Les personnages de la saga Twilight appartiennent à Stephenie Meyer.
Just Right For Me est une histoire de la talentueuse archy12.
Traductrice de la version française : Milk40
Merci infiniment pour tous vos commentaires, et bonne lecture.
Chapitre 11
Avez-vous déjà eu une impression de déjà vu ?
C'était comme si la scène du matin après la fête de fiançailles de Rosalie se répétait, sauf bien sûr que Charlie avait été remplacé par Emmett. Et alors que je me redressais vivement dans le lit et qu'Edward roulait loin de moi, manquant une fois encore de dégringoler sur le sol, Emmett se figea comme un dessin animé, ses yeux nous fixant tour à tour, Edward et moi. Dans la seconde qui suivit, il se retourna et hurla : « Tellement désolé, j'ai pas réfléchi ! Continuez ce que vous étiez en train de faire ! »
Il s'apprêtait à quitter la chambre, mais Edward et moi saisîmes son expression, échangeâmes un regard, et éclatâmes de rire. Emmett avait l'air tellement comique !
Il se retourna, son visage arborant une expression penaude, mais aussi un large sourire. Il agita les mains comme si ça expliquait tout ce qu'il avait fait.
« Entre, Em, » lui dit Edward en s'asseyant, riant toujours autant. « Y a pas de souci. J'étais juste en train de chatouiller Bella, c'est tout. »
Emmett releva les sourcils en pénétrant de nouveau dans la pièce. Il s'affala sur le pouf après l'avoir d'abord tiré près du lit.
« Oh, est-ce que c'est comme ça qu'ils appellent ça de nos jours ? Ça ressemblait à quelque chose de pas mal différent vu de la porte, je t'assure. »
Edward parut simplement confus. « Que veux-tu dire ? » Questionna-t-il, inclinant sa tête vers la droite.
Emmett sembla incertain tout à coup. « Eh bien, on aurait dit… je veux dire… N'étais-tu pas en train de rouler une pelle à Bella ? »
« Rouler une pelle ? » On aurait dit qu'Edward testait une phrase dans une langue étrangère.
« Ouais, tu sais, » bredouilla légèrement Emmett, cherchant le mot juste, « tu avais l'air d'être en train d'essayer de l'embrasser… »
Je sentis mon visage s'enflammer, mais Edward demeura imperturbable. En fait il avait une expression condescendante, comme si Emmett venait de dire un truc complètement idiot.
« Emmett, » dit-il sur le ton de quelqu'un en train d'expliquer une équation algébrique compliquée à un étudiant de première année, « si j'avais voulu l'embrasser, je l'aurais embrassée. Qu'y a-t-il à essayer ? »
« Tu vois, » continua-t-il quand Emmett resta sans voix, « c'est comme ça. Bella, s'il te plaît regarde-moi. »
« Hein ? » Je me tournai vers lui, perplexe. Avant que je puisse dire 'Jack Sparrow,' il prit mon visage en coupe dans ses mains et bécota gentiment mes lèvres. Cependant, le baiser fut trop bref pour que j'y réponde.
Emmett secoua la tête. « Tu dois vraiment travailler sur ta technique, mon pote, » commenta-t-il en roulant des yeux.
Je me raclai la gorge, contrariée de ne pas avoir pu embrasser Edward en retour et par le fait qu'Emmett se comportait comme si j'étais invisible.
« Je suis juste ici, Emmett. »
« Désolé, » sourit-il. « Je vais lui donner quelques conseils… plus tard. » Il remua ses sourcils pour faire bonne mesure.
Il était incorrigible. Je changeai le sujet.
« Emmett, ne crois-tu pas que nous devrions chercher un éditeur pour les bandes dessinées d'Edward ? Elles sont tellement incroyables ! »
Son attitude changea instantanément, devint plus sérieuse.
« Edward t'a montré son travail ? Il ne fait jamais ça, même ses parents ne l'ont pas vu. »
Techniquement j'y avais jeté un coup d'œil avant qu'il ne me le montre, mais je n'aimais quand même pas le ton qu'Emmett avait employé. Il était si soupçonneux.
« C'est parce qu'ils ne sont pas intéressés, » rétorquai-je. « Ils pensent que le dessin est un passe-temps pour lui, que c'est totalement inapproprié comme carrière. Je doute qu'ils soient même conscients de son immense talent ! »
Le ton d'Emmett s'adoucit. « Tu as peut-être raison sur ce point. Je suis d'accord avec toi que le travail d'Edward devrait être publié, mais ce n'est pas si facile, tu sais ? D'ailleurs, je ne suis pas sûr de ce que sera la réaction de Carlisle. »
« Eh bien, nous pouvons au moins demander l'avis d'Esmée, » suggérai-je, bondissant pratiquement d'enthousiasme. « Je suis sûre qu'elle sera plus favorable à l'idée. »
Edward nous regardait, tournant la tête vers Emmett puis vers moi avant de revenir à Emmett, comme si nous disputions un match de tennis. Puis il se mit à rire.
« Hé mec, » dit-il, roulant des yeux et appuyant sur le deuxième mot, « je suis juste ici ! »
« Désolée, » marmonnai-je en même temps qu'Emmett, contrite. Vraiment, nous n'étions pas mieux que ses parents, à le traiter comme un enfant candide.
Rose apparut dans la porte, souriant à l'intention d'Emmett.
« Maman dit de descendre pour le déjeuner, » annonça-t-elle à la ronde avant de daigner nous accorder un regard, à Edward et à moi. Apparemment nous étions inclus dans l'invitation !
Ses yeux éperdus d'amour retournèrent à son fiancé. « Tu as dit que tu allais t'entraîner avec Edward, » dit-elle en faisant la moue. Ainsi donc c'est pour ça qu'elle avait laissé Emmett hors de sa vue pendant dix minutes. « Si tu voulais seulement bavarder, pourquoi ne pas l'avoir dit ? »
Je n'avais jamais imaginé Rosalie aussi pot de colle, mais de toute évidence avec Emmett elle l'était. Ce qui m'étonnait c'était la réaction d'Emmett. Au lieu d'être agacé, il avait l'air coupable !
« Je suis navré, chérie, » roucoula-t-il, ouvrant les bras en signe d'invitation. Rose vint immédiatement s'asseoir sur ses genoux, apaisée. Je regardai bouche bée alors qu'ils commençaient à s'embrasser avec passion. Quand je me retournai pour voir la réaction d'Edward, je le trouvai en train d'étudier attentivement leur baiser. Finalement ils se séparèrent, sans doute parce qu'ils étaient à court de souffle.
« Et voilà comment on doit faire, mon ami, » déclara fièrement Emmett. Edward opina avec sérieux.
« Nous pratiquerons plus tard, d'accord Bella ? »
« Um, » fut ma brillante réplique. La pensée d'Edward 'se pratiquant' avec moi me donna d'étranges papillonnements dans l'estomac.
Il prit ma main dans la sienne et nous nous rendîmes en bas, Emmett et Rose nous suivant sans se presser.
Le déjeuner avec Esmée fut… étrange.
Au cours des trois derniers jours, elle m'avait rendu visite avec Rose, m'avait demandé comment je me sentais, m'avait envoyé mes repas par l'intermédiaire d'Edward, et avait joué à Uno avec moi, mais maintenant que j'allais mieux, on aurait dit que quelque chose clochait. Elle n'était pas brusque avec moi ni quoi que ce soit, mais ses manières étaient juste… différentes. Quand elle nous vit entrer dans la cuisine, le bras d'Edward passé autour de ma taille, son expression en fut surtout une de soulagement. Toutefois, pendant le repas je remarquai qu'elle avait l'air un peu craintive par moment. Qu'est-ce qui la rendait appréhensive ? Je n'en avais aucune idée.
Quand nous eûmes tous fini de manger, Emmett évoqua l'idée de faire publier l'œuvre d'Edward.
« Esmée, nous devrions chercher un éditeur qui se spécialise dans la publication de comics et de bandes dessinées. »
Elle ne parut pas convaincue.
Rose se mit de la partie. « Maman, » dit-elle, « c'est une bonne carrière. Edward va être célèbre ! As-tu vu son travail récent ? Emmett m'a dit que c'est vraiment bien – très original. »
« Je suis sûre que ça l'est, » dit-elle, souriant doucement à Edward. « Chéri, vas-tu me montrer un de tes livres ? Je suis désolée de ne jamais m'être intéressée à eux avant. Je ne savais pas que tu prenais ce loisir tellement au sérieux. »
« Bien sûr, maman, » répondit Edward. « Je vais aller en chercher un tout de suite. »
Il revint quelques minutes plus tard avec deux ou trois classeurs, et nous nous installâmes dans la salle de séjour. Esmée en regarda un et Edward répondit à ses questions pendant que Rose et Emmett feuilletaient l'autre. Esmée et Rose n'avaient que des compliments pour Edward.
« Vous savez, » dis-je, me rappelant quelque chose qu'une de mes copines à l'école avait mentionné, « de nos jours les éditeurs acceptent généralement un manuscrit via un agent. Je connais une fille dont la mère est agent littéraire, alors peut-être que je devrais l'appeler ? Ça pourrait nous aider à trouver le bon éditeur. »
Tout le monde convint que c'était une bonne idée. Après quelques minutes, Edward et Emmett dirent qu'ils allaient s'entraîner dans la salle de gym. De son côté, Rose manifesta le désir d'aller parler avec Alice sur Skype.
« C'est l'heure idéale pour bavarder avec elle. Il y a huit heures de décalage, alors à l'heure actuelle elle devrait être rentrée de dîner. Nous avons au moins une heure avant qu'elle ne se mette au lit. »
Je demandai à Esmée si elle pouvait me montrer comment faire ses fameux biscuits géants. Elle me lança un regard incrédule, mais accepta immédiatement.
De retour dans la cuisine, nous réunîmes tous les ingrédients nécessaires et préparâmes la pâte aux pastilles de chocolat colorées, puis nous disposâmes les plaques à biscuits dans le four. Pendant tout ce temps, j'avais l'impression qu'Esmée essayait de dire quelque chose mais qu'elle n'arrêtait pas de se mordre la langue. Finalement je fus incapable de le supporter davantage.
« Qu'y a-t-il, Esmée ? » Demandai-je tranquillement. « S'il te plaît, dis-moi ce qui te tracasse, c'est en train de me rendre dingue. »
Elle grimaça légèrement. « Ok, dans ce cas je ne vais pas y aller par quatre chemins. Bella, pourquoi es-tu si gentille avec Edward si tu comptes le quitter de toute façon ? »
Ma tête chancela. « Pourquoi penses-tu que… Qu'entends-tu par là ? »
« Bella, » dit-elle sur un ton plutôt dur, « je t'ai entendue parler avec Jasper dans la bibliothèque ce jour-là. »
Oh oh, il semblerait que Bella soit dans de beaux draps…
À bientôt
Milk
