Un nouveau chap qui j'espère vous fera plaisir. En ce moment je suis débordée et je n'ai pas beaucoup de temps libre pour continuer ma trad, ça ne devrait pas durer mais le prochain chap risque de se faire attendre un peu. Merci à mon bêta Di Castillo de Mortes pour sa correction, ce chap n'aurait pas la même allure sans lui.
Chapitre 11 : La perte d'Harry.
Ses yeux étaient fermés, donc il les ouvrit. Il regarda autour aux alentours froids et familiers de la tour d'astronomie, mais il ne savait pas ça. Il ne pouvait rien se rappeler – il ne savait même pas s'il y avait quelque chose à se rappeler. Agacé, il frotta à travers un mur et regarda autour – il ne pouvait toujours pas mettre le doigt sur ce qui était reconnaissable. Il flotta dans le couloir, sur le dos et regarda le plafond – ça ne lui semblait pas du tout étrange, car c'était tout ce qu'il avait jamais connu. Sauter à travers un mur était amusant – un moment il était dans une pièce, le moment suivant, dans une pièce complètement différente, ou dehors, dans les airs. Est-ce que c'était comme ça que vivaient les fantômes, se demanda-t-il ; puis il se demanda ce qu'étaient les fantômes, car il ne se rappelait pas grand-chose.
Il flotta à travers un plafond et bougea immédiatement – il était assez certain qu'il ne devrait pas être dans cette pièce, bien que pourquoi, il ne pouvait pas le dire. Ça ressemblait à plusieurs des autres salles dans le château, avec des carrelages de couleurs douces et des tuyaux qui déversaient sur les gens de l'eau chaude, seulement celle-là était utilisée par quelques filles. Il continua, flottant dans le coin, sautant de salle en salle, et de plafond en plancher, parcourant les tours et autres. Il se demanda quel était le but de cet endroit – est-ce que tout avec un but ? Alors, plus important, quel était son but ? Est- ce que j'existe seulement ? Qu'est-ce que c'est qu'ils peuvent toucher les murs et que je passe au travers ? Quel est mon but dans cette existence ? Qui – qui suis-je ? Les questions rageaient dans sa tête plus souvent que non, tournant autour de son esprit et refusant de trouver une réponse. Il erra – le château était tellement grand que c'était amusant de l'explorer, pas trop dur. Les passages qui auraient été secrets aux êtres corporels autour de lui, il devait simplement passer au travers des murs, et c'était juste une question de passer au travers du bon mur, et ça ne lui servait pas à grand-chose – les murs étaient un moyen plus facile de voyager.
Il y avait des endroit au château qui lui semblaient familiers, cependant – il y avait une grande section, très loin en dessous de tout qui semblait … mauvaise. L'endroit était décoré avec des serpents et ça avait été le secret le plus difficile à découvrir de château, mais il l'avait trouvé. Il partit rapidement, ne voulant pas rester plus longtemps qu'il ne le devait. Il y avait beaucoup de monde qui semblait triste à propos de quelque chose. Plusieurs personnes pleuraient, quelque chose qu'il comprenait à peine, mais ils le faisaient – quelque fois en groupes, quelques fois seuls. Des personnes se baladaient avec de gros sourires sur leurs visages qui semblaient très inappropriés par rapport à l'humeur générale. Les plus vieux pleuraient, aussi – l'un d'entre eux ne souriait pas mais ne semblait pas sur le point de pleurer. A l'intérieur, l'homme à la peau pâle devait être aussi froid que de la glace, supposa-t-il. Il flotta autour des cachots pendant un moment – il y avait moins de tristesse en bas, remarqua-t-il. Plusieurs des jeunes habitants du château célébraient quelque chose. Un garçon blond écrivait précipitamment une lettre, et il réussit à la comprendre sans comprendre comment.
Cher père,
Potter est mort ! Il git à l'infirmerie après avoir été frappé par un sort mortel, et il ne se réveillera pas – Pomfresh dit qu'il peut guérir, mais je pense qu'il est déjà mort mais que son corps est si têtu qu'il refuse d'arrêter de respirer – je ne sais pas exactement ce qu'il s'est passé – Dumbledore n'a fait aucune annonce à part dire que Potter était dans une condition critique. De toute façon, je dois y aller – il y a une fête dans la salle commune et je détesterai être en retard.
Drago Malfoy.
Le garçon aux cheveux clairs donna la lettre à un hibou, vérifia son image dans un miroir et lissa ses robes avant de descendre dans une pièce avec des garçons et des filles de différents âges discutant, certains d'entre eux semblaient plus heureux que d'autres. Il les quitta, flottant à travers quelques autres murs et arrivant à côté d'une fille pleurant dans son lit – elle l'avait rendu inaudible et elle pleurait dans son oreiller, trempant son matelas ce faisant. Elle avait regardé à travers lui et il supposa qu'il était invisible, mas il ne pouvait pas en être certain – peut-être était-il normal de voir une personne flotter dans votre chambre ?
Elle semblait familière, une grande partie de la population de château l'était, mais elle semblait l'être plus. Il trouva un livre sur son lit ouvert à la couverture, où quelqu'un avait écrit un nom – Kira Nelson. Est-ce que c'était son nom ? Probablement. Il pencha la tête sur le côté et la regarda avec un regard de compassion sur le visage. Elle leva les yeux, droit vers lui, puis haussa les épaules, comme si elle sentait sa présence mais ne pouvait pas le voir. Il flotta jusqu'à elle et enroula un bras réconfortant autour d'elle, et elle sembla y répondre comme si elle ne pouvait mais n'arrivait pas à le sentir, ce qui semblait étrange, mais c'était un tel mouvement inconscient qu'elle ne sembla pas le remarquer. Il imagina qu'il devait être un observateur, vivant sur un plan d'existence différent de celui de la fille. Il se demanda d'où venaient de telles pensées, et ce qu'elle signifiaient. Il se rapprocha d'elle pour la réconforter encore plus et se retrouva à l'intérieur d'elle. Il se retrouva soudainement dans son esprit et regarda autour, il n'était pas sûr de ce qu'il devait faire ou de ce qu'il se passait. Un endroit s'ouvrit devant lui, et il regarda alors que les souvenirs de la fille se déroulaient devant lui, les plus récentes qui devaient encore s'intégrer dans les profondeurs de sa mémoire.
'Ah,' pensa-t-il en regardant autour. 'Son ami est mort. Mort ? Mourant. Elle regrette de ne pas avoir été une meilleure amie. Hé bien, ça explique beaucoup de chose, je pense. Humm … qui est Harry ? Elle crie après lui … Est-ce que je suis Harry ?' Il regarda une image d'Harry puis regarda son propre visage, ce qu'il réalisa ne pas être possible, et pourtant il l'avait fait. 'OK, je suppose que je suis Harry. Me demande pourquoi je flotte là alors qu'elle ne le peut pas – je ne pense pas que je pouvais faire ça avant … avant quoi ?' Il se sentait confus et effrayé, et il se retira de son esprit, se précipitant à travers un mur et flottant à travers le château pendant quelques temps. Il vola à grande vitesse et dansa entre les murs, réfléchissant aux nouvelles informations qu'il avait appris de l'esprit de la fille. Il était Harry, qui était mourant parce qu'il s'était sacrifié pour un autre. Il semblait ok, pourtant –mais pourquoi n'avait-il pas un corps solide, s'il l'était ? Il savait maintenant ce qu'était un fantôme, mais ça n'était vraiment ça. 'Un esprit ? Peut-être – ça doit être ça. Je me demande où est allé mon corps …' Il redescendit maintenant et passa à travers de nombreuses pièces jusqu'à ce qu'il en atteigne une qui avait quelqu'un qui lui ressemblait. Flotta au dessus de lui. 'Je me demande si je peux faire la même chose que j'ai fait avec la fille,' pensa-t-il, et il se poussa dans la tête du garçon et commença à regarder les souvenirs – des images, des connaissances et des pensées, il sut immédiatement qui il était et ce qui c'était passé.
'Hé bien, c'est un soulagement,' pensa-t-il, en finissant de trier les informations. 'Je me demanda si je peux atteindre Orion, peut-être qu'il sait comment je pourrais revenir dans mon corps. J'espère que je n'aurais pas à en faire un autre,' pensa-t-il, en regardant autour de lui dans l'infirmerie.
« Orion ? » fit-il, et il ne fut pas surpris de ne pas recevoir de réponse. 'J'espère qu'il va bien,' pensa-t-il. Son corps avaient plusieurs rideaux autour du lit, qui étaient généralement utilisés quand un patient se changeait, mais cette fois c'était pour le cacher à la vue du reste de l'école. Ces mêmes rideaux s'écartèrent et Fleur s'approcha, ses yeux légèrement rouges et bouffis comme si elle avait pleuré. Elle vérifia son pouls et quelques autres choses, à la fois magiquement et physiquement et elle trembla quand elle toucha sa peau. Cela sembla augmenter la tristesse dans ses yeux quand il y avait contact physique.
Elle soupira et retourna à son bureau, écrivant quelque chose sur un diagramme. Quelques autres personnes étaient couchés dans les autres lits, la plupart un peu amochés par la débandade à Préaulard, supposa-t-il.
Neville entra à ce moment-là, et il semblait lessivé, mais il semblait aller bien autrement. Harry se demanda ce qu'il faisait là jusqu'à ce que Mme Pomfresh ne sorte de son bureau avec un sac qu'elle commença à remplir de fioles de potions.
« Bonjour Neville, mon chéri – on m'a demander d'apporter quelque soutien à Préaulard – quelques pauvres gens n'ont pas eu la chance d'être encore soignés avec les autres, et Fleur a été debout toute la nuit à travailler, elle a besoin de se reposer. Voudrais-tu être un ange et surveiller les patients un moment – ils n'ont rien de sérieux, justes quelques fractures qui doivent guérir et ils pourront partir. N'autorise personne à leur rendre visite avant quatre heures. » Fleur ouvrit la bouche pour protester qu'elle n'avait pas besoin d'une pause, mas elle fut couper par son propre bâillement.
« Je n'ai pas besoin d'une pause, » dit-elle fatiguée, et Mme Pomfresh sourit et mit ses mains à ses hanches, son visage disant clairement qu'elle ne la croyait pas.
« Jeune fille, j'ai assez à faire sans avoir une autre patiente pour cause d'épuisement, maintenant va dormir ou je t'immobilise et je te fais avaler une potion de sommeil sans rêve ! » Fleur ne put réprimer un sourire endormi et elle hocha la tête, baillant de nouveau.
« … Très bien, marmonna-t-elle, en rassemblant quelques papiers sur son bureau. « Quelques heures de sommeil semblent une bonne idée, je pense. Bien que je puise avoir l'utilité d'une potion de sommeil sans rêve. » Madame Pomfresh hocha la tête et lui tendit une petite fiole avant de se diriger vers la porte.
« S'il se passe quelque chose de sérieux, passe simplement un appel par cheminette dans le bureau de Dumbledore. » fit-elle en franchissant la porte. Fleur la suivit, se dirigea vers ses propres quartiers, tandis que Neville regarda autour vers les autres patients. Harry savait que Neville et lui étaient de loin les meilleurs en matière de soins, et ils pouvaient facilement prendre soin de fractures et de blessures mineures, donc ce n'était pas une surprise qu'il ait été appelé pour garder l'endroit pendant quelques heures tout au plus, mais ce fut une surprise quand il regarda directement l'endroit où était Harry et fronça les sourcils comme s'il pouvait voir que quelque chose était là. Il secoua la tête comme pour s'éclaircir les idées et sembla satisfait, il vérifia deux patients et s'assit au bureau de Fleur avec un livre à lire. Harry se demanda si son don de chercheur d'âme rendait Neville capable de le voir, et il flotta près d'où Neville était assis et le regarda pendant un moment.
« Neville, » fit-il, et Neville leva les yeux, confus. « Neville c'est Harry, » dit-il, et Neville leva un sourcil spéculatif.
« Quoi ? »
« C'est Harry, » répéta-t-il. « Je suis en face de toi, peux-tu me voir ? » Neville secoua la tête et posa son livre, semblant ennuyé.
« Si c'est toi Harry, pourquoi est-ce que je pourrai te voir si ton corps est dans le lit là-bas ? » fit-il, en désignant de la tête le lit où reposait le corps d'Harry. Harry sourit.
« Parce que tu es un chercheur d'âme, » fit-il, et les yeux de Neville s'écarquillèrent de surprise. « Je t'avais dit que tu l'étais. »
« Ok, donc n'st bien toi, Harry – maintenant retourne dans ton corps ! » siffla-t-il, et Harry haussa les épaules.
« Je ne peux pas. Je ne sais pas pourquoi – Je me suis seulement rappelé qui j'étais il y a quelques minutes, et je pense que tu as vu une vision de moi ou de quelque chose juste avant. Je ne sais pas ce qu'il se passe, mais je flotte comme un fantôme, et mon corps est encore en vie. Des idées ? »
« Non. Peut-être que ton esprit a été arraché à ton corps – certains experts disent que c'est ce que fait le sort mortel. Sans ton âme, ton esprit dans ton corps, le corps perd toutes ses facultés de rester envie et meurt juste instantanément. Je suppose que le tien est encore en vie grâce à Orion et une bonne dose de chance. » Harry rit et hocha la tête.
« Ça a du sens. Excuse moi, je vais voir si Orion est là quelque part. SORS DE MON CORPS ESPÉCE D'IDIOT FÉNÉANT ! » cria-t-il dans sa propre oreille.
Il pouvait sentir la présence d'Orion, mais l'esprit était dans son équivalent de l'inconscience. Il se demanda combien de temps ça lui prendrait pour se réveiller, et il décida de revenir plus tard quand Orion serait réveillé. Il sortit de nouveau et flotta jusqu'à Neville, s'asseyant les jambes croisées sur le bureau.
« Il est toujours là mais il n'est pas réveillé, » fit Harry en soupirant. « Est-ce que tu savais que les Serpentards ont organisés une fête ? » Neville sembla choqué et Harry rit. « Ouais, Malfoy a écrit à son père en prison à propos du fait que j'étais déjà mort. L'enfoiré. De toute façon, seuls quelques Serpentards se soucient du fait que je suis apparemment en train de mourir. Je vais voir ce que font les Griffondors, je vais revenir dans un petit moment. » Neville hocha la tête, toujours stupéfait qu'Harry puisse lui parler puis il retourna à son livre après avoir regardé le bureau pendant un moment, profondément plongé dans ses pensés.
Harry flotta à travers le plafond jusqu'à la tour Griffondor, entrant dans la salle commune et flottant dans les environs un instant. Plusieurs personnes – principalement ses meilleurs amis, Hermione, Gina, Dee, Blaise, Dean, Seamus et Ron étaient assis en groupe autour du feu, personne ne parlant. Blaise était roulée dans son fauteuil, regardant les flammes, et Gina était assis avec ses genoux repliés contre sa poitrine, pleurant silencieusement. Il explora un peu son esprit et trouva quelques souvenirs d'elle ne dormant pas des trois jours depuis qu'il n'était plus là. Il explora un peu plus loin et inexplicablement, il se retrouva à voir par ses yeux. Il réalisa qu'il avait le contrôle de son corps et, après quelques instants de choc, il ordonna à son corps de dormir. Il sortit de son esprit et la regarda dormir pendant quelques minutes avant de bouger. Quelque chose le gênait à propos de Blaise depuis un moment maintenant, et il se glissa dans son esprit pour voir ses souvenirs. Il voulait savoir comment elle avait eu cet hématome qu'il avait guéri il y a quelques semaines, car il avait su à ce moment-là que c'était trop gros pour ce qu'elle disait.
Malfoy l'avait attrapé dans un couloir sur le retour à la tour Griffondor et l'avait poussé contre un mur.
« Le Seigneur des Ténèbres ne te pardonnera pas. » siffla-t-il, en la poussant durement contre le mur, la faisant grimacer de douleur. Elle essaya de se dégager et paniqua un moment, pensant qu'il pourrait essayer de la violenter, mais il ne le fit pas Il la tint fermement et murmura un message à son oreille. « Il va s'assurer de te faire souffrir pour lui avoir causé la perte de quelques uns de ses partisans, et ceux qui étaient à ta maison vont être là quand il le fera ! Le Seigneur des Ténèbres va gagner, Zabini, et tu imploreras la mort avant la fin ! » Il la relâcha soudainement, et la force qu'elle avait utilisée pour le repousser la fit vaciller, elle tomba sur son épaule, Malfoy fut un mouvement pour l'aider mais s'arrêta au dernier moment et ricana. « Rappelle-toi ce que j'ai dit, Zabini. » Elle se releva et frotta son épaule, des larmes commençant à couler le long de ses joues.
Harry sortit du souvenir et fit la promesse de blesser Malfoy sitôt qu'il aurait de nouveau son corps. Il s'assit avec eux un moment, les calmant quand ils semblaient sur le point de craquer, et les réconfortant. Ils partir pour le dîner après un moment et Harry retourna à l'infirmerie.
Kira marcha le long du couloir vers l'infirmerie, ses yeux noirs cherchant après d'autres Serpentards. Elle voulait vérifier comment allait Harry – ils venaient juste de commencer à être amis, après tout – mais elle n'était pas préparée à laisser d'autres Serpentards savoir qu'elle et lui étaient devenus moins hostiles et plus amicaux l'un envers l'autre. La porte était ouverte quand elle arriva, et elle passa la tête à l'intérieur, s'attendant à trouver Madame Pomfresh ou même Fleur mais pas Londubat.
« Puis-je t'aider ? » demanda-t-il sans hostilité ou amitié. Elle haussa les épaules.
« Je me demandai juste comment … comment allait Harry, » fit-elle, et Neville haussa les épaules.
« C'est assez surprenant, » fit-il, en la regardant , « Sachant que j'ai eu l'information que les Serpentards ont organisés une fête. » Ses yeux s'écarquillèrent de surprise mais elle ne dit rien. Il soupira et haussa les épaules. « Il est dans le même étant que quand on l'a amené ici – il ne s'est pas réveillé et n'a pas montré de signe que ça arrivera bientôt. Dis à Malfoy qu'il est présomptueux de le déclarer mort pourtant – Harry est encore en vie. » Il pouvait voir qu'elle était soulagée par ces nouvelles avec ses capacités à lire l'âme – un fait qui le surpris mais il ne le dit pas ; ce n'était pas impossible qu'Harry soit devenu ami avec elle d'une étrange façon. Ce fut alors qu'il sentit Harry revenir dans la pièce et il vit sa forme flottante – le fait de savoir qu'il était là l'aidait à voir son ami.
« Salut Neville, » fit-il en flottant vers son corps. « Kira n'est pas la Serpentarde typique – elle n'est pas une si mauvaise personne une fois que tu apprends à la connaître. Ne soit pas trop dur avec elle. » Neville hocha très légèrement la tête et se rassit derrière le bureau.
« Écoute, Harry a toutes les chances de guérir. Il va s'en sortir et embêter Malfoy quand il le fera, donc ne t'inquiète pas pour lui. Si tu veux, je t'enverrai un hibou quand il y aura un changement dans son état de santé. »
« Tu – tu le ferais ? » Neville hocha la tête et elle sourit. « Merci, » fit-elle, en passant la porte par laquelle elle était rentée quelques instants plus tôt. Neville se tourna vers l'endroit où était Harry et s'étira les bras, faisant craquer ses articulations.
« Je peux te voir maintenant, » fit-il en le regardant. « Les autres patients sont partis, je tiens juste la boutique jusqu'à ce que Madame Pomfresh ou Fleur reviennent. Tu as trouvé quelques chose d'intéressant pendant ton exploration ? » Harry haussa les épaules.
« J'ai découvert que je peux posséder des personnes, est-ce que ça compte ? » Neville toussa et lui demanda de répéter, ce qu'il fit. « J'ai réussi à contrôler Gina et à la faire dormir – elle ne l'avait pas fait depuis que je suis ici. Je suppose que je pourrai probablement faire d'autres choses – faire marcher une personne, ou autre chose, mais je ne pense pas que c'est quelque chose que je vais utiliser. Je ne pense pas que ça fera autre chose qu'énerver les gens. » Neville rit et haussa les épaules.
« Je ne sais pas, faire se laver les cheveux à Rogue serait une bonne idée, ne penses-tu pas ? » Harry rit et haussa de nouveau les épaules.
« Peut-être. Qu'est-ce qu'il s'est passé depuis que je suis dans cet état ? » Neville réfléchit un moment avant de répondre.
« Hé bien, les mangemorts n'ont rien fait, ce qui est un soulagement, et la plupart sont certain que tu vas probablement mourir. Je pense que j'ai vu Orion se réveiller un peu plus tôt – ton corps n'a pas bougé mais je suis certain que j'ai vu son âme se réveiller. Tu devrais réessayer de lui parler. Et essaye de posséder ton propre corps, histoire de voir si ça fonctionne. » Harry hocha la tête et retourna dans son esprit. Il découvrit qu'il ne pouvait pas le contrôler, mais il trouva quelque chose qui lui fit plaisir.
« Harry ! » fit a voix d'Orion dans sa tête, semblant agacé. « Il est sacrément temps, où est-ce que tu étais, pas l'enfer ? Est-ce que tu réalises que tu as été hors de ton corps pendant trois jours ? » Harry rit et lui dit ce qu'il savait, et Orion se calma quand il lui expliqua qu'il n'avait pas sû qui il était. « Écoute, les âmes ne sont pas censées être en dehors d'un corps, donc tu ferais mieux de rester ici. Je pense que tu ne peux pas reprendre le contrôle de ton corps parce qu'il y a déjà une âme à l'intérieur – moi. C'est probablement aussi la raison pour laquelle tu as survécu au sort mortel, bien que ça pourrait aussi être la dette de Peter envers toi. Plus probablement la dernière option, je pense, mais je ne peux pas réveiller ton corps parce que tu n'es pas là pour m'en donner la permission. Tous tes souvenirs et le reste sont intacts, mais comment tu vas revenir, je n'en sais rien. »
''Ok, donc je dois trouver un moyen de retourner dans mon corps. Je peux demander à Neville de chercher après quelque chose dans la bibliothèque – il peut me voir. Je serai bientôt de retour.'' Orion dit au revoir et Harry sortit pour parler à Neville.
« Il dit que je ferai mieux de trouver un moyen de retourner dans mon corps, et je pense qu'on devrait chercher dans la bibliothèque après quelque chose qui m'aiderait. Tu es partant, Neville ? » Neville hocha la tête et reposa son livre.
« Pourquoi est-ce que tu ne peux pas prendre le contrôle de ton propre corps ? Parce qu'Orion est à l'intérieur ? » Harry hocha la tête. « Et bien si nous utilisions un sort d'exorcisme, cela devrait le pousser dehors assez longtemps pour que tu puisses revenir, et nous pourrions le placer dans un objet en attendant qu'il puisse de nouveau fusionner avec toi. Qu'en penses-tu ? » Harry cligna des yeux et sa mâchoire resta ouverte.
« Par l'enfer comment est-ce que ça t'est venu à l'idée comme ça ? » demanda-t-il et Neville haussa les épaules.
« J'y ai réfléchi depuis que j'ai réalisé que tu étais hors de ton corps et incapable d'y retourner. C'était le mieux que je pouvais trouver, mas il y a des risques auxquels j'ai pensé. Les sorts d'exorcisme sont prévus pour éloigner les esprits qui n'appartiennent pas à ton corps, laissant ton esprit intact. Orion n'est pas l'âme prévu pour ce corps, c'est pourquoi il ne peut pas réveiller ton corps, mais sans toi à l'intérieur, le corps va simplement mourir après que j'ai fait l'exorcisme. Tu devras sauter dedans extrêmement rapidement, et même alors, ça pourrait endommager ton corps, ou ton esprit. Il n'y a aussi aucune garantie qu'Orion survive – son esprit est vieux de trois mille ans, il peut ne pas avoir la volonté de survivre assez longtemps pour que tu sois capable de l'accepter de nouveau en toi. Il y a de nombreux si et mais, mais c'est le mieux auquel je suis arrivé. » Harry était impressionné des connaissances de son ami et il le dit avant de parler avec Orion, qui était pensif à cette idée.
« C'est une bonne idée, mais les sorts d'exorcisme sont très délicats et étaient très rares de mon temps – imagine combien ils sont utilisés maintenant. Si la bibliothèque a quelque chose là-dessus, ça sera dans la Réserve. Mais Neville a raison - je ne survivrais très probablement pas à la procédure, et je mourrais. » Harry sentit comme si on lui avait donné un coup de poing pendant un moment puis essaya de s'éclaircir les idées de sa confusion.
''Si je comprends bien, tu es volontaire pour le faire même si tu penses que tu vas probablement mourir ?'' Orion 'hocha la tête', sa voix nonchalante alors qu'il répondait.
« Harry, j'ai eu plus que ma part d'année sur cette Terre, c'est fatiguant de vivre aussi longtemps. Je ne peux plus trouver la volonté de vivre après t'avoir donner les capacités dont tu as besoin pour arrêter Voldemort. Mon but est atteint, j'ai eu du plaisir à le faire et j'ai vu le monde trois mille ans après ma naissance. Je suis content, et sans vouloir te vexer, exister à l'intérieur de ta tête pendant le reste de ta vie serait ennuyeux à mourir pour moi, malgré nos conversations amusantes et le nombres de filles que tu pourrais avoir si seulement tu essayais. Tu ne pourras pas encore le sentir, mais en tant qu'esprit, je peux sentir l'autre côté. J'ai la nostalgie d'y aller, mais je ne peux pas. Ça grandit depuis que j'ai été emprisonné, et maintenant je peux y aller. C'est un plus grand cadeau que ton amitié Harry. En plus, si tu ne retournes pas dans ton corps, il va mourir de lui-même et je m'en irai de toute manière, donc dépêche toi. » Harry partit et informa Neville de la conversation, il eut de la sympathie pour Orion et comprit.
Quand Madame Pomfresh revint, Harry dit à Neville d'y aller et de se reposer tandis qu'il allait dans la Réserve pour voir quels livres seraient utiles. Il flotta le long des étagères, lisant les titres et prenant des notes de ceux qui semblaient prometteurs – L'esprit de la magie, Exorcismes au septième siècle, et Possession et Exorcisme – un guide pour les arts anciens. Il courut vers Neville et lui dit d'aller au bureau du professeur Mac Gonagall, où Harry écrivit et signa un billet d'autorisation pour aller dans la Réserve en utilisant le corps du professeur Mac Gonagall. Ils eurent les livres sans trop de coups d'œil curieux de la bibliothécaire et commencèrent à lire. Neville prit des notes et relut certains passages deci delà.
Gina n'arrivait pas à croire qu'elle s'était endormie, mais elle était heureuse de l'avoir fait ; ses rêves avaient été sur Harry et elle ; lors de leur premier rendez-vous ensemble à part qu'il n'y avait pas de mangemorts pour le ruiner. Ils étaient allés aux Trois Balais prendre quelques bières au beurre et étaient ensuite retournés au château, main dans la main, et ils s'étaient assis ensemble près du feu, seuls et heureux d'être ensemble.
Ça avait été un bon rêve. Elle se sentait rafraîchie mais coupable, et décida de descendre et de voir s'il allait mieux ou pire. Blaise, Hermione, Dean et Ron décidèrent de venir avec elle, mais Dee s'était endormie dans son dortoir et Gina décida de la laisser là, tandis que Seamus alla aussi se coucher.
Alors que le groupe descendaient, ils marchaient rapidement comme si cela pouvait faire une différence sur ce qu'ils allaient trouver. Quand ils frappèrent à la porte, Madame Pomfresh les laissa entre à la condition qu'ils ne restent pas dans le passage. Les conditions d'Harry n'avaient pas changées, et alors qu'ils entraient, Fleur et l'infirmières lui enlevèrent de nouveau son tee-shirt pour essayer de guérir de nouveau la blessure. La dernière fois qu'elles avaient essayé, elle avait simplement refusée de guérir, mais il y avait de plus puissantes méthodes à utiliser cette fois – une bouteille de larmes de phénix, données par Fumseck dès qu'il avait pu. Avec son tee-shirt retiré et posé sur une chaise, la blessure qu'Harry avait reçu du sort mortel était à la vue de tous.
Il y avait une brûlure noire sur sa peau, partant de la clavicule sur son côté gauche, parcourant sa poitrine jusqu'à son estomac, où il s'arrêtait un peu avant la taille. La vue de cela refroidit tout le monde, mais Madame Pomfresh et Fleur se reprirent rapidement alors qu'elles regardaient. Neville entra dans la pièce et se joignit aux autres étudiants dans une observation silencieuse, son visage figé dans une expression neutre. Fleur frémit alors que sa main caressait la brûlure, mais elle ne commenta pas. L'infirmière déboucha la fiole contenant les précieuses larmes et en fit couler quatre sur la brûlure, et toute la pièce retint son souffle alors que les larmes pétillèrent et commencèrent à fermer la blessure.
Et ils haletèrent encore quand les larmes arrêtèrent de fonctionner après avoir refermer la blessure, laissant la brûlure noire sauf qu'elle était maintenant plus douce qu'avant. L'infirmière cligna des yeux de surprise et ajouta d'autres larmes avant qu'il ne devienne évident que ça n'allait pas fonctionner, et que les larmes ne faisaient plus rien pour aider. Il y eut un soupir collectif de déception de tout le monde dans la pièce et Fleur semblait étourdie.
« Je pensais que les larmes de phénix pouvait tout guérir ! » s'exclama-t-elle, et Madame Pomfresh soupira, en secouant la tête.
« Non, il apparaît que ça n'a pas d'effet là-dessus – tout comme sur la cicatrice d'Harry. Il semblerait que les blessures causées par le sort mortel sont impossible à guérir autrement qu'avec le temps. » L'infirmière secoua la tête tristement, elle se moucha puis continua doucement, « Je vais devoir le dire à Dumbledore, excusez-moi. » Elle partit lentement, comme si elle avait le cœur lourd, tandis que les autres regardait avec incrédulité. Neville fut le premier à se reprendre, et déclara qu'il devait vérifier quelque chose à la bibliothèque avant de partir rapidement. Dee était inquiète pour lui – il avait passé beaucoup de temps à la bibliothèque récemment, mais son ami gisait depuis des jours à l'infirmerie et devrait, en toute logique, être mort. Dee pensa qu'il devait chercher un moyen d'aider Harry, et elle le laissa continuer avec un regard de sympathie. Gina ne put s'empêcher de pleurer – l'échec des larmes de phénix rendait inévitable la disparition d'Harry, Fleur lui donna une potion calmante avant de leur demander gentiment de partir. Fleur semblait elle-même découragée – Dee ne savait pas combien étaient forts les sentiments de la veela pour Harry, mais c'était plus que certainement le choc de l'échec des larmes de phénix et que le seul garçon dans les environs de son âge qui ne commençait pas à baver à sa vue soit dans le coma.
Dee était inquiète de perdre d'autres amis comme Harry – Blaise semblait se mettre encore en retrait, Gina ne dormait plus d'elle-même, mais restait habituellement debout toute la nuit, assise dans son lit et quand Dee la trouvait le matin, elle semblait profondément dans ses pensées ; Ron, qui avait été étrange depuis le soir où lui et Hermione avaient rompus, marchait d'un air hébété comme si la possibilité qu'Harry puisse mourir commençait simplement à rentrer ; Neville ne lui disait pas pourquoi il passait tant de temps à la bibliothèque, mais il disait qu'il était près de le résoudre – quoi, il ne le disait pas ; elle ne pouvait pas le voir réfléchir à quelque chose que l'infirmière de l'école n'avait pas pensé, mais elle ne le disait pas – il n'allait pas abandonner. Il la tenait serrée la nuit quand elle se glissait dans sa chambre comme d'habitude – il la tenait et s'assurait qu'elle savait qu'il était là pour elle si elle avait besoin de lui, et qu'il l'aimait.
Le plafond de sa chambre n'avait probablement jamais été autant scruté aussi attentivement auparavant, alors que le professeur Gordon était allongée sur son lit et regardait simplement les pierres au dessus de sa tête, des pensées tournant dans sa tête à une vitesse vertigineuse. Elle n'avait jamais été frappée par l'Endoloris avant, et la douleur l'avait complètement submergée – quelque part, elle n'avait pas cru le niveau de douleur qu'il causait, mais elle avait été frappée par deux fois cet après-midi. Elle mit un bras devant ses yeux pour bloquer la lumière et soupira. Pourquoi Harry avait-il été prêt à se sacrifier pour elle ? Et comment avait-il réussi à venir d'où il était pour bloquer le sort alors qu'il n'avait qu'une petite seconde ? Elle se rappelait tout précisément du moment où le sort avait été lancé, bien sûr, mais ça n'avait pas de sens.
Le sort était parti et elle était essoufflée, sentant encore ses muscles hurler de la douleur dont ils venaient d'être relâchés. Il n'y avait aucun moyen qu'elle puisse bouger dans l'immédiat, pas avec ses jambes qui semblaient être en feu. Elle espérait qu'Harry avait couru loin – elle ne pouvait pas laisser une personne innocente mourir parce qu'elle avait attirer les mangemorts après elle. Mais le mangemort s'effondra soudain, un couteau dans la poitrine et frappé par un sort assommant. Ses yeux trouvèrent Harry, se tournant pour faire face à l'autre mais pas assez rapidement. Le faible sort de désarmement le fit lâcher sa baguette, et il se tourna pour faire face au dernier assassin, la tête haute. Puis le mangemort fit quelque chose à laquelle elle ne s'attendait pas – il dit à Harry de partir ! Bien sûr, Harry refusa. Il y eut une conversation à propos d'une dette que le mangemort avait envers Harry et Harry sembla se concentrer pendant une seconde. Puis le mangemort s'envola en l'air comme s'il était frappé par quelque chose de dur, et Harry plongea pour récupérer sa baguette, et lança un sort assommant, qui fut esquivé dû à une transformation en animagus. Il évita ensuite un sort mortel, puis le mangemort dirigea sa baguette vers elle, et il dit les deux mêmes mots qu'il avait lancé à Harry. Et soudainement il était là, dans un flash de noirceur, il avait franchit la distance jusqu'à elle et avait lancé un sort au mangemort – il toucha l'assassin au côté et l'envoya balader contre un arbre, où dans un bruit terrible, sa tête se tordit dans un angle non naturel alors que son cou de brisait. Harry eut un cri de satisfaction avant d'être frappé par le sort mortel.
Il n'était pas simplement tombé et n'avait pas juste heurté le sol, il avait été projeté au dessus de sa tête et avait atterri sur le dos. Faiblement, elle rampa vers lui et grimaça quand elle vit sa poitrine qui fumait légèrement là où le sort l'avait touché, mais il semblait être encore en vie. Mais alors que sa main commençait à être froide, elle réalisa qu'il avait été frappé par un sort mortel, et qu'alors il devait être mort.
Dumbledore apparut peu après et les emmena à l'infirmerie, où ils déclarèrent qu'Harry était encore en vie, mais gravement blessé. On l'avait fait rester à l'infirmerie pour la nuit le temps que son corps arrête de lui faire mal, et on lui avait demandé de partir quand elle avait demanda comment allait Harry.
Les cours reprirent aussi normalement que possible – le professeur Flitwick était encore à l'infirmerie après avoir été frappé par un sort de magie noir, ben qu'il soit parfaitement réveillé et l'infirmière ne le gardait que pour s'assurer qu'il n'y aurait pas d'effets secondaires. Elle ne pouvait pas dire si Dumbledore était en colère contre elle – il l'était probablement, et pourrait même demander sa démission, pensait-elle. Elle savait qu'elle n'hésiterait pas à la lui donner, si c'était le cas – Poudlard était une sécurité, mais elle était juste une autre cible pour le mage noir ce qui rendait l'école un peu moins sûr, et Natasha ne pensait pas qu'elle pourrait supporter la culpabilité sur Harry mourait.
Roulant sur le côté, elle entendit qu'on frappait à sa porte et elle soupira, s'assit et essuya les larmes de son visage. « Entrez, » dit-elle clairement, en s'asseyant au pied de son lit. La pièce était partiellement décorée, comme elle l'aimait – trois peintures décoraient les murs autour de son lit, une table pour mettre ses pieds quand elle lisait dans le fauteuil de relaxation et un tapis pour que ses pieds ne gèlent pas le matin quand les pierres étaient le plus froid. Un porte menait à une salle de bain privée, mais autrement la pièce était vide. La porte s'ouvrit et le directeur entra, ses yeux l'évaluant de cette manière très inquisitrice qu'avait le vieil homme. Elle l'avait vu de nombreuses fois, et savait que ça voulait dire qu'il était inquiet.
« Est-ce que ça vous embête si je m'assois ? » demanda-t-il, e désignant le siège derrière la table, faisant face au lit. Il s'y installa et regarda par-dessus ses lunettes en demi-lunes, il vit ses yeux rouges et bouffis. « Comment vous sentez-vous, Natasha ? » demanda-t-il doucement. Elle rit amèrement.
« Très mal, et vous ? » Il lui fit un petit sourire qui disparut rapidement. « Je suppose que vous voudrez ma démission ? » Il sembla légèrement choqué avant de secouer la tête.
« Non, je ne viens pas vous demander votre démission, » dit-il et il soupira. « Une attaque était à prévoir tôt ou tard, et vous étiez une cible qu'ils pensaient pouvoir avoir. Harry a une très heureuse tendance à se sortir de situations critiques, bien que je ne pense pas que c'était son intention cette fois. » Elle le regarda stupéfaite pendant un moment mais il ne fit aucun mouvement pour élaborer. « J'aimerai entendre ce qu'il s'est passé en détail, si vous êtes prête ; tout depuis le franchissement des sorts de sécurité de l'école jusqu'au moment où on vous a trouvé. » Elle hocha la tête et raconta les souvenirs qu'elle avait, et Dumbledore écouta patiemment. Il sembla que la compréhension se peignait sur son visage quand elle eut terminé, et il hocha la tête, buvant le thé qu'il avait conjuré pour eux.
« Vous dites que le mangemort lui a offert une chance de s'enfuir, » dit-il, et elle hocha la tête. « Est-ce qu'il avait une main en argent ? » Elle réfléchit un moment à cette étrange question, mais quand elle regarda ses souvenirs, elle vit qu'il avait une main en argent.
« Oui, il en avait une. Vous le connaissez ? » Dumbledore hocha la tête, et reposa sa tasse sur la table.
« J'étais certain que c'était lui quand vous avez dit qu'il était prêt à laisser partir Harry. Son nom est Peter Pettigrew, alias Queudver. Il est l'homme qui a fait accusé à tord Sirius Black pour la mort de treize moldus et la trahison des Potter. Il était leur gardien du secret. » Il fit une pause avant de continuer, comme s'il jugeait combien elle devait savoir. « L'année où Sirius s'est échappé, il est venu à Poudlard pour voir Harry. Harry a découvert ce pour quoi il avait été envoyé à Azkaban, et … et bien, il était assez énervé. Il ne savait pas la vérité, et moi non plus. A ce moment, le professeur de défense était Rémus Lupin, Le meilleur ami de Sirius et James Potter et le troisième membre de leur quatuor à Poudlard. Quand Sirius a voulu montrer la vérité à Harry, il a emmené Ronald Weasley dans la cabane hurlante et l'a attendu là. Quand Harry fit ce qui était naturel pour lui de faire, il fut empêché de blesser Sirius par le professeur Lupin qui avait réalisé la vérité. Ensemble, ils montrèrent à Harry que le rat de compagnie de Ron était en fait Peter sous sa forme animagus, et ils allaient le tuer quand Harry est intervenu.
« Il les a empêché de tuer le traitre, et dit qu'il pouvait aller aux détraqueurs, mais à cause de réticence à le tuer, Queudver s'est échappé. Il est le serviteur qui a donné un nouveau corps à Voldemort. C'est pourquoi Harry se considère responsable pour les souffrances que Voldemort a causé, et c'est pourquoi il a prit ce sort à votre place. C'est aussi la raison pour laquelle il est encore en vie – Queudver ne peut pas tuer Harry à cause de la dette qu'il a envers lui. Le sort aurait du le tuer – l'aurait fait sans la pitié d'Harry. » Il y eut le silence pendant un long moment alors qu'elle réfléchissait. Cela expliquait beaucoup de choses, mais elle se demanda si Harry savait que le sort ne le tuerait pas. Elle en doutait.
« Comment va-t-il ? » demanda-t-elle finalement. Dumbledore soupira, semblant encore plus las qu'avant.
« Ses conditions n'ont pas changées – il est toujours dans le coma et ne répond pas aux sorts de soin. Mais il va guérir. J'ai la conviction qu'il va guérir. » Elle hocha la tête et soupira de soulagement – la conviction dans la voix du vieux directeur la rassurait et la mettait à l'aise.
Le directeur se leva et agita sa baguette, faisant disparaître sa tasse. « Assurez-vous de manger quelque chose ce soir – la grande salle n'a pas eu le plaisir de votre présence depuis au moins deux jours maintenant. » fit-il, et elle sourit, son estomac gronda audiblement à la pensée de nourriture – elle s'était conjurée quelque chose à manger quand elle avait eu faim, mais elle admettait elle-même qu'elle était piètre cuisinière.
« Merci, je le ferais. »
Quelques jours plus tard, Ron sortit de la salle commune, incapable d'y rester plus longtemps. La culpabilité hantait son esprit, à propos des dernières choses qu'il avait dit à Harry. Il savait qu'Harry survivrait – Harry pouvait franchir les portes de l'enfer et en revenir en se plaignant probablement juste qu'il avait des cendres sur ses robes en riant, et il avait été à l'infirmerie pus longtemps que cela déjà. Il continuait à se dire ça, mais il était aussi conscient – douloureusement conscient – de la possibilité (et même la probabilité) que son meilleur ami du premier jour à Poudlard avait un battement de cœur plus lent qu'un ours en hibernation et qu'il n'avait pas bougé un muscle depuis qu'il était à l'infirmerie.
Ses mains dans ses poches, Ron marchait sombrement dans les couloirs – vers où, il ne le savait pas, mais il savait qu'il voulait être seul. Il se retrouva à l'extérieur de la salle de l'AD, la salle sur demande, et vit qu'elle était utilisée. Fronçant les sourcils, il ouvrit la porte avec curiosité – si c'était quelque chose de privé, il pouvait toujours dire qu'il pensait que c'était une salle de bain – Harry lui avait dit que Dumbledore lui-même avait été une fois à l'intérieur et qu'il avait trouvé des pots de chambre, ce dont il avait besoin. Il fut surpris de découvrir la salle comme la salle de classe de l'AD qu'Harry utilisait pour leur enseigner. C'était étrange, alors qu'il n'y avait personne.
Le bruit d'un tressaillement vint d'un coin et il se tourna pour trouver Luna Lovegood assise là, les jambes croisées et les yeux fixés sur lui.
« Oh, salut Ron, » dit-elle, ses yeux parcourant la pièce. « Tu es aussi venu ici pour réfléchir ? » Ron haussa les épaules, attrapa un oreiller et s'assis sur le sol.
« Je suppose, » fit-il, en regardant ses genoux. « Qu'est-ce que tu fais ici ? Je pensais que la tour de Serdaigle aurait été une meilleure place pour réfléchir. » Elle secoua la tête tristement, en regardant autour.
« Je suis venue pour les souvenirs. » dit-elle, avant de tourner la tête pour le regarder de nouveau. « En des temps comme ceux-là, les souvenirs sont ce qui te fait continuer. Cette pièce contient certains de mes meilleurs souvenirs, ceux qui concernent mes amis, et être ici les rend plus clairs. » Ron hocha la tête et sourit légèrement – bien que beaucoup de monde l'appelait 'Loony' Lovegood, elle savait beaucoup plus de choses qu'elle ne le laissait paraître. Ron prit un moment pour passer en revu tous les bons souvenirs qui étaient associés avec cette pièce et hocha la tête pour montrer qu'il comprenait et que ça fonctionnait.
« Il est dans un état pire qu'il n'a jamais été, » fit Ron en regardant le sol. « Harry a trompé la mort avant – plus d'une fois, mais … ce n'était pas tromper la mort mais plutôt jongler avec, je pense. » Luna hocha la tête, en soupirant tristement.
« Il se met toujours en danger, » dit-elle finalement, en touchant le sol avec ses doigts. « C'est dans sa nature d'aider les autres au prix de lui-même. Je pense que c'est pourquoi il a prit ce sort pour le professeur Gordon – il n'a pas pu simplement rester là et regarder. Il ne s'est jamais accordé suffisamment de crédit. » Ron eut un rire rauque et essaya de ne pas exprimer sa douleur.
« Est-ce qu'on peut arrêter de parler de ça, s'il-te-plait ? On a l'air de parler d'une personne morte et c'est … s'il-te-plait ? » Elle hocha la tête et réfléchit à la nécessité d'une bière au beurre, et regarda de nouveau Ron.
« J'ai entendu parlé pour toi et Hermione, » fit-elle, et Ron devint mal à l'aise avant qu'elle ne continue. « Est-ce que tu vas bien ? » Cette question l'étonna plus que sa présence dans la pièce, et il se retrouva en train de répondre avant qu'il ne puisse s'arrêter.
« Je ne sais pas, » confessa-t-il, en regardant autour. « J'aimais vraiment Hermione, mais Fleur … je ne sais pas pourquoi j'ai dit les choses que j'ai dites – je n'arrive pas à voir pourquoi, c'est comme si c'était une personne différente qui l'avait fait. Je veux dire, Fleur étant une veela est attirante, mais je me sentais vraiment … vraiment hors de contrôle. Je pense que je deviens fou. » Elle hocha la tête en signe de sympathie et haussa les épaules.
« Des choses étranges se passent autour des veela, » dit-elle finalement. « La plupart des hommes trouvent difficile de se contrôler, peut-être est-ce que tu as une sorte d'allergie magique ou quelque chose comme ça – ça peut arriver. » Cette possibilité ne l'avait jamais effleuré – il avait entendu parlé de telles choses, bien sûr – son père était allergique aux salamandres, et leur proximité à long terme détraquait sa magie – il avait essayé de conjurer un verre d'eau et il s'était retrouvé avec un steak et une tarte aux rognons. Il se demanda si c'était la même chose pour lui et les veela – certainement que Fleur semblait l'affecter légèrement plus que les autres.
« Je … je n'y avait jamais pensé. Je vais demander à quelqu'un … Madame Pomfresh saura comment le tester quand Harry se réveillera. Je lui demanderai à ce moment-là. » Elle sourit et hocha la tête. « Je peux voir pourquoi tu es une Serdaigle. » fit-il après un moment. « Tu sembles savoir exactement quoi dire pour me remonter le moral. Merci Luna. »
« De rien, Ron. »
Plus tard dans la nuit, la silencieuse immobilité de l'infirmerie fut brisée par la porte étant légèrement entre-ouverte, et la tête de Gina dépassa de l'ouverture pour vérifier que l'infirmière n'était pas en train de surveiller Harry. Quand elle vit qu'il n'y avait aucun signe d'elle ou de Fleur (Flitwick avait été autorisé à partir plus tôt dans la journée), elle entra et s'avança vers le lit d'Harry, se tordant nerveusement les mains. Elle déplaça un mèche de cheveux du front d'Harry, tremblant quand elle sentit la fraîcheur de sa peau. Elle se pencha et mit sa tête près de la sienne, souhaitant qu'il se réveille et qu'il la serre dans ses bras.
« Harry, s'il-te-plait, réveille toit vite. » fit-elle, en fermant les yeux. « Ne nous fait pas attendre, on a besoin de toi. » Elle enroula un bras autour de lui et s'endormit rapidement, en dépit de la fraîcheur de sa peau, elle dormit paisiblement. Elle réussit à se réveiller avant que l'infirmière ou Fleur ne la trouve, et elle embrassa Harry sur les lèvres pour lui dire au revoir avant de partir, sentant de nouveau la fraîcheur de sa peau.
« Je l'ai, » dit triomphalement Neville, en regardant les notes qu'il avait écrit d'après les divers livres dans la Réserve. Les notes avaient plusieurs pieds de long, condensées sur ce qui serait nécessaire pour le sort et le timing. Beaucoup devait encore être travaillé par rapport à la théorie et adapté, mais ils avaient finalement ce qui semblait être un sort d'exorcisme qui libèrerait Orion et laisserait le corps libre pour Harry. La chose la plus perturbante était que la partie qui laissait ouvert le corps d'Harry aux esprit était un rituel noir, et les détails n'étaient pas aussi spécifiques qu'ils auraient du l'être car le livre était plus un rapport là-dessus, et c'était dans la bibliothèque de Poudlard, bien sûr. La partie la plus délicate du sort d'exorcisme était d'empêcher le rituel noir d'ouvrir un vortex pour les mauvais esprits qui voudraient envahir le corps, mais ensemble, Harry et Neville (avec des conseils judicieux d'Orion) avaient réussi à trouver un moyen efficace.
« Parfait ! Maintenant je peux retourner dans mon corps, il est temps ! C'est amusant de pouvoir sauter à travers les murs, mais je ne peux pas vraiment dire que c'est une bonne chose pour les relations sociales, je ne peux rien faire avec personne. Pourtant j'ai envie d'utiliser ce truc de possession un petit peu plus ; faire se laver les cheveux à Rogue était une bonne idée, mais ce n'est pas réellement utiliser cet avantage au maximum. » Neville rit et attrapa un parchemin, le replia proprement une fois l'encre sèche et le mettant en sécurité dans sa poche. Harry avait fait un peu plus que de faire se laver les cheveux à Rogue, mais Neville ne savait pas pour le reste. Par exemple, sachant que les Serpentards avaient organisés une fête, il avait pris possession de Goyle et l'avait fait s'asseoir bourré sur Malfoy, puis avait fait sauter Crabbe sur la pile. Il arrêta là les frais, cat il ne voulait pas que l'imbécile entre à l'infirmerie pendant qu'il y était, et il était retourné à ses problèmes pour essayer de retourner dans son corps. Il décida que, alors que le rituel n'allait pas être rapide, ils devrait le faire à un moment qui n'attirerait pas l'attention. Dans le même temps, Neville décida de prendre un repas et de passer du temps avec Dee tandis qu'Harry décida de traîner un peu dans les environs.
Il n'était pas aussi pressé de retourner dans son corps qu'il le prétendait, car son retour signifierait la mort d'Orion et la perte d'un ami. Malgré l'agacement d'avoir une voix particulièrement salace dans sa tête, c'était réellement réconfortant de savoir qu'Orion était là. Il avait feint une bonne humeur à Neville, mais il pouvait sentir la fatigue d'être séparé de son corps, et sous cet aspect, il voulait revenir dedans. La fatigue le faisait ressentir un froid à l'intérieur, et les émotions étaient justes … inutiles. Il flotta à travers le mur dans la grande salle, cherchant quelque chose qui pourrait le distraire, ou peut-être même le faire rire … la diminution de ses émotions avait commencée un jour ou deux auparavant, et il n'en avait pas parlé pendant que lui et Neville finissaient le rituel, et il se demandait comment ils allaient le faire – ça prendrait deux personnes pour le faire, et il supposa qu'il pouvait posséder quelqu'un pour la tâche, mais la question était qui.
Il remarqua Crabbe, Goyle et Malfoy assis à leurs places habituelles à leur table, et il décida de leur rendre visite. Prenant le contrôle de Malfoy, il renversa 'accidentellement' son jus de citrouille sur les genoux de Goyle, tout en éternuant dans la nourriture de Crabbe, puis il réussit à frappé un autre gars, le faisant tomber, rendant les trois personnes très en colère contre lui. C'était mesquin et petit mais c'était tout ce qu'Harry pouvait faire pour le moment. Passant parmi les étudiants, il trouva plusieurs personnes qu'il connaissait et fit son contrôle journalier. Blaise semblait plus renfermée et tendue, et Harry remarqua qu'elle ne mangeait pas beaucoup. Gina semblait malade – elle était très pâle et ses yeux étaient rougis, mais elle ne pleurait pas. Dee semblait heureuse d'être avec Neville, mais elle lançait des regards angoissés au reste du groupe quand elle pensait que personne ne regardait. Hermione semblait aussi introvertie – une grande part du corps étudiant en avait l'air. Il flotta de l'un à l'autre, plus ennuyé qu'autre chose, et il regarda ceux qu'il connaissait terminer leur repas et partir, tandis qu'il flottait à travers les murs. Neville alla à leur dortoir de bonne heure pour planifier avec Harry, et jeta des sorts de silence autour de son lit alors qu'il s'y glissait.
« Ok, nous avons devoir mettre au point ce que nous allons faire pour ça – nous avons besoin d'une autre personne pour réaliser le rituel, autrement nous échouerons. Des idées ? » Harry haussa les épaules et soupira.
« Pourquoi est-ce que je ne possède pas quelqu'un pendant quelques minutes, ça fonctionnerait, n'est-ce pas ? » Neville sembla songeur et hocha la tête.
« Ouais, ça devrait le faire. Ok, donc qui vas-tu posséder ? Le plus facile ça serait l'infirmière ou Fleur, car elles ont à faire dans l'infirmerie. Autrement, nous devons décider – quelqu'un de puissant. » Harry le rejeta.
« Nan, ça ira avec Fleur ou Pomfresh – l'une d'entre elle viendra me surveiller de toute façon. Nous pouvons y aller quand tu es prêt. » Neville hocha la tête et vérifia ses notes une dernière fois avant d'attraper sa baguette et de se précipiter hors du dortoir, il passa la salle commune et se dirigea vers l'infirmerie. Elle était vide pour l'instant, et Neville se dépêcha d'aller jusqu'au lit d'Harry. Harry flottait les jambes croisées, en regardant son corps et il remarqua quelque chose d'étrange.
« Étrange, » dit-il, en sifflant doucement, et il répondit au regard interrogateur de Neville. « Mon collier, il était moitié en jade, moitié en améthyste, mais maintenant il est totalement en améthyste. »
« Ouais, je l'ai aussi remarqué, » fit la voix d'Orion, son esprit sortant du corps d'Harry. « Je pense que la partie en jade, la puissance, a été absorbée par ton corps pendant l'attaque – il semble que l'Avada ait quelques étranges effets secondaires, comme tu as hérité les pouvoirs de Voldemort quand tu étais enfant. Je pense que tu devrais pouvoir contrôler la partie en jade à l'intérieur de toi maintenant, mais je n'en suis pas certain. Maintenant, vous êtes prêts à m'exorciser ? » Harry hocha tristement la tête.
« Oui, nous le sommes, » soupira-t-il en flottant au pied de son lit. « Neville se prépare juste et nous serons prêts. Es-tu sûr d'être ok avec ça, Orion ? Neville dit qu'il y a presque aucune chance que tu survives. » Orion sourit.
« Ouais hé bien, ça sera un peu comme d'aller dormir après une très, très longue journée. Ce sera plus une délivrance qu'autre chose – nous ne somme pas supposés vivre comme ça. Harry, mon temps avec toi a été amusant, et une expérience enrichissante pour moi autant que pour vous, mais je ne peux pas nier la sensation que je dois franchir le pas. Je dois y aller – je ne peux pas expliquer mieux que ça. Mais je t'ai laissé un cadeau ; toutes mes connaissances et mes souvenirs, tout ce que j'ai ressenti, tu pourras l'utiliser et le trouver intéressant. Je t'ai tout laissé dans ta tête. Donc, dans un sens, tu as une partie de moi à l'intérieur de toi maintenant. Quand tu reviendras dans ton corps, tu auras accès à tout ce que je t'ai laissé. Maintenant dépêche toi ! Ton corps est juste une autre prison pour moi en ce moment, donc le plus rapidement tu le fais, le mieux ce sera pour nous deux. » Harry hocha la tête et Neville annonça qu'il était prêt, la pierre d'exorcisme qu'ils avaient fait pour le rituel dans sa main.
« Harry, nous allons avoir besoin de cette autre personne. » Harry hocha la tête et fut sur le pont de traverser le mur pour aller chercher quelqu'un quand la porte s'ouvrit et que Fleur entra, clairement surprise de trouver quelqu'un là.
« Qu'est-ce que tu fais là ? » demanda-t-elle et Harry se prépara à la posséder.
« J'essaye d'aider Harry, » répondit Neville. « Je vais avoir besoin d'aide..ne sois pas effrayée. » Elle sembla confuse et Harry se glissa dans son esprit et prit doucement le contrôle. Elle sembla être consciente de lui, et il demanda sa permission en dépit de sa surprise à sa conscience. 'ça doit être un truc de veela,' pensa-t-il. Quand elle réalisa qui il était, Fleur dit qu'elle aiderait par tous les moyens qu'elle pourrait, et Harry prit le contrôle de son corps. Neville commença le rituel en psalmodiant une longue phrase en latin,' tout en tenant la pierre qu'il avait fait pour ce but – c'était un point focal pour les énergies magiques qui les concentrerait spécifiquement sur le plan spirituel de ce monde, et Harry enchaîna avec la deuxième partie, prenant la pierre à Neville. Une autre phrase et Neville reprit la pierre, tandis qu'Harry canalisait la magie de Fleur à l'intérieur de la pierre, et bientôt un vortex apparut, et Orion fut expulsé du corps d'Harry, fit signe au revoir, avec un dernier sourire, il se tourna et marcha librement vers le trou tourbillonnant dans les airs. Neville ferma ensuite le vortex et Harry sortit du corps de Fleur, en la remerciant, à e moment a porte de l'infirmerie s'ouvrit brusquement, laissant le passage à Dumbledore, Blaise, Gina, Madame Pomfresh, le professeur Gordon et le professeur Mac Gonagall. Harry était à quelques centimètres de son corps, les alarmes de l'infirmerie était enclenchée, indiquant que le cœur d'Harry avait cessé de battre ; il se rapprochait lentement tandis que Neville poursuivait l'incantation, Fleur secouait la tête comme pour s'éclaircir les idées, Madame Pomfresh sembla horrifiée alors que le corps d'Harry mourait. Il était nez à nez avec son corps, puis il flotta à travers sa peau et sa chair et fut aspiré dans son esprit, où il sentit plein d'informations entrer et tout devint noir.
Dumbledore leva sa baguette, tout comme les deux autres professeurs, mais il était le seul qui émettait une aura de puissance. Ils étaient en réunion quand les alarmes les avaient alertés de l'utilisation d'une vaste quantité de magie à l'infirmerie, et ils s'étaient dépêcher de venir pour voir ce qu'il se passait. Ils avaient croisés Gina et Blaise en chemin, toutes les deux avaient décidés d'aller le voir, et ils avaient tous été très surpris de découvrir Neville et Fleur utilisant apparemment la magie qu'ils avaient sentis sur le corps d'Harry. Neville incantait tranquillement, une pierre dans sa main que Dumbledore reconnu comme faisant partie d'un rituel d'exorcisme, mais Harry ne pourrait rien exorciser du corps d'Harry à part Orion, et ça ne semblait pas avoir de sens.
Neville fut déséquilibré par la somme d'énergie qu'il venait juste d'utiliser et il s'assit, soufflant un moment pendant que les nouveaux arrivants se précipitaient pour voir ce qu'il se passait. Harry devrait s'être réveillé maintenant, pensa-t-il, et il se prépara à répondre à quelques questions très gênantes. Ce ne fut pas la peine, cependant, car Gina et Blaise s'écrièrent en parfaite synchronisation alors qu'un miracle se produisait.
Harry ne frissonna pas – ses yeux s'ouvrirent simplement, parfaitement réveillé, et son corps bougea d'une manière gracieuse bien que peu naturelle qui fit tomber au sol la mâchoire de tout le monde au moment où il se leva de son lit. Son dos s'était à peine plié et il n'avait pas utilisé ses mains pour bouger – c'était comme s'il avait flotté pour se mettre debout.
« Harry ? » chuchota Dumbledore, et Harry hocha la tête, un sourire fatigué sur le visage. Il fut enlacé par Gina et Blaise, tandis que Mac Gonagall semblait soulagée et que le professeur Gordon le semblait encore plus et semblait être au bord des larmes. Madame Pomfresh se serrait la poitrine comme si elle avait peur d'avoir une attaque cardiaque et elle sembla étrangement curieuse après un moment. Harry serra les filles et ferma les yeux alors que Neville se relevait et il ouvrit la bouche pour parler.
« … » Il sembla affligé pendant un moment alors que ses lèvres bougeaient mais qu'aucun son ne sortait, et il essaya de nouveau, il bougea les lèvres et échoua de nouveau. Madame Pomfresh lui lança un sort de diagnostique et son visage montra de la sympathie alors qu'elle répéta ce qu'elle avait entendu dans sa tête.
« Ses cordes vocales ont été magiquement endommagées par le sort. Il ne peut plus parler. » Gina laissa échapper un sanglot et le serra encore plus fort, tandis qu'une expression douloureuse traversa le visage d'Harry, mais elle fut partie en un instant. Il passa en revue ses nouveaux souvenirs pour trouver quelque chose d'utile et découvrit qu'Orion avait suspecté que ça arriverait et il avait préparé une petite leçon sur comment communiquer sans mots pendant un court instant. Il se concentra fortement, pensant à ce qu'il voulait exactement dire puis il leva sa main, l'agita alors que la phrase s'afficha en lettres fières.
EST-CE QUE C'EST PERMANENT ?
Le choc sur le visage de Dumbledore était reflété sur celui de tous les autres, mais Harry les doubla et rit silencieusement, en agitant de nouveau la main, faisant apparaître un autre message.
Où EST COLIN QUAND ON A BESOIN DE LUI ? L'EXPRESSION SUR VOS VISAGES N'AVAIT PAS DE PRIX !
Madame Pomfresh se reprit suffisamment pour lui dire qu'elle allait devoir effectuer des tests pour voir si c'était permanent pour pas, et qu'il allait devoir passer encore du temps à l'infirmerie. Gina toucha son bras et soupira de nouveau de soulagement.
« Ta peau est de nouveau tiède, Harry ! » fit-elle, en le prenant dans ses bras. Il était encore torse nu et il tressaillit à cause de la brûlure noire qui courait sur sa poitrine, son torse et son abdomen.
EST-CE QUE ÇA VA GUÉRIR ?
Madame Pomfresh sembla mal à l'aise pendant quelques instants avant de déclarer qu'elle allait aussi faire des tests pour ça. Harry se rallongea sur son lit et poussa un long soupire puis fit apparaître un nouveau message.
EST-CE QUE JE PEUX AVOIR DE LA NOURRITURE S'IL VOUS PLAIT ?
Le steak que fournit la cuisine fut délicieux après tant de temps sans manger, et il savoura chaque bouchée des 16 oz (environ 500g) de bœuf qu'il avala (il avait aussi demandé un autre steak de 8oz car il avait très faim). Gina le regarda manger tandis que Blaise retourna dans la salle commune pour répandre la bonne nouvelle avec Neville avec des ordres stricts de dire à tous le monde que ce n'était pas le moment pour les visites. Gina fut autorisée à rester seulement parce qu'Harry avait insisté qu'il s'était ennuyé pendant la dernière semaine et demi. Elle s'allongea avec lui sur mon lit, se rapprocha et enroula un bras autour de lui quand il mit un pull. Elle s'endormit rapidement contre lui tandis qu'il regarda le plafond pendant un moment, triant les informations laissées dans son crâne par Orion. La première chose qu'il trouva fut un conseil d'Orion sur comment traiter les femmes, ce qui incluait des parties sexuelles et quelques fantaisies impliquant la moitié de la population féminine de Poudlard. Harry rit silencieusement – 'faites confiance à Orion pour penser que c'est très important pour moi de le savoir,' pensa-t-il.
Beaucoup d'autres choses étaient pratiques, en revanches – des informations sur des sorts, des rituels anciens et différents sorts de pouvoirs magiques, des techniques de duel, un très vaste répertoire d'informations utiles. Il fut surpris quand il découvrit qu'ils ne pouvait pas garder ses yeux ouverts plus longtemps et il tomba dans un sommeil calme, en caressant inconsciemment les cheveux de Gina.
Il se réveilla par un baiser de Gina, qu'il retourna après avoir largement baillé. Elle partit au petit déjeuner (l'infirmière avait été étonnamment laxiste quand elle l'avait surpris dans son lit) et elle dit qu'elle reviendrait quand les cours seraient terminés. Il se rallongea et regarda plus en détail les souvenirs qu'Orion lui avait laissé. Il y en avait beaucoup sur les duels et des sorts, des boucliers compliqués, des enchantements, et d'autres techniques défensives et quelque chose qui le choqua au début, mais cela raffermit sa volonté de combattre ; de la Magie Noire.
C'était seulement les bases de la matière, mais c'était de solides bases qui l'aideraient beaucoup. La magie noire avait aussi des boucliers, elle aussi, mais il connaissait aussi quelques faibles sorts de douleurs, des sorts déplaisants qui déformaient le corps et quelques autres petites choses. Il n'y avait pas de magies basées sur un rituel, ce dont Harry fut heureux – la tentation de se rendre plus fort par des rituels aurait été énorme, mais il connaissait de nombreux sorts qui n'avaient pas été appris depuis des milliers d'années, et cela Voldemort n'avait aucune chance de les savoir à moins qu'il ne connaisse un esprit comme Orion.
Il pouvait sentir quelque chose qui manquait, maintenant – la partie de son esprit qu'Orion avait occupé était soudainement sans vie, et ça le faisait soupirer de regret qu'il ait perdu un ami. En plus de la perte, il pouvait sentir quelque chose d'autre – une étincelle de puissance qu'il ne savait pas qu'elle était là auparavant. Quand il se concentrait dessus assez fort, il pouvait y avoir accès et il découvrit que c'était la manipulation de l'air qui s'était trouvé dans l'amulette, bien que ça avait toujours les mêmes limitations – il ne pouvait l'utiliser que pendant un moment avant que ça ne doive se recharger, mas il pouvait plus ou moins sentir dans quel état c'était, et il s'amusa à se faire flotter jusqu'au plafond. Il décida de ne pas perdre de temps là-dessus pour l'instant, et il s'allongea sur son lit, en regardant le plafond pendant un long moment. C'était à des moments comme ça qu'il parlait habituellement à Orion, et il devait l'admettre – même l'avoir en train de parler du déhanché de Kira aurait été un réconfort en ce moment.
Après une longue journée ennuyeuse, la première personne à venir le voir fut Blaise. Gina avait encore un cours ce jour-là, donc elle devait attendre une autre heure avant de pouvoir venir, mais Harry ne s'en fit pas – il voulait parler à Blaise seule de toute façon.
« Salut Harry, » fit-elle, en le serrant dans ses bras. Il sourit et lui fit signe de s'asseoir, tandis qu'il s'asseyait au bord de son lit. Elle prit la chaise prêt de son lit et s'assit, elle s'apprêtait à parler quand Harry agita une main et des mots apparurent dans l'air.
POURQUOI NE M'AS-TU PAS DIT LA VÉRITÉ à PROPOS DE TON ECCHYMOSE ?
Surprise, elle glapit et se calma.
« Qu-qu'est ce que tu veux dire ? »
LE 'MESSAGE' DE MALFOY. TU ES TOMBÉ QUAND IL T'A RELÂCHÉ. POURQUOI N'AS-TU RIEN DIT ?
Une larme coula le long de sa joue et elle l'essuya avant qu'il ne puisse la voir, mais il le remarqua. Il se leva et la prit dans ses bras de nouveau, et d'autres larmes coulèrent.
« Je ne voulais pas que tu penses que j'étais faible. » murmura-t-elle, et elle se rassit sur sa chaise, en regardant le sol. « Je n'étais pas assez courageuse pour lui lancer un sort, je suis juste rester là. Comment … comment l'as-tu découvert ? » Harry toussa et réfléchit à un mensonge qu'il pourrait utiliser, mais il décida qu'elle méritait la vérité, et qu'il allait devoir lui dire s'il voulait qu'elle lui dise la vérité.
J'AI LU DANS TON ESPRIT, écrivit-il. QUAND J'AI ÉTÉ SÉPARÉ DE MON CORPS. JE SUIS DÉSOLÉ, MAIS J'ESSAYAIS DE TE CALMER – TU AS BIEN DORMI CETTE NUIT-LA.
Blaise fut choqué et le regarda, inquiète. « Quelle partie de mon esprit as-tu lu ? » demanda-t-elle dans un murmure. Harry haussa les épaules, semblant curieux
PAS TANT QUE ça, JE VOULAIS SAVOIR CE QU'IL S'ÉTAIT RÉELLEMENT PASSÉ. JE NE SUIS PAS ALLÉ PLUS LOIN QUE ça, JE LE JURE.
Harry se demanda brièvement ce qu'elle lui cachait d'autre, tandis qu'elle soupira de soulagement.
QU'EST-CE QUE TU ES SI HEUREUSE QUE JE N'AI PAS VU ?
Elle fit un petit sourire et rougit, en secouant la tête. « Juste quelque chose à propos d'un garçon, rien du genre du 'message'. Je … je suis désolée de ne pas t'avoir dit la vérité ce jour-là, j'avais peur que tu penses que j'étais faible ou quelque chose comme ça, Je … » Harry plaça une main dur son épaule et secoua la tête.
JE N'AI JAMAIS PENSÉ QUE TU ÉTAIS FAIBLE, ET JE NE LE FERAIS JAMAIS. Elle le serra dans ses bras et la porte s'ouvrit, faisant entrer le bâtard blond contre lequel il était si en colère – Malfoy entra et se renfrogna quand il les vit.
« J'espérais que tu serais mort à l'heure qu'il est, » fit-il en regardant Harry. Il s'avança et s'arrêta près du lit. « Quoi, pas de remarques spirituelles ? Oh oui, c'est vrai – tu ne peux plus parler ! Hé bien, c'est un problème en moins, je suppose. » Il regarda Harry et ricana. « Je me demande si tu es aussi un crackmol maintenant – tu ne peux plus lancer d'incantations, donc qu'est-ce que tu peux faire ? Moi je parie que tu ne peux rien faire. » Blaise sauta et leva sa baguette, mais Harry posa une main sur son bras et se leva lentement, faisant face au serpentard. « Hé bien, pas d'échappatoire miraculeuse pour toi, je parie. Je me demande si le Seigneur des Ténèbres s'embêtera même à te tuer maintenant – attends, oui, il le fera, pour être une nuisance. Je peux à peine attendre, je serais au premier rang, Potter, et j'attends ça avec impatience ! » Harry haussa sarcastiquement un sourcil et ses yeux passèrent du vert émeraude au jade, et soudainement le corps de Malfoy fut figée dans sa position. Il s'éleva de quelques centimètres et alla s'épingler contre le mur, où sa baguette tomba de sa main. Harry s'approcha lentement, chaque pas destiner à faire trembler Malfoy de peur. Il agita sa main, et une phrase apparut dans les airs.
MAINTENANT TU VAS VOIR QUELLE GRANDEUR A VRAIMENT LE SEIGNEUR DES TÉNÈBRES, MALFOY. MAINTENANT TU VAS VOIR CE QU'IL EST RÉELLEMENT, ET COMMENT IL TRAITE SES SERVANTS, TON PÈRE.
Harry mit sa main droite à sa tempe et pressa fortement son index contre pendant quelques secondes jusqu'à ce qu'une lueur signale que c'était prêt. Quand il bougea de nouveau son doigt, une substance argentée y était attachée, et il la dirigea vers la tête de Malfoy. Juste avant qu'elle ne la touche, Malfoy cria de peur, puis ce fut le silence, et ses yeux roulèrent en arrière et son corps s'affala.
Drago se tint dans le noir au milieu de rien pendant un moment avant qu'il ne soit frappé par un flash de lumière, et il regardait un miroir. Dedans il vit un homme qui ressemblait à Potter et une femme attirante aux cheveux roux, et Potter. Il se demanda ce que c'était, mais il ne se donna pas la peine de demander – il réalisa qu'il regardait les souvenirs de Potter en ce moment, ceux que Potter avait voulu lui montrer. Une voix dans son esprit qui ressemblait à celle de Potter murmura,
'C'est le miroir du Rised, qui montre seulement ce que tu désires le plus. A ce moment de ma vie, je voulais seulement voir mes parents. C'était la première fois que je voyais une image d'eux.' Le souvenir sembla avancer, et Drago reconnu le moment comme lors de leur première année. Rogue menaçant Quirrell, et Quirrell bégayant. Il passa la porte entre les pattes du chien, et passa tous les obstacles pour arriver à la pierre philosophale. Où était Quirrell.
C'était comme si le reste était passé rapidement, mais cette partie du souvenir se déroula sans la 'vitesse rapide' à laquelle il avait assisté avant. Il était maintenant fermement lié avec quelques intéressantes révélations à propos de Quirrell essayant de tuer Harry.
Potter fut forcé de venir devant le miroir pour voir ce qu'il pouvait à propos de la pierre. Son reflet mt la main dans sa poche puis la retira, et le poids dans sa poche lui dit qu'il avait eu la pierre. Potter mentit, et la voix sifflante qui avait dit à Quirrell de l'utiliser revint
« Il ment … » Quirrell essaya de faire dire à Potter ce qu'il avait vu, et la voix l'interrompit. « Laisse-moi lui parler … face à face … »
« Maître, vous n'êtes pas assez fort, » fit Quirrell.
« J'ai suffisamment de force pour ça … » fit de nouveau la voix, et Quirrell déroula son turban et se retourna. Envolée les images du grand Voldemort, le Dieu parmi les hommes, et voilà l'homme réel – un visage partageant le corps d'un professeur, et un visage terrible – blanc comme de la craie, avec les yeux rouges et des fentes pour narines
.
« Tu vois ce que je suis devenu ? Simple ombre et vapeur … je prends forme seulement quand je partage le corps de quelqu'un d'autre … mais il y en a toujours qui sont prêts à me laisser entrer dans leurs cœurs et leurs esprits … le sang de licorne m'a fortifié, ces dernières semaines … tu vois ce fidèle Quirrell en a bu pour moi dans la foret … une fois que j'aurai l'élixir de vie, je pourrai me faire un nouveau corps à moi … donc pourquoi ne me donnes-tu pas la pierre que tu as dans ta poche ? »
Drago fit un pas en arrière et recula, et Voldemort grogna. « Ne fait pas l'imbécile, mieux vaut que tu gardes ta vie et que tu me rejoignes … où alors tu connaitras la même fin que tes parents, ils sont morts en me suppliant. »
« MENTEUR ! » cria Drago, en dépit du choc qu'il ressentait. Voldemort n'était rien de ce qu'il imaginait. Il savait que ce n'était pas lui qui contrôlait les actions, mais il se sentait forcé de désobéir cette … ombre. Voldemort souriait maintenant, et Quirrell s'avança vers lui à reculons.
« Comme c'est touchant … j'ai toujours estimé le courage … oui mon garçon, tes parents étaient courageux, j'ai tué ton père en premier et il s'est battu courageusement … mais ta mère n'avait pas besoin de mourir, elle essayait de te protéger … Maintenant donne-moi la pierre, à moins que tu veuilles qu'elle soit morte en vain. »
« JAMAIS ! » s'écria-t-il, et il se précipita vers la porte.
« SAISIS-LE ! » cria Voldemort, et Quirrell le saisit, seulement pour crier de douleur, et il retira ses mains sévèrement brûlées.
« Maître, je ne peux pas – mes mains ! »
« Alors tues-le, imbécile ! » Il se prépara à lancer un sort, mais les mains d'Harry – et donc de Drago – volèrent vers son visage, et Quirrell brûla, tout comme la cicatrice d'Harry, dont Drago ressentit aussi la douleur. C'était une horrible réalisation qu'il remarquait qu'où les mains de Potter le touchait, Quirrell brûlait comme s'il était en feu. Si Potter avait ce genre de pouvoir, pourquoi ne l'avait-il jamais montrer pour effrayer les gens ?
'Parce que c'est maléfique' pensa Drago.
« TUE-LE ! TUE-LE ! TUE-LE ! » s'écria Voldemort, et Harry fit simplement cela – il tua Quirrell avec ses propres mains.
Il était de retour sur le terrain noir, de nouveau lors de sa deuxième année, regardant tout le monde alors qu'il pensaient qu'il était l'héritier de Serpentard. Il entendit une terrible voix dans les murs et fut aussi effrayé qu'Harry l'avait été cette année-là. Il avait presque été insulté quand une voix dans un journal dit qu'Hagrid était l'héritier de Serpentard qui avait ouvert la chambre cinquante ans plus tôt. Il regarda Potter désarmer Lockhart et le forcer avec sa baguette dirigé vers lui à entrer dans l'ouverture vers la chambre des secrets. Il avait vu le fiasco de la potion Polynectar, mais il avait perdu toute colère pour ça alors qu'il les regardait entrer dans la chambre des secrets. Le sort de mémoire de Lockhart le manqua tandis que Potter était du mauvais côté, et il avança jusqu'au hall principal, où la fille Weasley gisait sur le sol, pâle comme du marbre. Il courut vers elle et laissa tomber sa baguette se faisant, il chercha son pouls - et une voix douce dit,
« Elle ne se réveillera pas. » Harry/Drago se retourna pour faire face à un garçon grand aux cheveux noirs qui était appuyé contre un pilier non loin, mais il était étrangement transparent, presque comme un fantôme.
« Tom – Tom Jédusor ? Qu'est-ce que tu veux dire, elle ne se réveillera pas ? Elle n'est pas – ? »
« Elle est vivante, mais à peine. »
« Es-tu un fantôme ? »
« Un souvenir, » fut la réponse, tranquille et Malfoy sut que c'était la raison pour laquelle Potter lui montrait ce souvenir. Jédusor pointa un petit livre noir sur le sol près de Ginny. « Préservé dans un journal pendant cinquante ans. »
« Tu dois m'aider Tom, » dit-il, en soulevant la tête de la fille Weasley. « Nous devons la faire sortir d'ici, il y a un basilic…je ne sais pas où il est, mais il peut venir d'une minute à l'autre. S'il-te-plait, aide-moi … » Il regarda le sol autour à l'endroit où il avait laissé tombé sa baguette, et cligna des yeux. Elle n'était plus là. « As-tu vu – » commença-t-il, et il vit que Jédusor faisait tourner sa baguette entre ses doigts presque inconsciemment. La main d'Harry se tendit et il dit, « Merci, » mais le souvenir ne fit pas un geste pour lui donner la baguette, il le regarda pendant un instant, un petit sourire étira les coins de sa bouche. « Écoute, nous devons nous en aller! Si le basilic revient – »
« Il ne viendra pas à moins d'être appelé, » dit calmement Jédusor. Le côté serpentard de Drago remarqua que la voix était trop calme. Harry dut reposer Ginny au sol à cause de la fatigue – il n'était pas grand à ce moment-là.
« Qu'est ce que tu veux dire ? Écoute, donne-moi ma baguette, je pourrais en avoir besoin. » Le sourire augmenta.
« Tu n'en auras pas besoin. J'ai attends longtemps pour ça, Harry Potter, pour une chance de te voir, de te parler. »
« Écoute, nous sommes dans la chambre des secrets ! Nous pourrons parler plus tard. »
« Nous allons parler maintenant. » fit le souvenir, en mettant dans sa poche la baguette d'Harry, un grand sourire toujours fermement en place.
« Comment Ginny s'est-elle retrouvée comme ça ? » demanda Harry.
Le phrasé exact de sa question sembla flou dans l'esprit de Drago, comme si Harry ne voulait pas qu'il le sache, mais la signification était claire pour lui.
« La réelle raison pour laquelle elle est comme ça c'est parce qu'elle a ouvert son cœur et a divulgué ses secrets à un étranger invisible. Le journal – mon journal. Elle a écrit dedans pendant des mois et des mois, me racontant tous ses secrets, ses plus grandes peurs et comment elle pensait que le célèbre, le grand, le bon Harry Potter ne l'aimerait jamais. » Il sourit cruellement, et il y avait presque un regard affamé dans ses yeux. « C'était très ennuyeux d'écouter ses problèmes, mais j'ai été patient, j'ai répondu, j'étais gentil, j'étais sympathique. Ginny m'aimait simplement. » Jédusor fit un commentaire à propos des pensées de Ginny sur lui et rit, un rire froid et cruel qui ne lui allait pas. « Si j devais le dire, j'ai toujours su charmer ceux dont j'avais besoin. Ginny a mit un peu de son âme en moi, et ça a commencé à me fortifier avec ses plus profonds et ses plus noirs secrets, au point où j'ai été plus puissant que la petite Miss Weasley, assez puissant pour lui confier quelques uns de mes secrets, un peu de mon âme en elle … »
« Qu'est-ce que tu veux dire ? » Sa bouche semblait sèche.
« N'as-tu pas encore deviné, Harry Potter ? Ginny Weasley a ouvert la chambre des secrets. Elle a étranglé tous les coqs de l'école et a peint les messages menaçants sur les murs. Elle a lancé le serpent sur quatre sangs de bourbe et le chat du crackmol.
« Non, » fit Harry, et Jédusor continua calmement.
« Si. Bien sur, elle ne savait pas qu'elle le faisait. » Jédusor raconta sa peur quand elle commença à suspecter qu'elle était celle qui attaquait les gens. Les ongles d'Harry s'enfoncèrent dans ses paumes et sa rage s'intensifiait. « ça a prit très longtemps pour la stupide petite Ginny pour arrêter de croire son journal, mais elle l'a fait, et elle a essayé de s'en débarrasser. Et puis tu l'as trouvé, et je n'aurais pas pu être plus heureux ; de toutes les personnes qui aurait pu le trouver, c'était la personne que j'étais le plus impatient de rencontrer … »
« Et pourquoi est-ce que tu voudrais me rencontrer ? » C'était un effort de contrôler le niveau sonore de sa voix.
« Hé bien, tu vois, Ginny m'a beaucoup parlé de toi, Harry, ton histoire très fascinante. » Ses yeux allèrent vers son front et revint vers ses yeux. « J'ai su que je devais en savoir plus à propos de toi, te rencontrer si je le pouvais. Donc j'ai décidé de te montrer ma fameuse capture de ce balourd d'Hagrid. »
« C'est mon ami ! » Jédusor rit de la façon dont il avait semblé si innocent à côté d'Hagrid, et le directeur d'alors l'avait complètement cru. Sur le fait que seul Dumbledore, professeur de métamorphose à cette époque, l'avait suspecté, et avait gardé un œil attentif sur lui après l'expulsion d'Hagrid.
« Donc j'ai laissé ce journal, ainsi quelqu'un pourrait suivre mes pas et finir le noble travail de Salazar Serpentard. »
« Et bien tu ne l'as pas terminé ! Personne n'est mort cette fois, pas même le chat. Il se réveilleront dans quelques heures, quand le filtre de mandragore sera prêt. »
« Ne te l'ais-je pas déjà dit ? Tuer les sangs de bourbes ne m'importe plus maintenant, pendant des mois ma nouvelle cible, ça a été toi. » Jédusor raconta comment il avait su que Potter était sur la trace de l'héritier de Serpentard et comment il suspectait que Potter ferait n'importe quoi pour sauver quelqu'un pris par le monstre, donc il avait envoyé Ginny dans la chambre après avoir écrit un au revoir sur le mur. Puis il dit qu'il avait beaucoup de questions pour Harry.
« Comme quoi ? » cracha Harry.
« Hé bien, comment est-ce qu'un bébé normal sans talent magique extraordinaire a réussi à battre le plus grand sorcier de tous les temps ?Comment t'en es-tu échappé avec rien de plus qu'une cicatrice tandis que Lord Voldemort perdait tous ses pouvoirs ? »
« Pourquoi te soucis tu de comment je m'en suis sorti ? » Voldemort était après ton temps. » Jédusor sourit doucement.
« Voldemort est mon passé, mon présent et mon futur, » fit-il, avant d'écrire dans les airs avec sa baguette, TOM ELVIS JEDUSOR. D'un mouvement de sa baguette, les lettres se réarrangèrent et formèrent JE SUIS LORD VOLDMORT. « Tu vois ? C'était un nom que j'utilisais déjà à Poudlard, pour mes plus proches amis seulement – tu penses que j'allais utiliser pour toujours le nom de mon moldu de père ? »
Tout s'arrêta pour Drago, mais le souvenir continua. Voldemort venait-il juste de dire qu'il était un sang de bourbe ?
Potter défia de nouveau Jédusor et dit qu'il n'était pas le plus grand sorcier au monde, mais que c'était Dumbledore. Le phénix de Dumbledore apparut avec le choixpeau, et Drago regarda pour une confirmation de ce qu'il avait entendu. Après quelques suppositions sur la façon dont Harry avait survécu bébé, Jédusor lâcha une autre bombe pour Drago.
« Je me suis demandé, tu vois. Parce qu'il y a d'étranges similarités entre nous, Harry Potter. Même toi tu dois l'avoir remarqué – tous les deux des sangs mêlés, orphelins, élevés par des moldus. Probablement les deux seuls fourchelangues à venir à Poudlard depuis le grand Serpentard lui-même … nous nous ressemblons quelque part. Mais tu as survécu par pur chance, et maintenant je devrais t'apprendre une leçon. » Le souvenir s'effaça et Malfoy frémit – pas étonnant que Potter n'ai pas peur de Voldemort – il n'était même pas un sang pur ! 'Pourquoi père suivrait-il un sang de bourbe ? Même si sa mère était une sorcière, il est quand même un sang de bourbe par son père. Ça n'a pas de sens !'
La scène changea, et Drago regarda de nouveau. Il était maintenant à un rassemblement de mangemorts, un qui s'était passé il y a longtemps. Drago ne le savait pas mais c'était un des souvenirs de Bellatrix Lestrange.
Les rangs attendaient patiemment, la plupart d'entre eux semblaient enthousiastes, puis il apparut devant eux. Drago aurait reculé s'il avait été dans son corps, mais c'était le souvenir de quelqu'un, et donc il pouvait faire peu de chose à par regarder.
« Lucius, » fit la voix sifflante, et le père de Drago s'approcha, s'inclinant et se mettant sur un genoux.
« Oui, Mon Seigneur ? » fit sa voix huileuse, et le mage noir baissa les yeux vers lui.
« Tu es un fidèle mangemort, n'est-ce pas ? »
« Oui, Mon Seigneur, je suis votre dévoué serviteur. » Voldemort sourit froidement.
« Alors comment se fait-il que certains membres de la famille Bones n'ont pas été tués ? Je t'ai demandé de tuer toute la famille, pas seulement ceux dans la maison ! Tu m'as fait défaut ! »
« M- Mon Seigneur, je ne pensais pas qu'elle était aussi importante – c'est seulement un membre de faible rang du département de la Justice du Ministère, et elle – »
« Endoloris ! » Le père de Drago trembla de douleur et cria si fort qu'il pensa que ses poumons allaient brûler, tandis que le mage noir se leva et termina le sort.
« Tu as raison, bien sûr – elle est difficilement une menace pour mes plans, et le deuil la déchirera probablement. Cependant, je t'ai dit de la tuer. Trop tard maintenant, le ministère l'a pise sous le sort de Fidélitas, et le gardien du secret est inconnu. Et tu es là maintenant à te prosterner à mes pieds avec une note d'insubordination. Endoloris ! »Malfoy trembla de nouveau, criant à l'agonie avant que le sort ne soit levé. « Tu apprendras l'obéissance Lucius – je me montre indulgent seulement parce que tu es un ami. »
« Ou- Oui, Maître, » fit Lucius Malfoy, en embrasant le bas des robes de son maître. Drago regarda avec dégoût son père ramper – on lui avait enseigner à ne JAMAIS ramper ! – et c'était ça grandeur dont il lui parlait, être torturé pour avoir laissé échappé une cible peu importante. Les Bones n'étaient-ils pas une famille de sangs purs ? D'au moins deux générations, il en était certain. Malfoy sénior retourna dans les rangs, et Voldemort en appela un autre.
« Warren, » siffla-t-il, et un homme tremblant s'avança et s'inclina. « Tu as échoué à me rapporter le Cœur de Manticore ? Une telle chose devrait être facile à obtenir par le marché noir – c'est pour ça que tu es là, après tout. ENDOLORIS ! » Le sort dura plus d'une minute puis fut levé de l'homme tremblant et sanglotant. « Me faire défaut ne sera plus tolérer maintenant, pas même une aussi simple que ça. AVADA KEDAVRA ! »
Le bras d'Harry fut enlevé du corps de Drago Malfoy par Dumbledore, et le garçon blond tomba à ses pieds et s'écrasa au sol, tandis qu'Harry, respirant profondément, agita sa baguette et un message apparut pour Malfoy.
QUE PENSES-TU DE LUI MAINTENANT ?
Malfoy ne répondit pas avant de s'évanouir.
« Harry, que lui as-tu fait ? » demanda Dumbledore, et Harry fit apparaître un message pour lui et les autres dans la pièce – Blaise et Madame Pomfresh.
JE LUI AI MONTRÉ COMMENT ÉTAIT VRAIMENT LE SEIGNEUR DES TÉNÈBRES. JE LUI AI MONTRÉ MES SOUVENIRS, ET IL N'A PAS DU AIMER CE QU'IL A VU.
Les sourcils de Dumbledore se levèrent de surprise puis ses lèvres se tendirent en un sourire, un qu'Harry n'attendait pas. « Je pense que Mr Malfoy s'est seulement évanouit, à cause du nombre de … secrets l'ayant touchés profondément dans ses croyances qu'Harry a partagé avec lui. Maintenant, je dois y aller – j'ai beaucoup de travail à faire, excusez moi, Poppy. » Et avec cela, il quitta l'infirmerie. Harry se leva et retourna à son lit – de tels souvenirs étaient éprouvants, mais ils étaient assez … efficaces. Madame Pomfresh lévita Malfoy jusqu'à un lit et le laissa là, pensant que c'était mieux de le laisser se 'reposer' plutôt que de le réveiller. Blaise se rassit et regarda nerveusement Harry.
« Que lui as-tu montrer ? Je veux dire, qu'est ce qui l'a fait s'évanouir comme ça ? » Harry la regarda dans les yeux pendant quelques instants tandis qu'il réfléchisse à ce qu'il allait lui dire avant de répondre.
JE LUI AI MONTRÉ CE QU'ÉTAIT VOLDEMORT PENDANT MA PREMIÈRE ANNÉE, ET COMMENT VOLDEMORT TRAITE SES 'LOYAUX' MANGEMORTS. RIEN DE CELA N'ÉTAIT CE à QUOI IL S'ATTENDAIT, JE PENSE.
Blaise hocha la tête et sourit lentement.
« Peut-être qu'il va changer, alors, » fit-elle, et Harry hocha la tête, en se rallongeant sur son lit.
ESPÈRONS.
Je remercie ceux qui ont lu ma trad et je fais de gros bisous à ceux qui ont laissés une review (le 'salaire' de l'auteur ou du traducteur) : gros bisous donc à ronald92 (merci de tes encouragements, c'est sympa), klaude (j'espère que la suite va être toujours aussi surprenante, c'est vrai qu'on veut à chaque fois lire le chap suivant pour savoir !), clamaraa (oui, ça va l'accouchement du chap s'est bien passé, juste quelques fautes de frappe qui s'étaient glissées dedans, LOL), akan (non pas de nouvelle de l'auteur, j'espère que la fict a une fin, ça serait dommage sinon !), Vic dit vic (outch la différence de température a due être difficile ! où en Afrique ?) et Naelith (Contente que ça te plaise, en tout cas moi, je n'ai pas l'intention d'arrêter mes trad, juste de ralentir un peu faute de temps).
