Me revoilà avec deux jours d'avances pour le chapitre 11 !

Pourquoi tant d'avance ? Ce chapitre, vous le remarquerez vite, est très court par rapport aux précédents. Non seulement en volume, mais aussi en contenu. Pour compenser, j'ai décidé de vous faire une surprise et de publier ce chapitre plus tôt que prévu. Plus de précisions en note de fin de chapitre...

Enjoy !


Chapitre 11 : Maison hantée et terreurs nocturnes

« Nous avons une affaire urgente à régler, on vous offre votre journée.

- Comment ça ?

- Vous pouvez partir, quitter la maison !

- Ce n'était pas prévu… »

Vernon allait étrangler cet abruti s'il ne partait pas dans la demi-heure. Oh, oui. Et il n'était pas à sa première envie de meurtre de la journée. Rogue avait véritablement intérêt à dégager. Le plus vite serait le mieux…

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Quand Vernon s'était réveillé, ce matin-là, il n'avait même pas eu le temps de s'étirer. Non, Pétunia lui affirmait qu'elle avait quelque chose de très important à lui dire. Il voulait manger ses œufs et son bacon tranquillement mais la nouvelle était apparemment plus sérieuse que son bien-être.

« Il s'agit de Potter, annonça gravement sa femme.

- Qu'a-t-il encore fait ? »

Des bêtises, encore des bêtises et toujours des bêtises. Incapable d'être reconnaissant envers eux, eux qui avaient tout sacrifié pour le garder en vie. Ingrat, égoïste petite larve hideuse…

« Il a trouvé un moyen d'ouvrir son placard.

- QUOI ?! rugit Vernon en se redressant d'un coup. »

Son visage avait déjà tourné au rouge et sa respiration était coupée sous le choc. Comment était-ce possible ? Trois verrous sur sa porte, trois ! Pétunia avait trouvé ça ridicule, persuadée qu'un seul suffirait largement. Mais elle se trompait, ce gosse était malsain et un parfait petit malfrat. Evidemment qu'il avait trouvé un moyen, il était comme ses parents, ce petit délinquant. Il bousillait toujours tout.

« Et ce n'est pas tout. »

Pétunia semblait hésiter. Le protégeait-elle encore ?! Elle était trop douce. Bien sûr qu'il l'aimait, mais pas pour sa douceur. Sa femme était intelligente, perspicace et réaliste. Comme lui, elle avait détesté du premier regard ce morveux qui braillait. Comme lui, elle avait décidé qu'il ne boirait pas le lait réservé à leur merveilleux petit Dudley. Ils attendaient que ses parents reviennent le chercher. En attendant, il dormirait dans le placard. Mais ses parents n'étaient jamais revenus et ça n'avait rien changé.

Mais plus le garçon grandissait, plus elle s'attendrissait. Peut-être regrettait-elle l'absence de sa sœur ? Vernon avait déjà rencontré la femme rousse et le gosse ressemblait outrageusement à son père, comme une ultime provocation. Mais ses yeux, ces yeux si verts, c'était ceux de la fille Evans. Vernon ne les oublierait jamais, c'était le genre d'image qui marquait un homme à vie. Pétunia voulait revoir sa sœur et elle projetait sa mélancolie envers l'enfant du placard.

« Ce monstre exécrable a passé une partie de la nuit à se balader dans la maison. Il m'a dit avoir mangé une pomme, une de nos pommes, et il a encore volé notre fils. Un Flake, a-t-il dit. Oh, Vernon, je ne sais plus quoi faire… »

Pétunia était effondré, elle pleurait. Et en plus, le gamin bouleversait les nerfs fragiles de sa femme. S'en était trop ! Cette fois-ci, il fallait se débarrasser de lui. Définitivement.

« Et ce n'est pas le pire… poursuivit difficilement sa femme entre deux sanglots. »

Que pouvait-il y avoir de pire ?

« Le fils Potter est allé dans notre salle-de-bain. Il voulait juste faire pipi, a-t-il dit. Mais je sais que c'est faux. Il a voulu alerter Rogue. Il a voulu nous dénoncer… »

Vernon, qui était debout à côté de son lit, se laissa tomber sous le choc. Le lit grinça furieusement sous son poids. Colère, destruction, frapper et étrangler… Tuer !

« Il ne s'en tirera pas, cette fois. Oh, non… Et il mourra, il mourra de mes propres mains ! »

Vernon mima un meurtre de ses mains boudinées et Pétunia lâcha un petit couinement effrayé.

« Non, ce serait trop généreux, grogna soudainement Vernon. Oh, beaucoup trop généreux… Mourir pour qu'il aille rejoindre ses parents ? Et puis quoi encore ?! Il ne mérite même pas ça. »

La colère déformait sa voix. Il grognait, grondait, comme un orage prêt à exploser.

« Non, je vais le torturer… Encore et encore. Pendant des journées entières. Lui faire payer, regretter et supplier. Et quand il ne pourra plus parler à cause du sang dans sa bouche, quand il ne pourra plus bouger d'un millimètre à cause de la douleur, là, peut-être que je l'achèverais. Si je suis assez clément. Oh, des semaines de tortures pour lui apprendre combien on a souffert de sa présence. Un poison, une nuisance, il a ruiné nos vies. Je vais lui faire payer et me venger. Oh, oui. Me venger ! »

Pétunia était terrifiée. Figée d'horreur face à tant de haine, elle n'arrivait même plus à respirer. Mais qu'avait-elle imaginé ? Garder un enfant dans un placard pendant cinq ans, oui. Et après ? Que ce serait-il passé quelques années plus tard, quand le garçon grandirait. Il ne resterait pas un bébé toute sa vie… Quand il aurait dix ou onze ans ? Ou même quatorze ou quinze ans ?

Un jour, il voudrait sortir. Et il réussirait, c'était inévitable. Qu'arriverait-il quand un garçon séquestré depuis toujours découvrirait le monde extérieur ? Quand il verrait la rue, les voitures et les gens ? Un enfant mineur trainant dans les rues se ferait attraper par la police locale. Et il parlerait.

Si la police venait ici, Pétunia savait ce qui se passerait. Même s'ils essayaient d'effacer l'existence du garçon dans le placard, il y aurait toujours des preuves. Des témoins et Rogue qui était si soupçonneux. Et… Oh, mon dieu !

Pétunia, blafarde, éprouva le vif besoin de s'assoir elle-aussi. Elle l'avait toujours su. Elle ne voulait pas y penser, mais au fond d'elle-même, elle le savait. Harry Potter devait mourir, c'était le seul moyen. Ainsi, il ne parlerait pas. Et c'était Vernon qui allait s'en charger, ça aussi c'était évident.

Comment pourrait-elle vivre après ça ? Comment se regarder dans un miroir sans éprouver autre chose qu'un violent dégoût envers elle-même et son mari ? Et surtout, comment continuer à faire semblant que tout allait bien. Vernon deviendrait un meurtrier, elle une complice et Dudley un témoin silencieux. Ils allaient gâcher la vie de leur fils, le choquer à vie, le traumatiser. Peut-être même que l'école les forcera à lui faire consulter un psychologue… Et après, combien de temps tiendra-t-il avant de craquer ? Combien de temps le secret resterait-il au sein de la famille ?

Ne valait-il pas mieux se dénoncer tout de suite ? Tout déballer avant qu'il ne soit trop tard ? Etre emprisonné pour séquestration, cela était peut-être préférable qu'être emprisonné pour meurtre ? Mais si Harry Potter mourrait, peut-être que c'était la solution ? Personne ne saurait jamais… Et Vernon en meurtrier ? Non, non, non…

« Je vais aller le chercher ! s'exclama soudainement Vernon en se levant brutalement. »

Ses yeux brillaient d'une folie meurtrière écœurante. Pétunia savait que c'était de sa faute. Si seulement elle l'avait écouté et emmené le gamin dans un orphelinat. Dès le début, ils auraient été soulagés de ce fardeau immense. Mais non, il avait fallu qu'elle fasse dans le sentimentalisme et qu'elle veuille garder un deuxième enfant. Son neveu, le fils de sa sœur.

« Tu ne peux pas faire ça, Vernon.

- Oh, si, je le peux ! J'ai tous les droits sur lui, ne l'oublie pas. Et je vais utiliser mon ultime droit. Le droit de le battre à mort…

- Tu ne peux pas y aller, Vernon. Il y a Rogue dans la maison. »

Pour la première fois de sa vie, Pétunia était contente d'héberger Severus Rogue chez elle. Elle l'avait toujours détesté, surtout quand il venait en cachette dans la maison de ses parents pour trafiquer des choses louches avec sa sœur au beau milieu de la nuit. Mais ce matin-là, elle lui était reconnaissante.

« Oh, qu'il parte ! On ne va pas s'encombrer de ce crétin… »

Et sur cette idée, Vernon ouvrit la porte de la chambre en la claquant et il se dirigea d'un pas ferme jusqu'à la chambre de Severus Rogue.

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Severus avait très mal dormi. Il avait somnolé une heure ou deux avant de se réveiller en sueur après une image de son père le tabassant. Cela faisait très longtemps que Tobias n'alimentait plus ses cauchemars.

Cette soirée avait été horrible. Elle lui avait rappelée des souvenirs d'enfance et elle avait soulevé des questions dérangeantes. Oui, les Dursley avaient un secret. Un secret apparemment horrible et ils faisaient tout pour le cacher. Severus ne voulait même plus le découvrir. Il voulait fuir, prendre ses jambes à son cou et quitter le plus rapidement possible cette famille de fous.

C'est exactement ce qu'il fallait faire. Il n'avait pas besoin de ce salaire, il détestait ce job et cette maison lui donnait des frissons. S'il avait cru aux fantômes, il aurait dit qu'elle était hantée. Mais Severus était beaucoup trop terre-à-terre pour songer à des absurdités pareilles. Alors il disait que les Dursley avaient un secret, un cadavre dans un placard et apparemment, au sens propre.

Il ne voulait pas partir avant d'avoir découvert ce secret et il allait probablement regretter ça une bonne partie de sa vie futur. Mais il ne pouvait pas rester une journée de plus dans cette famille !

Décidé, Severus se releva. Il était à peine cinq heures du matin, mais il ne pouvait plus dormir. Pas après ça… Il allait préparer son sac, rassembler ses affaires, se laver et se raser, s'habiller et faire le lit. Puis il verrait Vernon Dursley, récupérerait son chèque et il partirait loin d'ici.

Oui, Severus était décidé. Il quittait les Dursley, dès aujourd'hui.

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Harry non plus n'avait pas dormi.

Il se tournait et se retournait dans son placard. Il voulait ouvrir la porte et s'enfuir. S'il savait comment ouvrir cette porte comme sa tante l'affirmait, il serait déjà loin d'ici. Il aurait pris le sac à dos de Dudley qui trainait dans le couloir, il aurait mis de la nourriture et de l'argent dedans. Il aurait pris sa couverture, son bocal et l'unique dessin qu'il avait pu sauver des griffes destructrices de sa tante. Puis il se serait échappé…

Mais il était coincé dans ce placard qui l'étouffait. Il ne pouvait pas respirer, il pleurait et il attendait sa mort prochaine.

Etait-il vraiment coupable ? Il avait cru que sa tante l'avait libéré pour une nuit mais il s'était trompé… Etait-ce une raison pour lui en vouloir à ce point ? Peut-être que s'il n'avait pas parlé de la pomme et du Flake… Oh, il regrettait tellement à présent.

Roulé en boule, Harry Potter profitait des dernières heures de son existence. Le tic-tac de sa montre était là pour lui rappelait que son heure était venue.

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Dudley avait fini par comprendre ce qui s'était passé dans la salle-de-bain cette nuit-là. Ce qu'il ne savait pas, par contre, c'était comment son cousin avait trouvé un moyen d'ouvrir sa porte. Son père allait le tuer. C'était évident. Il serait débarrassé à jamais du garçon pouilleux qui lui servait de cousin. Et il en était ravi.

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« Nous avons une affaire urgente à régler, on vous offre votre journée. »

Vernon avait ouvert en grand la porte de la chambre de Severus et il semblait pressé de le mettre à la porte. Les bagages de l'homme en noir étaient prêts, il était habillé et les draps étaient pliés au bout du lit. Pourtant, même s'il avait hâte de quitter cette maison infâme, il était très étonné de l'arrivée soudaine de l'homme imposant.

Severus leva un sourcil interrogateur :

« Comment ça ? »

Pourquoi le jetait-on à la porte ainsi ? Cela avait-il un rapport avec le secret noir ? En tout cas, c'était lié au mystère de la salle-de-bain, c'était évident. Severus ne croyait pas aux coïncidences.

Vernon semblait irrité et amère :

« Vous pouvez partir, quitter la maison ! »

Définitivement ? Ou temporairement ? Certes, Severus voulait poser sa démission, mais tout de même. C'était un peu violent comme départ, non ? Que se passait-il encore dans cette maison ?

« Ce n'était pas prévu… affirma Rogue. »

S'en était trop pour Vernon. Son visage était violet et il menaçait de faire une rupture d'anévrisme à la seconde. Terrifiant, il semblait prêt à l'étrangler. Peut-être que Severus allait rester un peu plus longtemps que prévu… Une maison hantée était un mystère passionnant après tout. Terrifiant, oui, mais parfaitement digne de son intérêt.

« Vous avez fait vos valises ? demanda Vernon un peu plus poliment. Vous nous quittez ? Vous avez été formidable avec notre petit garçon, je vous donne une augmentation si vous partez à la seconde. Apparemment, vos bagages sont déjà prêts, ça devrait faciliter votre départ imminent. »

Severus avait toujours aimé les défis. Combien de fois c'était-il opposé à son père, se précipitant clairement dans le danger pour satisfaire un besoin d'affront malfaisant ? Beaucoup trop de fois… Et ce n'était pas une baleine graisseuse qui allait l'en empêcher !

« Je comptais effectivement partir aujourd'hui… »

Severus se délecta du sourire victorieux de l'horrible bonhomme qui lui faisait face. Il retrouvait peu à peu des couleurs plus normales.

« Cependant, il semble évident que mon travail parmi vous n'est pas terminé. Vous avez un fils très intelligent et je suis persuadé d'avoir créé un lien particulier avec lui. Ce serait dommage d'abandonner maintenant, n'est-ce pas ? »

Ces mots lui avaient couté. Il n'avait aucun lien avec Dudley Dursley et il se portait très bien ainsi, merci bien. Mais il voulait rester, il le devait. Fouiner et satisfaire sa curiosité, c'était important, non ?

« Dois-je appeler la police pour vous faire dégager ? menaça Vernon. »

Oh, regretta Severus. Il n'avait pas la délicatesse de Lucius, et gagner un duel était presque trop simple. Tant pis.

« Appelez donc la police, si ça vous chante. Je leur parlerai bien volontiers de votre placard. »

Il avait fait mouche. Vernon était passé du rose fuchsia au blanc aussi vite qu'un feu de signalisation. Severus ne savait même pas qu'un visage humain pouvait prendre de tels coloris. Peut-être était-il caméléon dans une vie antérieure ?

« Sortez de chez moi, ordonna Vernon.

- Non. »

Severus s'attendait à ce qu'il résiste, mais non. Vernon retrouva son visage rosé naturel et il explosa d'un rire gras. Cet homme était effrayant…

« Ah, vous êtes un homme que je porte dans mon cœur. »

Severus n'avait pas du tout envie d'être dans le cœur bourré de cholestérol de ce cachalot immonde, mais il sourit quand même, heureux d'avoir remporté une victoire. Temporaire, certes, mais suffisante pour rebondir. Il allait rester.

« Qui suis-je pour vous ordonner de quitter mon logis ? Seulement, voyez-vous, nous avons de grosses difficultés familiales en ce moment et notre cher Dudley est traumatisé. »

Traumatisé, rien que ça. Une larme factice coula de l'œil de l'homme et Severus s'attendait à la suite de la conversation. Que pouvait-il dire contre ça ? Il ne pouvait pas s'incruster dans les problèmes familiaux des Dursley, même s'il était évident que c'était un mensonge.

« Je voulais vous éviter de vivre ça, et nous avons décidé avec ma femme d'offrir des vacances à notre petit garçon pour qu'il puisse vivre les derniers instants de sa tante Marge qui est sur son lit de mort.

- Bien sûr, grommela férocement Severus qui n'en croyait pas un mot.

- C'est pourquoi nous voulions vous renvoyer… Dudley n'a plus besoin de précepteur. Nous partons tous les trois aujourd'hui à Majorque pour voir Marge qui est à l'hôpital. Nous ignorons combien de temps nous devrons y rester… »

Severus jeta un coup d'œil à ses valises. De toutes les manières, il avait voulu partir. C'était l'occasion ou jamais. Mais il restait une dernière question.

« Qu'y-a-t-il derrière la porte du placard, monsieur Dursley ? »

Il n'allait pas s'émouvoir sur un récit inventé de toute pièce. Ainsi, il ne s'embarrassa pas d'une gêne polie que l'on adresse aux personnes en deuil. Mais il devait savoir…

« Une chose que nous ne pouvons pas vous montrer… »

Vernon avait gardé sa voix bouleversée pour rendre son récit un minimum crédible. Parfait, au moins, il ne braillait pas. Idéal pour le pousser à bout. Severus devait assouvir ce besoin compulsif de vérité.

« Et pourquoi cela ?

- Nous avons tellement honte… »

Vernon se cacha le visage dans ses mains et Severus regretta presque le manège parfaitement maîtrisé de Lucius Malefoy. Le jeu d'acteur de Vernon Dursley était très mauvais, lourd et irréaliste.

« Voyez-vous, ma sœur a le cancer depuis des années… Nous n'avons pas les moyens financiers pour la maintenir en vie et nous étions obligés. Oh, c'est tellement mal… »

Severus grogna. Que ce lourdaud se dépêche de balancer son mensonge sans queue ni tête, il avait un bus à prendre…

« Nous étions obligés de dealer. »

Severus leva un sourcil étonné. Dealer ? Le pire, c'est que ça tenait debout… Seulement si le mensonge du cancer de la sœur n'avait pas été si flagrant. Peut-être était-ce la vérité, camouflée sous un mensonge éhonté ? Mais ça n'expliquait pas le problème avec la salle-de-bain, malheureusement.

« Du shit, nous ne sommes pas des monstres quand même. Une culture de cannabis dans ce placard, Pétunia vérifie tous les soirs que nos plantes se portent bien. Je m'occupe de refiler la marchandise. Et c'est aussi pour ça que nous gardons Dudley à la maison… Le pauvre enfant ne savait pas, ce n'était pas vraiment de sa faute. Mais il voulait avoir de l'argent pour s'acheter un jeu, et c'était tellement simple. Attraper un sachet d'herbe que nous planquions et le revendre à ses camarades de l'école. Seulement, les enfants sont rarement discrets et ça s'est su. Nous avons été obligés de le retirer de l'école avant d'avoir des problèmes. Nous avons payé les parents pour leur silence. Certains ont demandé de la drogue pour leur consommation personnelle, d'autres de l'argent en cash. Et cet argent, nous l'avions grâce à nos plants. Depuis, nous engageons des précepteurs. Vous êtes le cinquième et le seul qui ait tenu aussi longtemps. »

Pas étonnant, connaissant le garçon. Severus accepta l'explication d'un hochement de tête. Ce n'était pas si incohérent que ça… Pour en être sûr, il suffisait de demander de voir les plantes, mais Vernon Dursley avait un milliard de raisons de refuser.

Il pouvait le menacer de tout raconter à la police s'il ne lui donnait pas un sachet mais il n'en avait pas le courage. Et puis, que ferait-il d'un sachet de cannabis ? Il le garderait, c'était évident et vu la facilité avec laquelle il plongeait dans les drogues… Non, c'était trop dangereux. Inutile et trop dangereux.

« Bien, je vais partir.

- C'est parfait ! s'exclama Vernon. Je m'excuse encore pour ce matin, c'était une terrible méprise. Je suis tellement bouleversé…

- Bien sûr, grogna Severus d'une voix qui indiquait clairement qu'il n'y croyait pas un mot.

- Je vais vous donner cette augmentation. Quatre mois de salaire supplémentaires, ça vous suffit ? »

Il avait très envie de le voir partir, apparemment. A moins que ce ne soit un moyen d'acheter son silence ? Oui, finalement, Severus acceptait l'explication de la drogue. Il n'avait pas le choix, c'était ça ou bien se torturer pour le deviner pendant des mois et des mois.

« Ça ira, monsieur Dursley. »

Et c'est ainsi que Severus Rogue quitta la maison des Dursley. Et, sans qu'il n'en sache rien, un étrange compte-à-rebours se mit en place à la seconde où la porte se referma derrière lui. Tic, tac…


Et voilà, c'est déjà terminé...

C'est frustrant, je le sais bien. Pourquoi ce chapitre est plus court ? La réponse va vous plaire : le chapitre suivant fait la taille de deux chapitres ! L'action s'accélère dangereusement, je n'avais pas le choix. La coupure est donc rude, mais vous aurez deux fois plus de plaisir à la lecture du chapitre prochain. Encore une bonne nouvelle ? Il sera publié la semaine prochaine ! Plus de lecture, plus d'action et moins d'attente... Le combo parfait, non ?

Dans le chapitre suivant, Severus rencontre (encore) Dumbledore, il apprend la véritable identité de Pétunia. Comment réagira-t-il ? Chez les Dursley, c'est la débandade. Vernon commence à torturer Harry. Quelle sera la réaction de Pétunia ? Pour la première fois depuis le début de l'histoire, on verra la scène sous l'angle de Dudley. Comment les personnages vont-ils sortir de ces situations ?

Le chapitre 12 sera mis en ligne le 11/05/2014.

Certains m'ont avoués par commentaires qu'ils craignent que j'arrête cette fanfiction avant la fin. Je veux les rassurer : ça n'arrivera pas. Premièrement, je publie aujourd'hui le chapitre 11, mais j'écris actuellement le chapitre 17. J'ai énormément d'avance, ce qui me permet de réguler mes publications. Si un jour, je n'arrive plus à tenir le rythme, j'aérerai les dates de parutions. Si je pars en vacances, je préviendrai et j'arrêterai la publication temporairement (jusqu'à mon retour). J'ai pris un engagement en commençant cette potterfiction et je compte bien le tenir ! Admettons encore que j'ai une énorme panne d'inspiration... Je ferai alors une annonce générale et les lecteurs pourront me donner leurs propres idées sur l'orientation du texte. Actuellement, le scénario est prévu sur une dizaine de chapitres supplémentaires. Alors, pas de panique. J'aime le suspens, je vous rend fous avec mes rebondissements (parfois bizarres mais que j'espère amusants) mais j'irai jusqu'au bout. Je m'y engage. Pour cette raison, je ne commencerai pas de projet parallèle avant d'avoir écrit les trois lettres divines : FIN. Par contre, un petit One-Shot est en cours de rédaction. Une nouvelle surprise pour des lecteurs qui me suivent religieusement et que je remercie du fond du cœur. Je suis sûre que j'attends leurs reviews avec autant de vigueur qu'ils attendent mes chapitres. Un bel échange qui me motive et qui me pousse toujours plus loin ! Alors on ira au bout de cette fanfiction, je vous le promet.

Petite review pour conclure ?

Merci à vous pour votre fidélité à toute épreuve et à la semaine prochaine ! 3