Je suis vraiment, vraiment, vraiment désolée du retard :3 Mais bon, c'est la période des examens, et même si j'avais qu'une matière cette année, il faut quand même bosser un minimu et bref je suis sûre que vous comprenez !

Voici ce chapitre, ça ira plus vite à partir de maintenant, le rythme de publication, je pense.

Kwolf09: merci des reviews jusque là, et de celle-ci :)

seve2904: voici (enfin) la suite ;)

Glamafan: Oui, elle est enfin raisonnable notre petite Callie :P

Plume: Peut-être, oui. Un peu de patience c'est bien, mais bon, pas trop non plus x) En tout cas, merci de la review :)


~ POV Arizona ~

Le mois de mars avait apporté beaucoup de pluie. Quand je dis beaucoup de pluie, c'est vraiment beaucoup de pluie. Allongée sur mon lit, dans ma petite chambre universitaire, je regardais les gouttes de pluie fouetter violemment ma petite fenêtre. Le mois de mars était peut-être pluvieux et humide ; mais cette année, il l'était particulièrement.

J'ai repris mon livre, que j'avais délaissé, dans les plis de ma couette, et je me suis remise à lire. J'adorais le dimanche. Il était déjà 10 heure passé, et j'étais encore bien au chaud dans mon lit. De toute façon, par ce temps, c'était tout ce que je pouvais faire.

J'avais avancé d'un petit chapitre, quand on a frappé à ma porte. J'ai froncé les sourcils, étonnée. Teddy n'était pas là ce week-end, elle était partie voir sa famille. Et Alex était une vraie marmotte, il devait probablement dormir encore - et jusqu'à au moins midi.

J'allais sortir de mon lit pour aller ouvrir, mais la porte s'est ouverte, et j'ai su qui pouvait se permettre d'entrer sans attendre ma réponse. Privilège de petite-amie. Callie s'est avancée dans ma chambre, avec un grand sourire.

- Calliope.

Dès qu'elle est entrée, un immense sourire a éclairé mon visage. Sa présence me rendait toujours heureuse. Notre relation était toujours secrète, certes, mais toujours aussi intense. Je n'aurais jamais deviné qu'on dépasse la barre d'un mois. Je sais, c'est pessimiste, mais je croyais que les relations secrètes duraient moins longtemps. Et pourtant, nous en étions toujours au même stade. A nous rencontrer derrière le gymnase, ou dans la chambre de l'une et de l'autre.

Plusieurs fois, on avait failli se faire griller. Souvent à cause de Callie, d'ailleurs, qui n'avait pas pu "se retenir" de m'embrasser, je cite ses mots. Mais nous tenions bon, il n'y avait aucunes rumeurs. Je n'avais pas envie que ces pulsions homophobes chez certains élèves recommencent et j'étais très heureuse comme ça. Cependant, j'aurais bien aimé..j'aurais bien aimé que plus de monde que Teddy et Addison le sachent. J'aurais même voulu en parler à Alex.

Parce qu'il y avait des bons côtés, à se voir en secret. Mais aussi des mauvais. Et depuis un moment, j'avais un peu envie..d'officialiser notre couple. Mais je n'osais pas en parler à Callie.

- Ça va ? m'a-t-elle demandé avec un sourire.

J'ai hoché la tête. Elle a enlevé ses chaussures et son sweat humide, et s'est jetée sur le lit à côté de moi. J'ai touché ses cheveux, mouillés.

- Oui, il pleut, dehors, a-t-elle répondu à mon commentaire silencieux.

- Non, sans blague ? ai-je ricané, en montrant la fenêtre ruisselante de pluie, de la tête.

- Que d'ironie, dès le matin, a-t-elle plaisanté.

- C'était pas de l'ironie, c'était du sarcasme, ai-précisé, moqueuse.

- Du pareil au même, a-grommelé Callie en levant les yeux au ciel.

- Non. Le sarcasme c'est une moquerie ironique, une raillerie, qui vise à tourner en dérision une situation ou une personne.

Callie m'a regardé, mi-agacée, mi-amusée.

- Tu es une insupportable Mlle-je-sais-tout, m'a-t-elle lancé.

Elle m'a attiré à elle, et je l'ai laissée m'embrasser, malgré l'insulte.

- Mais tu es ma petite littéraire préférée..

J'ai rougi. Pour me donner contenance, je l'ai embrassée en retour. J'ai voulu reprendre ma lecture, mais Callie a fait la moue.

- Je m'ennuie ! s'est-elle exclamée.

- On est dimanche, ai-je répondu, en haussant les épaules.

- Et alors ? Parce qu'on est dimanche, je dois m'ennuyer ? a-ricané Callie. T'es trop pas logique.

- C'est toi la scientifique, ai-je répondu, critiquant moi aussi sa section d'étude.

- Aha. Aha.

Le temps que je lise quelques pages, Callie a fixé le plafond, en poussant quelques soupirs d'ennui. Puis, elle a sauté sur ses pieds, et a mis ses chaussures.

- Allez viens on va prendre l'air, a-fait la brune.

- J'ai la flemme, Callie ,ai-je soupiré, en posant mon livre.

- Allez, fais moi plaisir ! a-t-elle imploré en mettant son sweat.

J'ai levé les yeux au ciel, mais j'ai accepté.

- Ok..

- Yees ! a-t-elle souri.

Je me suis rapidement habillée et j'ai mis mes chaussures. Je ne voyais pas ce que ça changeait, qu'on soit ensemble dans le hall de ma résidence, ou dans ma chambre, mais bon. Si elle voulait se dégourdir les jambes..

On est descendues, et elle a traversé le hall. Je l'ai suivie, et on est sorties dehors, sur le porche. On étaient abritées de la pluie, mais le vent n'était pas très chaud.

- C'est trop humide, ai-je grommelé en fronçant le nez.

- Viens on va se promener, a-répondu Callie.

- Tu vas pas bien ?

J'ai regardé le ciel gris. Il pleuvait des cordes.

- Allez !

- J'ai cru que tu voulais juste prendre un peu l'air, pas te tremper ! me-suis-je exclamée. C'est quoi le but d'aller marcher sous la pluie ?

- Qui te dit de marcher ? a-t-elle répondu. Tu peux courir, hein ! Allez, viens !

- Mais pourquoi ?

- Pour une fois, on va pouvoir être dehors, et je pourrais te tenir la main ! s'est-elle exclamée, spontanément. Regarde. Il n'y a personne. Alleeez, Arkansas.

J'ai soupiré. Parfois, elle avait vraiment des pulsions têtues.

- Tu pourrais me faire faire n'importe quoi, ai-je constaté. Et je n'y trouverais rien à redire.

- C'est pas comme si je te demandais de te jeter de l'Empire State Building, ou du Space Needle, a-t-elle plaisanté. Juste une petite ballade.

- Sous la pluie.

- Arrête d'être grognon.

Elle m'a embrassé sur la joue, et m'a tiré par la main sous la pluie.

- C'est tellement cliché, ai-je grommelé pour moi même.

Mais j'ai suivi. Je l'aurais suivie quasiment n'importe où, je pense. J'étais déjà trempée, autant que si j'avais pris un bain toute habillée. Callie s'est mise à courir, et je l'ai suivie résignée. On s'est arrêtées dans un saut, devant le self. Comme par hasard, je me suis arrêtée pile dans une flaque. J'ai grommelé, et Callie a été prise d'un fou rire. J'ai ôté les pieds de la flaque, et j'ai jeté un coup d'oeil à Callie.

- Tu l'auras cherché, ai-je fait.

- Hein ? a-t-elle fait, ma voix ayant dû être couverte par le bruit de la pluie.

Pour toute réponse, j'ai donné un coup de pied dans la flaque, l'arrosant copieusement. Elle a eu un cri d'exclamation, et m'a poursuivie. J'ai tourné les talons, en riant. De vraies gamines. On s'est transformées en vraies gamines.

Finalement, notre course poursuite s'est terminée derrière le gymnase. Et il pleuvait toujours autant. Je me suis arrêtée, à bout de souffle et Callie m'a emprisonnée dans ses bras.

- Aha, tu te rends, n'est-ce pas ?

Je l'ai fait taire en l'embrassant,et ça l'a détournée de sa vengeance. Tant mieux. J'ai essuyé l'eau qui dégoulinait sur mon visage. Ce n'était pas le meilleur endroit pour parler, mais bon. Je devais savoir ce qu'elle en pensait, de tout ça. De nous. De cette relation secrète.

- C'est notre point de rendez-vous, ai-je fait, avec un sourire, en montrant l'endroit.

- Un peu glauque, mais associé à des souvenirs géniaux, a-résumé Callie en hochant la tête.

- C'est ça..ai-je ris. Tu n'en as pas marre, toi, de cette..relation secrète ? ai-je enchaîné.

- Marre ? s'est-elle étonnée. Pourquoi, tu en as marre ?

- Non non, tu m'as mal comprise, me-suis-je empressée de corriger. C'est juste..tout ce secret parfois, c'est pénible.

- Alors..qu'est-ce que tu suggères ? s'est-elle inquiétée, ayant peur d'avoir mal compris.

J'ai hésité à le dire mais peut-être était-ce le bon moment ?

- De...sortir officiellement ensemble ?

Callie est restée silencieuse et songeuse.

- Enfin..si ça te va, ai-je fait. Pense à tout les avantages.

Je l'ai embrassée dans le cou. Puis sur les lèvres. Elle a eu un sourire.

- Je pourrais le faire autant de fois qu'on le veut, ai-je convaincu. Même si on est en public.

- Gros avantage a-t-elle souri.

J'ai acquiescé en souriant.

- Tu as besoin d'y réfléchir ? ai-je demandé, compréhensive.

- Moi, réfléchir ? a-t-elle ricané. Je suis plutôt du genre spontanée, pas réfléchie comme toi.

J'ai eu un sourire. C'était plutôt juste.

- Alors ? ai-je insisté.

- Alors d'accord..

- D'accord ?!

J'étais étonnée qu'elle accepte si rapidement.

- Oui, d'accord..tu as raison. Il ne peut y avoir que des avantages..

J'ai eu un sourire.

- Mais encore une semaine ?

- Une semaine ?

Elle a pris ma main et on a commencé à marcher vers ma résidence.

- Une dernière semaine de relation secrète, a-t-elle demandé. Et après, on officialise.

- Ça me semble juste, ai-je accepté, avec un sourire.

- Le temps de dire adieu à nos petites habitudes et nos rendez-vous derrière le gymnase..

J'ai acquiescé, amusée. Ce compromis m'allait parfaitement.


- Tu. Sors. Avec. Torres.

J'ai levé le nez de mon magazine. Alex et moi étions attablés à la terrasse d'un café, assez loin du campus, en centre ville. On s'était retrouvé la pour manger, Callie et moi avions officialisé notre relation la veille, et je venais de mettre Alex au courant puisqu'il n'en avait pas encore entendu parler.

- T'es toujours en boucle ? ai-je ricané en feuilletant mon magazine.

Il en avait même délaissé son omelette.

- Ton assiette refroidit, ai-je fait remarquer, amusée.

- Je l'avais pas vu venir, a-t-il fait, en se grattant la tête. Mais j'imagine que...félicitations ?

- Merci, ai-je répondu avec un petit sourire.

- Vous êtes ensemble depuis combien de temps ? a-t-il demandé.

- Un mois, ai-je répondu.

- Tu ne pouvais pas me mettre au courant avant ? a-t-il demandé, vexé.

- Fais pas la tête, on voulait être sûres de nous, ai-je répondu.

- Ouais bah un mois pour savoir si vous êtes sûres..! s'est-il exclamé.

Mais il a repris sa fourchette et a continué de manger. J'avais déjà fini, alors, j'ai continué de parcourir mon magazine.

- Tu as arrangé les choses avec Addison ? ai-je demandé.

Il m'a regardé, paumé.

- Pourquoi je devrais ? a-t-il fait. C'est elle qui m'a larguée.

- Parce que TU l'as trompée ! me-suis-je exclamée, outrée.

- C'est bon, je lui ai demandé pardon, mais elle m'a quand même larguée alors c'est pas moi qui doit arranger les choses.

Je l'ai regardé, scandalisée, mais lui gardait les yeux sur son assiette, mangeant, complètement détendu. J'ai fermé mon magazine, toujours aussi indignée, et je l'ai abattu sur sa tête.

- Hé ! s'est-il exclamé. Mais quoi encore ?

- Tu vas aller arranger les choses avec Addison, ai-je fait.

- T'es souvent chiante, tu le sais ? m'a-t-il lancé, en me regardant agacé.

- Je sais mais c'est pour ton bien, ai-je répondu en haussant les épaules.

Il a ricané.

- C'est vrai !me-suis-je exclamée. Je sais que tu l'aimes encore. Que tu l'as toujours aimé.

Il a secoué la tête, comme s'il était exaspéré que je délire. Ça m'a énervée.

- Dis que j'ai tort ? ai-je proposé. Va-y. Détrompe moi.

Il n'a rien répondu non plus, et il était plutôt penaud, cette fois.

- On est d'accord, ai-je ricané. Tu l'aimes toujours.

"Ah les mecs." ai-je pensé, en soupirant. "Tellement bornés. Pas étonnant que je sois lesbienne."

Heureusement qu'il n'avait pas entendu cette pensée, parce qu'il aurait été encore plus vexé. Il a grommelé une vague réponse, et j'ai su qu'il réfléchirait à ce que je venais de dire, et peut-être - je l'espérais - qu'il prendrait la bonne résolution d'aller s'excuser. Encore.

- A quel âge tu as fait ton coming-out ? m'a-soudain demandé Alex.

- Pourquoi ? ai-je répondu, malicieuse. Tu songes à faire le tien ?

Il m'a balancé sa serviette que j'ai esquivé en riant.

- T'es conne, m'a-t-il affectueusement lancé. Non mais sans déc ?

- Je ne l'ai jamais vraiment fait, ai-je répondu en fronçant les sourcils. C'était juste..naturel. Mes parents n'ont pas été surpris quand je leur ai présenté ma première copine.

Alex a hoché la tête.

- Torres l'a fait, son coming-out ? a-t-il demandé.

J'ai secoué la tête négativement. Ça ne me gênait pas.

- T'es ok avec ça ? s'est-étonné Alex.

- Bien sûr, ai-je répondu. Elle prend le temps qu'il lui faut...et puis, je finirais bien par les rencontrer, ses parents. Mais rien ne presse.

Alex a hoché la tête, et s'est reconcentré sur son omelette. J'ai souri, et je l'ai regardé finir son assiette, songeuse.


Le lendemain soir, je traversais le hall du bâtiment A, l'accueil, lorsque j'ai vu Teddy et un jeune homme au billard. Je me suis dirigée vers eux et je me suis laissée tombée dans un fauteuil près du billard.

- Hey Arizona ! m'a-lancé Teddy avec un sourire.

- Salut Ted' ! ai-je répondu.

J'ai lancé un coup d'oeil en biais au mec. C'était Owen. Teddy s'y intéressait de près, depuis qu'il avait rompu avec Cristina Yang, récemment. Le roux a lancé un regard assez..intense, à ma meilleure amie, et je ne me suis pas sentie à ma place.

- Ouhla, y a de sérieux échanges d'énergies ici, ai-je grommelé en me levant.

Je me suis décalée de quatre sièges sur ma gauche, pour les laisser, et Teddy a éclaté de rire, tandis qu'Owen esquissait un sourire amusé. Je n'ai pas pu m'empêcher de les épier, jusqu'à ce que je reçoive un message. Callie.

J'ai saisi mon portable. Oulà.

"Ptn mon père est au courant que je suis en couple avec une fille."

Le ton de ce message m'a inquiété. J'ai senti un poids dans mon estomac.

"Tu lui as dit?!" ai-je écrit.

"Non!" a-t-elle répondu.

Elle a renvoyé un autre message.

"Mais il sait..je suis chez mes parents arranger tout ça."

"Et?"

Elle a mis un moment à répondre. Je regardais la partie de billard de Ted et Owen, de loin. Enfin elle a répondu.

"pas bon."

"?"

Je m'inquiétais vraiment, à présent.

"Il dit que si je ne romps pas tout de suite, il va me renier."

J'ai ricané. C'était bien le genre de Callie, ça, faire des mauvaises blagues dans ce genre de situation.

- Ça va 'zona, tu te tapes bien des barres toute seule ? s'est-moquée Teddy.

Je lui ai tiré la langue pour simple réponse et je me suis empressée de répondre à Callie.

"Sans dec, Callie!"

"Je blague pas Arizona" a-t-elle répondu. Elle a renvoyé un message dans la foulée. "C'est mon père. il blague pas sur ce genre de truc. je sais qu'il en est capable."

"il t'as donné un ultimatum ?"

"tout a fait son genre."

J'ai déglutit et j'ai senti mes mains qui tremblaient. Callie était censée choisir entre moi et ses parents. L'amour et la famille. J'avais vraiment peur des conséquences de ce choix.

"tu dois choisir, alors?" ai-je écris, tenant de paraître décontractée.

"ouais."

"Et ?"

J'ai attendu, fiévreusement, vérifiant toutes les minutes. Au bout de dix minutes, elle ne répondait toujours pas. J'ai craqué et lui ai envoyé un autre message.

"Callie ?! Tiens moi au courant stp!"

Dix minutes s'écoulèrent encore. Je commençais vraiment à paniquer.

"Calliope Torres !"