Harry Potter
Disclaimer : rien ne m'appartient tout est à JKR pour les personnages et l'histoire en elle même est de Bleugus, qui m'a généreusement permis de l'adapter à ma sauce. Bien qu'au final nos histoires se différencient de chapitre en chapitre.
Couple : MF/FW
Genre : Romance/General/HxH
Note : Voici un couple que je n'ai pas du tout l'habitude de traiter. J'espère que cela vous plaira malgré tout !
Non-non, vous ne rêvez pas ! C'est un nouveau chapitre pour Mariage Forcé ! Un vrai de vrai, je vous jure que ce n'est pas un mirage. Il m'aura fallut du temps, mais le voilà. Merci à tous pour vos reviews, vos mises en alertes et en favoris. Merci de votre attente aussi ! J'espère que ça vous plaira. Gros Gros bisous.
Chapitre 10
Un Mariage sans Amour
Ils étaient tout de suite rentré au chalet. Le tout dans un silence assez tendu. Marcus réfléchissait à ce qui s'était passé aujourd'hui. À sa discussion avec Evan. À la façon dont il l'avait consolé. Ce n'était pas une chose qu'il aurait fait d'habitude. Pourtant il l'avait fait à la seconde ou il avait imaginé Fred à la place du blond. Leurs images s'étaient superposé d'une façon presque parfaite, et il n'avait pas résisté à cette tristesse si profonde. Surtout qu'il en était la cause.
Songer que Fred souffrait le mettait mal à l'aise. Surtout en imaginant que cela puisse être de sa faute. C'était une chose qu'il ne voulait pas. Mais s'inquiéter de cela l'effrayait d'une certaine façon, parce que c'était la première fois que cela lui arrivait depuis elle. Que devait il faire ? Que devait-il ressentir ? Il se rendait compte que le vide qu'il avait depuis qu'il avait quitté sa maison cinq ans plus tôt s'était peu à peu comblé. D'abord avec cette maison qui était devenu son foyer, puis avec ses amis qui étaient devenu comme une famille. Et finalement avec Fred qui était… son époux ? Mais mariage n'était pas forcément synonyme de sentiment. C'était une chose que ses parents lui avaient apprise. Alors quoi ?
Il repoussa ses pensées dérangeante. Focalisant son attention sur le livre qu'il avait laissé trainer dans le salon. Mais il ne put s'empêcher d'y revenir quand le roux ne montra plus le bout de son nez.
Dès qu'ils avaient passé le seuil, Fred s'était isolé dans la bibliothèque et Marcus l'avait laissé tranquille. Au début du moins. L'après midi s'était écoulé dans un silence pesant pour Marcus. Vers les quinze heures, il s'informa tout de même auprès de l'elfe, qui lui apprit que le roux avait tout de même déjeuner d'un repas léger dans la bibliothèque. Marcus s'y rendit et tenta d'en déloger Fred en lui reparlant de leur sortie à cheval prévu la veille, mais rien n'y fit.
S'étant fait rabrouer d'une façon nette, Marcus ressorti contrarié de la pièce. Il sentait confusément que Fred lui reprochait quelque chose mais il préféra passer la dessus. Après tout aucun d'eux n'avait eu de moment seul depuis leur mariage trois jours plus tôt, sans doute cela leur ferait-il du bien d'être quelque peu éloigné l'un de l'autre. Mais quand Fred ne se présenta pas au dîner du soir, ce comportement exaspéra Marcus.
C'est bien remonté qu'il se rendit dans la bibliothèque pour la retrouver vide. Il visita toutes les pièces du rez de chaussée de plus en plus énervé. Finalement, il monta à l'étage où il entendit le bruit d'eau. Fred devait prendre une douche. Marcus s'assit sur le lit et patienta jusqu'à ce qu'il sorte.
Il vit la surprise s'inscrire sur le joli visage.
« Je peux savoir à quoi tu joue ? Fit il hargneusement. Et le visage si expressif se referma.
_ De quoi parles-tu ? Répondit le roux un peu surpris, mais gardant un ton égal. »
Marcus poussa un long soupir, espérant garder son calme.
« Alors vas-y dis moi : pourquoi es tu encore en colère ?
_ Je ne suis pas en colère, fit Fred dubitatif.
_ Vraiment ? La suspicion transpirait dans ce simple mot.
_ Vraiment, répondit le roux en se frottant les cheveux avec une serviette.
Marcus ne le quitta pas des yeux alors qu'il avançait dans la chambre sans lui accorder plus de regard.
« Pourquoi n'es-tu pas venu dîner ?
_ Je n'en avais pas envi. Je suis fatigué et je n'ai absolument pas faim.
_ Et pourquoi ne pas m'en avoir averti ?
_ Honnêtement, je ne pensais pas que cela t'importait. Je te préviendrais la prochaine fois, conclut Fred avec un air agacé. »
Sur ces mots, il se retourna et entra de nouveau dans la salle de bain. Marcus ne bougea pas, trop surpris. Ne pouvant mêm pas se mettre en colère face à ce comportement un peu trop léger, voir insultant. Son mari avait semblé honnête dans ses propos, pas du tout fâché comme il l'avait supposé. Et quelque part, il devait bien l'admettre, cela le dérangeait. L'autre avait été trop passif. Il était sûr que s'il avait demandé à Fred la veille pourquoi il était pas venu dîner, il aurait droit à une réponse sèche du genre qu'il n'avait aucune envie de le supporter ou que cela ne le regardait pas. Mais à l'instant… c'était comme si le roux s'était incliné. Aucune combativité, aucun défi n'éclairait les prunelles azures. C'était juste un regard las. Résigné. Marcus eut un frisson. Evan avait eu le même genre de regard quand il lui avait annoncé qu'il voulait rompre.
Déglutissant, Marcus se leva et quitta la chambre retournant à son repas qui avait été conservé au chaud par Snedek. Il se sentait étrangement tendu, et mangea sans appétit trouvant chaque plat étonnement fade, le vin par trop acide. Quand il eut fini, il ne perdit pas de temps et remonta directement dans sa chambre trouvant Fred profondément endormi, le visage détendu. Il l'effleura du bout des doigts, caressant la joue redessinant le contour des lèvres, glissant sur l'arête du nez, frôlant le front pour retourner sur la joue légèrement rebondit. Il y posa calmement la main et se pencha, posant un baiser aussi léger qu'une plume sur la bouche pulpeuse aux lèvres sanguines.
Il se redressa en poussant un soupir. Pour la première fois, Marcus douta. Il douta vraiment. Peut être avait-il fait une erreur finalement.
MF/FW
Fred se réveilla tôt ce matin là. Le corps engourdi, l'esprit brumeux mais dans une sensation de douce chaleur dans la pièce qu'il devinait froide. Il papillonna des yeux et il lui fallut plusieurs minute pour se repérer. Quand il fut parfaitement éveillé il poussa un soupir. Il était allongé contre le corps de Marcus le bras passer au travers de son torse, les jambes mêler aux siennes, la tête posé sur son épaule. Et c'était vraiment bon.
Douloureusement bon.
Il repensa à la veille et aux décision difficile qu'il avait prise. Elles n'était pas nombreuses, mais très difficile à mettre en pratique. Il avait commencé par reconnaitre en lui-même qu'il aimait Marcus. Clairement et distinctement, sans faux semblant. Sans ce cacher derrière une attirance, une attraction. Rien que cela avait été étonnement éprouvant. Mais venait après le plus difficile : accepter définitivement que ces sentiments n'étaient et ne seraient jamais réciproques. Il en avait pleuré sans pouvoir s'arrêter, le cœur lacéré.
Sa réflexion s'était alors arrêté sur le fait qu'il devait faire en sorte d'améliorer cette situation difficile vivable. Le mieux pour cela était d'éviter tout affrontement avec Marcus, donc de se montrer docile. Non pas qu'il se transformerait en carpette humaine, sur laquelle le Sieur Flint s'essuierait joyeusement les pieds. Mais il ferait son possible pour accepter tout ce qui était acceptable sans rechigner. Sans combattre. Parce que se voir jeter en plein visage, des vérités douloureuses par la personne aimé n'était pas une chose qu'il supporterait pour les dix années à venir.
Un jour, il cesserait bien de l'aimer. Tout ce qu'il devait faire en attendant c'était enrayer tout espoir de retour de ses sentiments et éviter les altercations… voir même tout contact prolongé avec Marcus. Il était résolu à obtenir sa propre chambre dès qu'il rentrerait, pour ne plus dormir avec le brun. Dormir contre lui et s'éveiller dans ses bras, dans sa chaleur était une torture. Sans compter qu'il ne fallait absolument pas qu'il couche avec Marcus.
Il avait déjà pris cette résolution auparavant mais avait eu bien du mal à s'y tenir. Mais cette fois, il ferait bien plus d'effort conscient que s'il cédait à cette tentation, cela pourrait définitivement le briser. Cette situation deviendrait pire encore que de s'éveiller le lendemain d'une nuit torride avec l'être aimé et de trouver son lit vide. Non, Marcus y serait encore, mais l'indifférence et la condescendance brilleraient dans ses yeux. Et ce serait le pire de tout.
Fred avait également décidé de contacter son frère. Il était choqué de ne pas l'avoir fait jusque là, mais s'était demandé si cela ne venait pas d'une rancœur rentré. En voulait-il à George pour ce qu'était devenu sa vie ? Sans doute un peu et cela malgré lui. Car si George n'avait pas accepté de sortir avec Marcus, de l'épouser, tout en étant amoureux d'un autre, et pour finir par fuir le jour de son mariage… tout cela aurait pu être évité.
Cependant, il ne servait à rien d'énumérer des « et si » vides de sens. Il contacterait son frère pour le rassurer sur son état. George s'il n'avait pas encore appris pour son mariage le ferait bientôt. C'était aussi pour prendre de nouvelle disposition vis-à-vis de l'entreprise suite à son départ. Ainsi que pour savoir comment il s'organiserait quand lui aurait son premier enfant.
C'était très clair. Il contacterait le professeur Rogue dès leur retour en Angleterre pour obtenir les potions dont il aurait besoin. Bien sûr, Marcus ne serait pas heureux de ne pas faire ces enfants de façon traditionnelle, mais cela faisait partie des rares choses pour lesquelles il était prêt à se battre. Il ne fallait pas que Marcus le touche. Sa situation était bien assez difficile comme ça sans qu'il ne perde le respect qu'il avait de lui-même.
Tout cela était bien ordonné dans sa tête. Il devrait éviter Marcus, gérer au mieux son entreprise et reprendrait contacte avec son frère à cet effet. Et il prévoyait de mettre au monde son premier enfant au milieu de l'année prochaine. C'était un plan parfaitement établi.
Mais ce serait si difficile. Son cœur lui faisait déjà mal à penser à cet enfant qui naitrait dans un foyer sans amour. Lui acceptait cette situation, mais y impliquer un innocent… Marcus serait-il capable d'aimer cet enfant ? C'était cette question qui le retenait encore. Hier soir quand le brun était venu le retrouver dans sa chambre, il avait cru l'espace d'un instant qu'il s'inquiétait ou quelque chose du genre. Il avait déchanté très vite. Marcus ne s'inquiétait que pour lui-même. Alors que ferait-il d'un enfant ?
Il soupira et tenta de se dégager du corps chaud du brun. Mais il n'y parvint pas.
« Nous ne sommes même pas encore lever que tu soupire encore et encore. Es tu décidé à me dire ce qui se passe ? »
Son cœur manqua un battement alors qu'il comprenait que Marcus était éveillé et surement depuis un moment. Il ne s'y attendait pas, mais il se repris très vite. Soupirer ? Avait-il tant soupirer ? C'était possible au vu de son état d'esprit actuel, mais il se sentit passablement irrité qu'on lui en fasse la remarque.
« Je… je te l'ai dis hier soir. Il ne se passe rien, répondit Fred d'une voix atone.
_ Ne me mens pas. Tu avais un comportement étrange et encore ce matin…
_ Tu ne me connais pas. Comment pourrais tu savoir que j'ai un comportement étrange ? Et puis tu ne vas pas me faire une scène pour quelques soupirs ! Est-ce qu'il me faudrait une permission de ta part pour cela aussi ? »
Fred tenta de se redresser mais Marcus le bascula sur le dos, le dominant en redressant son buste.
« Pourquoi compliques-tu toujours tout ? Pourquoi ne pas simplement me parler ? M'expliquer ?
_ Te parler ? À toi ? Fit Fred en partant d'un rire étrangement amer, qui se finit aussi brutalement qu'il avait commencer. Monologuer, tu veux dire ? Tu n'écoute pas. Tu ne comprends pas.
_ Tu ne prends pas la peine d'essayer de m'expliquer ! Rugit Marcus.
_ Parce que ce serait une perte de temps. Tu ne peux pas me donner ce que je veux, nous en sommes tous deux conscients. Maintenant lâche-moi, j'aimerais aller me doucher. »
Marcus ne savait pas quoi dire. Qu'attendait Fred, de lui ? Des sentiments ? De l'amour ? Est-ce qu'ils en étaient déjà là ? À cette phase ou leur entente cessait de fonctionner, pour une froide cohabitation ? Mais bon sang leur mariage était un arrangement ! Il retint un soupir. Il pouvait bien tenter de se mentir à lui-même il savait que c'était plus que ça. S'il avait repoussé la possibilité que Fred soit son mari c'était bien parce qu'il avait toujours su que ce rouquin voudrait un mariage d'amour. Chose qu'il n'était pas capable de donner.
Fred tenta de se relever mais vu brutalement repousser contre le matelas. Il serra les dents de contrariété. Il avait déjà mis à mal une résolution de moins de vingt quatre heures en se heurtant à Marcus, il ne souhaitait pas aggraver les choses. Pourtant il se débattit tentant de repousser le géant qui le maitrisant sans trop d'effort.
« Tout ce que je souhaite, c'est que cette union avance dans les meilleures conditions. Mais tu ne fais rien pour facilité notre vie communes. »
Ces paroles glacèrent le roux. Ses résolutions revenant plus forte encore qu'avant, il cessa de se débattre, détournant le regard.
« Allons donc, reprit Marcus surpris et exaspéré par ce revirement imprévu. J'exige des explications. Maintenant ! Cria-t-il en secouant le roux un peu trop rudement.
_ Lâche moi ! Je ne suis pas à tes ordre Flint ! Tu tiens à garder tes secrets et je ne t'en empêche pas. Laisse moi tranquille c'est tout ce que je te demande. Nous vivrons côte à côte, mais pas ensemble. C'est tout ce que je peux t'offrir. Maintenant, laisse moi ! »
Marcus le laissa se lever et courir s'enfermer dans la salle de bain. La porte claqua fortement, faisant vibrer les murs de la bâtisse. Et le brun rester seul, poussa un soupir à fendre l'âme. Il avait vraiment hérité du plus compliqué des jumeaux. Du plus émotifs aussi. Quoi que… George l'avait bien plaqué pour un ancien amour.
Tout cela commençait à lui porter sur les nerf. Il en avait assez. Trop de ressenti, trop d'émotions, de sentiments. Pour la première fois, il regrettait vraiment d'avoir épouser Fred. Il était bien trop compliqué. Une erreur ! C'était une erreur. Et puis était-ce si dramatique qu'il ne tienne pas à discuter de sa relation avec Evan ? Cela n'avait pas la moindre importance ! C'était du passé. Mais plus il cédait au roux plus il lui en demandait. Question concession, il pensait en avoir assez fait. Il se leva vivement et s'habilla en quelques secondes. Moins de deux minutes plus tard, il était dehors ne sachant pas où aller, mais voulant prendre l'air. Il fallait qu'il réfléchisse à tout cela. Qu'il trouve une solution.
MF/FW
Fred sortit de la salle de bain vingt minutes plus tard et remarqua avec soulagement que Marcus s'en était aller. Il espérait juste ne pas le croiser trop tôt. La maison n'était pas grande mais il était sûr de pouvoir l'éviter et ce, toute la journée. À peine finissait-il d'enfiler un pull d'un blanc immaculé que Snedek apparut.
« Maitre Frédéric, un invité vous demande dans le hall.
_ Qui est-ce ?
_ Monsieur Evan Brens. »
Fred grimaça, hésita une seconde à dire à Snedek de prévenir Marcus, avant de se raviser. Il était tout de même le maitre dans cette demeure, et était donc tout à fait capable de recevoir cet homme. C'est d'un pas décidé qu'il marcha vers le hall où attendait le jeune homme. Ce dernier ne put retenir une légère grimace à sa vue, ce qui ne fit que donner une certaine satisfaction à Fred.
« Bonjour Evan, que puis je faire pour toi ?
_ Fred, ne pourrais je pas voir Marcus ? Je tiens à lui parler de choses privées. »
Fred serra les dents, se retenant difficilement de les montrer et de grogner comme un animal. À la place, il sourit d'un air poli, quoi qu'un peu froid et d'un claquement de doigt appela Snedek.
« Snedek, préviens Marcus qu'il a de la visite.
_ Je… je suis désolé Maitre Fred, mais c'est impossible Maitre. Le Premier Maitre est parti il y a peut être une heure de cela, maitre.
_ Vraiment ? Fit Fred étonné.
_ Oui, Maitre Fred.
_ Allons donc tu ne sais même pas quand on époux est sorti ? Marcus ne prends même pas la peine de t'avertir. »
Le ton mi-moqueur mi-sirupeux d'Evan mit les nerfs de Fred à rude épreuve. Il dût lutter contre lui-même pour ne pas dégainer sa baguette et lui faire profiter de l'enseignement de la guerre. Il sourit à nouveau, mettant en pratique les méthodes malfoyennes.
« Tu ne peux pas comprendre parce que tu n'es pas marié, Evan. Mais uni par les liens sacrés du mariage ne veut pas dire coller l'un à l'autre. Tu comprendras quand quelqu'un te passera enfin la bague au doigt. »
Il eut l'immense satisfaction de voir le blond blêmir, puis rougir de colère.
« Et puis de toute les façons, Marcus reviendra toujours ici. Près de son époux. Dans sa maison. Son foyer. »
Un petit sourire en coin se dessina sur ses lèvres. Et il vit les doigts d'Evan se serrer convulsivement sur le petit carton qu'il tenait contre lui. Finalement il ne regrettait pas du tout d'avoir du recevoir le blond.
« Si tu n'étais là que pour voir Marcus, je crains que tu ne doive repasser. »
Evan prit plusieurs profondes inspirations, semblant vouloir se calmer. Une expression de sincère réflexion se peignit sur son visage poupin, avant qu'il ne tende son carton à Fred.
« Tiens. Ce sont des affaires que Marcus avait laissé chez moi. Tu sais le nécessaire et même un peu plus. Après tout Marcus à presque vécu chez moi à une époque. Nous étions si liés. Vraiment amoureux. »
Leurs regard s'affrontaient alors que leur visage restait figé dans de grotesque sourire de politesse. La tension dans le petit espace du hall était presque insoutenable. Fred crut même entendre Snedek pousser un petit gémissement de terreur, tout à fait indigne pour un elfe de sa classe. Mais il n'y prêta pas attention, son corps tout entier, tendu vers Evan.
Il sentait confusément qu'Evan sous entendait quelque chose dans ses propos. Mais c'était impossible. Marcus avait été très clair. Personne ne devait être mis au courant pour éviter que l'affaire ne s'ébruite. Il avait toléré que sa famille -assez volumineuse- soit mise au courant mais bien aucun de ses amis. Alors il n'aurait pas lui-même éventer son secret. Surtout pas à Evan…
Il prit le parti de répondre sur ce même ton trop policé, utilisé depuis le début de leur conversation.
« Et bien c'est une époque révolu et je présume que c'est pour cela que tu rapporte tout cela. C'est très bien, car c'est le meilleur moyen de définitivement tourner la page.
_ Mais peut-on vraiment tourner si facilement la page sur une histoire qui a duré si longtemps ? Je pense que Marcus resterait toujours dans mon cœur de la même façon que je resterais dans le sien.
_ Sans doute, fit Fred en serrant un peu plus les dents. Les longues histoires marquent. Mais c'est étonnant… Marcus a déjà dû te rendre tes effets car je n'ai rien vu qui ne serait pas à lui ici ? »
Les traits d'Evan se tendirent et son visage s'empourpra de colère, alors que la vérité se dévoilait. Marcus ne laissait personne entré ici sans autorisation. Le brun lui-même lui avait affirmé qu'aucun amant n'avait dormi dans ses draps. Il allait chez Evan, mais ne l'autorisait pas à entrer sur son territoire. Une relation à sens unique, c'était tout ce qu'ils avaient eu : Evan donnant sans compter, Marcus cédant difficilement des micro-parcelles de son monde.
« Arrête donc de te prendre pour ce que tu n'es pas. On sait tous les deux que Marcus a ressenti plus de chose pour moi, qu'il n'en ressentira jamais pour toi ! Après tout votre union n'est qu'un mariage arrangé. Un mariage sans amour. Il me l'a dis lui-même, pas plus tard qu'hier. »
Fred reçut cette révélation comme une gifle. Ainsi Marcus le lui avait bien dis. Il lui avait tout révéler. Il n'y avait plus aucun doute sur le fait qu'Evan avait raison. Leur relation était sans doute passé, et peut être n'avait elle pas été de l'amour comme le disait si bien Evan, mais elle n'en restait pas moins importante pour Marcus. Plus importante qu'il ne pourrait jamais l'être. Sans doute avaient-ils eu ce genre de relation ou l'on se dit tout. Peut être Marcus lui avait-il tout révélé sur ses parents, sa sœur, sa fuite…
Et puis et surtout Fred ne pouvait s'empêcher de se répéter les mots prononcés par Evan : « Un mariage sans amour. Il me l'a dis lui-même. » Un coup de poignard en plein cœur. Était-ce les mots utilisés par Marcus pour décrire leur mariage ou était-ce une façon qu'avait trouvé le blond pour le faire souffrir ? Si c'était la deuxième solution, il avait touché juste, mais si c'était la première….
Pourquoi était ce si blessant, d'entendre une chose que l'on savait déjà, pour se l'être répété soi même pendant des heures ? Cela semblait prendre une autre dimension de l'entendre dire à voix haute. Lui donnant un contour plus réel, palpable, douloureux… Mais l'avoir entendu de la bouche d'Evan, un ex petit ami de Marcus, ,un actuel rival… C'était comme heurter un mur à plein vitesse et ce de plein fouet.
Fred se força pourtant à sourire, refoulant sa souffrance.
« Peut être as-tu raison. Mais je sais au moins à quoi m'en tenir. Je ne suis pas comme toi à espérer une chose totalement inaccessible. Un homme qui m'aurait jeté sans un regard en arrière après trois ans. Un homme maintenant marié. Je n'ai rien d'une carpette toute prête à se faire piétiné tant que ce sont les pieds de Marcus. Je n'ai peut être pas son amour, mais j'ai de l'amour propre, moi. »
Ses mots venimeux au possible touchèrent eux aussi leur cible et Evan blêmit. C'est sans un mot qu'il tourna les talons, claquant sèchement la porte. Fred resta sans réaction à cette sortie, trop perdu dans ses propres pensées et sentiments. Il réalisait qu'il ne pourrait pas. Qu'il était bine plus atteint qu'il ne l'avait cru. Que si c'était Marcus qui lui avait dis ces mots « mariage sans amour », il en serait mort de chagrin. Cela l'aurait mortellement blessé. Et Fred se savait incapable de vivre sans cesse, avec cette épée de Damoclès au dessus de sa tête.
C'était bien au dessus de ses forces.
Et imaginer que Marcus se lasse vraiment de l'attendre et aille assouvir ses désirs dans les bras d'un autre... Un autre qu'il aimerait vraiment d'Amour. Un autre qui saurait faire ce qu'Evan et lui avait été incapable de faire. Un autre qui obtiendrait ce qu'ils avaient ardemment souhaité. Qu'est-ce qui objectivement, empêchait le brun d'agir ainsi ? Après tout, ils n'avaient qu'un…
Mariage sans amour
Quand Marcus rentra ce soir là, il trouva une maison vide.
À suivre…
Vous savez que des reviews incitent à écrire plus et plus vite ? Je dis ça je dis rien XD
