Helloooo!

J'avais oublié de vous poster ça, pourtant, c'est écrit depuis quelques semaines, honte à moi !

Un petit bonus sur Ryan Noolen. Je l'ai relu avant de le poster, et je me suis fait la remarque que MiniBleu me manquait beaucoup, quand même ;].

Bonne lecture à tous !


Elle

.

Je me raclais la gorge. Et faisais un pas vers lui. Eux. Elle.

Ils se tournèrent vers moi. La sublime divinité israélienne releva un peu son délicat menton alors que je leur faisais un léger signe de la main. Le psychopathe fronça les sourcils.

-MiniBleu. T'avais pas démissionné ?

J'hésitais à répondre. Je n'avais pas envie de parler au psychopathe. Je voulais juste parler à la sublime créature qui était à son côté. Mais si je ne répondais pas à DiNozzo, j'allais probablement finir découpé en morceaux avant la fin de la journée. Hors, je n'aimais pas être découpé en morceaux.

-J'ai encore un truc à faire avant.

Il fallait que je le fasse. Il en allait de ma santé mentale. Il fallait que je lui dise. Je tendais ma main vers Ziva. Elle se recula légèrement. L'italien me jeta un regard noir. Je fis celui qui n'avait rien vu.

-Ziva. Il faut que je te dise que…

-N'essaye même pas, MiniBleu, me coupa l'agent fédéral assoiffé de sang en abattant sa main sur mon épaule, si brutalement que je soupirais de soulagement en constatant qu'elle ne s'était pas arrachée du reste de mon corps.

Les yeux presque pas picotant, je beuglais un « Maiiiiiis… », tout en cherchant désespérément le regard de Ziva. Elle poussa un long soupir en baissant la tête un instant pour jouer avec sa magnifique natte brune. Et indiqua ensuite d'un plissement d'œil très parlant à son coéquipier qu'elle me voulait pour mari. Du moins, c'est ce que je compris. Je n'étais pas hyper fort en traduction de plissements d'yeux.

Elle m'attrapa par le bras et m'obligea à la suivre sous le regard furibond de l'italien. J'essayais de ne pas faire de syncope alors qu'une foule d'image où je me mariais avec la plus belle femme du monde dansaient devant mes yeux. On atterrit finalement dans un recoin de l'escalier, ainsi protégés des regards des autres. Elle plissa sa délicate bouche en une fine moue ennuyée, je devinais qu'elle regrettait de ne pas avoir mis sa plus belle robe pour cet instant de vérité où nous allions nous avouer tout notre amour. A mon tour, je regrettais amèrement de ne pas avoir la bague en or que m'avait donnée Tata Odette pour la demander en mariage à cet instant précis.

Elle prit une courte inspiration. J'étais heureux d'être près d'elle. Non, je n'allais pas faire de syncope. Non.

-Écoute, Ryan…

Cette voix, cette voix. Même Madonna pouvait aller se rhabiller. Ziva David Noolen avait la plus belle voix du monde.

-Je ne suis pas célibataire, tu l'as vu.

Je lui pardonnais. Le psychopathe l'avait peut-être menacée. C'était la seule explication.

-Il faut que tu arrêtes de t'imaginer des choses. Je sais que tu es… Adorable…

Je me demandais pourquoi elle avait grimacé après ce mot. Peut-être avait-elle hésitée à me dire que j'étais merveilleusement parfait. Et qu'elle n'avait pas osé. Quelle délicatesse. Il fallait que je me marie avec elle. Vraiment. Là. Maintenant.

-…Mais tu n'es encore qu'un enfant…

J'avais le même âge qu'elle. Ma femme et moi étions nés la même année. Pour se rencontrer.

-…Et tu ne m'intéresses pas, Ryan. Tu comprends ?

J'avais du mal entendre.

-Je… Je… Enfin… Je…

Non, je n'allais pas pleurer. Ryan Noolen était fort. Très fort.

-Je suis sûre que tu trouveras une femme parfaite bientôt, Ryan.

Elle me tapota doucement la joue. Je manquais m'écrouler par terre en sentant sa main sur mon visage. Cette femme était la perfection même. Même ses doigts étaient parfaits.

-Je…

-A bientôt, Ryan. Prends soin de toi.

Ça ressemblait vachement à des adieux, ça, quand même. Mais ma future femme ne pouvait pas me dire adieu. C'était embêtant si on devait se retrouver devant l'autel dans un futur proche.

-Ziiiiiivaaaaaa.

Non, je vous jure, c'était pas un bêlement. Enfin, presque pas.

Elle me fit un sourire en coin. Et disparut de ma vue. Je poussais un long soupir chargé d'un côté dramatique qui s'associait parfaitement avec la perte de toutes mes illusions amoureuses et celle de ma regrettée cravate dorée. Et m'en allait, les bras ballant.

Il fallait que j'annonce à Maman qu'elle n'aurait jamais de petits-enfants. Puisque la plus belle femme qui existait dans ce monde venait de faire s'écrouler toute image de couple heureux de mon petit esprit. Et que je n'allais plus jamais pouvoir être amoureux après avoir connu la perfection même en la personne de Ziva David.

C'était dur, la vie.

ARG


Aaaah Ryan... xD