Merci à tous :) Je suis comblée de joie et de reviews :)
Continuez comme cela, un auteur apprécie toujours de voir son travail reconnu… ça motive :D
Comme prévu la suite, plus tôt que prévue.
Chapitre 11 : Les douleurs de la vérité
Les coups pleuvaient sur le corps de la jeune fille. Ils étaient violents. Son arcade sourcilière s'ouvrit au moment même où sa tête heurta le sol en pierre. Un filet de sang coulait sur ses yeux. La jeune fille était aveuglée et n'arrivait pas à discerner son agresseur. Ses poumons la brulaient, elle avait du mal à respirer et à crier. Son corps était une immense plaie, ce qui rendait impossible toute tentative pour se redresser. Soudain, sans prévenir, les coups cessèrent. Elle sentit l'assaillant s'agenouiller à ses côtés alors qu'elle hoquetait, cherchant à recracher le sang qui coulait dans sa bouche.
-Tss Tss Tss… Ne gâchons pas tout ce si bon sang, murmura une voix doucereuse.
Hermione sentit une langue chaude, humide et excitée lui lécher le visage, ce qui lui donna instantanément l'envie de vomir. L'homme était en train de sucer avec délectation le liquide rouge qui s'échappait de son arcade. La jeune fille en profita pour retrouver ses esprits. Elle était toujours bien trop faible et bien trop choquée pour le repousser et s'enfuir. De plus sa baguette n'était plus en sa possession. Par contre, elle était désormais capable d'identifier l'inconnu. Mais, il était bien trop proche. Une fois qu'il en eut fini avec son front, il s'attaqua à sa lèvre. Hermione gémit, essayant de le repousser sans grand succès. Enfin il s'écarta. Hermione eut un hoquet de stupeur lorsqu'elle découvrit son agresseur. Puis un hoquet de terreur, lorsqu'elle vit que les crocs du jeune homme étaient sortis.
-Zabini qu'est ce que tu fais ?
-Je bois ton sang Granger… Et si tu veux savoir, on a beau t'appeler Sang-de-Bourbe, il est délicieux… Tu es vierge n'est-ce-pas ? Ça le rend pur et d'autant plus délectant.
-Ne fais pas ça… Tu vas avoir des problèmes.
-Des problèmes ? Quels problèmes ? Tu comptes raconter notre petite aventure à Dumbledore, Granger ? Si c'est le cas, je vais pouvoir lui dire, que tu as osé voler le sang d'Harry Potter à l'infirmerie pour l'offrir à un Vampire… Tu risques l'expulsion…
Le sang d'Harry ! C'était le sang d'Harry qu'il lui avait réclamé ! Qu'avait-elle fait ?
-Mais on peut trouver un arrangement… Je ne dis rien, et tu me laisses me nourrir de ton sang.
-Jamais !
-Parce que tu crois que tu as le choix peut-être…
Son mouvement fut si rapide, que les yeux d'humaine d'Hermione ne furent pas capables de l'appréhender. Elle sentit les canines de Zabini s'enfoncer dans sa gorge, lui arrachant un cri de douleur terrible. Elle essaya de se débattre, mais arrêta bien vite. Un simple mouvement de tête déchirait davantage la peau de sa gorge, augmentant alors sa souffrance. Elle entendait très distinctement les bruits de succion que faisaient Zabini. Cela lui donna des hauts-le-cœur. Elle sentait ses forces la quitter et elle ne pouvait rien faire contre. Chaque mouvement lui était douloureux. Le désespoir l'envahit. Hermione sentit des larmes couler sur son visage endolori. Des petits éclairs blancs passaient devant ses yeux, et tout s'assombrissait autour d'elle. Elle n'allait pas tarder à perdre conscience, elle le sentait. Les bruits lui venaient de très loin. C'était à peine si elle entendit la lourde porte s'ouvrir. Une voix méconnaissable hurla un mot incompréhensible. Elle sentit le vampire s'éloigner d'elle. Par instinct de survie elle plaqua sa main sur la plaie sanguinolente. Le brouillard qui était jusqu'alors devant ses yeux commença à s'estomper. Un bras vint lui enserrer les épaules. Un bras et un corps chaud, contre son corps endolori et gelé. Aussitôt elle se sentit en sécurité.
Hermione redressa la tête pour voir le visage de son sauveur. Elle reconnut ces cheveux si caractéristiques et ce visage qui peuplait ses rêves depuis quelques temps. Les sons commençaient à redevenir compréhensibles. Malefoy tenait le vampire en joue. Il lâcha Hermione et se dirigea lentement vers son ami. Le froid pénétra le corps de la jeune fille de part en part, mais toute son attention était tournée vers les deux Serpentards.
Draco était dressé devant un Blaise Zabini allongé sur le sol, louchant sur le pieu qui était suspendu au-dessus de son cœur. Hermione se demandait comment Malefoy pouvait faire cela sans baguette. En réalité elle était encore trop faible pour percevoir l'énergie qui émanait du Serpentard. Un nuage de magie noir l'enveloppait et toute forme de pitié semblait avoir disparu. Malefoy était à ce moment-là capable du pire. Dans ses yeux, désormais d'un noir terrifiant, Hermione pouvait voir la mort. Il était prêt à tuer Blaise Zabini, son seul et unique ami.
-Je suis peut-être un monstre, mais tu n'es pas mieux Draco… lança Zabini.
-Et c'est d'ailleurs pour ça que tu vas m'écouter et que tu vas m'obéir… Blaise.
-Eloigne ce pieu…
-Je t'interdis de t'approcher d'Hermione, tu m'entends…
-Désolé, mais Granger et moi, on a un petit marché.
-Ce marché ne tient plus.
-Je vais alors être obligé de dire que Granger vole des fioles de sang à l'infirmerie…
-Tu ne diras rien du tout
-Et pourquoi ? Dis moi pourquoi ? Parce que tu vas me tuer ? La mort ne me fait plus peur Draco, je suis déjà mort une fois je te rappelle… Tu n'auras jamais les couilles de me tuer de toute façon … Hein Draco ! Vas-y enfonce-le ce pieu…
Malefoy leva les yeux au ciel manifestement excédé par le comportement de Zabini. Il se lécha les lèvres, et se mit à la hauteur du Vampire. Puis il remonta les manches de sa chemise.
Le visage de Blaise se figea, comme s'il avait enfin devant lui la preuve que Malefoy était véritablement capable de le tuer.
-Putain, Draco, c'est pire que je ne l'avais imaginé.
Hermione essaya de se redresser. Elle n'arrivait pas à voir ce qui avait fait ainsi réagir Zabini. Tant bien que mal, elle se mit sur les genoux, et se redressa en s'appuyant sur la balustrade du balcon. Alors tout s'éclaira. Ou plutôt tout s'assombrit. La jeune fille la discernait très bien. Un crâne humain. Un serpent terrifiant s'échappant de sa mâchoire. La Marque des Ténèbres. Elle avait face à elle, les deux personnes les plus dangereuses de Poudlard. Un vampire assoiffé de sang et un Mangemort avide de meurtre. La jeune fille se laissa tomber sur le sol. Elle jeta un coup d'œil vers la porte. Elle n'aurait jamais le temps de l'atteindre. Sa baguette… Où était sa baguette ? Elle l'aperçut à quelques mètres de là. La jeune fille se mit sur ses deux jambes tant bien que mal, et tituba jusqu'à elle. Puis dans un mouvement saccadé, elle se pencha et la ramassa. Un vertige lui fit tourner la tête, et lui fit perdre l'équilibre. Elle tenta d'amortir la chute de ses deux mains. Une nouvelle douleur vint s'ajouter à toutes les autres. Et de sa main meurtrie, elle brandit sa baguette vers les deux garçons. La peur l'avait submergée, la rendant presque hystérique.
-Personne ne bouge ou je … je … vous lance un sort.
Les deux jeunes hommes se tournèrent vers elle.
-Granger, lâche cette baguette, ordonna Malefoy.
- Ne m'approche pas ! Ne m'approche pas ! Mangemort… Tu es un Mangemort ! Tu… tu … tu… Pourquoi ?
- Granger, calme-toi !
-Je vais vous dénoncer… Tous les deux ! Je… Tu … Vous…
C'est alors, que Zabini profita de l'inattention de Malefoy pour lui attraper sa baguette qu'il avait coincé à l'arrière de son pantalon. Et avant qu'Hermione et Draco aient eu le temps de réagir, il jeta son sort. Celui-ci percuta la jeune fille de plein fouet. Elle s'écroula sur le sol.
ooo
Doucement, Hermione retrouvait ses esprits. Tous ses sens étaient en alerte. Elle sentait qu'elle n'était plus sur le balcon de la tour d'Astronomie. Ici il faisait chaud. Elle était loin du sol en pierre. On l'avait allongé sur un matelas confortable et moelleux. Ça sentait bon la nourriture. Et un parfum musqué embaumait son environnement. La jeune fille entendait la respiration de quelqu'un juste à côté d'elle. Il s'agissait très probablement de la personne qui l'avait amené ici. Le souffle était calme et posé, ce qui rassura immédiatement la jeune fille. Hermione voulut se retourner mais son corps était encore endolori ce qui la fit grimacer de douleur. Une main apaisante se posa sur son épaule. Enfin la jeune sorcière s'efforça d'ouvrir les yeux. La pièce était plongée dans l'obscurité. Seules quelques bougies projetaient des lueurs mordorées sur les murs. Elle se força à tourner la tête sur la gauche pour voir qui l'avait emmené ici. La morsure de Zabini rendit plus difficile ce mouvement.
-Bonjour.
Le cerveau d'Hermione sortit de son demi-sommeil aussitôt. Brusquement elle se redressa dans son lit, et eut un mouvement paniqué vers l'arrière. Si elle avait pu, elle aurait sauté du lit et se serait précipité vers la porte malgré toutes les douleurs qui lui perçaient chaque membre de son corps. Mais la jeune fille s'était empêtrée dans ses draps, qui la retenaient prisonnière.
Malefoy l'obligea à se recoucher, malgré ses cris de protestation et de terreur. Elle chercha à lui asséner plusieurs coups sans résultat. Le jeune homme dut se mettre au dessus d'elle, afin de plaquer convenablement ses épaules contre le matelas, et ainsi la maintenir immobile.
-Tu n'as pas à avoir peur Granger, je te rappelle, que je t'ai sauvé la mise.
-Tu es un Mangemort Malefoy !
-Ce n'était pas ce que tu souhaitais ? Que je devienne le monstre que tu t'imaginais ? Tu semblais tellement déçue le jour où tu as vu ce bras immaculé. Il fallait que je rectifie cette erreur. Que je devienne le monstre que tu voulais que je sois ! Le monstre que tout le monde voyait en moi !
A la plus grande surprise de Malefoy, Hermione fondit en larmes. Le jeune homme embarrassé, libéra les épaules de la jeune fille, ne sachant que faire.
-Hé ! Pourquoi tu pleures ? Granger ?
-C'est de ma faute ! C'est à cause de moi que tu es devenu un Mangemort ! Je suis ignoble. Je suis égoïste, je n'avais rien compris … je… je …
-Oh ! Ce n'est pas toi qui m'a forcé à le faire Granger, ce n'est pas toi non plus qui me l'a appliqué !
-Si je ne t'avais pas rejeté, tu ne l'aurais pas fait.
-Probablement pas, non… Mais putain arrête de pleurer !
Malefoy quitta le lit, et se dirigea vers la table d'où s'échappait une délicieuse odeur. Hermione en profita pour essuyer ses larmes avec les draps du lit. Le jeune homme vint se rassoir aux côtés de la jeune fille et lui tendit un bol de soupe.
-Tiens, bois ça, ça te fera du bien… On parlera après.
Hermione dégusta autant qu'elle le put le repas que Malefoy lui avait préparé. A vrai dire, elle ne se sentait pas vraiment en danger avec lui. Mais, elle ne le comprenait pas, ce qui était presque plus inquiétant encore que la marque qu'il portait sur l'avant-bras. Une fois qu'elle eut terminé, elle posa le bol sur le sol, et attendit que Malefoy lui fasse signe de commencer.
-C'était toi qui m'a envoyé la lettre hier soir ?
-La lettre ? Quelle lettre ?
-La lettre écrite de ta main qui me disait d'aller à la Tour d'Astronomie.
-Non… Zabini… siffla Malefoy entre ses dents
-J'ai une autre question.
-Oui ?
-Pourquoi ? Pourquoi tout ça ? demanda Hermione.
-C'est large comme question.
-Alors, pourquoi ce qui s'est passé dans cette même salle, il y a deux mois ? Tu…tu m'aimais ?
-Au début…non. Quand on était sur le RSPP, j'ai juste découvert une autre Hermione, bien différente de l'Hermione que tout le monde connait. Tu étais agréable, sympathique, et ton désarroi quant à ton célibat avait quelque chose d'attirant. J'avais l'impression que tu cherchais le prince charmant sur le RSPP. C'était tellement candide. J'ai vu que tu étais quelqu'un de pure et de forte. Une fille rare. J'étais complètement paumé. Mon père me parlait de plus en plus du Seigneur des Ténèbres et des Mangemorts. Mon initiation n'avait jamais été aussi proche. Je ne voulais pas vraiment rejoindre les rangs. Je ne savais pas si j'en étais capable. Je pensais que je pouvais être bon. Mais tout le monde à Poudlard me voyait comme un futur Mangemort. Je me suis dit que si je te montrais l'ensemble de ma personnalité, et que si tu appréciais celle-ci alors j'étais récupérable, je n'étais pas le Mangemort que tout le monde voyait en moi. Or, quand tu m'as regardé cette nuit-là, j'ai lu la peur dans tes yeux. Ton expression reflétait ce que tout le monde pensait : J'étais bel et bien un monstre, un Mangemort…
-Tout est de ma faute …
-Non, c'était mon choix. J'aurai pu continuer à me mentir en me disant que j'étais bon, que je pouvais combattre le Seigneur des Ténèbres.
-Toutes ces….choses qui se sont passées dans cette Salle… c'était juste de la manipulation ou bien …
-J'ai très vite apprécié ta présence, Granger, aussi incroyable que cela puisse paraître. J'attendais ces soirées avec impatience. J'étais attiré par toi, mais ce n'était pas la même attirance que pour les autres filles… Ce n'était pas juste une pulsion sexuelle.
Ainsi, Draco Malefoy avait des sentiments pour elle. Tout cela semblait incroyable.
-Et pourquoi, tout ce que tu as fait après.
Malefoy ricana.
-Je suis Draco Malefoy, Granger… J'avais bien vu que tu étais folle de moi, et je savais aussi que tu me haïssais… Un Malefoy aime se venger…
-Tu as été marqué pendant les vacances ?
-Oui, répondit Malefoy d'un ton ferme, qui fit comprendre à Hermione que ce sujet était clos.
-Mais pourquoi ? Il y a du bon en toi !
-Ah oui ? Et qui était là avant les vacances pour me le dire ? Surement pas toi !
Honteuse, Hermione baissa instinctivement les yeux.
-Je ne suis pas bon. Je suis juste humain et j'ai parfois des réactions d'humain. Je suis alors agréable avec autrui. Mais avant tout, je suis un manipulateur qui aime contrôler les choses et avoir les gens à ses pieds. Les filles qui me supplient presque de passer une nuit avec elles en sont la preuve. J'aime avoir des gens à ma botte. Goyle et Crabbe le prouvent. Faire des plans machiavéliques et voir les gens subir mes agissements, ça fait parti de mes petits plaisirs personnels. Je me délecte de faire souffrir ceux qui me révulsent… Je suis mauvais, Granger… Inexorablement mauvais. Je suis né comme ça, et mon éducation n'a fait que développer ces caractéristiques. J'ai été élevé pour être un parfait Mangemort.
-Mais tu n'es pas entièrement noir ! Je l'ai vu … je l'ai vu chaque nuit où j'étais avec toi ! Hier encore, tu l'as prouvé en m'aidant. Tu éprouves de la pitié pour les autres.
-Oui, mais seulement pour toi, parce que tu ne m'es pas indifférente, parce que te voir mourir ne me satisfera pas… bien au contraire… C'était purement égoïste.
-Mais, si tu veux changer, c'est possible !
-Non, c'est trop tard… Le jeu n'en vaut plus la chandelle.
-Ne te laisse pas influencer par les Mangemorts !
-Arrêtes Granger, je t'ai déjà dit que c'était trop tard !
Il y eut un silence de quelques minutes. Hermione décida de changer de sujet
-Et Blaise Zabini, comment se fait-il qu'il soit au courant de ce qui s'est passé entre nous ?
-Parce que tes amies ne sont pas au courant peut-être ?
-Si … elles le sont.
-Je parie que c'est même elles qui t'ont conseillée de regarder mon visage.
Instantanément la jeune fille se mit à rougir.
-Et qu'est ce qu'il va faire de la fiole de sang d'Harry ?
-A ton avis … Il va la boire, la déguster, comme on déguste un grand vin… Le sang du Survivant pour un vampire ça ne se refuse pas.
Encore une fois, Hermione passa du coq à l'âne.
-Et si je n'avais pas réagi comme cela en te voyant ?
-Alors, les choses auraient probablement été différentes. Je me serai vu autrement et alors j'aurai peut être découvert que j'étais autre chose qu'un Mangemort en puissance.
-Et on ne peut plus rien faire ?
-Je t'ai déjà dit que c'était trop tard … et puis qui te dit que j'aimerais changer quelque chose ?
Hermione glapit.
-Tu as toujours peur de moi Granger. Qu'est ce que tu voudrais changer dans ces conditions ? Je suis irrécupérable…
Il y eu un nouveau silence lourd et pesant. Soudain Malefoy grimaça de douleur.
-Je vais te laisser, Granger, tu as intérêt à te reposer et à dormir.
-Tu vas où ?
-Ce n'est pas tes oignons.
-Tu vas le rejoindre c'est ça ? Il t'appelle ?
-Occupe toi de tes affaires, lança t-il en ramassant sa cape.
-Je t'interdis d'y aller !
Malefoy eut un rire moqueur.
-Tu es si niaise Granger…
-Si tu y vas je vais prévenir Dumbledore.
Aussitôt, Malefoy interrompit tous ses mouvements. Il se retourna et s'avança vers le lit. Hermione fit un mouvement laissant envisager qu'elle sortirait du lit. Malefoy la plaqua contre le matelas. Son visage était à quelques centimètres du sien. La jeune fille était écrasée par son corps trop lourd pour qu'elle ne puisse faire un seul mouvement pour s'en libérer.
-Soit réaliste Granger, murmura t-il doucement, tu ne feras jamais ça alors que tu es amoureuse de moi. Ce serait m'envoyer à Azkaban … Ce serait me perdre.
Le cœur d'Hermione bâtait la chamade. Il était là. Si prêt, elle sentait son haleine chaude sur son visage. Elle avait beau avoir mal partout, elle voulait l'embrasser, le caresser, le retenir de quelque façon qu'il soit.
-Reste…
-Non…
Hermione aurait aimé attraper le visage du jeune homme pour l'empêcher de partir, mais ses deux mains étaient immobilisées par celles de Malefoy. Elle avait juste à se redresser un tout petit peu, ce qu'elle fit. Il ne fallait pas qu'elle réfléchisse, il fallait agir. Elle cella les lèvres du Serpentard aux siennes. Prit par surprise, Malefoy desserra son emprise. Hermione en profita pour libérer ses mains et l'attirer contre elle. Le baiser fut doux, sucré et désespéré. Malefoy l'interrompit. Son souffle était déjà saccadé.
-Arrête Hermione.
-Non, je n'arrêterai pas.
Elle essaya de prendre son visage entre ses mains, mais le jeune homme la repoussa sans ménagement, lui arrachant un petit cri de douleur. Il se redressa et se dirigea vers la porte.
-Reste !
-Non.
Hermione se redressa dans son lit malgré son corps tout ankylosé.
-Putain reste !
-Non.
La jeune fille se jeta hors du lit, mais ses jambes se dérobèrent sous elle. Alors qu'elle se rattrapait à l'un des fauteuils qui ornementaient la salle, Malefoy fit claquer la porte de la Salle-sur-Demande.
ooo
Voilà, j'espère que ce chapitre vous aura comblé autant sur la longueur que sur le contenu.
Je n'aime pas vraiment mes dialogues, je ne me trouve pas très douée pour ça. Mais bon.
Bon, vous savez maintenant pour l'agresseur, pour Zabini, pour Malefoy, les interrogations d'Hermione ont trouvé pour la plupart des réponses. Mais il reste encore quelques petits trucs qui ne sont pas réglés … La relation de Draco et Hermione par exemple, le fait qu'elle veut le sauver …
PS à Ketchupii : Tu veux te battre ? Fais gaffe j'arrive !
PPS : Toutes les armes sont interdites pour ce combat.
PPPS : Les cravates ne comptent pas comme des armes (Fais gaffe à ta tête, j'ai une super cravate Serpentard)
