Les ombres d'un passé trouble


Nouveau petit chapitre tranquille très librement inspiré parce que... bah... hélas, pour le moment, on a aucune nouvelle sur la deuxième saison des Caballeros. Donc, on y met toutes nos espérances pour la deuxième saison des Cabs ^^

Pour ceux qui s'inquiétaient qu'on ne s'intéressait qu'à Panchito, les prochains Chapitres vont s'intéresser aux autres plus précisément :D

Mais trêve de blabla! En avant pour ce nouveau chapitre! :D


Chapitre 8: Mémoires et Retrouvailles

Quelques jours avaient passés depuis la défaite de Sheldgoose et Felldrake et, même si la Nouvelle Institution Quackmore semblait être redevenue la même, plusieures choses avaient changés. Comme le nouveau président de l'Institution! Donald habitait maintenant le manoir qui encadrait la cabana avec Daisy et ses nièces mais également Ari (qui furette un peu partout dans la large demeure), Humphrey l'ours, Xandra… et bien évidemment, Panchito et José!


Étant enfin débarrasser de leur ennemi principal (Sheldgoose étant inoffensif sans son ancêtre démoniaque), ils pouvaient enfin profiter de leur temps libre pour vivre leur vie et leur nouvelle idylle sans crainte. Peu importe les regards des autres sur eux, ils s'aimaient et rien ne pouvait les empêcher de le montrer. À l'époque actuelle, ce n'était plus tabou! Alors ils profitaient de l'autre comme deux tourtereaux, se tenant la main dès qu'ils le peuvent, trouvant la moindre occasion pour voler un baiser à l'autre, partageant une chambre pour deux et dormant ensemble… quand ils n'étaient pas plus intimes. Il n'était pas étonnant de trouver la porte de leur chambre fermée et puis le manoir était assez grand pour les laisser tranquille et pouvoir mener sa vie sans rien entendre.

Ce matin-là, José se réveille dans les bras de Panchito, ayant dormi sur son torse nu, et sourit en voyant son jeune amant toujours endormi. Se redressant doucement, il l'embrasse sur le front, faisant gémir le Mexicain qui se réveille en papillonnant des paupières. Mais dès qu'il voit les beaux yeux marron à reflet vert de son Brésilien, le coq lui sourit.

« Bom Dia, lindo. dit doucement le perroquet.

_ Hola mi amor. » répond-t-il.

Ils s'échangent leur premier baiser de la journée et se collent les fronts. Ils profitent toujours de ces moments de "paix" avant leur journée avec Donald et Xandra qui tenait toujours à ce qu'ils restent en forme. Mais peu importe tant qu'ils restent ensemble.


Après le petit-déjeuner, Xandra a organisé une session d'entrainement des armes et des enchaînements, ce qui est assez dur pour Donald qui reste encore un peu pataud… mais ses amis sont patients et l'aident à ajuster ses mouvements pour le rendre plus agile. Ces entraînements sont toujours sous les regards de Daisy, des Triplettes ainsi que Humphrey et Ari (quand il ne participe pas).

« Allez, un dernier enchaînement et on arrête là pour aujourd'hui. » sourit Xandra.

José se lance dans les airs pour toucher une cible avant de rejoindre Donald pour qu'ils aident Panchito à bondir plus haut pour toucher la dernière cible puis tous les trois se font un "tape m'en cinq" en poussant un joyeux "YEAH!" sous les applaudissements des filles.

« Parfait! félicite la déesse. Vous vous débrouillez aussi bien que les anciens Caballeros.

_ On a été les anciens Caballeros! dit Donald en bombant le torse.

_ Je sais. Mais je suis ravie de voir que vous n'êtes pas rouillé même si nous n'avons plus de combat pour l'instant.

_ Au moins, on peut se reposer un peu après le dernier combat de Felldrake. dit José en s'étirant.

_ Heureusement que nous avons pu renouer le contact avec nos anciennes vies pour récupérer l'énergie des amulettes. sourit Panchito… avant qu'il se tourne vers leur amie divine. Xandra? Qu'est-ce que tu sais sur ces amulettes? Pourquoi on a cru perdre le contact avec Yolotli, Atília et Domhnall quand Felldrake les a détruit?

_ Eh bien... commence-t-elle avant de bloquer sur ce qu'elle s'apprêtait à dire, regardant tout le monde qui attend sa réponse. … En fait, je n'étais pas là quand elles furent forgé. Tout ce que je sais, c'est ce que les Caballeros m'ont expliqué et que je vous ai expliqué par la suite.

_ Aww. soupire tout le monde un peu déçu avant que José dise:

_ Mais l'Atlas doit bien savoir ce qu'il s'est passé vu qu'il enregistre tout ce que les Caballeros et d'autres héros font!

_ Peut-être. Mais il ne racontera pas tout les détails de l'événement! Il faudrait qu'un ancien Caballero le tienne et vous raconte comment ça s'est vraiment passé. Mais Yolotli n'est plus qu'une sorte de fantôme dans le subconscient de Panchito et vous, José et Donald, vous n'avez pas d'accès pour communiquer avec vos anciennes vies! »

Les autres hochent la tête, compréhensifs, et Panchito se met à réfléchir sur comment ils pouvaient faire…. lorsque soudain, une violente puissance magique le fait luire d'un coup, comme un flash qui alerte tout le monde, et dès que ce flash disparaît, il s'effondre sur le sol.

« Panchito! s'alarme José en rejoignant son amant, toujours peu rassuré par ces évanouissements magiques.

_ C'est Yolotli? demande April en s'approchant avec les autres.

_ Possible. Il doit vouloir l'expliquer à Panchito. » dit Xandra.

Mais alors qu'ils s'attendent à ce que Panchito reste inconscient quelques temps, une aura rouge se met à faire briller son corps, il fronce les sourcils en gémissant… lorsqu'il ouvre les yeux. Sauf que tous s'écartent de stupeur. Les yeux rouge rubis de Panchito sont auréolé de doré, comme si ce n'était pas vraiment lui. Il se redresse, regarde ses mains comme si il les testait… puis sourit et pousse un cri de joie comme pour tester sa voix. Lorsqu'il se met à s'extasier dans une langue que les personnes "modernes" ne comprennent pas, Xandra se fige.

« Yolotli? » suffoque-t-elle en reconnaissant la langue aztèque.

Le jeune coq lui sourit avant de répondre:

« Ha pasado mucho tiempo sin verte, Xandra! »

Bien que les voix se ressemblent, Xandra et les autres distinguent Yolotli à travers l'apparence de Panchito. Et le premier à s'exclamer de joie immense en lui sautant à la gorge, c'est Ari. Après un joyeux cri qui fait sursauter tout le monde, il gazouille joyeusement comme le ferait un enfant qui retrouve son parent avant de lui monter sur le dos et les épaules en sautillant, manquant tomber mais Yolotli le rattrape comme par réflexe et le serre contre lui avec un large sourire.

« Tu m'as manqué aussi, pequeño loco! »

Ari le serre aussi fort qu'il peut avant de bondir au sol et, dès qu'ils sont en face-à-face, les deux "anciens compagnons" se mettent à pousser un cri de joie qui fait vriller les tympans à tout le monde.

« Pas de doute, c'est Yolotli… » soupire Xandra.


Puis voulant ramener le Demi-Dieu sur terre, José se racle la gorge, attirant l'attention d'Ari et Yolotli sur lui.

« Pardonnez-moi de déranger vos retrouvailles mais… êtes-vous venu pour nous parler des origine des amulettes?

_ Ouais! Et pourquoi est-ce qu'on vous a perdu d'un coup? » demande Donald

Yolotli leur sourit avant de répondre:

« Eficazmente! Yo ai une histoire à vous raconter à propos de comment nous obtinrent les amulettes. Et pourquoi nous avons été séparé. dit-il avant de se tourner vers la Déesse. Xandra! Dame el atlas de las maravillas por favor! demande-t-il, et sans trop d'hésitation, Xandra le lui passe. Muchas gracias! »

Yolotli alors, feuillette le livre avant de l'ouvrir à la page qu'il voulait en montrant aux autres.

« C'était lorsque nous perdîmes possession de l'Atlas des Merveilles à Felldrake lors d'un combat. Mais comme nous ne faisions malheureusement pas le poids face à lui, même moi avec mes pouvoirs, c'est là où on s'était dit qu'il nous faudrait de l'aide … » dit-il alors que les images apparaissent devant leurs yeux.


5 siècles avant notre ère:

Les trois Caballeros sont embarqué dans un petit bateau de pêche discret, voguant sur la mer vers une île isolée de tout dans la zone de l'Amérique du Sud.

« Je penses toujours que c'est une mauvaise idée! rale Domhnall en maintenant le cap avec le gouvernail.

_ Il le faut! C'est le seul grand homme à égaler Felldrake. Et il a été son mentor. C'est notre seule option! Et si on ne récupère pas l'Atlas à temps, qui sait ce qu'il risque d'arriver? explique Yolotli en surveillant les alentours.

_ Cet homme s'est isolé du monde, Yolotli... ça veut dire qu'il ne veut pas qu'on le cherche. Et si Felldrake est derrière tout ça, c'est qu'il ne veut plus faire la même erreur qu'il a fait jadis en le prenant comme apprenti.

_ On a un ventaja par rapport à Felldrake. sourit le jeune Aztèque en se tournant vers le troisième passager.

_ Moi? suffoque Atília. Por quê?

_ Tu es un hombre mágico comme lui! Yo suis sûr que ça nous sera utile! » assure Yolotli.

Le jeune chaman voudrait lui rétorquer que ça serait plutôt son côté demi-dieu qui pourrait les intéresser… mais comme Domhnall est pas encore mis au courant sur ce côté de la personnalité de son amant, il se tait. Ils verront bien une fois là. Et puis, comme l'a dit Yolotli, ils n'ont pas le choix.


Ils débarquent enfin sur la plage de l'île, rangeant leur bateau du mieux qu'ils pouvaient. Ils ne connaissaient point ce que celui qu'ils cherchent pourrait faire et ils ne pouvaient pas se passer du bateau si ils devaient quitter l'île. Dès cela fait, Yolotli commence à s'éloigner... lorsque Domhnall lui fait barrage avec son épée.

« Soyez prudent! Il s'est éloigné de toute civilisation mais ça ne l'empêche nullement de truffer l'île de pièges. Alors soyez sur vos gardes! conseille le canard avant de baisser son arme.

_ Você está certo! répond Atília en les rejoignant. Restons groupé et prudent!

_ Vamos! » encourage Yolotli en menant ces amis tout droit devant.

Les instants s'écoulèrent, alors que les 3 Caballeros vagabondent dans la jungle de l'île avec prudence et en restant groupé. Se laissant inonder par l'atmosphère et les bruits d'animaux, de sources et de plantes que possède l'île. Ils marchèrent longtemps sans trouver la moindre habitation.


Les minutes se changèrent en heures… jusqu'à ce que Domhnall remarque.

« On tourne en rond! annonce-t-il, attirant l'attention de ses amis sur eux.

_ De qué hablas ? Bon, yo sais que tout semble se ressembler sur cette île ma quand même! s'indigne Yolotli.

_ Ah oui? Alors dis-moi pourquoi ce champignon géant, on y passe plusieurs fois à côté! » s'indigne le canard.

Ses amis le regardent comme si il était devenu dément.

« Quel champignon? demande le Demi-Dieu, énervant l'Européen qui pointe le dit champignon. C'est peut-être pas le même. dit calmement Yolotli.

_ Non, j'ai regardé chaque détail de cette jungle et c'est le seul fungus qui s'y trouve. explique le canard.

_ Et pourquoi tu fais ça? demande le coq.

_ Pour repérer où nous sommes et où nous allons! s'indigne Domhnall.

_ Ah! On est censé faire ça ? » demande Yolotli

Ses amis le regardent en se demandant s'il était sérieux avant de gifler leurs fronts. Autant c'était un brave guerrier très doué et agile, autant il pouvait être un vrai gamin sur certaines choses.

« Ça t'arrive de descendre de tes nuages parfois? » rale le canard.

Le jeune Caballero aux plumes rouges hausse des épaules et regarde les alentours, s'agenouillant pour caresser le sol… lorsqu'il tique. Il a l'impression que quelque chose perturbe le sol. Intrigué, il lève les yeux en pour regarder le ciel, voyant des sortes de vagues dorées qui n'ont rien à faire là. Il se relève doucement en gardant les yeux au ciel puis marmonne:

« Vamos… sígame… »

Ses amis foncent les sourcils en le voyant regarder le ciel en avançant au hasard mais, perdu pour perdu, autant continuer alors ils avancent.


Yolotli, lui, garde les yeux levés et s'avance, suivant le sens des vagues dans le ciel lorsqu'il trébuche et roule... pour se cogner la tête contre la coque de leur bateau.

« Aoutch! Ay! gémit-il en se redressant.

_ Yolotli! Est-ce que ça va? » s'alarme Atília.

Domhnall court les rejoindre… avant de sourire.

« Hé! Mon seigneur guerrier la gaffe a quand même servi à quelque chose. On a retrouvé la plage et donc on est revenu au point de départ. »

Les deux amants le regardent, prennent conscience de leur environnement puis le jeune coq soupire.

« Ay caramba… pfff… il faut qu'on reparte à nouveau. Vamos…

_ Yolotli. soupire le perroquet. Il est trop tard. Le soleil se couche alors on y verra rien.

_ Atília a raison. dit le canard. On va se perdre à nouveau et deux fois le hasard, j'y crois pas. »

Le jeune demi-dieu marmonne et soupire en s'asseyant sur le sable.


Dès que la nuit devient sombre, Domhnall allume un petit feu de camp avec Atília alors que Yolotli soupire en les regardant avant de regarder l'île. La jungle parait tellement dense… est-ce qu'ils arriveront à la traverser et à rejoindre celui qui pourrait les aider? Xandra avait besoin d'aide! Felldrake allait la malmener comme une esclave… comme il les avait malmené! Et il ne veut plus de ça! Cet homme n'avait pas le droit de malmener d'autres hommes comme eux. Alors qu'il est perdu dans ses pensées, il est ramené à la réalité par la main de son amant sur son épaule.

« Tout va bien, Yolotli? s'inquiète-t-il.

_ Si… yo suis juste un peu agacé… Plus on attend, plus Xandra passe de temps entre les mains de Felldrake. Et…

_ Tu as peur pour elle? demande Domhnall.

_ Si…

_ Les gars… soupire le canard. Je sais que vous avez vécu l'horreur en esclave et que la situation de Xandra est semblable… mais elle est forte. On arrivera à la sauver d'une façon ou d'une autre. » promet-il.

Alors que Atília sourit à son ancien maître et ami, Yolotli semble peu certain… mais les regards confiants de ses amis lui redonnent courage. Alors qu'ils continuent de bavarder autour du feu avant de s'endormir, ils ne remarquent pas qu'ils sont observés par quelqu'un qui est caché dans les arbres, suivant chaque mouvement et écoutant chaque parole, semblant très intéressé.


Le lendemain matin, Yolotli est le premier à se réveiller. Chassant le sable de ses plumes, il s'étire et baille avant de regarder la jungle puis ses amis encore endormi. Profitant qu'ils sont endormis, Yolotli va chercher de quoi déjeuner pour lui est ses frères d'armes.

Malheureusement, il n'aura pas le temps de faire le "petit déjeuner surprise" que ses congénères le retrouvent dès qu'ils se sont réveillé.

« Yolotli! J'avais dis qu'on ne se sépare pas! s'indigne Domhnall.

_ Domhnall a raison! Et si tu te retrouvais perdu ou blessé ou pire au milieu de cette jungle! s'indigne à son tour son amant

_ Vamos! Détendez-vous! Je suis juste partis dans cette zone pas loin de la plage et je nous ai cueillis ça! dit-il en montrant une sorte d'énorme poire mauve à points rose. Bizarre ce fruit! Il ne ressemble nullement aux fruits du "Nouveau Monde" ou d'Europe.

_ Hhmm … je ne suis pas sûr que ça doit se manger... craint Atília.

_ Bon, juste pour vous prouver qu'il n'y a rien à craindre, je vais prendre la première bouchée! s'indigne le coq avant de donner un sacré coup de mâchoire dans le fruit, croquant une partie dans sa bouche et mâchant dessus. Hhmm mouais... manque de sucre. » râle-t-il.

Puis d'un seul coup, ses pupilles se dilatent et son cerveau semble vouloir flotter comme fatigué. Il secoue la tête pour essayer de réveiller son cerveau mais rien à faire tout lui semble léger et dissipé.

« Mangez ce fruit! C'est trop formidable! Rien n'est plus succulent! délire-t-il alors que tout se déforme autours de lui, même les silhouettes de ses amis. Oooooh! Todo se está derritiendo! dit-il en zigzaguant par terre.

_ Qu'est-ce qu'il lui prend d'un coup? demande l'ex-noble inquiet avant que Atília ne récupère le fruit et regarde d'où il peut provenir jusqu'à ce qu'il déclare:

_ Ça aurait dû le foudroyer à la tombe normalmente!

_ Pourquoi tu dis ça? » demande le canard intrigué.

L'ancien chaman pointe alors vers une "fosse commune" près des racines de l'arbre où certains squelettes semblent tenir les pépins de ce fruit (probablement le fruit dans leurs mains une fois qu'ils moururent, ne restant que des graines à parsemer).

« Woark! Beurk! hurle Domhnall d'effroie.

_ Apparement, il ne veut qu'aucune personne ne l'approche par tous les moyens. » réalise Atília avant de courir rejoindre Yolotli qui semble complètement drogué.

Le coq chantonne, divague, il manque même embrassé son amant en faisant l'amoureux transis. Par chance, Domhnall pense que c'est le fruit qui le met dans cet état.


Ils arrivent à le ramener à la plage et Atília fouille dans ses plantes médicinales. Pendant que Domhnall surveille les alentours et Yolotli qui….. a une étrange définition "d'attachement" en ce moment.

« Atília, mi amor! ¡Me haces ver la vida en todos los colores! gazouille l'aztèque, intriguant son compagnon européen qui marmonne:

_ Waouh! C'est puissant comme hallucinogène! »

Atília remercie que c'est le fait que son amant est sous l'effet de drogue pour qu'il révèle leur relation comme ça sur l'île.

« ¿Quién prendió fuego a Domhnall? » demande Yolotli qui n'arrête pas de tripoter le canard de partout avec un bâton, agaçant l'ancien noble qui lui arrache le bâton des mains et le lance à la mer.

Le canard se relève de là où il était assit pour gronder le coq comme un enfant avant de lui ordonner de rester là près du bateau de pêche, avant de s'éloigner vers le perroquet. Yolotli (se comportant comme un gamin avec sa cervelle en compote) soupire et râle à devoir rester là... lorsque soudainement il entend une voix qui lui parle:

« Wow! Tu commence sérieusement à devenir siffoné de là-haut, vieux! »

Alerté et ne connaissant pas de qui il s'agit, Yolotli se tourne pour voir un étrange oiseau se tenir derrière lui et qui le regarde d'un air curieux et souriant. Le jeune aztèque s'approche en se frottant les yeux violemment comme pour sortir d'un rêve. Mais la créature est là devant lui, sans perdre le sourire.

« Heuh… commence le coq. ¿Estuviste hablando hace unos minutos? demande-t-il à l'oiseau mais ce dernier lui répond en piaillant, le décevant un peu. Pourtant j'étais sûr que…..

_ Tu es sur le point de tourner banane dans le mixeur de l'univers et la noix de coco ira boire ton jus! dit l'oiseau.

_ Ah, c'est bien ce que je pensais! soupire le coq soulagé de ne pas être totalement fou. Mais c'est pas ça qui faut dire c'est …. »

Puis le reste de ce qu'il dit à l'oiseau sont juste des piaillements incompréhensibles aux yeux des deux autres Caballeros qui voient Yolotli interagir avec ce drôle de petit oiseau.

« Je crois que rien au monde ne pourrait décrire ça! » s'exclame Domhnall étonné.

Atília grimace en haussant les épaules. Il ne connaît pas assez le fruit pour savoir si c'est normal.


Retour à l'époque actuelle:

Les Triplettes ne peuvent s'empêcher d'éclater de rire en imaginant Panchito (ou Yolotli) dans cet état.

« Tu planais complètement en faites! rit May. J'espère que t'as profité de ton trip.

_ Tu sais que la drogue, c'est pas bon pour la santé? » plaisante June alors qu'April éclate de rire.

José et Donald ne peuvent s'empêcher de pouffer même si ils savent que si ça avait été Panchito, ils auraient été inquiets et perturbés par un comportement semblable. Yolotli fait une drôle de tête et hausse les épaules.

« Au moins, ça nous a permis un contact avec Ari. »

Les filles se figent et se tournent vers le petit Aracuan qui les regarde en souriant.

« Attends, ça peut pas être le même Ari! suffoque April.

_ Ah por supuesto es lo mismo! Le petit oiseau là est le même que celui qui accompagnait Blaze Beard. Il est comme Léopold. Un inmortal! »

José et Donald froncent un peu les sourcils (pensant qu'Ari était plus une réincarnation comme eux) et les filles suffoquent. L'oiseau sourit et gazouille joyeusement sa petite chanson. Yolotli sourit en secouant la tête, amusé et avec un sourire presque paternel pour le petit oiseau exotique, avant de reprendre où il en était dans son récit.


5 siècles avant notre ère:

Une bonne heure plus tard, Yolotli avait pu sortir de son délire et revient tout doucement à la réalité. Pendant tout ce temps, l'oiseau bizarre reste à côté d'eux à observer le jeune coq qui dégrise enfin. Il ne lui reste qu'un léger maux de tête et parfois des flashs de couleur bizarre. Atília lui donne une tisane qui devrait l'aider à se remettre complètement (même si ça a un goût affreux).

« Gracias amigo… marmonne le jeune aztèque en buvant lentement la décoction.

_ De nada, Yolotli. » grommelle le jeune perroquet avec un regard assez agacé.

Yolotli grimace, se demandant ce qu'il a pu faire pour l'agacer à ce point. Croyant que leur ami a été mis mal à l'aise par les dires du jeune coq, Domhnall lui chuchote:

« En faites, pendant ton moment de délire, tu lui as fait une déclaration enflammée. »

Le jeune Caballero en rouge se fige en rougissant violemment… avant de se mordre la lèvre. Mais avant qu'il puisse s'expliquer, l'oiseau se met à pousser une petite chansonnette en leur tournant autour et en sautillant.

« Mais c'est quoi ce truc? s'agace l'ancien noble en essayant de le chasser.

_ Yo sais pas. Il est apparu d'un coup alors j'ai cru que c'était une hallucination. répond Yolotli alors que l'oiseau lui tourne autour en souriant.

_ Je n'ai jamais vu d'animal semblable. marmonne Atília, peu rassuré par le regard insistant du joyeux luron.

_ Il n'est pas hostile… euh… finalmente, creo … »

L'Aracuan sautille autour d'eux en continuant à faire le clown… lorsqu'il se glisse derrière le jeune Aztèque et le pousse vers la jungle.

« Hé! Para esso! s'indigne-t-il.

_ Mas qu'est-ce qu'il veut? s'étonne le jeune chaman.

_ On dirait qu'il veut qu'on le suive. » s'étonne Domhnall.

L'oiseau fou hoche la tête puis prend les devants en sautillant et en piaillant. Les Trois Caballeros se regardent puis haussent les épaules. Faute d'idées, autant suivre ce drôle de personnage.


Ils traversent la jungle calmement (si ce n'est les petites chansons de l'Aracuan) lorsqu'ils arrivent devant une large grotte. Les deux précolombiens ont déjà vu des endroits semblables mais Domhnall n'est pas très rassuré par cette large entrée dans la roche qui ressemble à la "gueule du Diable". Surtout dans sa culture avec sa religion chrétienne, les grottes n'ont pas très bonnes réputations. Mais l'oiseau y entre en chantonnant, leur disant qu'ils doivent le suivre.

« Bien… marmonne Yolotli. Bon, c'est par là alors. Vamos!

_ Oui mais non, moi j'entre pas là-dedans! s'indigne l'Espagnol. Votre gueule de l'enfer, vous y entrer si vous voulez mais moi j'y vais pas! »

Les deux amants le regardent, intrigués et l'air de dire "Tu es sérieux là?" avant de s'interroger du regard.

« Domhnall! On est déjà allé dans des endroits bien pires que ceux-là. s'étonne Atília. Por quê est-ce différent?

_ J'en sais rien mais moi j'y vais pas! s'agace le canard, faisant pouffer son ami coq aux plumes rouges.

_ Tu as peur ou quoi?

_ Non! Pas du tout! s'indigne le jeune noble.

_ Bien sûr… se moque le coq. Gallina mojada!

_ Alors là je peux te confirmer que je ne suis pas ce que tu viens de dire! » grommelle Domhnall.

Pour le faire enrager, Yolotli se met à faire la poule en lui tournant autour. Comme il l'a prévu, l'Hispano-Écossais sert les poings sous la rage et, alors qu'il s'apprête à le frapper, l'Aztèque l'évite (non sans rire) et s'élance dans la grotte, suivi par un Domhnall tellement furieux qu'il a les plumes qui ont viré au rouge comme celle de son ami. Atília lève les yeux au ciel en soupirant.

« Por que eu sou o único adulto nesse grupo? grommelle-t-il avant de suivre ses amis.

Il avance dans la grotte en ayant allumé une torche. Il ne vire plus l'oiseau depuis mais sa voix faisait écho dans le domaine rocheux.

« Hhhmm….. s'inquiète Domhnall. Je n'aime pas ça du tout! avoue-t-il.

_ Avances et ça ira souffle Yolotli.

_ Attends, ça ne t'inquiètes pas qu'il ait soudainement pris de l'avance dans cette grotte et qu'on n'entend que sa voix retentir contre les murs? Et d'où vient-il cet oiseau? Si ça se trouve, il protège le mage et il nous conduit droit vers notre mort… Wow qu'est-ce que c'est que cette lumière au loin? » demande Domhnall alors qu'Atília et Yolotli se demandent la même chose.


Et quand il approchèrent, ce fut une autre caverne fermée d'où l'eau semblait avoir cristallisée et laissée une surface lisse et luisante. Les trois étrangers regardent leurs reflets en dessous d'eux sur cet immense lac figé avant que le Demi-Dieu lève les yeux vers l'autre bout car il entendit les échos de l'oiseau retentir et provenant de là-bas. Il s'apprête à se rendre sur le lac givré mais Domhnall l'en empêche. Et lentement, avec un air de doute et de crainte lisible sur son visage, il relève les yeux et dit:

« Je vais prendre les devants! Surveilles nos arrières! »

Yolotli hoche de la tête en laissant le canard passer devant. Domnhall s'approche du bord et, délicatement et lentement, il pose son pied gauche palmé sur la surface lisse et luisante. Il ferme les yeux, se préparant au pire mais, à sa grand surprise, rien n'arrive. Et c'est ainsi qu'il ouvre les yeux avant de souffler de soulagement et qu'il continue son chemin sur cette patinoire lumineuse. Yolotli et Atília lui sourient avant de le suivre très lentement.

« N'oubliez pas! Il faut ramper sur la surface très doucement! insiste le canard. On ne sait pas l'épaisseur de cette glace! Et faudrait mieux éviter de se noyer!

_ On peut se noyer là-dessus? demande Yolotli qui n'a jamais vu de glace.

_ C'est comme de l'eau dure et froide. explique Atília qui lui est déjà allé en Ecosse avec Domhnall. L'eau est sous cette couche, comme… euh… comme la lave froide sur la lave chaude ou la boue séchée sur de la boue encore liquide.

_ Ma si c'est de l'eau froide,... pourquoi on a pas froid en marchant dessus? »

Domhnall s'apprête à répondre… pour voir qu'il n'a aucune réponse. En effet, cette glace étrange n'est pas froide sous leurs pas.

« Peu importe, on t'expliquera plus tard! s'agace-t-il, refusant de se faire peur avec de telles questions. Allez! »

Les deux précolombiens sont un peu surpris par son explosion de colère… puis ils haussent les épaules et continuent à avancer.


Mais alors qu'ils sont bien à mi-chemin sur l'étendue de "glace",...

« Heuh …. Domhnall? Pourquoi tu rétrécis? » demande Yolotli.

Le Canard le regarde d'un air curieux avant de sentir qu'il s'enfonce comme dans de la gelée ou de la mélasse. Il regarde ses pattes avant de suffoquer d'horreur en voyant que ce lac gelé ce n'est pas de la glace ou du cristal, mais une sorte de gelée mouvante qui l'engloutit très rapidement.

« QU'EST-CE QUE C'EST QUE ÇA? hurle Domhnall en se sentant disparaître sous le regard horrifié de ses amis. LES GARS!

_ YOLOTLI! AIDE-MOI À LE SORTIR DE LÀ! » s'affole Atília en attrapant une main de son ami.

Le jeune coq attrape l'autre et tous deux tentent d'arracher leur ami de cette mélasse infernale mais, plus ils tirent pour le sortir, plus vite il s'enfonce. Ils recommencent encore et encore… lorsque Domhnall s'enfonce alors jusqu'au cou. Le jeune canard tremble et se met à pleurer sous la terreur mais il se sent pris alors…

« Les gars! Sauvez Xandra! » dit-il.

Et avant qu'ils puissent l'interroger, leur ami leur lâche les mains, les faisant tomber sur le lac où il disparaît.

« DOMHNALL! » hurlent-ils en voyant leur ami disparaître et le lac redevient aussi dur et lisse qu'avant.

Les deux précolombiens sont figés de terreur et d'horreur. Yolotli est le premier à reprendre ses esprits et court vers là où leur ami se tenait.

« Domhnall! Amigo! hurle-t-il en essayant de trouver une fissure, quelque chose pour rejoindre son ami avant de frapper la surface lisse avec ses poings, les yeux brillants de larmes. AMIGO! Tu ne peux pas nous laisser! Nous sommes les trois Caballeros! TU M'ENTENDS! TROIS CABALLEROS! »

Atília le rejoint pour l'empêcher de s'abîmer les mains mais son amant ne peut retenir un hurlement plein de colère et de désespoir avant de pleurer en le serrant dans ses bras. Le jeune perroquet sait que cela vient de la mort de Tenoch et la perte de son village. Yolotli ne voulait plus perdre qui que ce soit…. et ils venaient de perdre Domhnall. Entendant l'Aracuan qui se remet à chanter comme une moquerie à leur tristesse, Yolotli serre les poings et se redresse en essuyant ses larmes.

« Vamos, Atília! Prouvons à ce magicien qui nous sommes! » rage le coq.

Son amant n'est pas très rassuré mais ils avaient promis de sauver Xandra et même Domhnall leur avait demandé de tenir leur promesse alors ils tiendraient et trouveraient Blaze Beard pour lui demander de l'aide.


Ils traversent le lac en quelques minutes puis s'avancent dans un couloir sombre à nouveau, uniquement guidé par la voix et la chanson de l'oiseau.

« Mas il nous emmène où? s'étonne Atília.

_ J'espère pour lui qu'il nous conduit à ce vieux loco de magicien sinon yo lui tord le cou. » grogne Yolotli.

Après quelques minutes, ils arrivent dans une nouvelle caverne mais bien plus sombre. Bien qu'ils voient leur chemin, l'endroit est noir charbon. Atília tremble, sentant presque une présence démoniaque dans cet endroit singulier, mais son amant continue, déterminé. Et le jeune Aztèque est plus têtu qu'une mule donc son amant sait qu'il ne s'arrêtera pas. Soudain, le perroquet semble percevoir un mouvement à droite… puis un autre à gauche… puis il hurle (alertant son amant) en sentant quelque chose l'attraper au pied et le tirer vers le fond de la caverne qui semble s'être assombrit après leur passage. Comme si une bête d'ombres les suivait.

« YOLOTLI! » hurle-t-il en se sentant tirer par les ombres.

Le jeune coq lui attrape les mains et le tire aussi fort qu'il peut pour essayer d'attacher Atília à cette étrange tentacule d'ombres. Puis, dans un dernier espoir (un peu dingue), Yolotli pousse un cri strident qui résonne dans toute la caverne. Cela semble faire peur à la créature car elle lâche Atília et les deux amants s'élancent alors à toute vitesse vers la sortie.

« Quédate cerca de mí, Atília! » ordonne presque le jeune coq en tenant la main de son amant, les yeux rivés sur la sortie.

Le couple court tellement vite que leurs poumons leurs semblent en feu mais ils tiennent à s'en sortir ensemble. Mais alors que Yolotli passe la sortie de la caverne, Atília est à nouveau brutalement attrapé et un deuxième tentacule frappe le jeune coq, l'envoyant rouler dans le couloir, alors que le perroquet est entraîné vers la masse noire.

« YOLOTLI! hurle-t-il, aux bords des larmes en étant englué dans la masse noire.

_ ATÍLIA! » s'horrifie le jeune Aztèque en se redressant.

Mais malheureusement, à peine le perroquet a-t-il disparu que la masse d'ombre disparaît et la caverne retrouve sa clarté normale. Yolotli tremble, respire avec difficulté… puis il hurle le nom de son amant avant d'éclater en sanglots, désespéré. Il avait à nouveau tout perdu. C'est alors qu'en sifflant joyeusement d'un air qui se veut innocent que l'étrange oiseau apparaît. Marchant joyeusement tout en trainant un peu la patte vers le coq, il sourit mais, ne voyant aucune réaction de sa part, il commence à s'inquiéter. Il s'approche alors doucement, tendant la main vers lui... mais dès qu'il le toucha, le dernier Caballero se retourne violemment avec un air culpabilisateur et haineux envers l'oiseau qui se recule en trébuchant de terreur. Il n'y avait rien du commun des mortels dans ce regard. Surtout quand il s'avance vers lui, menaçant.

« Tu… grogne-t-il comme une bête enragée, le regard brûlant comme de la braise ardente. Suciedad de… ASESINO ! »

Yolotli se met alors à hurler de rage en sautant sur l'Aracuan mais l'oiseau a des réflexes vifs et il bondit, évitant le coq enragé. Le feu dans son regard contraste avec les larmes qui coulent sur ses joues mais ça n'en reste pas terriblement angoissant. Vite, l'oiseau bizarre s'enfuit pour échapper à la fureur de Yolotli qui le pourchasse dans la galerie de pierres mais dès qu'une nouvelle caverne s'ouvre devant lui, le jeune Aztèque ne prend aucun risque. Sous la rage, il place ses mains au sol, intriguant le fugitif qui se demande ce qu'il fabrique,... lorsqu'il piaille en se sentant violemment attrapé par la patte et soulevé la tête en bas. Il est estomaqué de voir une large vigne le tenir par la patte avant de le lancer dans les airs pour le rattraper et le serrer comme un poing géant. Il piaille et se débat pour s'échapper… lorsqu'il voit que c'est le jeune coq qui contrôle ces vignes étranges. Ce qui l'ébahit le plus, c'est l'aura qui semble émaner du jeune Mortel. Yolotli le fixe avec rage, colère et désespoir, faisant peur à l'Aracuan, et grogne:

« Yo sais pas qui tu es ma je sais une chose. J'ai perdu mes deux amis à cause de toi et de ce magicien de malheur! Alors maintenant, fini les bufonadas! DIS-MOI OÙ EST BLAZE BEARD!? »

L'Aracuan ne peut que trembler et piailler de peur, incapable de parler, mais Yolotli est tellement en rage qu'il prend ça pour de la moquerie et serre les Racines du Monde plus fort autour de l'oiseau fou. Le pauvre petit suffoque dans ses larmes tellement que les branches serrent ses poumons... et c'est à ce moment-là que Yolotli réalise que…

« Non! » dit-il en détendant l'étreinte des racines.

Il devait l'admettre, l'oiseau ne faisait que défendre son maître et son île…. tout comme il l'avait fait autrefois, mais il avait échoué.

« Ce n'est pas toi le vrai coupable… » dit-il simplement.


Mais à peine finit-il sa phrase qu'il reçoit un coup d'onde lumineuse en pleine face, le faisant trébucher. Yolotli se relève pour voir un canard orné d'une longue chevelure et d'une longue barbe, vénérablement âgé et portant une longue tunique et un manteau lui faire face. L'Aracuan se cache derrière le canard que le jeune Aztèque devine être le magicien qu'il cherche. Celui-ci le regarde avec un air intéressé mais suspicieux.

« Qu'est-ce qu'un habitant de Tenochtitlan fait ici? Surtout avec de tels pouvoirs? » demande-t-il en regardant le coq… qui se relève d'un coup en se jetant vers lui, furieux.

La rage qu'il ressent lui fait oublier toute politesse. Hurlant de colère, il lance son poing vers la figure de Blaze Beard qui l'évite agilement. L'Aracuan a tellement peur qu'il s'écarte vite du combat, surtout que Yolotli se met à faire de grands gestes qui réveillent les Racines du Monde qui se jettent le magicien mais, malgré son grand âge, il arrive à leur échapper. Il tend alors la main vers Yolotli, la faisant briller de blanc, et une puissante onde de magie frappe le jeune Caballero qui vole alors à travers la grotte, frappant brutalement les roches avant de tomber mollement sur le sol. Il demeure inerte quelques secondes puis, ses membres tremblant sous la douleur, il se redresse. Il fait vraiment peine à voir, tremblant, le visage trempé de larmes de tristesse et déformé par la rage. Il respire fort en relevant les yeux vers Blaze Beard. Son calme olympien le met encore plus en colère.

« Bats-toi sérieusement, viejo loco ! rage le jeune coq.

_ Pourquoi te bats-tu? demande-t-il simplement.

_ Por quê? POR QUÊ!? TU AS TUÉ MES AMIGOS! DOMHNALL ET ATÍLIA! VOUS N'ÊTES PAS UN MAGICIEN MA UN ASESINO ! »

Bien que son corps lui crie de rester tranquille, Yolotli se relève et envoie les Racines du Monde droit vers Blaze Beard… qui disparaît dans un flash lorsque les Racines le touche. Le jeune coq sursaute et le cherche du regard, tremblant et inquiet… lorsque l'Aracuan le frappe fort à l'arrière de la tête. Il ne ressent que la douleur en s'effondrant au sol et tout devient noir.


Yolotli est ramené à lui par des voix qui l'appellent, visiblement inquiets. Elles résonnent dans ses oreilles, le rappelant lentement à la conscience. Il gémit et papillonne des paupières, voyant des visages inquiets qui l'appellent encore et encore… jusqu'à ce que sa vision s'améliore et il voit face à lui, enchaînés à un mur sombre et humide, Domhnall et Atília! Bien vivants! Il se fige en les voyant, marmonnant les noms de ses amis, avant de sourire et de vouloir les rejoindre… mais il se retrouve bloqué. Suffoquant, il tourne la tête et voit qu'il est enchaîné au mur.

« ¿Dónde estamos? demande-t-il.

_ Apparemment, nous sommes dans le cachot de Blaze Beard! dit Domhnall. Les gars! Je vous avais dit que je comptais sur vous pour secourir Xandra! s'indigne le canard.

_ Oh Domhnall, pas sans toi! » se moque un peu le coq.

Mais ils sont coupé par un bruit de porte qui se ferme et des pas qui s'approchent de leur partie du donjon. Ils voient qu'il s'agit de Blaze Beard. Atília et Domhnall le regardent d'un air neutre tandis que Yolotli le fusille du regard. Le magicien les observe sans la moindre expression… puis il regarde le jeune Aztèque.

« Qui es-tu exactement, jeune homme? demande le canard à barbe blanche.

_ Vous voulez savoir qui on est, maintenant? rage Domhnall.

_ Je ne te parle pas pour l'instant. dit calmement le vieux mage sans lâcher Yolotli du regard. Je parle de ce jeune homme aux origines divines. »

Le jeune coq se fige (tout comme Atília) alors que le canard fronce les sourcils.

« Hein? Atília était chaman, pas un dieu. s'étonne-t-il.

_ Ce n'est pas de moi qu'il parle, Domhnall… marmonne le perroquet en regardant son amant qui baisse la tête en soupirant avant de regarder son ami d'origine noble.

_ Il parle de moi… » avoue le coq.

Domhnall fronce les sourcils avant de lâcher un petit ricanement.

« C'est une blague? »

Mais comme aucun des autres Caballeros ne semble prendre ça à la rigolade, il se fige. Blaze Beard continue de fixer Yolotli, attendant toujours une réponse. Le Demi-Dieu le regarde, agacé,... puis voyant qu'il est en situation d'infériorité, il soupire et avoue.

« Je suis le fils d'une Mortelle et de Xipe-Totec…

_ Le Dieu Aztèque du printemps, du renouveau, de l'agriculture et de l'or. dit calmement le magicien. Voilà donc pourquoi tu arrives à maîtriser les Racines de l'Arbre-Monde.

_ Quê? s'étonnent les deux précolombiens, Domhnall écoutant simplement (trop choqué).

_ Ces vignes géantes que tu invoques. Ce sont les racines de l'Arbre-Monde. Un arbre immense qui porte tout l'Univers. explique Blaze Beard. Pouvoir contrôler ces racines est un immense pouvoir. Même moi avec mes années d'expérience, je n'ai pas ces capacités. Es-tu là pour que je t'enseigne comment les maîtriser, jeune demi-Dieu?

_ Yolotli! s'indigne le jeune coq. Mon nom est Yolotli! Yo ne veux pas de ce titre de semidiòs! »

Atília grimace un peu au manque de délicatesse de son amant… mais Blaze Beard ne semble pas en tenir compte. Il observe Yolotli avec intérêt.

« Tu es un autodidact, n'est-ce pas? Tu fais ce que tu veux et tu ne laisses personne te dire ce que tu peux ou ne pas faire.

_ Perfectamente! ¡Y no cambiará! » s'agace le jeune coq.

Blaze Beard sourit, intéressé par cette détermination, puis il les regarde tout les trois.

« Vous n'êtes pas de la même origine. Vous venez chacun d'un horizon différent, des horizons qui n'auraient jamais dû se rencontrer, et pourtant, vous vous êtes liés d'un lien très fort. Parfois plus fort que les liens du sang. L'amitié! Vous vous fichez du statut social que peuvent avoir les autres. Alors j'aurais une seule question pour vous, jeunes gens. Pourquoi vous battez vous? »

Domhnall jongle entre Yolotli et Blaze Beard, incapable de parler tellement il est choqué par ce qu'il a appris, le jeune Aztèque fusille le magicien du regard… alors c'est Atília qui répond.

« Senhor, mes amis et moi, nous nous battons pour la Justice. Yolotli et moi avons vu ce que certains hommes étaient capable de faire à d'autres peuples pour devenir les plus puissants et nous ne voulons plus que ce qui nous est arrivé arrive à d'autres. explique-t-il. Nous voulons protéger ces peuples des gens comme Felldrake Sheldgoose. »

Au nom de "Felldrake Sheldgoose", Blaze Beard se tend. Le jeune chaman se fige, se disant que ce n'était peut-être pas la meilleure chose à dire.


Blaze Beard s'approche d'Atília et ordonne:

« Je vous conseille de rester loin des gens comme Felldrake! Ils ne méritent nullement que quelqu'un s'inquiètent d'eux de votre manière. Une fois qu'ils ont goûté aux pouvoirs, il n'y a aucun retour possible pour eux. Et si vous n'êtes pas puissants assez pour les éliminer, éloignez-vous de cette guerre qui n'aura guère de fin. »

Sur ce, Yolotli rage:

« Alors vous laissez des vies entières tomber en proie à des hommes comme lui? Vous osez créer un monstre et n'en prenez guère de responsabilités? Cet homme a même été jusqu'à sacrifier sa propre famille pour créer des monstres ignobles et immortels, et vous osez laisser passer ça au lieu de contre-attaquer? »

Et ce fut au tour de Blaze Beard d'être incertain, quand le coq vient de mentionner que Feldrake ne prenait aucune limite pour obtenir ce qu'il voulait.

« Je ne savais pas qu'il avait atteint tant de puissance. admet-il. Il doit être arrêté. Mais comme je vous l'ai dit, je ne vous serais presque d'aucune utilité. Ce qu'il vous faudrait, c'est un Dieu ou … un Demi-Dieu. dit-il en se tournant vers Yolotli qui lui, lui répond:

_ Je sais que j'ai certains attributs divin mais mi potestades ont des limites!

_ C'est faux! dit le mage. Si tu le voulais vraiment, tu accéderais à un plus grand toi! Mais quelque chose t'enracine trop aux lois physiques des mortels. Tu dis que tu as des limites. Moi je te dis que tu te mens. »

Yolotli le fixe droit dans les yeux, sachant qu'il parle de son amour pour Atília. Il avait déjà essayé de contrôler ses pouvoirs à Shangri-La en ouvrant ses chakras… mais pour ouvrir le dernier chakra, il avait dû oublier son amant et ça lui avait été impossible. Il avait même failli avoir un "pétage de plomb" tellement ses émotions ont repris le dessus, lui refermant tous les chakras, et il avait fallu les mots calmes d'Atília et les étreintes de ses amis (ainsi que plusieurs minutes de larmes) pour le calmer. Mais le jeune Aztèque est têtu! Même si cela signifiait protéger le monde de Felldrake, il ne deviendrait pas un être sans émotions et il ne renierait jamais ce qu'il ressentait pour son amant.

« ¡Sé lo que puedo hacer! ¡Y no me miento a mí mismo! » s'indigne-t-il en fixant Blaze Beard.

Le mage l'observe avec intérêt, trouvant un peu égoïste que le jeune coq préfère rester au niveau du commun des Mortels… mais dans un sens, cela l'intéresse. Si ce jeune homme ne courrait pas après le pouvoir, il ne referait pas la même erreur qu'avec Felldrake.


Blaze Beard se place alors entre les trois Caballeros, les fixant intensément… puis il sourit en claquant des doigts, libérant les trois amis. Yolotli se rattrape sur ses mains, Atília se relève vite pour ne pas tomber mais Domhnall (encore dans le choc de la révélation) se cogne violemment le bec sur le sol.

« Votre cause est noble et vos esprits sont purs. C'est suffisant pour moi. dit-il calmement alors que le perroquet et le coq vont aider le canard à se relever.

_ Vous allez nous aider? demande le jeune chaman avec un sourire espérant.

_ J'en serais honoré… mais je ne peux me confronter à Felldrake. Vous seuls avaient la force nécessaire pour le vaincre désormais.

_ Quê? s'indigne Yolotli. Vous plaisantez!? C'est vous le magicien comme Felldrake!

_ Ouais! s'indigne Domhnall, maintenant revenu sur terre. Yolotli a peut-être des pouvoirs mais nous, on est des personnes banales!

_ Vous avez la plus importante des forces en ce monde: l'amitié! explique Blaze Beard. Mais je reconnais que cette puissance seule ne peut vaincre Felldrake. Alors je vais vous donner une partie de ma puissance.

_ Quoi? s'étonne l'ancien noble.

_ Quê? s'étonnent les précolombiens.

_ Comment? demandent les trois Caballeros.

_ Avec des artefacts que nous allons forger tous ensemble. » dit Blaze Beard.

Soudain, l'Aracuan entre dans la cellule en chantonnant et saute au cou de Yolotli. Le coq est un peu surpris mais le mage sourit.

« Ce joyeux luron est un Aracuan immortel que j'ai crée et je pense qu'il sera une parfaite aide dans la bataille contre Felldrake. » dit-il.

Atília et Domhnall pouffent en voyant l'oiseau bizarre piailler en serrant leur ami qui est un peu perdu mais Yolotli sourit en lui tapotant la tête. Même si il était bizarre, ce petit fou pouvait être très attachant.


Quelques minutes plus tard, Blaze Beard a amené tout le monde dans une sorte de salle des incantations avec des symboles sur le sol et une large vasque où de l'eau clair et pure tombe en cascade. De larges stèles couvertes de pierres précieuses (ou en apparence précieuses) encadrent le bassin et Ari (un surnom proposé par Yolotli) chantonne en sautillant entre les pierres alors que le magicien se rend vers le "chaudron naturel".

Les Trois Caballeros se dirigent lentement vers l'endroit où se tient le vieux canard qui observe l'eau puis les stèles. Se tournant vers les jeunes gens, il dit:

« Je voudrais que vous alliez chacun me chercher une pierre de ces stèles. Une et une seule! »

Les trois amis se regardent puis haussent les épaules avant de se diriger vers les stèles, se séparant pour voir quelle pierre ils peuvent prendre. Chaque pierre avait une forme et une couleur différente. Le premier à choisir est Domhnall. Son éducation de noble lui avait appris à n'accepter que les pierres rondes et bien taillées et comme il avait une net préférence pour la couleur bleu (à cause de la connotation royale de cette couleur), il se décide sur une pierre d'un beau bleu bien taillée et bien ronde, n'ayant aucun mal à la sortir de la stèle. Ensuite vient Atília. Ayant grandi dans une jungle verdoyante et à cause de ses plumes, il a toujours eu une préférence pour le vert. Il passe les différentes stèles, regardant toutes les pierres vertes en attendant le déclic… lorsque ses doigts frôlent une pierre de forme rectangulaire. Il la regarde, trace le contour avec son doigt puis, délicatement, il la récupère. Elle tient parfaitement dans sa paume et il l'observe en souriant, se sentant comme lier à cette pierre, avant de se tourner pour voir où en sont ses amis. Yolotli, lui, cherche sans chercher… lorsque son regard se pose sur une pierre de forme triangulaire (une forme qui lui rappelle les pyramide de Tenochtitlan) mais c'est surtout la couleur qui lui plaît. Un rouge rubis étincelant qui lui rappelle la passion qu'il ressent pour Atília. Surtout qu'il a entendu que, en Europe, le rouge des roses symbolisait l'amour et la passion. Se disant que la passion est ce qui l'anime avant tout, il récupère la pierre avant de rejoindre ses amis et Blaze Beard.

« Qu'est-ce qu'on en fait? demande Domhnall.

_ Je veux maintenant que vous me donniez un objet de métal que vous avez sur vous et qui pourrait vous correspondre. »

Les trois Caballeros froncent les sourcils, surpris de cette requête, mais Atília hausse les épaules et cherche dans ses poches… pour trouver une vieille pièce d'argent. La première qu'il a obtenu en arrivant en Espagne chez les Don de Pato. Il l'avait gardé comme un porte-bonheur vu qu'il avait eu la chance de tomber sur Domhnall plutôt qu'un autre maître cruel. Domhnall, lui, trouve une pièce d'or dans le fond d'une de ses poches. Celle-là, il se souvient l'avoir récupéré lors de leur entraînement avec le Roi Arthur. Pourquoi l'avait-il garder? Il n'en sait rien… mais elle allait lui servir désormais. Quant à Yolotli, il n'a rien gardé de métallique sur lui… sauf un petit éclat de son casque. Lors de leur dernier combat (là où ils avaient perdu Xandra), Felldrake avait utilisé sa magie pour les disperser et le jeune Aztèque s'était prit un coup en plein dans le casque, brisant une partie plus fragile de celui-ci. Le casque étant une partie de son armure de Caballeros, la chose qui le définisse le mieux en ce moment, il en conclut que ça ira.

« On a tout, yo crois. sourit le jeune coq en s'approchant avec ses amis.

_ Bien. Maintenant, plongez-les ensemble dans le bassin. » dit sérieusement Blaze Beard.


Les Trois amis sont de plus en plus intrigués mais ils obéissent… sauf que dès que leur main touche le liquide, une couleur apparaît dans l'eau, comme si leurs mains se décoloraient (sauf pour Domhnall qui semble libérer une couleur bleue). Aussitôt, ils prennent peur en s'éloignant, lâchant les pierres et les morceaux de métaux qui tombent au fond de la vasque, mais le magicien ne semble pas y faire plus attention que ça. Il se dirige vers la vasque avec un air serein, ferme les yeux et tend les mains en commençant à marmonner des mots que les jeunes gens ne comprennent pas. Les symboles se mettent à s'illuminer autour d'eux, la magie semble envie la pièce, faisant luire les pierres pendant que l'homme de magie continue à marmonner son incantation. Il ouvre soudain des yeux blancs sous la puissance magique et se met à luire de magie avant qu'il ne s'agenouille et pose sa main sur l'eau qui blanchit. Les quatre couleurs se mélangent dans une lueur qui émerveillent et inquiètent les trois amis pendant que Blaze Beard continue à prononcer ces mots magiques dont lui seul à le secret.

L'Aracuan semble soudain prendre peur, se serrant contre Yolotli à l'étonnement de ce dernier, lorsque soudain la vasque se met à briller alors que le magicien arrête son incantation et lève une main. Lentement, trois objets sortent de la mare de magie, illuminés de magie colorée. Trois amulettes! Une dorée avec la pierre bleue, une argenté avec la pierre verte et une en bronze avec la pierre rouge. Alors que les Caballeros observent les artefacts, intrigués, Blaze Beard semble satisfait et baisse la main, les trois amulettes suivant le mouvement de sa main, se séparant pour faire face à leur nouveau propriétaire avant de se placer à leur cou. Alors que chaque pierre touche la poitrine de son porteur, ce dernier se sent parcouru d'une puissante énergie et entouré d'une lueur magique.

« Ay Caramba… suffoque Yolotli, sentant presque la puissance coulée à travers ses veines.

_ C'est incroyable…. s'émerveille Atília.

_ On va pouvoir sauver Xandra maintenant! sourit Domhnall. À quatre contre un, on va forcément gagné. »

Mais alors qu'ils se réjouissent, Blaze Beard s'écroule soudain sur le sol, mou comme une poupée de chiffon.

« Senhor Blaze Beard! » s'affole le jeune perroquet en courant le rejoindre.

La magie semble alors disparaître, la vasque restant blanche étant la dernière trace de ce qu'il s'est passé, mais avant que Yolotli puisse essayé de soigner le vieil homme, ce dernier semble se décomposer en particules blanches qui s'envolent.


Tous se figent en comprenant que Blaze Beard vient de mourir et Ari éclate en sanglots dans les bras du jeune Aztèque qui se revoit alors lors de la perte de sa famille. Il serre le "petit orphelin" dans ses bras avant de regarder ses amis qui semblent totalement perdu.

« Qu'est-ce qu'on fait, amigo? demande Atília.

_ Blaze Beard nous a demandé de vaincre Felldrake avec la magia qu'il nous a confiado. dit Yolotli, déterminé, en calmant le petit oiseau fou. Y eso es lo que haremos!

_ Mais comment? s'indigne Domhnall. Tout ce qu'on a, c'est trois colliers magiques et on ne sait même pas comment s'en servir!

_ Je ne serais pas aussi terre-à-terre si j'étais toi, jeune Domhnall. » dit la voix de Blaze Beard qui résonne.

Tous sursautent à cette voix avant de se tourner vers la vasque. La surface du liquide s'éclaircit et le visage de Blaze Beard y apparaît.

« Je suis un magicien, jeunes gens. Même si je n'ai plus d'enveloppe charnelle, je serais toujours à vos côtés pour vous aider dans votre quête de vaincre Felldrake. assure-t-il. Ma puissance est désormais dans vos amulettes. Grâce à elles, vous pourrez arrêter Felldrake avant qu'il ne soit trop tard et que notre monde tel que nous le connaissons sombre dans le chaos. N'oubliez jamais que votre plus grande puissance reste votre amitié et votre unité! Ensemble, vous pouvez tout changer! »

C'est sur ces mots que le magicien disparaît. Les trois amis sont figés par cela mais Yolotli lève les yeux vers le ciel en se souvenant de là où il a rencontré les Dieux. Il est sûr que c'est là que ce grand homme est désormais, avec son propre père Xipe Totec et d'autres puissants. Il se tourne vers ses amis qui semblent attendre son jugement (étant donné qu'il est le seul à avoir un lien avec les Dieux)... puis il sourit et se redresse en serrant son amulette.

« Vamos Caballeros! Allons sauvé Xandra et notre mondo! »

Ses amis sourient en serrant leur propre amulette puis ils se redressent. Le jeune Aztèque prend alors Ari par la main (refusant de le laisser seul ici) avant de chanter ensemble avec ses amis:

C'est nous les trois beaux caballeros
Trois gais caballeros
Avec nos sombreros!

Nous sommes des amigos
Heureux sur la Terre!
Unis comme trois frères
Et trois caballeros!

Ari sourit en fredonnant avec eux, heureux de ne pas rester tout seul.


Retour à l'époque actuelle:

L'image des trois Caballeros avec leurs amulettes respectives et tenant Ari par la main apparaît au dessus du livre sous les regards passionnés des auditeurs et celui nostalgique de Yolotli.

« C'est ainsi que nous avons obtenu les amulettes et que Ari nous a suivit, devenant un peu le Gardien de nos amulettes et surtout notre amigo immortel. Comme Blaze Beard et nous avions mis une partie de notre force vitale dedans, même après notre mort nous vivions dans ces amulettes. C'est pour ça que lorsqu'elles ont été détruites, vous avez eu l'impression que nous étions en train de mourir. La dernière partie de notre "existence" ancienne venait d'être réduite à néant. Ma Felldrake aura beau faire ce qu'il veut, le subconscient entre un être et ses anciennes vies est indestructible. Juste un peu affaibli. »

Donald voudrait demandé des explications sur ce qu'il a vécu à Shangri-la… mais il doute que Yolotli sache lui expliquer cela. Apparemment, chacun avait son propre subconscient alors il devait savoir ce qu'il se passait pour lui et Panchito et la généralité mais pas forcément ce qu'il pouvait se passer pour chacun.

« Mas, Yolotli... ça veut dire aussi que maintenant que les amulettes sont détruites… vous n'existez plus du tout? » demande José, attristé.

Le demi-dieu le regarde avec un drôle d'air avant de sourire attendri.

« Tu es bien le même qu'Atília. dit-il, faisant rougir José. On a plus de lien comme avec les amulettes, c'est vrai… ma on a toujours le lien physique à travers vous car vous êtes nos nouvelles vies. Et surtout, maintenant que vous vous souvenez de nous, nous sommes vivants là! »

Délicatement pour ne pas alarmer le perroquet, il pose son doigt sur la poitrine du jeune Caballero en vert. José rougit en comprenant que ça veut dire qu'ils vivent toujours dans le cœur des Nouveaux Caballeros et sourit au jeune "Aztèque".

« Oh! D'ailleurs, amigo… t'as pas intérêt à briser le cœur de ma nouvelle vie. Sinon, je viendrais te hanter jusqu'à la fin de tes jours! » menace le coq.

José est un peu surpris par l'explosion de colère de Yolotli mais il ne peut s'empêcher de trouver amusant que le jeune Aztèque s'inquiète de sa nouvelle vie comme un père s'occuperait de son fils.

« Je n'ai pas l'intention de faire du mal à Panchito. Je tiens trop à lui pour ça. assure le perroquet. J'ose même dire que j'aime Panchito autant que vous aimiez Atília!

_ Hein!? s'étonne Xandra qui n'était pas au courant de la relation entre les deux Caballeros d'origine, mais le Caballero rouge semble satisfait.

_ C'est bien ce que j'espérais entendre. »

Avec un dernier sourire, Yolotli semble enfin libéré Panchito qui perd alors son auréole et la lueur dorée dans ses yeux, le faisant s'effondrer… droit dans les bras de José. Le jeune coq gémit en fronçant les sourcils et papillonne des paupières.

« Panchito, ça va? demande son amant en lui caressant les plumes.

_ C'est comme rêver mais sans avoir de contrôle… » marmonne-t-il, faisant rire ses amis.

Alors qu'il fronce les sourcils en essayant de se remettre de la possession, la sonnette se met à résonner à travers tout le manoir. Et encore et encore! Visiblement, celui qui sonne à la porte est affolé ou énervé et veut qu'on lui ouvre. Ari se met à chantonner en courant vers l'entrée suivi par Xandra alors que Donald et José aident Panchito à se relever.

« Tu crois que Donald et moi, on peut avoir ce genre de "possession" par nos anciennes vies? demande José.

_ Oh j'espère pas! marmonne Donald, revoyant le "fantôme" de Domhnall qu'il a vu à Shangri-La. J'ai assez à gérer… »

Soudain, dans le manoir, trois voix d'enfants affolées résonnent.

« OÙ EST ONCLE DONALD? »

Le canard se fige aussitôt et s'étrangle:

« Les garçons!? »


Devant l'entrée, Ari referme la porte derrière les visiteurs et Xandra est assaillie de questions par trois jeunes canetons vêtu de rouge, de bleu et de vert.

« Où est notre oncle? demande celui en bleu.
_ Dites-nous qu'il va bien! supplie celui en vert.

_ Qu'est-ce qu'il s'est passé à la maison? interroge celui à la casquette rouge.

_ Et vous êtes qui, vous? » s'étonne la fillette qui les accompagne avec sa grand-mère.

La déesse est un peu perdue par toutes ses questions, surtout qu'elle ne sait pas trop qui sont ces enfants même si elle comprend qu'ils ont un lien avec le Caballero en bleu. Mais avant qu'elle soit à nouveau assaillie par des questions, Donald apparaît en haut des escaliers, complètement paniqué.

« Les garçons? Qu'est-ce que ça veut dire?

_ ONCLE DONALD! » crient-ils en bousculant presque Xandra pour rejoindre leur oncle qui se dépêche de descendre les escaliers, suivit par ses amis, les Triplettes et leur tante.

Avant qu'il ait le temps de dire ouf, le canard se retrouve avec trois canetons qui le serrent tellement fort qu'il pourrait avoir une côte cassée. Loulou (en vert) tremble en pleurant, Riri (en rouge) cherche à être le plus proche possible de son oncle et Fifi (en bleu) semble vouloir être sûr que toute sa famille est là, qu'il peut les toucher. Leur tuteur est perturbé par ce câlin plein de désespoir mais les enfants se remettent à l'interroger.

« On a vu que la maison avait brûlée! s'exclame Fifi. Qu'est-ce qu'il s'est passé? Tu vas bien?

_ C'est pour ça que tu voulais nous laisser au manoir McDuck? On est à la rue? s'alarme Riri.

_ Tu vas pas nous renvoyer chez Picsou ou à l'orphelinat!? s'affole Loulou.

_ Hé! Stop stop, on se calme! s'inquiète Donald en leur caressant les plumes pour les calmer. Je vais bien, je n'étais pas là quand la maison a brûlée. »

Les Triplés semblent rassurés et, comprenant le lien entre les enfants et leur ami, Panchito s'exclame:

« Ay Caramba! Alors c'est vous les neveux de Donald! Il nous parle de vous souvent, amigos! Venez là, pequeños! » s'exclame-t-il en attrapant les garçons dans un câlin serré qui manque les étrangler.

La fillette qui les accompagne pousse un petit rire avant de se présenter:

« Et moi c'est Zaza Vanderquack! J'habite… euh… j'habitais au manoir de Mr Picsou! Je suis la petite-fille de la femme de ménage et une amie des Triplés et de Mr Donald! »

La grand-mère de Zaza détourne le regard, visiblement furieuse, mais Panchito n'en tient pas compte, bien trop content de rencontrer la famille de Donald. Lâchant les Triplés, il se dirige vers la fillette et la soulève joyeusement, s'extasiant en espagnol mais faisant sourire la gamine, avant de lui faire un câlin également.


Mais Riri, le "scout de service de la famille", s'inquiète:

« Mais alors où on va vivre maintenant?

_ Vous ne voulez pas rester au manoir McDuck? » s'étonne Donald.

Panchito tique un peu à ce nom de "McDuck" mais l'heure n'est pas aux questions. Surtout vu les regards des garçons ainsi que de Zaza (qui se serre contre le coq avec des yeux brillants). Alors que ses frères semblent sur le point de pleurer, Fifi semble furieux et crache presque:

« On sait pour la Lance de Selene. »

Bien que ce nom soit totalement inconnu pour la majorité, ils doivent avoir un sens pour Donald car il pâlit, ses yeux devenant énormes de choc, avant de se mettre à rager.

« Oh l'espèce de… »

Mais en entendant Loulou se mettre à renifler pour s'empêcher de pleurer, le canard se calme aussitôt. Soupirant, il ouvre les bras et le caneton en vert court enfouir son visage dans le vêtement de son oncle avant de pleurer. Donald lui caresse les plumes puis regarde ses amis. José et Panchito ne comprennent pas d'où vient le problème mais ils sourient.

« Ne vous inquiétez pas, crianças. dit José en s'agenouillant à côté de Riri qui semble un peu inquiet car il ne le connaît pas. Il y a suffisamment de place ici pour vous trois.

_ Et pour votre amiga et sa abuela aussi, muchachos! ajoute Panchito en ébouriffant les cheveux de Fifi, tenant toujours Zaza dans ses bras.

_ Pour de vrai!? sourit la petite cane.

_ Mais… vous êtes qui? » s'étonne le caneton en bleu.

Ses frères et lui n'avaient jamais vu ces types et pourtant leur oncle semblait assez proche d'eux pour vivre avec eux dans le manoir de l'un d'eux. Donald se frappe le front en s'exclamant:

« Oh quel idiot! Les garçons, je vous présente mes nouveaux amis. Xandra, José Carioca et… hum… désolé, Panchie, mais j'arrive jamais à tout retenir… marmonne-t-il, faisant rire son ami qui pose Zaza.

_ No hay problema, Donald! Yo soy Panchito Romero Miguel Junipero Francisco Quintero González 3ème du nom! se présente le jeune Mexicain, estomaquant les enfants qui n'ont jamais entendu un nom aussi long.

_ Vous pouvez répéter? demande Fifi.

_ Comment ça se porte un nom pareil? s'étonne Riri.

_ À vos souhaits… marmonnent Zaza et Loulou.

_ Pas de panique, muchachos! rit le coq. Mes amis m'appellent simplement Panchito. »

Donald secoue la tête avec un petit sourire mais Fifi, visiblement pas d'humeur à rigoler, grommelle:

« Alors c'est à vous ce manoir? »


Les Triplettes pouffent de rire alors que Daisy sourit d'amusement, Xandra sourit à Donald qui soupire d'agacement et les deux latinos se regardent avant de rire.

« Não não, meus pequenos amigos. rit José, intriguant les neveux du canard. C'est plutôt nous les invités.

_ Sí, muchachos! Ce manoir est au président de la Nouvelle Institution Quackmore! ajoute Panchito.

_ En d'autres termes,... intervient Xandra. Donald Duck!

_ QUOI!? s'étranglent les garçons. Oncle Donald, président?

_ C'est une blague! s'exclame Fifi, désolant presque son oncle.

_ Pas du tout. sourit May.

_ On a trouvé un document qui prouve que la présidence de la Nouvelle Institution Quackmore appartenait à Clinton Coot. ajoute June.

_ Et comme Donald est son héritier direct, c'est à lui que revient ce titre désormais. conclut April.

_ Je croyais que tu n'avais hérité que d'une cabana, Oncle Donald. s'étonne Riri.

_ Au début, nous n'avions que la cabana. admet José en s'approchant, inquiétant un peu le caneton en rouge qui se serre contre son oncle. Mas nous avons découvert ce document officiel il y a quelques jours.

_ Je sais, ça m'a étonné aussi. dit Donald. Mais le principal, les garçons, c'est que vous ayez un toit sur vos têtes. Et avec ce travail de président et ce manoir, je vous permet tout ça.

_ Et nous aussi on peut rester? demande Zaza en courant serrer son idole (autre que Picsou).

_ Zaza! s'indigne sa grand-mère.

_ Il n'y a pas de problème, senhora! affirme le perroquet. Vous avez vu la place qu'il y a? On peut bien recevoir cinq nouvelles personnes ici.

_ On a bien vécu ces dernières semaines à 9 dans la cabana! sourit Panchito.

_ Nous ne voulons pas déranger… insiste la grand-mère.

_ Vous ne dérangez pas, Mme Beakley. assure Donald. Vous vous êtes toujours bien occupé de mes garçons. Je peux bien vous aider avec Zaza.

_ S'il te plaît, Mamie Baba! Dis oui! S'te plait s'te plait s'te plait! » supplie la petite cane au nœud rose.

La gouvernante du manoir McDuck hésite encore… mais après tout, elle n'a plus nul part où aller avec sa petite-fille et Mr Donald (bien qu'ayant son caractère) était bien plus agréable que Picsou en ce moment. Et une fois ses colères passées, c'était un ange. Elle avait pris l'habitude lorsqu'il venait au manoir avec Della. Soupirant, elle lève les yeux vers Donald.

« Je ne vous demande pas la charité, Mr Donald.

_ Et je ne le fais pas. Je vous aide c'est tout. » sourit le canard.

Zaza hurle de joie, bondit au cou du canard en marmonnant mille merci avant d'aller serrer ses amis dans ses bras puis elle court vers José et Panchito pour leur faire un câlin. Elle n'oublie pas bien sûr Xandra, Ari et même Humphrey (même si sa grand-mère n'était pas rassurée de la voir près d'un ours).


« Hé, les garçons! crie April. On vous fait faire le tour du propriétaire?

_ Par contre, on a déjà choisi nos chambres alors vous prendrez ce qu'il reste! dit May.

_ Hé! C'est nous les neveux du président! s'indigne Loulou.

_ Mais nous, on est les nièces de la petite-amie du président! dit June. Et on a aidé votre oncle a sauvé le monde!

_ C'est ça. se moque Fifi. Hé, les frangins! On leur montre un déménagement façon "Riri, Fifi et Loulou Duck"? demande-t-il avec un petit sourire.

_ N'y pense même pas, Firmin Duck! s'agace la cane en orange.

_ Trop tard! »

Aussitôt, les garçons poussent les filles et montent à l'étage en riant alors que les Triplettes hurlent en les poursuivant. Toujours prête à s'amuser, Zaza les suit à l'étage sous les rires des adultes même si Donald sait qu'avec ses neveux dans la maison, ce manoir allait être bien plus animé.


Le soir même, les Triplés sont dans une immense chambre assez grande pour eux trois sans qu'ils se marchent dessus. Donald n'avait pas été surpris qu'ils veuillent rester dans la même chambre vu que ça a toujours été le cas. Et avec ce qui est arrivé au Manoir McDuck, ils ne voulaient pas être séparé.

Alors que Riri termine de décorer les murs de la chambre et que ses frères jouent aux jeux vidéos avec Panchito (qui avait passé une bonne partie de la journée avec eux), Donald entre.

« Allez hop! Au lit, les garçons!

_ Encore cinq minutes, Oncle Donald! marchande Fifi mais son oncle éteint la télé et la console avant qu'il ait le temps de redémarrer une partie.

_ C'est non négociable, Fifi. Vous avez beau avoir pu veiller pendant des heures au Manoir, ici vous reprenez le rythme de la maison. maintient le canard.

_ Oh t'es pas drôle!

_ Hep! Ton tío a raison, muchacho! intervient Panchito en se levant pour partir. Alors vamos! »

Le jeune coq soulève le caneton en bleu et va le poser sur le lit alors que Donald récupère Loulou (qui commence à s'endormir) et Riri (en bon scout) range ses affaires avant d'aller se coucher sans grommeler. Alors que Donald s'occupe des enfants, Panchito sort sans bruit… pour tomber face à José. Le perroquet le regarde avec un petit sourire.

« Tu adores les enfants toi. rit le Brésilien. Je ne t'ai presque pas vu aujourd'hui.

_ Désolé, amor. rougit le Mexicain. Ma… ils me rappellent mon hermanito, le plus jeune. Il est un peu plus jeune qu'eux et c'est un vrai petit diablo. Si Mamá et mon autre hermanito ne le surveillaient pas, yo crois qu'il aurait déjà été dans de gros soucis. »

José sourit, attendri par le grand cœur de Panchito, puis ils observent Donald avec ses garçons.


Le canard les embrasse sur le front et leur souhaite "bonne nuit"... mais Loulou l'appelle:

« Oncle Donald… tu ne nous laisseras jamais, hein? »

Son oncle se fige… mais il sait que Loulou était le plus émotif des trois même si il avait tendance à paraître sans la moindre émotion. Surement pour ne pas paraître plus bébé que ses frères aînés. Soupirant, il retourne vers eux et leur sourit.

« Lorsque vous êtes venu au monde tous les trois, j'ai promis à votre mère que si il lui arrivait quelque chose, je m'assurerais que vous restiez toujours ensemble. Elle savait ce que c'était d'être séparé de son frère vu que, à la mort de nos parents, on s'est retrouvé chacun dans une famille différente. Della chez Picsou et moi chez Grand-Mère. soupire-t-il avant de leur donner un petit sourire. C'est pourquoi dès que vous êtes entré dans sa vie, elle a voulu être sûre que vous trois, vous seriez toujours ensemble, jamais séparés, même si elle n'arrivait pas à calmer sa soif d'aventure. Alors pour elle mais surtout pour vous, je continuerais à prendre soin de vous. Je ne vous laisserais jamais tomber. promet-il en caressant la tête de Loulou.

_ Même en étant un Caballero? » demande Riri.

Donald soupire. En effet cette grande langue de Panchito n'avait pas pu se taire sur leurs nouveaux statuts de héros et leur nom des "Trois Caballeros" et, après l'avoir rassuré que ses garçons ne risquent rien vu que Felldrake était vaincu, Xandra leur avait raconté toute l'histoire de leurs anciennes vies. Ils avaient eu du mal à y croire mais les dires des Triplettes, les preuves en images et en armures ainsi que les témoignages de Panchito, José et Ari, ils avaient fini par y croire. Mais maintenant, ils avaient peur que leur oncle disparaisse comme leur mère. Surtout après avoir découvert ce qui était arrivé à Della… mais Donald leur sourit.

« J'ai déjà affronté la Mort dans son antre pour revenir ici. Je le ferais autant de fois qu'il faudrait mais je reviendrais toujours. Surtout que j'ai trois amis fantastiques avec moi.

_ Xandra la déesse enfermée dans son Atlas. commence Fifi.

_ José Carioca, le calme incarné. continue Riri.

_ Et Panchito le demi-dieu un peu trop sautillon. » sourit Loulou.

Donald pouffe et hoche la tête en caressant les plumes des garçons.

« Vous voyez? Je ne risque rien. Vous ne me perdrez pas. »

Les garçons sourient à leur oncle, un peu rassuré, puis Donald les embrasse chacun sur le front avant de se lever pour sortir de la chambre, laissant les garçons s'endormir… lorsque Fifi l'appelle:

« Oncle Donald!

_ Oui? demande l'oncle en se tournant vers eux.

_ … je t'aime, Oncle Donald… » marmonne-t-il avant de lui lancer un petit sourire.

Le canard se fige… puis il sourit, les yeux brillants de larmes.

« Je le sais… je vous aime aussi. » dit-il.

Les Triplés sourient puis s'endorment, laissant Donald sortir de la chambre.


Dès que la porte est fermée, Donald pousse un profond soupire et se retient de pleurer. Il aimait ses garçons mais maintenant qu'ils savaient pour Della, il avait l'impression que ce qu'il avait fait pour les protéger était une trahison. Alors qu'il repense à sa sœur et à la dernière fois qu'il l'a vu avec ses garçons, il sent une main qui se pose sur son épaule.

« Donald? Todo va bien? » demande la voix de Panchito.

Relevant les yeux, le canard voit ses deux amis visiblement inquiets pour lui. Il essuie ses larmes en forçant un sourire.

« Oui ça va… j'ai juste… c'est encore dur de parler de Della…

_ Qu'est-ce qu'il s'est passé, Donald ? demande José. Qu'est-ce que c'est que cette "lance de Selene"?

_ Tu peux tout nous dire, amigo. assure Panchito. On est les Trois Caballeros! Vous m'avez accepté comme un semidiós, on accepte notre José tel qu'il est… ce qui m'arrange un peu. rit-il en volant un baiser à son amant avant de redevenir sérieux. On est prêt à t'aider, amigo. »

Le canard hésite encore, un peu pudique sur sa vie passée,... puis il soupire.

« Della et moi, on était jumeaux. On était toujours ensemble même si on était différents sur certaines choses. Déjà c'était une fille, j'étais un garçon. Moi passionné de marine, elle passionnée par les airs. Moi j'étais colérique mais prudent voir un peu peureux alors qu'elle… elle me protégeait, elle courait droit vers le risque et elle était bien plus calme que moi. On a été fourré ensemble jusqu'à nos 8 ans, au décès de nos parents. On aurait pu être mis ensemble mais avec mon caractère… j'ai été confié à ma grand-mère, vu qu'elle avait déjà élevé mon père, et Della est allé vivre chez notre oncle, Balthazar Picsou.

_ O quê? Espere, espere! s'exclame José, intriguant ses amis. Ton oncle, c'est Balthazar Picsou?

_ Qui? demande Panchito, complètement perdu.

_ Tu le connais? s'étonne Donald.

_ Pas moi mas… mon père m'a dit que c'était le canard le plus riche du monde.

_ En serio? suffoque le jeune coq.

_ C'est bien le même… soupire le canard. Della a donc grandit dans son manoir avec ses histoires d'aventures et ses rêves de grandeurs, de chasses aux trésors… on ne se voyait presque plus jusqu'à ce que j'atteigne les 18 ans. Je suis alors parti la rejoindre et nous avons vécu des aventures de dingues à travers le monde… Mais on avait presque tout découvert, seul l'espace nous était inconnu et Della qui s'en fascinait ….. J'ai essayé de l'en dissuader, on s'est même disputer … Jusqu'à ce que Oncle Picsou se mette à construire un vaisseau spatial pour Della, un peu après la naissance des garçons. Elle l'a testé pour lui… et elle n'est jamais revenu. »

Ses deux amis se figent sous le choc alors que Donald serre les poings, furieux.

« Mais le pire, c'est qu'il n'a jamais cherché à la retrouver. Il l'a laissé toute seule, il n'a pas dépensé un seul centime pour aller la rechercher dans l'espace… c'est pour ça que je ne peux tout simplement pas accepter qu'il fasse du mal à mes garçons. Cette espèce de… de… de vieux gripsou! »

Donald ne peut retenir ses larmes de rage et de douleur plus longtemps, sentant toutes les émotions qu'il a ressenti à la mort de Della remonter à la surface. Mais cette fois, il n'est pas seul. Panchito et José le prennent aussitôt dans leurs bras et le laissent pleurer en lui promettant que tout ira bien… mais le perroquet voit dans le regard de son amant que si il croise ce Balthazar Picsou, ça va très mal se passer.


VOILA :D Vous savez maintenant comment les premiers Cabs' ont obtenus leurs amulettes et pourquoi ils étaient autant liés à ces artefacts.

Franchement, c'est la seule façon qu'on ait vu pour que les garçons ne soient pas avec Donald pendant la série des Caballeros (et la plupart de ses absences dans le reboot de Ducktales) alors on a fait un espèce de crossover. Surtout après la révélation de la Lance de Sélène qu'on a déjà vu en anglais mais pas encore en français (après c'est peut-être moi qui suis en retard ^^')

Donc Donald a retrouvé ses neveux... mais que va-t-il se passer maintenant? Donald va-t-il gardé son travail de président d'Institution? Sheldgoose reviendra-t-il ou nos Caballeros affronteront-ils d'autres ennemis? Quelles légendes nos Héros vont-ils découvrir à l'avenir?

Découvrez-le dans le prochain chapitre :D Et n'oubliez pas le petit review ^^

à la prochaine Amigos :D