Partir à l'aventure ensemble
lessien calmcacil : Et oui, le pauvre ! Mais je pense que c'était nécessaire pour la suite, enfin, je pense. Ca change des autres histoires…
tite bulle brine: Je te remercie pour les beaux compliments que tu m'as dis, et aussi pour mon perso. Et puis, je me suis dit qu'après tout j'avais pas le droit de la laisser seule à la fin de ma fic… Et puis tout le monde la voyait avec une certaine personne, donc c'est ma récompense pour touts ceux qui ont suivie ma fic…
alex : Merci, voilà la suite…
Note de l'auteurVoilà c'est la fin de ma fic, je remercie tous ceux qui ont suivis les aventures d'Edhelnen, et ce n'est sans une pointe d'émotions que je termine cette fic. Un hommage à tous ceux qui m'ont soutenue…
Chapitre 10 : …Une belle fin, pour une belle aventure…
Après la cérémonie, tout le monde rentra dans la salle du trône aménagée en une salle de fête. Ils se mirent tous à table, et le repas fut servit. Edhelnen avait la place d'honneur puisqu'elle se trouvait à la gauche d'Arwen, et à la droite d'Aragorn se trouvait Gandalf. Cela faisait deux heures qu'ils étaient à table, et Arwen glissa quelques mots à l'oreille d'Aragorn. Ils se levèrent tous les deux et se placèrent au milieu de la pièce. Les musiciens commencèrent à jouer, alors ils se mirent à danser. Ils furent rejoints par d'autres couples de danseur. Comme toujours, les filles qui n'avaient pas de cavaliers étaient assises dans un coin et attendaient qu'un beau jeune homme vienne leur demander une danse. Edhelnen regardait un peu partout autour d'elle, et elle entendit les voix de Legolas et Gimli qui se disputaient, mais elle n'arrivait pas à entendre ce qu'ils disaient à cause de la musique.
Un peu avant, Gimli était venu voir Legolas pour lui demander quelque chose :
« - Bon, maître elfe, je voulais vous poser une question.
- Allez-y.
- Est-ce que vous voulez inviter Dame Edhelnen à danser ?
- Euh… Oui, je pense. Pourquoi cette question ?
- Eh bien, disons que je me suis entraîné…
- A quoi ?
- A danser, vue…
- Hahahaha, vous ? Vous vous êtes entraîné à danser ? Hahahaha !
- Ca va, je disais que je voulais inviter Dame Edhelnen.
- Et bien allez-y, qu'attendez-vous ? »
Sur ces paroles, le nain se dirigea vers Edhelnen, mais le pauvre fut interrompu dans son geste par Elrohir, qui était venu avec la délégation de Fondcombe. Il se dirigea vers Edhelnen et lui dit en s'inclinant :
« - Voudriez-vous m'accorder cette danse, belle elfe ?
- Euh…Oui. » répondit-t-elle, à la fois étonnée et rougissante.
Ils allèrent rejoindre les couples présents sur la piste, et ils se mirent à danser. Ils étaient gracieux et allaient très bien ensemble. Ce fut Elrohir qui engagea la conversation :
« - Vous êtes l'Elue, celle qui a sauvé Arda de la pire des menaces ?
- Oui, c'est bien moi, pourquoi ?
- Parce que je ne pensais pas que les Elues étaient aussi jolies…
- Chercheriez-vous à me séduire ? »demanda-t-elle mystérieusement.
Il la fit tournoyer et la plaqua contre lui :
« - Moi ? Non je ne suis qu'un misérable prince comparé à votre statut. Je n'oserais pas.
- Je n'ai aucun titre, et celui d'Elue n'est que peu significatif. Je fais juste partie de la cour du roi Trandhuil, et je suis la meilleure amie de Legolas.
- Juste meilleure amie ?
- Oui, pourquoi ?
- Dans ce cas, je peux me permettre de vous courtiser… »
Mais la musique s'arrêta, et ils se quittèrent. Elle commença à partir, mais elle sentit quelqu'un lui tapoter l'épaule. Elle se retourna et fit :
« - Encore vous Elrohir ?
- Ah non, désolé. Je suis Elladan.
- Je suis confuse...
- Vous ne devez pas, c'est vrai que l'on se ressemble trait pour trait.
- C'est le cas de le dire.
- A mon tour je voudrais que vous m'accordiez cette danse.
- Mais avec joie. »
Il lui prit la main et la ramena vers la piste de danse. Ils se regardaient dans les yeux, et les musiciens entamèrent un morceau de valse. Gimli et Legolas les observaient de loin et étaient déçus de n'avoir pas pu inviter la Dame de leurs pensées. Gimli alla festoyer avec les hobbits, mais Legolas resta là à observer Edhelnen. Il était hors de lui, la voir rire aux éclats après ce qu'elle avait osé lui dire. Mais soudain il la vit sortir et la talonna de près.
Elle était sortit prendre l'air, car après ces deux danses elle avait quelques bouffées de chaleur. Elle marcha et passa devant l'arbre blanc du roi. Il était magnifique avec toutes ses fleurs. Puis, elle sentit une présente. Elle sourit puis marcha jusqu'au bord de l'Esplanade.
Il la suivit et vit qu'elle s'était arrêtée près du bord de l'Esplanade, mais malheureusement il marcha sur une brindille puis il entendit Edhelnen parler :
« - Je t'ai connu plus discret, Legolas.
- Comment m'as-tu reconnu ? Cela aurait pu être une autre personne.
- Il n'y a qu'une personne au monde qui souhaite me surprendre à chaque fois que je suis seule.
- Alors tu m'as démasqué...
- ... Tu sais quoi ?
- Non.
- Je voudrais m'échapper, voler loin d'ici et sentir le vent battre mon visage.
- Cela doit être très bien, mais…
- Tu veux voler ?
- Euh… »
Mais il n'eut pas le temps de répondre qu'elle fit sortir ses ailes, et qu'elle mit ses bras autour de son torse. Elle lui dit :
« - Accroche-toi à moi. »
Il se sentit décoller du sol, et il mit ses bras autour de ses épaules. Il était un peu paniqué, et pour le rassurer Edhelnen lui dit :
« - Ne t'inquiète pas, je te tiens. »
Cela sembla le rassurer car il arrêta de bouger. Il se redressa, et ils se regardèrent dans les yeux. Le regard de Legolas était intense, et ces yeux bleus qui la fixaient rendirent Edhelnen mal-à-l'aise. Elle baissa la tête, et il prit son menton entre son pouce et son index, puis lui demanda :
« - Te souviens-tu de ce que tu m'a dis quand on se dirigeait vers la cité ?
- Non, désolée.
- Tu en es sûre ?
- Oui. Qu'est-ce que je t'ai dit ?
- Non, rien. C'est sans importance... murmura Legolas.
- Ne t'en fait pas, je sais de quoi tu veux parler. Sa voix était rieuse et un large sourire illuminait son visage.
- Le pensais-tu vraiment ?
- Tu sais, quand on est au bord de la mort, on s'aperçoit de beaucoup de choses.
- Comme quoi ?
- Comme qui on aime vraiment. Haldir était pour moi un merveilleux amour, et j'ai même failli avoir un enfant de lui. Mais depuis qu'une certaine personne m'a ouvert les yeux, je me suis rendue compte que malgré tout ça, j'avais un amour encore plus fort et indestructible. »
Elle rebaissa de nouveau la tête, et ajouta avec tristesse :
« - Mais le cœur de celui que j'aime ne m'appartient pas, hélas… »
Il lui releva de nouveau la tête, la regarda droit dans les yeux et il l'embrassa. On pouvait sentir une certaine union dans ce baiser. Une union extrêmement forte, voire même puissante. En un seul baiser, on pouvait sentir tout l'amour qu'ils avaient en eux. Il la regarda de nouveau avec ses yeux troublants, et avec une lueur amoureuse :
« - Je dois avouer que je n'étais pas indifférent à cet amour que tu portais pour Haldir. Et quand tu m'as annoncé que tu étais enceinte, j'ai su que tu lui appartiendrais pour toujours. J'ai cru mourir de tristesse à ce moment. Mais, ne crois pas que j'ai été heureux d'apprendre que tu avais perdu l'enfant. Cela m'a énormément attristé et… »
Il ne put finir sa phrase, elle lui avait mis son index sur la bouche, et elle lui dit :
« - Qu'est-ce que l'avenir nous réserve ? Et que feras-tu pour Lessien ?
- Je lui dirais la vérité, elle le mérite.
- Nous sommes redescendus de notre petit nuage… »
Edhelnen regarda tristement Legolas et partit avec amertume, le laissant là, ne sachant pas quoi faire. Et Legolas la regarda s'éloigner, conscient de voir s'éloigner l'amour de sa vie. A quoi sert l'immortalité si on vit dans le mensonge ? Il regarda le ciel et sentit la tristesse l'envahir. Il finit par retourner au bal. Il alla s'asseoir à la table où se trouvaient Gimli et les hobbits, mais n'avait pas le cœur à la fête. Il chercha Edhelnen des yeux, mais malgré sa vue perçante il ne put la trouver.
Elle était redescendue au fur et à mesure de leur conversation. Elle s'était rendue compte qu'elle venait prendre la place d'une elfe amoureuse. Elle lui fit :
« - Nous sommes redescendus de notre petit nuage… »
Et c'est avec une tristesse infinie qu'elle le laissa là. Au début, elle partit en marchant, mais plus elle avançait, plus elle se sentait triste, et elle finit par arriver à la porte en courant. Elle l'ouvrit et longea les murs pour partir vers sa chambre. Elle y arriva et se jeta sur son lit en pleurant. Puis, au bout d'un court instant, elle entendit frapper à sa porte. Elle autorisa la personne à entrer qu'une fois qu'elle fut présentable. Sa surprise fut grande quand elle vit Arwen pénétrer dans la pièce. Elle vint s'asseoir à côté d'elle, et la prit dans ses bras. Tout en caressant sa chevelure, elle lui dit :
« - Allons voyons, cela va passer.
- Je ne pense pas, je viens de refuser l'amour de celui que j'aime.
- Mais non, tu as pris peur et puis c'est tout. Il ne faut absolument pas que tu lui fermes ton cœur, tu le regretterais.
- Mais il aime quelqu'un d'autre !
- Tu crois vraiment qu'il t'aurait sauvé la vie s'il ne t'aimait pas ?
- … »
Elle la laissa sur cette pensée, et alla rejoindre Aragorn. La fête avait cessé il y avait peu de temps, et tout le monde était parti se coucher. Edhelnen, ne trouvant pas le sommeil, décida d'aller marcher. Elle sortit et se dirigea vers les jardins. Elle regarda les étoiles et se mit à pleurer :
« - Ô Elbereth, que dois-je faire ? Je suis perdue… »
Elle ne s'attendait pas à avoir une réponse et commença à retourner dans sa chambre quand elle entendit une voix familière lui dire intérieurement :
« - Ecoute ton cœur… »
Elle regarda de nouveau les étoiles, et remercia la personne qui l'avait répondu. Puis elle alla se coucher. Elle se leva le lendemain et alla dans la salle du déjeuner. Elle vit Aragorn et Arwen se lever, et Aragorn prit la parole :
« - J'ai une annonce à faire… Arwen et moi nous marierons dans deux semaines, et vous êtes tous invités. »
Tout le monde présent dans la salle lança des félicitations au nouveau roi et à la future reine. Le repas se passa dans le calme, et une fois terminé Edhelnen se dirigea vers les écuries. Elle regarda tous les chevaux de l'écurie et s'arrêta devant une magnifique jument noire avec une petite tache blanche sur le haut de la tête. Mais, ayant la tête ailleurs, elle se fit surprendre par Arwen qui lui dit :
« - Elle s'appelle Nilwë.
- Vous m'avez fait peur, majesté.
- C'est un cadeau de mon père pour mon mariage. Hélas, il ne pourra pas être là…
- Mais je suis sûre qu'il pensera fort à vous, et qu'il se manifestera autrement.
- Je voulais savoir si vous vouliez être mon témoin à mon mariage ?
- Avec plaisir. Mais je voudrais que vous me rendiez un service...
- Lequel ?
- Venez avec moi en balade.
- Avec plaisir. »
Elles sortirent toutes les deux dans la plaine devant la cité. Elles étaient au triple galop, et bien sur la jument elfique était la plus rapide, mais le cheval Gondoréen ne se défendait pas mal. Elles s'amusèrent tellement qu'elles ne virent pas le temps passer. Elles décidèrent enfin de rentrer car elles devaient se changer pour le repas du soir.
Une semaine passa sans qu'Edhelnen ne puisse voir Legolas, ni même le croiser. Un soir où elle se promenait pour réfléchir, elle le vit. Il était là, assis au milieu du parc. Elle le regarda tendrement, et s'aperçu que son cœur ne battait que pour lui. Après tout, elle n'était pas revenue seulement pour sauver la Terre du Milieu, mais aussi pour être heureuse. Elle se dirigea vers lui et lui dit :
« - Tu viens ici depuis combien de temps ?
- Depuis la dernière fois où l'on s'est vus. Il s'était retourné et la regardait droit dans les yeux. J'ai bien réfléchis, Edhelnen…
- A quoi ?
- A nous. Je ne peux pas le cacher plus longtemps. Edhelnen, écoute-moi... Je t'aime. »
A ces paroles, elle eu l'impression que son cœur recevait une décharge électrique. Ces mots qu'elle voulait entendre, il venait de les prononcer. Pour toute réponses, elle se jeta à son cou et ils s'embrassèrent sous la pleine lune. Puis il la raccompagna jusqu'à sa chambre. Une fois devant sa porte, elle se mit dos à elle et le regarda, puis lui dit :
« - Tu reprends tes vieilles habitudes de me ramener...
- Et oui, je profite au maximum de ta présence. » Il se pencha et l'embrassa tendrement.
Elle avait tellement envie de le faire rentrer, et elle sentait bien qu'il voulait rentrer. Mais sa raison prit le dessus sur son désir et elle lui souhaita une bonne nuit, avant de rentrer dans sa chambre. Elle chantonnait son bonheur et alla se coucher sur son petit nuage.
C'était le soir, la veille du mariage d'Aragorn et d'Arwen. Edhelnen était dans sa chambre, et elle entendit frapper à la porte. Elle alla ouvrir et vit pour son plus grand plaisir Legolas. Il était venu pour leur balade quotidienne. Ce soir-là, ils se baladèrent longtemps et évoquèrent les vieux souvenirs. Puis, comme de coutume, il la raccompagna à sa chambre. Ils s'embrassèrent une nouvelle fois pour se dire bonne nuit, mais ce soir-là, Edhelnen ne put être raisonnable… Elle ouvrit la porte de sa chambre et ils entrèrent. Ils se regardèrent et virent que chacun avec cette lueur de désir dans le regard. Leurs lèvres se rencontrèrent et Legolas commença à détacher la robe d'Edhelnen. Elle se rendit compte qu'elle était nue devant lui, et ressentie une certaine gène qu'elle ne comprit pas. Mais Legolas entreprit ses caresses sur son corps et elle se détendit. Puis ce fut elle qui enleva la tunique de Legolas, ils se regardèrent et elle put voir son torse musclé et puissant. Elle le caressa et mit sa tête dans le creux de son cou. Puis Legolas, excité par ces caresses semblables à des chatouilles, la prit par la taille et la déposa délicatement sur le lit comme si c'était la chose la plus délicate et la plus fragile au monde. Il quitta ses lèvres pour ses joues et ensuite son cou. Elle avait la peau aussi douce que la soie. Elle commençait à ressentir cette sensation de plaisir, puis, prenant de plus en plus confiance en elle, elle entreprit de faire des caresses de plus en plus basses. Elle rencontra alors son objet de plaisir à lui, et le caressa. Il lui descendit encore ses baisers et rencontra sa poitrine. Elle remonta ses mains et caressa son dos, car lui descendait de plus en plus. Il était à présent au ventre et descendit encore, il rencontra enfin ce qu'il cherchait et commença à jouer de sa langue, ce qui arracha un petit cri de plaisir à Edhelnen. Il continua, excité par les petits cris de plus en plus rapprochés, pour enfin qu'elle libère son plaisir. Content de lui, il remonta et l'embrassa. Elle le regarda malicieusement et se mit sur lui. Elle descendait petit à petit pour rencontrer son pénis en érection, et elle le mit dans sa bouche pour l'entendre à son tour gémir. Elle n'eut pas longtemps à attendre puisqu'il se libéra dans sa bouche. Elle se releva et fit en sorte qu'il pénétra en lui, et fit un mouvement de va et vient. Lui la caressait, et elle prenait de plus en plus de plaisir. Enfin il se libéra en elle, et elle s'allongea sur lui, exténuée. Ils s'endormirent d'un sommeil elfique l'un sur l'autre.
Le jour s'était arrivé, tous étaient présents à la cérémonie sauf les deux témoins. Aragorn envoya Gimli les chercher. Il se dirigea vers la chambre de Legolas, mais à sa grande surprise il la trouva vide. Il alla alors voir dans la chambre d'Edhelnen, il frappa mais n'entendit pas de réponse, alors il entra mais ressortit aussitôt, choqué par ce qu'il venait de voir.
Les deux amants ayant entendu la porte s'ouvrir, s'était réveillés. Ils entendirent Gimli leur dire qu'ils étaient attendus pour la cérémonie de mariage. Il s'habillèrent en hâte et coururent jusqu'à leur place respective. Arwen put enfin arriver. Elle était magnifique dans sa robe blanche de style elfique. Elle était serrée au niveau de la taille et avait des manches amples. Elle était à présent arrivée auprès d'Aragorn, leurs regards se croisèrent et Gandalf commença la cérémonie :
« - Nous sommes tous réunis ici pour célébrer le mariage entre ces deux êtres remplis d'un amour sincère l'un envers l'autre. Elessar Telcontar, voulez-vous prendre pour épouse et pour reine Arwen Umdomiel ici présente ?
- Oui.
- Et vous Arwen Umdomiel, voulez-vous prendre pour époux et pour roi Elessar Telcontar ici présent ?
- Oui.
- Très bien. Par cette corde, je vous déclare unis par les liens sacrés du mariage jusqu'à ce que la mort vous sépare. »
Ils s'embrassèrent et tout le monde rentra dans la salle du trône pour le bal. Bien sûr, ce furent les jeunes mariés qui ouvrirent le bal. Tout le monde regardait ce couple évoluer sur la piste de danse. Ils semblaient ne faire plus qu'un. Ils furent néanmoins très vite rejoins par ceux qui avaient une sérieuse envie de se dégourdir les jambes. Gimli voulut profiter de ce nouveau bal pour inviter Edhelnen, mais il ne la trouva pas. Il remarqua alors que même Legolas manquait à l'appel. Il s'approcha du balcon et les vit, il vit Edhelnen belle et droite dans sa robe bleue, et c'est à ce moment qu'il vit Legolas avec un genou à terre, qui tenait les mains d'Edhelnen dans les siennes. Il voulut les interrompre pour demander ce que tout ceci signifiait, mais il sentit une main ferme sur son épaule le retenir. C'était Gandalf qui lui fit signe de rester tranquille.
Legolas regarda Edhelnen droit dans les yeux, et lui dit :
« - Edhelnen, nous nous connaissons depuis notre plus tendre enfance.
- Oui.
- Je dois te dire que je te connais très bien, et toi aussi tu me connais très bien. Et depuis les derniers événements entre nous et le mariage d'Aragorn, je me suis dit que moi aussi je devais franchir le cap. J'ai enfin trouvé l'amour de ma vie, et je ne veux qu'une chose : passer le reste de mon immortalité avec toi. Et pour cela... accepterais-tu de devenir ma femme et ma future reine ?
- Oh Legolas ! Bien sûr que je le veux !… »
Il se releva et la souleva par taille pour la faire tournoyer autour de lui, heureux de cette réponse. Une fois qu'elle fut au sol, ils s'embrassèrent d'un baiser tendre et rempli d'amour. Gandalf et Gimli, qui observaient la scène furent émus et eurent presque la larme à l'œil.
« - Il était temps qu'ils se mettent ensemble ces deux-là, pensa Gandalf. »
Gimli, qui ne comprenait pas l'elfique, demanda à Gandalf :
« - Euh… Ils se sont dit quoi ? Parce qu'aux dernières infos je ne parle pas l'elfique.
- Legolas a demandé Edhelnen en mariage.
- Haaa... »
Le mariage de Legolas et Edhelnen fut annoncé le lendemain au repas de midi. Ils furent acclamés, et Aragorn et Arwen les félicitèrent. Aragorn pris Legolas à part et lui demanda :
« - Vous comptez vous marier quand ?
- Eh bien... Déjà il faut que l'on rentre au pays et que je le dise à Père. Mais vous serez prévenus, je pense.
- Très bien. Et encore félicitations. Tu ne pouvais pas mieux trouver.
- Merci Aragorn. »
Ils partirent deux jours plus tard, le temps d'avoir des provisions pour le voyage et de décider Gimli à les accompagner. Il avait finalement dit oui devant l'entêtement des deux elfes. Ils partirent à l'aube du deuxième jour. Gimli, comme à son habitude, était en selle derrière Legolas. Ils firent leurs adieux à Aragorn et Arwen, puis partirent au galop.
Ils n'eurent aucun problème pour le retour, aucun orc, aucun espion de Saroumane ou de Sauron ne s'étant mis sur leur chemin. Ils ne firent que peu de pauses, juste pour Gimli qui était moins résistant, et aussi pour reposer les chevaux. Ils ne mirent pas beaucoup de temps pour rentrer.
Ils entrèrent dans la forêt et furent arrêtés par les sentinelles. Une des deux leur dit :
« - Déclinez votre identité.
- Eh bien, votre courtoisie a diminué depuis notre départ ! fit Edhelnen.
- Dame Edhelnen, Prince Legolas, vous voilà enfin de retour ! Votre père sera heureux que vous reveniez, enfin !
- Oui, je pense… D'autant plus que j'ai une nouvelle pour lui. »
Il regarda Edhelnen, qui rosit légèrement. Gimli, lui, leva les yeux au ciel de désespoir. Les sentinelles s'écartèrent du chemin, non sans se demander qu'elle était cette nouvelle. Ils continuèrent alors leur progression à travers la Forêt Noire. Legolas et Edhelnen avaient l'impression que leur forêt renaissait. Les rayons du soleil passaient à travers les arbres, et on pouvait voir les animaux jouer ensemble. Ils étaient encore dans leur contemplation quand ils arrivèrent devant l'immense porte en bois. Elle était gravée de symboles elfiques, et on avait l'impression que le lierre descendait au lieu de monter. Les portes s'ouvrirent pour laisser entrer les nouveaux arrivants. Quand les villageois virent les voyageurs, une rumeur commença à se faire entendre et tout le monde arrêtait ses activités devant le passage des deux chevaux.
Le château du père de Legolas était en vue, et à ce moment Legolas et Edhelnen arrêtèrent leur monture et Gimli se demanda ce qu'il se passait. Au bout d'une minute de silence, il se risqua à dire :
« - Euh…Pourquoi on s'est arrêtés ?
- Accrochez-vous à moi, maître nain, sortit finalement Legolas avec un sourire de joie.
- Ca va secouer, Gimli… dit mystérieusement Edhelnen.
- Ah non ! répondit le nain, terrorisé par ce qui allait se passer.
- Oh si ! » répondirent en chœur Legolas et Edhelnen.
Et ils lancèrent leurs chevaux au galop. Gimli essayait tant bien que mal de se tenir, mais étant sur l'arrière train du cheval, il était énormément secoué dans tous les sens.
Dans la salle du trône, le roi Thranduil s'inquiétait pour son fils et Edhelnen. La guerre de l'Anneau étant fini depuis un moment, ils auraient déjà dû revenir. Il était perdu dans ses pensés quand il entendit un martèlement de sabots. Il se demanda ce que c'était, et il sortit à l'entrée du château. Quand il put voir les personnes à cheval, il se retint difficilement de sauter sur place.
Legolas vit son père sortir et accéléra l'allure. Edhelnen commença à se faire distancer, quand elle parla à son cheval qui accéléra et dépassa Legolas, qui perdit encore une fois. Legolas, néanmoins, ne perdit que de quelques secondes. Ils descendit de cheval et se jeta dans les bras tendus de son père. Les retrouvailles furent émouvantes, et une fois que Legolas s'écarta, Thranduil prit Edhelnen dans ses bras et il vit Gimli. Il demanda à son fils :
« - Qu'est-ce qu'un nain fait dans mon royaume, Legolas ?
- Père, il faisait parti de la communauté de l'Anneau, et c'est mon meilleur ami, bien que l'on se taquine tout le temps.
- Maître Gimli, soyez le bienvenu dans mon humble royaume… » dit Thranduil en s'inclinant devant le nain.
Etonné, Gimli s'inclina lui aussi en remerciant le roi de son hospitalité. Ils rentrèrent alors dans le château et le roi ordonna aux serviteurs de préparer un grand dîner pour le soir. Ils étaient tous à table, Legolas à la gauche du roi et Edhelnen à la droite. Vers la fin du repas, Legolas se tendit vers l'oreille de son père et lui chuchota :
« - Père, j'ai une bonne nouvelle pour vous…
- Ah bon, laquelle ?
- J'ai trouvé celle que je cherchais.
- Mais pourquoi tu ne l'as pas emmenée ici, dans ce cas ? » demanda Thranduil, incrédule.
Legolas rit mais réussi néanmoins à lui dire :
« - Mais père, voyons, elle est ici.
- ALORS DIS-MOI QUI EST-CE, A LA FIN !
- Monseigneur.
- Oui, Edhelnen ?...
- Il parle de moi. Legolas et moi sommes fiancés…
- Mais... C'est merveilleux ! »
Tout le monde s'était arrêté de manger devant la colère de leur roi. Mais Thranduil se leva et rendit les fiançailles d'Edhelnen et de Legolas publiques. Tout le monde pensa alors que ces deux elfes s'étaient enfin rendus compte de l'évidence. Mais Legolas redevint sérieux et annonça à son père :
« - Mais on aimerait se marier le plus rapidement possible, père.
- Ah oui ? Pourquoi cela ?
- Legolas et moi-même voulons visiter la demeure de notre ami Gimli. Et nous aimerions partir le plus vite possible, monseigneur.
- Oh ! Appelle-moi beau-papa. »
Edhelnen sursauta devant la réponse du roi qu'elle a toujours connu, et fit :
« - Euh… Oui, beau-papa.
- Très bien. Dans ce cas, c'est moi qui vous marie demain. »
A ces paroles, Legolas et Edhelnen sursautèrent. C'est vrai qu'ils voulaient se marier vite, mais là c'était peut-être un peu trop vite. Devant leur air dubitatif, Thranduil ajouta :
« - C'est demain ou rien. »
Ils acceptèrent alors et se retirèrent dans leur chambre. Ce fut Edhelnen qui parla la première :
« - C'est tout de même tôt ? Non, tu ne trouves pas ?
- Si bien sûr ! Mais... tu m'aimes vraiment ?
- Bien sur que oui !
- Alors ce n'est qu'une cérémonie à passer... »
Il ne put ajouter un mot que l'on frappait à la porte. Legolas accorda à la personne d'entrer, et ils virent un serviteur pénétrer dans la pièce. Celui-ci annonça alors au jeune couple qu'Edhelnen devait le suivre dans une autre chambre, et qu'elle n'aurait pas le droit de voir Legolas avant la cérémonie du lendemain matin. Elle s'approcha de Legolas pour l'embrasser avant de partir, mais le serviteur les en empêcha, et elle fut contrainte de le suivre. Elle fut conduite à une aile tout à fait opposée et lointaine de celle à Legolas. Elle entra dans sa chambre et vit une robe blanche sur le lit. Thranduil la fit sursauter en disant :
« - C'était la robe de mariée de la mère de Legolas.
- Monseigneur... Je veux dire beau-papa... je ne peux accepter.
- J'y tiens. Je veux te voir demain matin dans cette robe.
- D'accord...
- Très bien. Dans ce cas... à demain ! » dit-il malicieusement.
Edhelnen, comme Legolas, passa la majeure partie de son temps à tourner en rond dans sa chambre. Le lendemain, elle fut réveillée par des coups frappés à la porte. Elle ordonna d'entrer, et vit son ancienne nourrice apparaître avec un plateau. Edhelnen sauta du lit et cria :
« - NINIEL ! Que je suis heureuse de te voir ! »
Et elle alla se pendre au cou de sa vieille gouvernante. Niniel lui dit qu'elle aussi était heureuse de la voir, et heureuse aussi parce que ce matin Edhelnen se mariait avec Legolas. Edhelnen mangea pendant que Niniel sortit la robe de mariée. Quand elle la vit, elle dit à Edhelnen :
« - C'est un grand honneur que notre seigneur t'a fait, Edhelnen.
- Je sais, et je compte faire honneur à la mère de Legolas. Tu m'as si souvent parlé d'elle.
- Oui, mais n'oublie pas de rester toi-même… »
Niniel aida Edhelnen à se préparer. Elle lui attacha les cheveux en un chignon serré. La robe était très belle, elle avait les manches transparentes avec des feuilles brodées en argent. Un décolleté arrondi, un buste serré et une jupe ample avec partout dessus des feuilles brodées, comme sur les manches. Le voile lui aussi avait des feuilles brodées. Niniel accompagna Edhelnen jusqu'au couloir par où elle sortirait sur la grande plaine. Edhelnen pouvait entendre les murmures des gens, et des papillons s'invitèrent dans son ventre. La pression commençait à se faire ressentir. Trandhuil et son fils étaient côte à côte. Legolas semblait nerveux, mais seulement Thranduil, étant son père, le remarqua. Puis Thranduil ordonna aux musiciens de jouer le morceau d'entrée de la mariée.
Edhelnen entendit la musique, signal qu'elle devait s'avancer. Elle hésita, puis se dit :
« - Allons tu as affronté le seigneur noir en personne, et tu n'oses même pas te présenter à ton mariage…Non ça ne s'est jamais vu. »
Et elle entra d'un pas assuré, malgré son envie de s'enfuir qui s'incrustait de plus en plus. Elle marcha lentement et observa la scène qui se déroulait devant ses yeux. Tous les elfes présents la regardaient progresser avec grâce, et toutes les elfes étaient émerveillées devant la beauté qui se dégageait d'elle.
Dès que Legolas la vit, il sentit son cœur s'arrêter. Il avait reconnu la robe de sa mère, et elle lui allait à merveille. Elle était magnifique, il laissa transparaître son émerveillement comme presque tous les elfes présents. Plus elle avançait pour le rejoindre, plus il prenait conscience qu'elle était vraiment la femme de sa vie et qu'il avait fait le bon choix. Elle arriva enfin à ses côtés, ils se regardèrent dans les yeux, se sourirent puis se tournèrent vers Trandhuil qui commença la cérémonie :
« - C'est avec une immense émotion que nous sommes réunis aujourd'hui pour unir éternellement ces deux êtres. Legolas, t'engages-tu à aimer, à chérir Edhelnen ici présente, dans les pires comme dans les meilleurs moments de ton immortalité, et ce jusqu'à la fin de celle-ci ?
- Oui, plus que jamais.
- Bien. Edhelnen, t'engages-tu à aimer, à chérir Legolas ici présent, dans les pires comme dans les meilleurs moments de ton immortalité, et ce jusqu'à la fin de celle-ci ?
- Plus que tout au monde.
- Bien. À présent je vous unie grâce à ces bracelets jusqu'à la fin des temps. Mon fils, tu peux embrasser ta future reine. »
Et il exécuta pour la première fois sincèrement l'ordre de son père. Il souleva le voile d'Edhelnen, la regarda dans les yeux, avec ce regard océan rempli d'amour, et se pencha pour prendre ses lèvres aussi délicatement que si c'était la chose la plus fragile au monde…
Fin…
Voilà, les aventures d'Edhelnen sont finies. Sauf si je décide de faire une suite, mais pour l'instant je prends un congé sans solde pour me ressourcer. C'est néanmoins sans une tristesse infinie que je clôts cette fic que j'ai aimée écrire… Je remercie tous ceux qui l'ont suivie, ceux qui ont laissé des reviews et même ceux qui n'en ont pas laissées. Je n'arrive pas à vous quitter, c'est trop dur, mais je reviendrais soit avec la suite, soit avec une nouvelle histoire. Je vous fais plein de bisous, et je vous dis à la prochaine fois…
