son aînée inquiéta la jeune fille.
- A ce propos... Unohana-san préfère te garder quelques jours en observation.
- Nani ? Et mes cours alors ?
- Calme-toi, Yûna. Au besoin, je demanderai à Byakuya-sama d'intervenir.
Yûna ne refusa pas l'aide de sa voisine mais n'en pensait pas moins. Comme si elle avait besoin de favoritisme de la part du chef du clan le plus influent de la Soul Society !
- Je ne sais pas si je dois accepter... Une fille de ma classe est en admiration totale devant lui, alors si elle apprend que je connais la femme du "plus beau et du plus puissant Shinigami" du Goteijûsantai...
Hisana eut un sourire amusé.
- Soit, il se contentera de prévenir tes professeurs.
- Arigatô.
Une jeune Shinigami entra avec un plateau, et Yûna se rendit compte qu'elle avait vraiment faim. Hisana se leva pour partir mais fut retenue par l'appel de la convalescente.
- Félicitations pour ton mariage.
La plus âgée la remercia d'un sourire puis s'en alla.
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Les visites quotidiennes d'Hisana lui remontèrent le moral et lui évitèrent de s'ennuyer. La présence de ses amis lui manquait et elle ne voulait que deux choses : les retrouver et retourner au Rukongai où une bande de garçons se demandait sûrement si elle avait survécu. Hisana lui déconseilla pourtant de s'y rendre dans l'immédiat, préférant qu'elle soit totalement remise de ses blessures. D'ailleurs, la femme effrayante dirigeant la quatrième division vint la voir juste avant sa sortie pour lui dire qu'elle devrait revenir passer un examen de contrôle. Yûna ne faisait pas partie de ceux qui prennent facilement peur, mais cette fois elle décida d'obéir sans discuter. Ce n'était pas Kuchiki qui serait parvenu à ce résultat...
Yûna revint à l'Académie trois jours après le début de l'année scolaire. La plupart de ses camarades se posèrent des questions, mais très peu d'entre eux vinrent la voir après les regards menaçants d'Asahi. En revanche, ses amis furent rassurés qu'elle soit à nouveau en bonne santé. Personne ne les avait informés qu'un Hollow s'en était pris à elle.
Une chose ne changeait pas, à son grand déplaisir : le comportement d'un professeur, toujours le même, qui semblait s'amuser en lui posant des questions pointues sur des sujets dont elle ignorait tout. Le pire était qu'Asahi ne pouvait même pas la défendre : noble avant tout, elle ne pouvait se permettre d'insulter un adulte expérimenté.
A l'issue d'un de ces cours, elle laissa les autres sortir, même Asahi qui comprenait son besoin d'être seule, et resta assise sur le banc en fixant le vide jusqu'à ce qu'une voix la tire de ses pensées.
- Est-ce que ça va ?
- C'est pas possible de perdre son temps comme ça.
- Asahi m'a raconté vite fait. Je sais qu'il s'acharne sur toi, mais il faut que tu restes motivée pour réussir.
- Sauf que c'est dur d'entendre certains se moquer de moi.
- Tu le sais bien pourtant, la plupart des élèves ici viennent directement du Seireitei. Alors on ne peut pas s'attendre à ce qu'ils comprennent quoi que ce soit à notre façon de vivre. Ils ne la connaissent pas. C'est comme ça, il faut s'y résigner.
- Oui, je sais.
Ils avaient beau avoir quitté Inuzuri, leurs origines remontaient parfois à la surface. Il y aurait toujours un énorme fossé entre les natifs du Rukongai et ceux du Seireitei.
- Tout ce que tu peux faire, c'est leur montrer ce dont tu es capable et leur faire ravaler leurs remarques humiliantes. ( à peu de choses près, c'est ce que Rukia et Renji se disent dans l'épisode 32)
Yûna décida donc de concentrer ses efforts sur cette matière, aidée par Asahi qui lui fit partager son savoir d'enfant noble. Au fil des semaines et des contrôles, les notes de la jeune fille reflétèrent sa progression, et le formateur satisfait cessa de l'ennuyer.
- Il fait toujours ça avec un élève en particulier, expliqua une fille plus âgée ayant eu vent des mésaventures de Yûna. Les risques psychologiques, il s'en moque. Tout ce qui compte pour lui ce sont les résultats, alors une fois que l'étudiant en question rivalise avec les plus nobles, il considère que sa mission est accomplie.
- T'es en train de me dire qu'il fait ça pour notre bien ?
- C'est sa vision des choses. Ce qu'il veut, c'est faire comprendre aux grands de ce monde qu'un enfant de basse naissance est parfaitement capable de les égaler.
L'opinion de Yûna sur Matsuda changea après ces révélations. Bien sûr, étant plutôt de ceux qui soulignaient les lacunes, il ne félicitait jamais personne, mais il semblait avoir reconnu le potentiel de la gamine d'Inuzuri.
La deuxième année se passa sans évènement majeur. Yûna rendait parfois visite aux garçons du district sud ou rejoignait Hisana à un endroit convenu : connaître la femme du chef de clan ne l'autorisait pas à avoir ses entrées au manoir.
Tandis que l'examen final approchait, les quatre amis se demandaient ce qui les attendait : les professeurs avaient insisté sur le fait qu'une seule matière serait déterminante pour le passage en année supérieure, sans préciser laquelle évidemment.
- Avec la chance qu'on a, ça sera celle où on est moins bons, maugréa Yûna.
- Allons nous entraîner alors ! Nous devons tout mettre en œuvre pour y arriver.
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- Un tournoi au sabre ? Mais alors... ceux qui se retrouveront dans le bas du classement seront éliminés et quitteront l'Académie !
Asahi porteuse de la nouvelle acquiesça sombrement.
- Au vu des années précédentes, un élève sur cent devrait partir à l'issue des combats.
- Kami-sama... Soixante étudiants...
- Ils vont sûrement faire une proportion des perdants, ce qui signifie que la classe d'Eriko sera davantage amputée que la nôtre.
Le soir suivant, Yûna confia ses craintes à Hisana venue la retrouver près des quartiers de la quatrième division. Être observée ennuyait la jeune fille, mais la position d'Hisana faisait des envieux et lui valait une protection permanente par la milice du clan lorsqu'elle quittait l'espace du manoir.
- Tu devrais prendre confiance en toi, Yûna, et ne plus te sous-estimer autant. Si tu échoues, Rukia sera déçue.
- Pourquoi ?
- L'année prochaine, elle intégrera l'Académie. Byakuya-sama lui a proposé d'y entrer sans passer l'examen, mais elle a refusé d'être avantagée. Elle s'entraîne régulièrement afin d'y parvenir. Il lui est arrivé de t'espionner lors de tes cours sur le combat au sabre, et je crois que tu es devenu son modèle de réussite.
Yûna écarquilla les yeux. Elle, le modèle de quelqu'un ? Elle n'avait rien qui pouvait causer de l'admiration !
- D'ailleurs, reprit Hisana. J'ai un message de sa part : elle a fortement insisté auprès de Byakuya-sama pour que tu viennes prendre le thé au manoir le lendemain du tournoi.
La jeune fille ne savait plus que penser. Affronter le regard de Kuchiki alors qu'elle venait d'une classe de très loin inférieure à celle du Shinigami... D'un autre côté, elle lui devait d'être encore en vie. Et puis, si Rukia voulait la voir et que Kuchiki n'y voyait pas d'inconvénient...
- Yoshi, je viendrai.
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- NANIIIIIIII ?
Yûna se plaqua les mains sur les oreilles puis éclata de rire sans faire attention à ses camarades étonnés.
- T'as bien compris ! Je vais quand même te le répéter, à condition que tu ne le dises à personne !
- Juré !
Faisant fi de ses bonnes manières, l'héritière des Fujiwara cracha pour sceller sa promesse.
- Hisana-san m'a invitée à prendre le thé au manoir Kuchiki.
Pour une fois, la blonde ne parlait plus.
- Ouah, ça alors ! dit-elle finalement. Tu as vraiment beaucoup de chance : très peu de personnes sont autorisées à entrer chez les Kuchiki, en dehors des membres du clan.
Yûna hocha la tête. Non, elle n'ignorait pas le privilège qui lui était accordé. Mais elle l'avait bien dit à Hisana : jamais elle ne chercherait à s'imposer et à vouloir qu'elles se rencontrent entre les murs nobles. Elle savait où se trouvait sa place et n'oubliait pas d'où elle venait.
- Tu vas en parler à Shinobu et Eriko ?
- Je pense que oui... J'ai confiance en eux, je ne crois pas qu'ils en parleront.
- Imagine un peu la tête que ferait Hikari si elle savait ! Elle te tuerait sur place !
La brune sourit.
- Sans doute... Son rêve c'est quand même d'approcher Kuchiki-san !
Shinobu les rejoignit quelques minutes plus tard, et Yûna l'informa de l'invitation d'Hisana. Il s'adossa ensuite au tronc du cerisier et en vint naturellement à prendre son amie dans ses bras. Asahi leur lança un regard indéchiffrable mais s'abstint de tout commentaire.
- Ta journée s'est bien passée ?
- Pas trop mal... Commencé à travailler sur le premier sort de Bakudō, Sai. Ce n'est pas difficile de le lancer, mais pour ce qui est de s'en défaire, c'est impossible avec notre niveau actuel. Apparemment, il ne fonctionne pas sur les Shinigamis ayant une maîtrise élevée de leur reiatsu.
- Un capitaine rirait si quelqu'un se montrait assez bête pour l'arrêter avec le sort d'entrave.
Leur discussion se poursuivit encore un moment, puis les filles retournèrent dans leur chambre, vide étant donné que leur colocataire prenait du bon temps en compagnie d'un garçon. Elles sortirent leurs notes sur les postures au combat, et bien vite le silence régna dans la pièce.
Je termine le chapitre 13 à l'instant, et je me suis bien amusée en l'écrivant ^^
Le retour d'Hisana, comment vous le trouvez ?
