Le mystère est résolu
Dédicace aux irremplaçables et fidèles mousquetaires :
Paige0703, (Vive les romans fleuves !)
Jade181184, (Re-Coucou à ta petite merveille zen)
Coljayjay (Attention aux bouchons),
Nourann, Val81, CoolMhouse et Daniela
Merci pour votre intérêt, vos commentaires et vos encouragements !
Et merci à tous les lecteurs
.
.
A minuit Reese força à nouveau la porte du cabinet. Comme la veille, il ouvrit la porte secrète descendit les quelques marches et se glissa dans le couloir. Il plaça le capteur et enclencha le bouton rouge. Il attendit quelque instant mais rien de se produisit. Il recommença la manœuvre sans plus de succès. Il se décida à appeler mais s'aperçu qu'il n'avait pas de réseau dans le couloir. Il remonta dans le bureau
-« Finch vous êtes là ? »
-« Oui je vous écoute »
-« Le boitier ne fonctionne pas. J'ai respecté vos instructions mais il ne se passe rien »
-« C'est impossible il est programmé pour la recherche la plus étendu. Essayer de l'éteindre et de le rallumer »
-« J'y retourne, il n'y a pas de réseau dans le passage »
Il éteignit l'appareil, le ralluma et recommença la manœuvre mais n'obtint pas plus de résultat. Il regagna le bureau.
- « Rien à faire Finch »
-« D'accord. Je pense comprendre le problème. Il est sans doute nécessaire de neutraliser la piste en premier. Ce n'est généralement pas le cas mais le professeur semble apprécier les complications »
-« Qu'est ce que je dois faire ? »
-« Il faut inverser la programmation »
-« Mais encore ? » demanda John perplexe.
-« Vous ne pouvez pas le faire sans ordinateur » expliqua Finch.
-« Ok. Dans ce cas je vais vous ramener le boitier »
-« Non. Je viens vous rejoindre »
-« Pas question ! » protesta l'ex agent
-« Je n'ai que la cour à traverser, cela ne devrait pas être trop épuisant pour moi M Reese » répliqua aussitôt l'informaticien.
John soupira.
-« Vous savez bien ce que je veux dire. Je peux très bien revenir dans une heure ou demain lorsque vous aurez reprogrammé ce truc »
-« Ce serait du temps perdu. Cette enquête dure depuis suffisamment longtemps. J'arrive » affirma Finch avant de couper la communication.
-« Qu'est ce qu'il cherche à prouver ? » grogna Reese mécontent.
Quinze minutes plus tard Finch entrait prudemment dans le cabinet, son ordinateur sous le bras. Son agent l'attendait dans le bureau.
-« Donnez-moi le boitier » demanda t-il. John le lui tendit sans un mot. Il le connecta à l'ordinateur et le reconfigura en quelques minutes. Reese remarqua sa rapidité retrouvée et retint un sourire satisfait.
-« C'est prêt » annonça Finch en lui rendant l'appareil « posez le capteur et enclenchez le second bouton en premier cette fois »
L'ex agent retourna dans le couloir, son associé sur les talons. Il exécuta la manœuvre et cette fois l'appareil se mit en marche. Après quelques secondes le voyant devint fixe.
-« Le bouton rouge maintenant »
John le pressa. La piste neutralisée, les chiffres défilèrent sur l'écran puis s'arrêtèrent sur un code qu'il composa aussitôt. La diode vira au vert et un petit déclic signala l'ouverture de la porte.
-« Cette fois c'est bon. Je suppose que vous voulez venir ? »
-« Puisque je suis là » remarqua Finch.
-« Je passe le premier. Restez derrière moi »
Reese entra prudemment à l'affut d'une alarme ou d'un quelconque détecteur, mais il n'y avait rien. Hamilton devait croire les dispositifs de la porte suffisant pour protéger ses secrets. Il découvrit une grande salle aux allures de laboratoire, c'était blanc, aseptisé, moderne. « Tout l'équipement d'un labo dernier cri » songea t-il
-« Vous pouvez venir » appela t-il.
Finch entra à son tout et observa autour de lui surprit.
-« C'est un laboratoire? »
-« Oui. Et encore plus moderne que le labo officiel qui jouxte le cabinet »
-« Vous pensez qu'il mène des expériences secrètes dans cette installation ? »
-« Je ne vois que cela » jugea Reese.
Ils firent le tour des lieux, perplexes. Finch avisa un autre digicode au fond de la salle.
-« Une commande simple cette fois » estima t-il
-« Vous pouvez l'ouvrir ? » demanda John qui l'avait rejoint.
-« Cela ne devrait pas poser de problème » répondit son associé en connectant le boitier. La porte s'ouvrit sans difficulté une fois le code révélé. John entra dans la pièce et y découvrit quatre cuves alignées le long des parois. Il faisait particulièrement froid dans la pièce.
-« Qu'est ce que c'est que ça ? » murmura t-il
-« Des containers »
-« Comme ceux qui sont utilisés pour conserver certains éléments particulièrement sensibles ? Voir certains produits humains ? »
-« En tout cas ils sont réglés à la bonne température pour cela » constata Finch en vérifiant les compteurs.
-« Vous pensez la même chose que moi ? »
-« Je crois que oui. Compte tenu de la profession de notre numéro cela ressemble à une affaire de manipulation génétique »
-« Ok. Nous sommes face à une sorte d'apprenti sorcier » constata John
-« A mon avis il procède à une sélection des embryons ou quelque chose dans ce genre » jugea l'informaticien perplexe.
-« Reste à savoir qui il menace. Ou si ces activités ont été découverte et lui valent quelques inimités »
-« Bonne question » murmura Finch.
A cet instant des bruits leur parvinrent du bureau. Reese s'avança jusqu'à la porte du laboratoire faisant signe à son associé de rester sur place. Il perçu une voix de femme rendu aigüe par la colère.
-« Ah mais arrêter de me bousculer je sais marcher ! »
Il y eut une vague réponse par une voix d'homme qu'il entendit à peine.
« Le moment est mal choisi » songea l'ex agent nerveux « pas quand je suis avec lui ! »
-« Ca ne sert à rien de m'amener ici. Je n'ai rien à vous dire ! » Cria la femme.
-« De toute façon ce n'est pas vous que je veux interroger. Maintenant vous allez appeler votre patron et attention a ce que vous direz ! N'essayez pas de le prévenir !»
-« Je refuse ! » répliqua la femme « Je ne vais pas le réveiller en pleine nuit pour l'exposer à un psychopathe ! » grinça t-elle
-« Vous savez ce qui m'oblige à faire tout cela »
-« Je ne vous aiderais pas ! Je protégerais le professeur !»
-« Je ne suis pas certain qu'il en ferait autant pour vous »
-« Vous ne le connaissez pas c'est un génie ! »
Finch s'était approché tout en restant derrière son agent. Ils entendirent le déclic d'une arme que l'on charge.
-« J'y vais. Quoi qu'il arrive ne bougez pas d'ici » déclara aussitôt l'ex agent.
-« John ! » protesta Finch en agrippant son bras. Ils échangèrent un regard.
-« Je serais prudent » répondit Reese en se dégageant doucement. L'informaticien le suivit des yeux, inquiet, tenté de le retenir encore.
John avança jusqu'à l'escalier puis se cala derrière la porte secrète et jeta un bref coup d'œil dans le bureau. Il reconnu l'infirmière du professeur et le type qui surveillait Hamilton au bar quelques jours plus tôt « probablement aussi celui qui a essayer de l'enlever » songea t-il « comme il a échoué il a changé de tactique »
L'agresseur continuait de solliciter la secrétaire qu'il avait ligoté sur une chaise tout en manipulant un téléphone.
-« Tant pis. Je n'ai pas besoin que vous l'appeliez, un sms suffit s'il est envoyé de votre portable et assez persuasif »
-« Vous n'avez pas le droit ! » protesta la femme en gigotant sur sa chaise.
-« J'espère que votre cher professeur va daigner se déranger pour vous ! »
L'infirmière ne répondit pas, vexée. L'agresseur se tenait derrière une fenêtre à l'entrée du cabinet. Trop loin pour une attaque discrète. L'ex agent préféra patienter.
Après quelques minutes l'homme se déplaça. Reese attendait le bon moment. Profitant qu'il lui tournait le dos, il se glissa dans le bureau. L'infirmière l'aperçu. Il lui fit signe de garder le silence mais elle se mit à crier
-« Vous êtes têtus ! Mais vous pouvez vous y mettre à plusieurs je ne dirais rien ! » Brâma t-elle
-« Plusieurs ? » interrogea l'homme, surprit, en faisant volte face au moment où l'ex agent s'élançait vers lui, obligé de presser son attaque par la réaction de l'otage. Il réussit à le désarmer mais l'homme se mit aussitôt en position défensive et engagea le combat. Comme il l'avait soupçonné lors de la première tentative John comprit que l'homme savait se battre. Chacun parait les coups de l'adversaire et cherchait à prendre l'avantage. La porte du cabinet s'ouvrit brusquement.
-« Mais qu'est ce qui se passe ici ? » clama la voix du professeur.
-« Professeur Hamilton ! Au secours ! » s'exclama l'infirmière.
Le médecin sortit un petit pistolet de sa poche et tira à l'aveugle. La première balle ricocha contre le bureau à quelques centimètres de l'infirmière qui hurla de plus belle. Le professeur, paniqué, tira deux autres projectiles. Le premier frôla la tête de l'agresseur mais le second atteignit Reese à l'épaule. Il eut un instant de surprise et l'homme en profita pour se dégager. Il se jeta sur le professeur qu'il désarma sans peine puis braqua l'arme contre sa poitrine. John s'était relevé mais devant la menace il resta immobile.
-« Ca suffit ! Vous le vigile vous allez vous asseoir à côté de l'hystérique » exigea t-il. Reese s'exécuta docilement. L'homme était nerveux et il ne voulait pas risquer qu'il perde le contrôle. Surtout pas avec Harold à proximité. « Et vous professeur vous vous installez ici ! » ordonna t-il en le poussant sur le côté « On a des choses à se dire ! »
-« Certainement pas !» protesta Hamilton mais il préféra obéir.
.
Finch avait entendu les coups de feu. Mortellement inquiet, il composa le numéro de Fusco mais se rappela qu'il n'y avait aucun réseau dans ce sous sol. Dans le couloir non plus constata t-il. Il ne pouvait pas rejoindre le cabinet sans risquer de se faire prendre et en même temps il avait besoin d'envoyer ce message. Et plus que tout il avait besoin de savoir si Reese était indemne. Il entendit les ordres donnés par l'agresseur et comprit qu'il avait pris l'avantage. Mais alors John ? Il l'avait interpellé mais cela ne voulait pas dire qu'il était sain et sauf. Il s'efforça de rester calme. Composa un sms explicite pour l'inspecteur Fusco demandant un secours urgent puis avança lentement vers l'entrée, gravissant les marches une à une sans faire de bruit. Arrivé à la porte il passa la tête et vit que l'homme était occupé à ligoter le professeur et lui tournait le dos. Il se glissa hors du couloir, se dissimulant derrière le porte manteau. Dès qu'il fut dans le bureau, il obtint du réseau et put envoyer le sms. Puis il se pencha pour examiner la scène. Son cœur manqua un battement lorsqu'il vit son compagnon assied sur le sol près de l'infirmière, se tenant l'épaule. Il remarqua le sang sur sa veste et sentit la peur l'envahir. Comme mu par une intuition Reese se tourna alors dans sa direction. Leurs regards se croisèrent. John lut la peur dans celui de son associé. Mais il savait bien que ce n'était pas la situation qui l'effrayait le plus. Il secoua la tête en signe de négation pour le rassurer puis désigna la porte pour l'inciter à retourner dans le couloir. Finch approuva à contrecœur puis se redressa légèrement pour retourner dans la pièce secrète. Mais l'infirmière intervint.
-« C'est qui encore celui là ? Vous êtes combien au juste ? » S'exclama t-elle « m'en moque je ne dirais rien !» assena t-elle ensuite.
Reese serra les poings se retenant de gifler cette stupide femme. Il se dressa devant l'agresseur qui, à la réflexion de l'infirmière, s'était tourné vers le fond de la pièce, cherchant à s'interposer entre lui et Finch. L'homme braqua son arme sur lui.
-« Je vous ai dit de vous asseoir » menaça t-il « Et vous là bas ! » ajouta t-il en interpellant l'informaticien, « venez vous asseoir avec nous »
-« Restez calme » intima Reese « Inutile de s'énerver »
-« C'est moi qui commande » s'emporta l'homme « et j'ai dit : assis ! » ajouta t-il en le menacant.
-« D'accord. Mais restez calme. Mon ami n'est pas armé »
Il se tourna vers Finch qui n'avait pas bougé et lui fit signe d'approcher lentement. L'informaticien obéit.
-« Au sol ! Tout les deux ! » Exigea l'agresseur.
-« Ok. C'est bon, du calme » temporisa Reese. Il aida son partenaire à s'asseoir et s'installa près de lui, légèrement en avant. Finch se redressa aussitôt et dégagea l'épaule de son agent. Celui-ci le stoppa.
-« Ce n'est rien. La balle m'a juste effleurée »
-« Vous êtes sur ? » demanda Finch inquiet.
John hocha la tête et il se résigna à le lâcher.
-« Bon. On va pouvoir parler » affirma l'homme.
-« Qui êtes vous ? » interrogea Reese.
-« Eux le savent bien ! » répliqua l'homme en désignant le professeur et l'infirmière.
Hamilton se mura dans le silence. L'infirmière protesta :
-« S'il fallait retenir le nom de tout les patients ! »
-« Si vous ne me connaissez pas comment savez vous que je suis un patient ? » rétorqua l'homme
La femme se renfrogna
-« Ne faites pas semblant de m'avoir oublié. Vous m'avez eu assez souvent au téléphone ces derniers temps »
-« Et après ? Ca change quoi ? »
-« Je veux des réponses et vous allez me les donner ! »
Reese tenta le tout pour le tout.
-« Ecoutez » lança t-il « nous savons que le professeur Hamilton réalise des expériences. Mais nous ne savons pas lesquelles. Est-ce pour cela que vous vouliez l'enlever ? »
L'homme se tourna vers lui, perplexe. Finch se tendit, craignant que l'homme ne s'énerve et ne s'en prenne à John.
-« Vous êtes qui au juste ? Vous n'êtes pas un vigile ? »
-« Nous enquêtons sur les activités illégales du professeur » mentit Reese.
-« C'est pas trop tôt ! »
-« Vous êtes une de ces …victimes ? » tenta John
-« On peut dire ça » concéda l'homme. Il hésita puis ajouta « je m'appelle Brian Harmon. Cet homme a gâché ma vie et il me faut des réponses. Je ne les aurais jamais eu régulièrement alors j'ai décidé d'agir autrement. Je n'ai pas réussi à l'enlever l'autre jour. A cause de vous !» constata t-il « alors j'ai essayé avec sa chère assistante, c'était bien plus facile » L'infirmière eut un reniflement méprisant. L'homme s'approcha d'elle « Je veux savoir ce que ce monstre nous a fait ! Je veux savoir si un enfant existe pour nous quelque part ! » S'emporta t-il. Elle lui lança un regard inquiet devant son air déterminé.
-« Expliquez-vous ? » proposa Reese.
L'homme lui lança un regard hésitant.
-« C'est une longue histoire »
-« Nous sommes venus ici pour comprendre ce qui s'y passe. Vous pourriez nous y aider » ajouta l'ex agent pour le persuader.
-« Pourquoi pas » concéda finalement Brian. Il laissa passer une minute comme pour rassembler ses idées puis il entama son récit : « Il y a sept ans, nous avons consulté ce type ma femme et moi » commença t-il « ca faisait huit ans que nous étions mariés et pas d'enfant. Les médecins ne trouvaient pas vraiment de causes sérieuses à cette stérilité. Ils nous disaient d'attendre. Finalement nous sommes venus ici chercher un peu d'aide. Il a tout de suite considéré notre cas comme très intéressant et quinze jours après la première consultation le traitement commençait. Six mois plus tard Suzan était enceinte et nous étions tellement heureux ! » La voix de l'homme se brisa un peu et il attendit quelques secondes avant de continuer « Inès est née quelques mois plus tard. C'était un si beau bébé, si parfaite ! Elle ne pleurait jamais mais elle était vive et joyeuse. Au départ nous étions un peu étonnés par ses cheveux bruns alors que nous étions blonds tout les deux, mais le professeur disait que cela pouvait arriver, et puis c'était un détail si infime ! » Brian soupira avant de poursuivre « Pendant trois ans nous avons été parfaitement heureux. Jusqu'à cette nuit où un chauffard a renversé Suzan. Je me suis retrouvé seul pour élever Inès. Mais j'adorais ma fille. Stella, la sœur de Suzan, a déménagé avec sa famille pour pouvoir m'aider un peu. Inès aimait beaucoup jouer avec ses cousins. Et puis un jour… » À nouveau la voix de l'homme se brisa comme ses souvenirs se faisaient plus douloureux « un jour Inès a commencé à se plaindre d'une grande fatigue. Les médecins lui ont fait tout un tas d'examen pour finalement diagnostiquer une leucémie. La greffe était sa meilleure chance de guérison, alors ils ont testé tout le monde, toute la famille proche, moi, mon frère, ma belle sœur, son mari, ses deux garçons… je me rappellerais toujours de cette consultation avec l'oncologue : « Vous auriez pu me prévenir qu'Inès était une enfant adoptée ! Nous n'aurions pas fait tout ces test de compatibilité pour rien mais l'aurions plutôt inscrite sur la liste d'attente » m'a-t-il dit. Je me souviens du regard atterré de Stella qui ne comprenait rien et moi non plus d'ailleurs. J'ai protesté. Le médecin a temporisé puis comme je persistais il m'a affirmé « les tests sont formels, vous n'êtes pas le père d'Inès, vous n'avez aucun lien avec elle » Stella a protesté que jamais sa sœur ne m'aurait trompé mais l'oncologue a secoué la tête « je ne dis pas cela madame, le fait est que votre sœur n'était pas non plus la mère d'Inès, cette petite fille n'a pas de lien de sang avec votre famille ». A cet instant j'ai cru devenir fou » murmura Brian en secouant la tête. « J'avais assisté à la naissance et je savais bien que Suzan avait mis au monde Inès. Elle avait accouché à la maison, il ne pouvait pas y avoir eu de substitution. Le médecin persistait à vouloir me faire avouer que ma fille avait été adopté dans l'espoir de retrouver une piste pour ses parent biologiques. Il ne voulait pas me croire, et j'entendais les sanglots de Stella aussi perdue que moi »
-« Qu'avez-vous fait alors ? » demanda John.
-« J'ai voulu venir ici chercher des réponses. Mais je n'ai pas eu le temps. L'état d'Inès s'est brusquement dégradé et ils n'ont pas trouvé de donneur compatible à temps. Et toujours ce médecin qui me fixait avec un air de reproche, persuadé que je lui mentais ! » Brian soupira « Après le "départ" de ma fille j'ai décidé de me battre pour obtenir la vérité. Le professeur n'a bien entendu jamais répondu à mes appels, ni à mes courriers. Alors j'ai fait des recherches pour comprendre, et je suis parvenu à la seule conclusion possible »
-« La manipulation génétique » supposa Finch.
-« Oui. Il a fait porter à Suzan l'enfant d'un autre couple. J'ignore pourquoi il a fait ça mais j'ai besoin de le savoir » il se tourna vers Hamilton « et il va me le dire ! » ajouta t-il en brandissant son arme sous le nez de celui-ci.
Le médecin pinça les lèvres.
-« Vous ne pourriez pas comprendre » lâcha t-il méprisant.
Brian s'élança et le frappa au visage, exaspéré par son attitude hautaine. C'était le moment que John attendait pour bondir sur lui. Une courte lutte s'engagea, l'ex agent un peu désavantagé par sa blessure. Finch se leva alors, saisit une lampe et assena un coup par derrière à son adversaire. Insuffisant pour lui faire lâcher prise mais suffisant pour permettre à son associé de le maitriser. Il réussi à lui attacher les mains et le força à s'asseoir sur une chaise.
Finch approcha de son compagnon, posa une main sur son bras.
-« Est ce que tout va bien ? » demanda t-il constatant que la tache de sang sur sa chemise s'était élargie.
-« Oui. Grace à votre intervention »
-« Votre blessure… »
-« Il va falloir attendre un peu » répondit Reese en posant un instant une main sur la sienne pour le rassurer.
-« Vous ne pouvez pas protéger ce monstre ! » protesta Brian désespéré.
-« Nous pouvons vous empêcher de faire une terrible erreur qui gâchera votre vie » répliqua Reese « et Hamilton sera puni quand même. Maintenant que son secret est dévoilé, nous trouverons assez de preuves pour l'envoyer en prison pour de longues années»
Il se tourna vers le professeur.
-« Avant vous allez répondre à sa question, il a le droit de savoir » intima t-il menacant, brandissant un instant l'arme de Brian.
-« Vous ne me tuerez pas » affirma le professeur sûr de lui.
-« Non. Mais je sais tirer là où ça fait mal. Vous ne serez plus jamais le même ensuite» répliqua l'ex agent.
-« Ca suffit ! » brama l'infirmière à moitié hystérique « ne touchez pas au professeur ! Vous ne comprenez rien bande d'ignares ! Le professeur Hamilton est un génie, il va créer une nouvelle race d'humain supérieurement intelligent et vous sabotez son œuvre !»
-« Taisez-vous Hilda ! » ordonna Hamilton
-« Mais professeur ils vous dénigrent ! » protesta t-elle outrée. « Avec les recherches du professeur l'humanité évolue » affirma t-elle d'un air convaincu « Les enfants qu'ils composent sont bien plus intelligent que les autres, comme ma fille Celyna ! » se rengorgea t-elle.
-« Qu'il "compose" » s'étrangla Brian.
-« Celyna est votre fille ? » interrogea Reese.
-« Oui. Enfin c'est ma sœur qui l'a porté mais elle a mes gênes ce qui fait qu'elle est aussi douée que moi en informatique ! Et son père était un célèbre champion d'athlétisme, c'est pour cela qu'elle excelle en sport, mon intelligence et ses capacités physiques, l'union parfaite ! » Jubila t-elle.
-« Mais pourquoi ne pas l'avoir mise au monde vous-même ? »
-« Ma sœur était mariée et en meilleure santé que moi, elle faisait un sujet idéal sur le plan physique. Seulement ça a bien failli rater parce que l'environnement compte aussi. A l'époque Darla était mariée avec un homme très intelligent mais cette idiote a divorcé pour épouser un imbécile. Heureusement que Celyna n'a pas été influencé par ce pauvre type ! J'y ai veillé ! »
-« Hilda, je vous ai demandé de vous taire » grogna le professeur.
-« De toute façon nous avons vos dossiers. Nous finirons bien par retracer vos expérimentations » jugea l'ex agent.
-« Si vous parvenez à les décoder » ironisa Hilda fière d'elle.
-« C'est déjà fait » affirma John avec un mince sourire moqueur « Mon associé est très doué avec un ordinateur »
-« Quoi ? » demanda t'elle en se tournant vers Finch et en le fixant « Vous avez décrypté mes fichiers ? »
-« Vos fichiers et votre code » confirma l'informaticien.
-« Oh ! » souffla t-elle en lui adressant un regard fasciné « Vous devez être très intelligent ! Vous feriez un excellent sujet d'étude ! » John fronça les sourcils alors que Finch, choqué, s'efforçait de rester neutre.
-« En tout cas je suis certain de parvenir à lire ces documents » tenta t-il
-« Oh oui ! Si vous avez pu y accéder vous les comprendrez » approuva l'infirmière sans le quitter des yeux, ce qui le mettait singulièrement mal à l'aise « personne d'autre n'y avait réussi » ajouta t-elle avec un regard admiratif « J'aimerais savoir comment vous vous y êtes pris d'ailleurs ! »
-« Je pourrais vous le dire. Mais je suis certain qu'une personne aussi brillante que vous va deviner » suggéra l'informaticien
-« Oui c'est vrai je pourrais » confirma Hilda, flattée « Je peux avoir un indice ? » ajouta t-elle
Finch retint un sourire voyant qu'il l'avait amené précisément où il le souhaitait.
-« Je vous le dis si vous révélez à M Harmon la vérité sur son dossier. Car vous la connaissez n'est ce pas ? Le professeur n'aurait rien pu faire sans votre aide »
-« Hilda ! » gronda le professeur. Mais celle-ci l'ignora, captivée par l'informaticien.
-« Oui je la connais. Je sais chaque dossier en fait. C'est vrai que le professeur n'aurait pas pu gérer sans moi » se rengorgea t-elle. Finch songea qu'il avait fait le bon choix en recourant à la flatterie, cette femme était de toute évidence très fière de ses actions sans s'arrêter aux conséquences ou au côté illégal.
-« M Harmon était ingénieur et sa femme avait une formation universitaire. Un environnement idéal pour élever un génie » affirma Hilda.
-« Eux n'étaient pas assez bien pour concevoir mais ils l'étaient pour élever un enfant » suggéra Reese.
-« C'est cela oui. Inès était la fille d'un mathématicien titré et d'une chercheuse en biologie. Imaginez donc le résultat d'une telle union de cerveaux ! » Jubila l'infirmière.
-« Les deux ne se connaissaient pas ? »
-« Non ils étaient en couple chacun de leur côté avec des personnes médiocres. Un vrai gâchis ! »
-« Mais nous ? » murmura Brian « il ne reste rien de nous ? »
-« Vous si M Harmon. Vous êtes un ingénieur réputé, un cerveau intéressant. Mais votre femme ne présentait pas d'intérêt. Une simple institutrice c'est trop commun ! Alors le professeur a conjugué vos dispositions avec celles d'une scientifique, docteur en sciences appliquées je crois. Votre fils est très prometteur pour ce que nous en savons »
-« J'ai un fils » répéta Brian abasourdi.
-« Evidemment. Le professeur réussit toujours ses créations » répliqua l'infirmière comme si c'était évident. « Quel dommage que parfois la nature sabote son travail comme avec Inès. Vous connaissez Elise Barowski ? Le petit prodige du violon ? C'est une création du professeur » se rengorgea Hilda
-« Allez vous enfin vous taire Hilda ! je ne sais pas comment j'ai pu vous faire confiance aussi longtemps ! » Explosa Hamilton furieux de la voir dévoiler ainsi ses secrets.
-« Mais professeur je ne dis rien de mal ! Vos travaux méritent la reconnaissance ! »
-« Et plus encore la prison » estima Reese.
Hilda eut un grognement méprisant.
-« Vous, vous ne comprenez vraiment rien ! » se plaignit-elle
-« Bien assez je vous rassure »
Du bruit se fit entendre à l'extérieur.
-« Je crois que c'est la police » jugea Finch. Il prit son téléphone et appela Fusco
-« Vous êtes là inspecteur ? » demanda t-il
-« J'ai fait aussi vite que j'ai pu, vous en êtes où ? » interrogea Lionel stressé.
-« John maitrise la situation. Je viens vous chercher et je vous ferais un résumé »
-« Ok je vous attends ! »
-« Vous ne pouvez pas interrompre les travaux du professeur » protesta Hilda « Il y a encore trois génies en cours »
-« Il pourra toujours écrire des résumés dans sa cellule » ironisa Reese.
-« Et votre ami devait m'expliquer sa méthode ! » protesta Hilda.
John haussa les épaules.
-« Vous ne pourriez pas comprendre, il est trop doué pour être accessible à nos simples cerveaux moyens »
L'infirmière lui lança un regard stupéfait et resta muette.
Il se tourna vers Brian.
-« Vous n'avez tué personne. Acceptez de collaborer avec l'inspecteur Fusco et je vous garantie qu'il vous aidera de son mieux pour atténuer votre peine. Avec un dossier aussi solide Hamilton ne pourra pas échapper à une lourde condamnation »
-« Pourquoi pas » soupira Brian « J'ai mes réponses. Je suppose que je dois vous remercier pour m'avoir empêché de faire une grosse bêtise ? »
-« Vous aviez de bonnes raisons »
-« Il ne me reste rien de Suzan » murmura t-il
-« Vous avez un fils inconnu quelque part » rétorqua John.
-« Je crois que cette histoire va créer un sacré remue ménage » ricana Brian, amer.
-« Je le crains » approuva Reese.
Fusco entra dans la pièce avec deux agents. Finch suivait un peu en retrait.
-« Allez on embarque tout le monde. On s'expliquera au poste. Qu'on me prépare des cellules pour chacun et trois tubes d'aspirine ! » Lança Lionel
-« Je vous remettrais la copie des fichiers décryptés inspecteur. Mais vous devriez saisir l'ordinateur du professeur »
-« Ouais, je l'embarque. Merci Finch. Je sens que cette histoire va être terrible en taux de paperasse ! » Se plaignit-il
-« Désolé inspecteur »
Fusco haussa les épaules d'un geste fataliste
-« Vous ne traitez que des cas impossibles ! » affirma t-il « On dirait que vous allez devoir sortir votre trousse » ajouta t-il en observant Reese qui avait pris appui sur une table.
-« Je le crains inspecteur mais j'ai l'habitude »
-« Ouais vous savez y faire. Et ça ne vous est surement pas désagréable avec lui» constata Fusco avec un clin d'œil et un regard entendu qui firent légèrement rougir l'informaticien.
-« A plus les gars. Allez on y va » ajouta t-il pour ses agents. Les deux hommes se laissèrent emmener sans rien dire alors qu'Hilda protestait sur le traitement réservé à son employeur.
-« Retournons à l'appartement John. Vous avez besoin de soins » affirma Finch en s'approchant de lui et en observant sa chemise maintenant largement tachée.
John se pencha et passa son bras valide autour de sa taille.
-« L'essentiel est que vous n'ayez rien » murmura t-il
Finch eut un mince sourire.
-« Question de point de vue » répondit-il. Il se plaça près de lui de façon à le soutenir si nécessaire et l'entraina à l'extérieur.
Ils traversèrent lentement la cour, chacun perdu dans ses pensées, et regagnèrent l'appartement. Finch se dirigea aussitôt vers la salle de bains pour récupérer sa trousse.
-« Vous l'emmenez vraiment partout alors ? » se moqua son agent.
-« L'expérience prouve que c'est indispensable M Reese. Oter votre chemise que je puisse soigner votre blessure » ajouta t-il en préparant les pansements.
John obéit et observa son épaule.
-« La balle n'a fait que m'effleurer. C'était un petit calibre et mon manteau a amorti l'impact» constata t-il rassurant.
-« Encore heureux ! » marmonna Finch en commençant à nettoyer la plaie.
Reese secoua la tête.
-« J'ai hâte de rentrer. Ce type s'est prit pour dieu, c'est effrayant »
-« Je ne comprends pas vraiment ses motivations. Il voulait créer des enfants supérieurement intelligents, d'accord. Mais ensuite ? Il n'avait aucun contrôle sur ces enfants » constata Finch
-« J'y ai pensé. Je ne vois pas non plus l'intérêt. C'était peut être juste pour satisfaire ses besoins d'expérimenter de nouvelles techniques ? Ou il voulait profiter de son savoir pour imposer ses choix ? Il devait se sentir tout puissant de pouvoir manipuler ces vies à sa guise ».
-« L'envie de jouer les apprentis sorcier ? Au final cela risque de chambouler de nombreuses vies ! Mais je suppose que seul comptait ses intérêts» constata l'informaticien.
-« Pourtant toutes ces expériences devant rester secrètes il n'avait aucune gloire à attendre de ses réussites. A part peut être l'admiration d'Hilda » ironisa Reese
-« Les motivations humaines sont si étranges parfois ! » jugea l'informaticien. Il sentit frémir son partenaire « Je vous ai fait mal ? Désolé » murmura t-il.
-« Non, ça va » répondit l'ex agent. Il se pencha vers son partenaire « Ces frissons ont bien plus à voir avec vos mains contre ma peau qu'avec ma blessure » chuchota t-il.
-« Hum, je vois. Je vais faire plus attention dans ce cas »
-« Ou pas » chuchota John en glissant une main sur sa nuque pour attirer son visage et l'embrasser. Finch l'arrêta, posant une main contre ses lèvres.
-« Les soins d'abord M Reese »
-« Ca en fait partie » plaida celui-ci.
-« De plus après l'heure que nous venons de vivre il serait bien plus raisonnable de nous "ménager" ne trouvez vous pas ? » ajouta Finch d'un ton docte.
Reese soupira et laissa retomber sa main.
-« Harold… »
-« C'est votre idée John et je la respecte »
-« Et vous comptez la respecter longtemps ? » demanda Reese désabusé.
-« Je n'ai pas encore décidé »
L'ex agent n'ajouta rien, résigné. Il savait l'entêtement de son compagnon. Toutefois, n'ayant agit que pour son bien, il avait espéré au moins bénéficier de circonstances atténuantes « Au moins il me parle à nouveau normalement » se consola t-il. Finch termina le pansement.
-« Vous voici réparé encore une fois »
-« Merci Finch »
-« Maintenant allez vous reposer. Vous pouvez prendre le lit, je dormirais sur la banquette »
Reese enfila sa chemise et saisit sa veste.
-« Je préfère remonter dans ma chambre. Il est hors de question que vous dormiez dans un canapé »
-« Vous ne pouvez pas rester seul » protesta l'informaticien.
-« Je ne cours aucun risque. Ca ne saigne même plus »
Finch pinça les lèvres, contrarié.
-« Nous partons dans la matinée ? » interrogea l'ex agent.
-« Oui je vais y veiller. Bien que la directrice sera sans doute indisponible après les événements de cette nuit »
-« En tout cas j'ai hâte de rentrer »
-« Moi aussi » avoua son associé.
-« A demain Finch, enfin à tout à l'heure » lança Reese en se dirigeant vers la porte.
L'informaticien hésita puis le rappela.
-« John ? »
-« Oui ? » demanda celui-ci la main sur la poignée.
-« Vous n'oubliez rien ? » interrogea Finch. Il s'approcha, posant les mains sur son torse « Vous ne me saluez pas ? »
-« Bien sur que si » répondit l'ex agent en l'embrassant tendrement.
-« Me voici rassuré. Si en plus de me ménager vous ne vouliez même plus m'embrasser j'aurais de quoi m'interroger ! »
John posa une main sur sa joue.
-« Vous savez que je vous aime Harold. Peut être mal parfois, mais sincèrement »
-« Je sais » répondit l'informaticien en l'embrassant à son tour « A tout à l'heure » ajouta t-il.
Reese avait un instant espéré le voir changer d'avis mais ne montra pas sa déception. Finch soupira en le voyant partir. Mais il ne pouvait pas céder si vite, sinon John recommencerait « Il doit comprendre que je suis solide moi aussi » murmura t-il
Finch se coucha mais le sommeil le fuyait. Il se tourna plusieurs fois sans parvenir à s'endormir, inquiet pour son compagnon. Finalement, n'y tenant plus, il se leva et consultât le réveil : 3H12. Reese devait dormir, du moins l'espérait-il. Il se glissa sans bruit hors de l'appartement et gravit l'escalier. Prenant mille précautions il pénétra dans la chambre de son agent et marcha lentement jusqu'au fauteuil, guettant la forme immobile allongée dans le lit « endormi » songea t-il jusqu'à ce qu'il entende :
-« Lorsque vous forcez la serrure prenez garde d'accompagner le rebond sinon la manœuvre devint audible et c'est gênant si la pièce est occupée, vous perdez l'effet de surprise »
Finch poussa un soupir désappointé.
-« Très bien. Je retiendrais la leçon. Je suis désolé de vous avoir réveillé »
-« Je ne dormais pas »
-« Vous avez mal ? »
-« Non pas vraiment » estima Reese.
-« Pas de fièvre ? »
-« Je ne crois pas »
L'informaticien s'avança et posa la main sur le front de son agent. Sa fraicheur lui fit du bien
-« Je dirais que vous en avez un peu mais c'est une réaction naturelle »
Trop vite pour Reese il ôta sa main puis s'assied dans le fauteuil. L'ex agent se redressa aussitôt comme mû par un ressort.
-« Finch vous ne comptez pas vous installer dans ce fauteuil ? »
-« Je préfère veiller au cas où » répliqua l'informaticien.
-« Je ne veux pas vous voir passer la nuit, ou ce qu'il en reste, installé de cette façon ! » protesta John.
-« Il est très confortable »
-« Rejoignez-moi » murmura Reese « Je vous promets que je ne vous toucherais pas »
-« Hum » émit Finch perplexe. Il hésitait à le croire.
-« Sinon je me lève moi aussi et je dormirais assis sur la chaise » menaça alors John.
-« M Reese ! » protesta l'informaticien.
-« Vous avez le choix. Retourner dans votre chambre ou venir près de moi. Mais si vous restez dans ce fauteuil je me relève ! » Répliqua John. Voyant que son compagnon hésitait, il repoussa la couverture d'un geste brusque.
-« Non ! » l'arrêta Finch « C'est bon » ajouta t-il. Préférant céder au chantage de son agent, il vint s'allonger à côté de lui.
-« Juste pour pouvoir vous surveiller » prévint-il
-« D'accord » Répondit Reese en gardant sagement ses distances.
Finch se détendit et ne tarda pas à céder au sommeil, épuisé. Sans s'en rendre compte, à peine endormi, il vint spontanément se coller contre le corps de son associé laissant même échapper un soupir satisfait. Reese sourit à sa réaction. Il caressa doucement ses cheveux.
-« Bonne nuit Harold » chuchota t-il doucement.
