Chapitre 10

« Legilimens ! » Cria-t-elle de sa voix stridente.

Harry avait fini de parler avec Theresa et n'était qu'à moitié sur ses gardes, mais grâce la rapidité de ses réflexes il fut capable d'écarter l'attaque. Aucune pensée importante ne traversa son esprit. La force du sort poussa Sarah sur sa chaise.

Tout se passa très vite et personne n'avait eu le temps d'empêcher Sarah d'agir.

« Bon sang, que fais-tu ? » Lui demanda Duncan. Il semblait très incertain.

« Non ! J'ai besoin de savoir ! Legilimens ! » Cria-t-elle désespérément en jetant le sort une nouvelle fois. Une fois de plus, Harry évita son attaque.

Il regarda Sarah dans les yeux et lui dit," Il n'y a pas de place pour le travail mal fait en charme. C'est ainsi que vous devez faire." La sermonna Harry en pointant sa baguette sur elle, et dit calmement, "Legilimens!"

Chapitre 11

Sarah tremblait sous l'emprise du sort et essaya de le repousser.

« Que faites-vous ? Arrêtez cela, vous lui faites mal, » Cria Duncan en sautant de son siège pour rejoindre Sarah qui était par terre et la prendre dans ses bras.

« Vous devez plaisanter ! » Dit Ron.

« Je ne lui fais pas de mal. Je l'éduque, » Répondit Harry froidement en passant au crible les informations et les images qui défilaient dans son esprit.

« Monsieur Green, je dois vous prévenir, en tant que représentant du Ministère, que je ne peux pas tolérer cela. » L'interrompit Jonathon juste avant que Harry ne la libère de son sort.

« Oh allons ! » S'écria Ron. « C'est elle qui l'a attaqué - deux fois. Elle l'a cherché. » Les membres du personnel enseignant ne firent rien pour l'arrêter et étaient secrètement d'accord avec Ron. Et puisque Harry avait tout en main, ils décidèrent d'attendre sans interférer.

« Bien, bien, bien. Si ce n'est pas intéressant ? » Dit froidement Harry en regardant Sarah qui tremblait et haletait pour respirer. « Je pense que vous devriez faire en sorte qu'elle ne parte pas, » Suggéra Harry à Albus. Il ne quitta pas Sarah des yeux.

Sarah avait d'autres idées. Elle se libéra des bras de son fiancé, se mit sur ses pieds et dans une tentative désespérée courut jusqu'à la porte. Mais le directeur la stupéfia avant qu'elle ne puisse aller plus loin.

« Que se passe-t-il ? » Demanda Duncan. Dans sa confusion, il avait sorti sa baguette.

« Non, » Le prévint le professeur Snape en pointant sa baguette sur Sarah.

« A la minute où vous la ranimerez, l'un de nous la stupéfiera une nouvelle fois. » Lui dit Drago en pointant sa baguette sur elle. Ginny et les autres professeurs avaient leur baguette pointée sur les journalistes.

« Je suggère que nous laissions partir les journalistes….Ainsi que Duncan et Theresa, » Dit Harry.

Tout ceux qui devaient partir protestèrent bruyamment.

« Vous ne pouvez pas nous renvoyer… »

« Pas question, c'est la page principale… »

« Le public a le droit de savoir… »

« La vérité se saura…. »

« Vous n'avez jamais dit la vérité dans vos articles auparavant. » Dit Harry avec condescendance.

« SILENCE. » Plus personne ne parla. « Vous suivrez les professeurs Weasley dehors, » Leur ordonna Albus en s'approchant nonchalamment de Harry. Ils exécutèrent l'ordre et sortirent en passant à côté de Harry. « Qu'avez-vous vu ? » Demanda dit-il très doucement alors que les journalistes rassemblaient leurs affaires pour partir.

« Je vous le dirai dans une minute. Par contre, nous devrions peut-être effacer ce petit incident de la mémoire de tout le monde. Il vaut probablement mieux que le public ne sache rien sur Sarah. Ne pensez-vous pas ? »

« Je suis d'accord. Ils ne se souviendront que de la déclaration de Theresa, et nous leur effaceront également l'incident de la pharmacie, rien de plus. » Albus s'excusa poliment pour donner les instructions à Ron et Hermione.

« …la classe vide la plus proche. J'insiste, vous ne devez pas laisser une seule personne s'échapper du groupe. On doit effacer la mémoire de chacun d'eux. Prenez avec vous les autres professeurs ainsi que Drago et Ginny. Une fois que vous aurez terminé, rendez-leur leur baguette et laissez un groupe d'elfes de maison escorter les journalistes hors de l'école. Puis revenez ici. »

« D'accord. » Acquiesça Hermione.

« Ils nous causent plus de problèmes qu'ils n'en valent la peine, tous autant qu'ils sont. » Marmonna Ron sombrement.

« Excusez-moi ! » Cria Duncan. « Je pense que j'ai le droit d'être présent. »

Albus le regarda mais avant qu'il ne puisse répondre, Harry avait déjà sauté du bureau sur lequel il était assis et avançait vers Duncan et Sarah. Il sortit sa baguette. Duncan tressaillit quand il vit que la baguette était pointée dans sa direction. D'autres personnes dans la pièce retinrent leur souffle.

« Il ne ferait pas cela. » Murmura Hermione.

« J'espère qu'il le fera. En fait, je me demande s'il me laisserait l'aider, » Ajouta Ron. Cette réflexion lui valut un acquiescement de la part de Drago et un sourire méchant de la part de Severus.

« Oh, ne soyez pas ridicule, je ne vais rien vous faire. » Claqua Harry avec colère.

Duncan rétorqua. « Eh bien, c'est que vous -»

« Votre fiancée m'a attaqué…deux fois. Puisque vous ne m'avez rien fait, vous n'avez pas à vous inquiéter. » Expliqua Harry.

« Que faites-vous ? » Lui demanda Duncan nerveusement.

« Enlevez-lui sa chaussure droite et donnez-la-moi. » Lui ordonna Harry. La confusion de Duncan se refléta sur le visage de toutes les personnes présentes dans la pièce. Mais il le fit, Duncan donna la chaussure très coûteuse à Harry, qui la prit et la tint devant lui.

« Faites attention professeur. Euh… ses pieds… puent, » Le prévint Theresa. Harry grimaça et le reste du personnel de Poudlard essaya difficilement de ne pas éclater de rire.

« Euh…Après tout, peut-être vaut-il mieux qu'il se débrouille tout seul. » Dit Ron doucement en essayant de ne pas s'étrangler.

« Regardez attentivement, vous verrez un levier sur lequel il faut appuyer ici. C'est sur le côté de la chaussure, il ne peut donc pas être poussé par accident. C'est une bonne chose parce que lorsqu'il est poussé... » Harry s'arrêta de jouer avec le levier et sortit du bout de la chaussure, une lame d'environ douze centimètres.

« Bon dieu ! » S'écria un journaliste qui eut le souffle coupé par la surprise.

« 'Le Bon Dieu a raison, » Commenta Harry en sortant complètement la lame. Il la tendit à Duncan. « Votre fiancée avait prévu d'utiliser cela sur moi. Croyez-moi quand je vous dis que vous ne voulez pas être impliqué. Je vous conseille de partir maintenant. »

« Merde. Je j- jure, je –je ne savais pas. Je n'ai rien à voir avec cela…rien. En fait, je pense que je ne veux plus rien avoir à faire avec elle, » Bégaya Duncan, en relâchant rapidement Sarah. Il avait une expression de dégoût sur le visage quand il se releva.

« Oh, je ne serais pas trop fâché de mettre fin à ma relation avec elle si j'étais vous. Elle couchait avec votre secrétaire depuis environ six mois maintenant. » Divulgua Harry en étudiant la lame.

« Quoi ? Mais ma secrétaire est une femme ! »

« Ca n'a pas l'air de leur poser de problème, ni à l'une ni à l'autre d'ailleurs. Ah ouais, et vous devriez demander à votre sœur pourquoi elle n'aime pas Sarah, » Ajouta Harry.

Duncan regarda fixement Harry, puis Theresa, qui avait rougi. On aurait dit qu'elle voulait se cacher dans un trou.

« Je crois que je vais partir. » Dit Duncan doucement.

« Excellente idée, » Observa le professeur Snape.

« Monsieur Malfoy, je veux rester. Je suis impliquée aussi maintenant. » Murmura Theresa à Drago qui se tenait à côté d'elle.

« Vous devriez partir. C'est un peu dangereux pour vous. » Lui dit Drago en posant une main sur son épaule.

« Mais -»

« Laissez le professeur Green s'en occuper. Vous ne voulez pas le déranger, si ? » Lui demanda Drago en essayant de la culpabiliser autant que possible.

« Bien sûr que non ! » S'exclama-t-elle en écarquillant les yeux.

« C'est bien ce que je pensais. » Lui dit-il.

« Je veillerai à ce qu'elle retourne dans son dortoir. Peut-être que son frère pourra se joindre à elle. » Commenta le professeur Snape qui se tenait à côté de Theresa. Drago acquiesça et se retourna vers la jeune élève.

« Comment avez-vous fait pour la supporter ? » Lui demanda Drago en désignant de la tête Sarah alors que lui et le professeur Snape la conduisaient à la porte.

« Oh, elle n'est vraiment pas gentille, mais parfois sa cousine venait et elle est dix fois pire. » Expliqua-t-elle en grimaçant.

« Qui pourrait être pire que ça ? » Lui demanda Drago en essayant de continuer leur conversation afin qu'elle ne pose plus de questions.

« Sa cousine, c'est Bambi…non Pansy…euh…Parkinson ou quelque chose comme ça. Il faut vraiment la connaître pour savoir de quoi je parle. »

Etais là, j'ai déjà donné, Grimaça Drago intérieurement.

« Allez dans votre dortoir et restez avec votre frère. Je viendrai vous voir quand nous aurons terminé. » Lui dit Drago en ouvrant lui la porte.

« D'accord. » Elle soupira.

Drago rejoignit sa femme et les autres professeurs. Ils faisaient sortir les journalistes de la salle. Ce n'était pas facile d'effacer la mémoire de tant de personnes, mais ils avaient décidé de les regrouper dans une salle de classe et de les diviser en groupe. Ensuite, ils pourraient les faire sortir. Une fois là, ils effacèrent leur mémoire puis quelques elfes de maison les reconduisirent à l'entrée du château.

Une fois cela fait, ils retournèrent finalement dans la salle de classe de Ron. Les autres étaient en pleine discussion. Sarah était toujours stupéfiée, par terre au milieu de la salle.

« Nous devons faire en sorte que ce soit officiel. » Dit Jonathon.

« Alors faites en sorte que ce soit elle qui le prenne. » Contra Harry.

« Elle risque de refuser, et si ce que vous avez dit s'avère exact, elle refusera probablement. Si ça arrive, nous avons besoin que vous le preniez. »

Harry demeura obstinément silencieux.

« Ah, très bien, vous êtes revenus. Eh bien, commençons, voulez-vous ? » Demanda Albus poliment.

Drago, Ginny et les professeurs se regroupèrent autour de Sarah et levèrent leur baguette dans sa direction.

« Est-ce réellement nécessaire ? » Demanda Jonathan en regardant autour de lui.

« Mesure de sécurité. » Expliqua Hermione.

« Pour qui ? La vôtre ou la sienne ? »

« Un peu des deux, vraiment. » Répondit Ron avec prévenance.

« Peu importe. » Soupira Jonathon. « Je ne me souviens pas que l'école ait été aussi excitante quand j'étais élève. » Marmonna-t-il en pointant sa baguette sur Sarah afin la ranimer. Elle essaya immédiatement de bondir sur ses pieds.

« J'ai peur que vous ne deviez rester où vous êtes, » Lui dit Albus sévèrement. « Vous voyez, le Ministère est très intéressé de savoir ce que vous comptiez faire aujourd'hui, et nous, nous aimerions savoir pourquoi vous vouliez attaquer un de nos collègues. »

Sarah se rassit sur sa chaise, croisa les bras sur sa poitrine et serra fermement les lèvres. Elle les regardait avec des yeux noirs, d'un air de défi.

« Nous devons faire en sorte que ça se passe bien et que ce soit officiel, je vous demande donc de faire votre déclaration sous veritaserum, » Lui expliqua Jonathon.

« Non. J'ai le droit de refuser. Cela n'est-t-il pas exact, professeur Green ? » Lui demanda Sarah d'un ton mordant.

« Oui, c'est exact, » Lui confirma Harry.

« Dans ce cas, je vous demande de prendre le veritaserum et de nous dire ce que vous avez découvert. » Proposa Jonathon à Harry.

Harry secoua simplement la tête. Il refusait.

« Maintenant vous êtes coincés, n'est-ce pas ? » Railla Sarah.

« Ca veut simplement dire, que nous ne pouvons pas mener une enquête officielle. Je peux vous assurer, cependant que nous sommes plus que volontaires pour gérer cette affaire… officieusement. » Menaça le Maître des Potions.

« Dans ce cas, cette affaire n'est pas de mon ressort. Je vous envoie des aurors, si vous le désirez? »

« Ce ne sera pas nécessaire. Je suis certain que ce ne sera pas difficile à résoudre. » Lui assura Albus gentiment.

« J'ai peur de ne pas pouvoir vous laisser faire s'il y a un risque que vous lui fassiez du mal. » Dit Jonathon.

« Personne ne va lui faire de mal. Nous sommes en colère qu'un de nos collègues ait été mis en danger aujourd'hui, mais je peux vous assurer que personne ne va lui faire de mal. » Poursuivit Albus.

« Très bien, » Concéda-t-il. « Eh bien, puisque je ne peux rien faire d'autre, je m'en vais. Euh est-ce que ça vous dérangerait si je m'arrêtais aux cuisines ? Je suis parti très vite ce matin et je n'ai pas eu le temps de terminer mon petit déjeuner. » Demanda Jonathon d'un air penaud.

« Bien entendu. » Dit Albus joyeusement en montrant à son ancien élève la porte. « Merci d'être venu aussi rapidement. »

« Ce n'est rien. Vous savez, cet endroit me manque vraiment. » Répondit Jonathon sagement en fermant la porte derrière lui et ses assistants.

« Il est évident que vous n'allez pas nous dire ce que vous êtes venu faire ici, donc, je le ferai. Puis-je ? » Déclara Harry d'une voix calme et froide une fois que Jonathon eut quitté la salle.

« Vous ne pouvez rien prouver. » Dit Sarah d'une voix vénéneuse.

Harry la regarda d'une expression qui montrait à quel point elle paraissait stupide. « Je n'en ai pas besoin. Ce n'est plus une enquête officielle, vous vous souvenez ? Et j'ai votre couteau. » Dit Harry à Sarah qui baissa rapidement les yeux. Elle venait de remarquer qu'il lui manquait une chaussure.

« Ne nous dites pas que vous n'aviez pas remarqué ? » Lui demanda Ron avec amusement et malice.

« Laisse-la tranquille, elle était stupéfiée, » Expliqua Hermione, les coins de sa bouche se relevèrent, « Ca laisserait n'importe qui un peu groggy. »

« Ouais, c'est vrai, non ? » Dit Ron malicieusement.

« C'est vraiment une très bonne lame de duel, flexibilité minimum, solide, » Dit Harry avec expertise en tournant la lame entre ses doigts pour l'examiner minutieusement.

Sachant qu'elle ne pouvait rien dire qui pourrait l'aider, Sarah le regarda simplement avec des yeux noirs.

« Mettez-vous à l'aise, je crois qu'il y a certaines choses dont nous devons discuter. » Lui dit Albus.

« Je n'ai rien à dire ! » Claqua-t-elle.

« Très bien. Vous n'avez pas à dire quoi que ce soit. Je peux pourtant vous assurer que vous aurez envie de parler une fois que vous aurez pris ceci. » Lui dit froidement le professeur Snape en tendant vers elle une petite fiole de veritaserum pour qu'elle puisse le voir.

« Si vous essayez, je crierai- on viendra m'aider. »

« Vous devez certainement plaisanter, hein ? » Lui dit Ron avec dédain. « Vous êtes sur notre terrain, qu'est-ce qui vous fait penser qu'on pourrait venir vous aider ? » Ron remarqua que les épaules de Sarah s'étaient légèrement affaissées. « De plus, personne ne va vous entendre. Nous nous sommes déjà occupés de cela. » Ron fit un geste de la main pour lui désigner la pièce : un charme la rendait silencieuse.

Elle perdit contenance quand elle réalisa qu'elle était à la merci des sorciers et sorcières présents dans la pièce et qu'elle n'avait aucune possibilité de s'échapper. Elle regarda autour d'elle à la recherche de quelque chose, n'importe quoi.

« Vous cherchez cela ? » Lui demanda Harry en désignant la baguette qu'il tenait devant elle. « J'ai pris la liberté de la prendre. Les choses seront plus faciles si je la garde avec moi. »

En désespoir de cause, elle essaya de courir, mais Drago, Ginny et les professeurs avaient déjà formé un cercle autour d'elle et elle fonça dans Ginny. Elle se débattit contre elle, essaya de la mordre, de donner des coups de pieds et de poings pour s'échapper de la prise, mais Ginny avait grandi avec six frères et elle avait appris à se défendre. Elle trouva rapidement le nerf sensible sur les mains de Sarah, entre les doigts et la pinça. Elle tomba sur les genoux et se mit à crier de douleur.

« Oui, ça fait vraiment très mal, hein ? » Lui demanda Ginny, presque plaisamment.

« Oui, c'est vrai. » Marmonna Drago doucement en regardant sa femme en action. Il parlait apparemment par expérience

« Je lui ai appris cela moi-même, » Dit Ron fièrement. Il se tenait à côté de lui.

« Alors je dois te remercier pour cela. » Grommela Drago dans sa barbe.

« Retournez à votre siège Sarah. » Lui ordonna Albus.

Ginny libéra sa prise sur la femme qui se leva et se massa les mains. « Vous ne pouvez pas m'obliger à rester ici. » Leur dit-elle.

Albus s'arrêta puis répondit avec prévenance. « Peut-être pas, mais nous ferons de notre mieux pour cela. »

Elle retourna sur sa chaise et les regarda avec des yeux noirs. « Si vous me faites quoi que ce soit, je le dirai au Ministère et vous irez tous devant le tribunal. »

Albus haussa un sourcil mais Drago s'avança vers elle et lui dit d'un ton menaçant, « Qu'est-ce qui vous fait croire que vous serez capable d'aller au Ministère ? »

Sarah pâlit considérablement. Elle avait entendu des histoires sur ce dont était capable les Malfoy.

« Monsieur Malfoy. Ca ira. » Le réprimanda Albus, mais sa réprimande était atténuée par le sourire et le manque de conviction dans cette déclaration. Drago acquiesça et recula d'un pas. Il la regardait toujours avec des yeux froids. Le directeur retourna son attention vers Sarah. « Jeune dame, vous avez été très claire, vous ne voulez pas que le Ministère soit impliqué, nous n'avons donc pas eu d'autre option que de prendre cette affaire en main. Maintenant je crois que mon professeur a quelque chose à partager avec nous. »

Harry se mit à l'aise en s'asseyant sur un bureau. « Sarah était dans cette rue le jour où j'ai emmené Theresa à la pharmacie. Elle gardait un œil sur les membres de l'Ordre qui patrouillaient ce jour-là. Elle fut très surprise de voir Theresa entrer dans la pharmacie devant laquelle elle était assise. Vous voyez, Sarah a dit très clairement qu'elle n'aimait pas les moldus, elle était donc effrayée que Theresa puisse la reconnaître et lui demande ce qu'elle faisait dans une rue commerciale du Londres moldu. » Il s'arrêta et regarda Sarah, « Est-ce exact ? »

Sarah détourna son regard et refusa de répondre.

« Pourquoi gardait-elle un œil sur mon personnel ? » Demanda Albus à Harry en regardant la femme avec sévérité.

« Ce que je peux dire, c'est qu'elle est allée rendre visite à son frère ce matin-là. Il lui a dit qu'il était censé aller dans une rue commerciale et surveiller les professeurs de Poudlard qui devaient être là. Il l'a invité à l'accompagner et l'a aidé à sortir.

« Qui est son frère ? » L'interrompit Albus.

« Walter Walters. »

« Tu plaisantes, » Dit Ron à voix haute.

« Non, c'est son vrai nom. »

« Pauvre chose, » Marmonna Ron avec compassion.

« Je suis d'accord. »Ajouta Ginny avec une grimace.

Sarah les regarda avec des yeux noirs alors qu'ils l'observaient. Son regard ne les affectait nullement.

« De toute façon, son frère avait dit à Sarah et à ses autres amis de rester assis en dehors de la pharmacie, et que s'ils voyaient un professeur partir, ils devaient faire en sorte qu'il reste où il était. Il leur avait expliqué qu'il n'avait besoin que d'un professeur, mais que s'ils voyaient Drago ou le professeur Snape, ils devaient absolument les empêcher de partir. »

« Pourquoi cela ? » Demanda Severus.

« Elle ne le sait pas. Elle n'était là que parce que son frère le lui avait demandé et apparemment il ne lui avait pas donné de raison. Cela n'est-il pas vrai ? » Demanda Harry à Sarah d'un ton condescendant. Elle ne répondit pas. Harry regarda Albus et continua.

« Après cela, son frère est entré dans la pharmacie pour voir si Drago ou les professeurs étaient à l'intérieur. Quand l'incident s'est déclenché, elle » Harry désigna Sarah de la tête, « fut contente d'être restée dehors pour observer ce qu'il se passait à l'intérieur. »

« Comment a-t-elle pu voir ? » Lui demanda Drago.

« La façade de la pharmacie est une vitre, ce n'était pas très difficile de voir à l'intérieur. » Lui dit Harry.

« Oh, j'avais oublié. » Admit Drago tristement. Il secoua la tête. Il avait un trou de mémoire.

« Elle a peut-être été contente de rester dehors, mais elle n'a pas vraiment été ravie que je lance un couteau sur son frère. »

« Pas possible ! Le gars qui a essayé d'attraper Theresa était le frère de Sarah ? » Demanda Ginny, surprise.

« Ouaipe, » Répondit Harry.

« Comme le monde est petit ! » Commenta Ron.

« Très. » Lui accorda Hermione.

« Alors, elle n'était pas vraiment contente après toi ? » Lui demanda Ron pour souligner l'évidence.

« Apparemment non. L'homme pour lequel travaille son frère lui avait ordonné de retourner dans la rue commerciale et de revenir avec Drago, le professeur Snape ou n'importe quel autre professeur de Poudlard. Il a raté sa mission et s'est attiré beaucoup d'ennuis à cause de cela. Sa situation a été aggravée parce qu'il s'est fait blesser. Il en a parlé à Sarah qui a décidé de venir elle-même et de me montrer à quel point elle était mécontente. »

« Comment a-t-elle su qui tu étais ? » Demanda Hermione avec perspicacité.

« Je pense qu'elle a pu voir mon visage de l'endroit où elle était assise. Et puisque j'étais avec Theresa, elle a pensé que j'étais un sorcier. Elle a interrogé des gens pour savoir qui j'étais. Certaines personnes à Pré au Lard et au Chemin de Traverse m'ont reconnu sur l'image qu'elle a crée de moi et lui ont donné mon nom. Elle a alors réalisé que j'étais le professeur dont Theresa parlait dans ses lettres.

« Elle avait lu certaines de ces lettres. Il lui était donc facile de persuader Duncan qu'il y avait quelque chose d'incorrecte dans la relation que nous avions Theresa et moi. Sarah a suggéré à Duncan de vous confronter. Ca voulait dire qu'elle pouvait venir avec lui à l'école quand on me demanderait de m'expliquer et elle serait alors assez proche pour me faire… ce qu'elle avait décidé de me faire. C'était un bonus pour elle que Duncan ait décidé d'en parler aux journaux. Il pensait que vous essaieriez de garder l'histoire secrète alors que toutes les familles des autres élèves méritaient d'être mis au courant et de savoir le genre de professeur que vous engagez. »

« Qu'est-ce qu'elle avait exactement prévu de te faire ? » Lui demanda doucement Ginny, elle fixait Sarah des yeux et sa baguette était pointée sur elle.

« Eh bien, elle n'avait pas vraiment de plan. Elle pensait simplement s'approcher suffisamment de moi pour utiliser son couteau, » Répondit-il après y avoir réfléchi.

« Elle a presque réussi. C'est uniquement par chance et à cause de sa propre stupidité qu'elle a échouée. » Observa le professeur Snape d'un ton solennel. Il se tourna vers Harry. « Vous avez eu énormément de chance. »

Harry se retourna à son tour vers Severus et le regard sérieux, lui répondit, « Je sais. »

« Avait-elle l'intention de te tuer ? » Lui demanda Ginny.

« Je ne pense pas. D'après ce que j'ai compris, elle n'en avait pas l'intention, mais ça ne l'aurait pas empêché de dormir si elle l'avait accidentellement fait. »

« Alors elle voulait t'attaquer avec un couteau parce que tu as attaqué son frère avec un couteau. Méchant. » Dit Ron d'un ton désapprobateur.

« Comme c'est opportun, » Railla le professeur Snape.

« Mon frère a dit la même chose quand je lui ai dit ce que je comptais faire. » Sourit Sarah. « Et vous l'auriez mérité. »

« Votre frère allait faire du mal à l'une de mes élèves. Aucun de nous ne prend ce genre de chose à la légère. » Lui dit Harry en plissant les paupières.

« Il n'allait pas lui faire de mal. »

« Ca en avait tout l'air à mes yeux. »

« Pourquoi vouliez-vous utiliser le sort légilimens sur le professeur Green ? » Demanda Albus à Sarah en interrompant leur discussion. Elle ne répondit pas, regardant simplement Harry avec des yeux noirs.

« Vous étiez plus bavarde il y a une minute. » Observa Ron sarcastiquement.

« Elle cherchait quelque chose. » Expliqua Harry. Il regardait Sarah avec des yeux qui lui donnèrent la chair de poule.

« C'est évident, mais que cherchait-elle ? » Demanda Ron.

« Son frère était censé trouver un professeur de Poudlard et l'interroger, très étroitement, pour savoir comment ils avaient découvert que des sorciers étaient à l'origine de la recrudescence de la violence dans le Londres moldu. Il a raté sa mission et son chef n'a pas été content. Sarah a pensé que puisque j'étais avec Theresa dans la rue commerciale et que je suis moi-même professeur, j'aurais peut-être ces informations. Il ne lui est même pas venu à l'esprit d'obtenir ces informations de quelqu'un d'autre. On dirait que j'étais sa cible. »

« Pour qui travaille son frère ? » Demanda Albus, légèrement contrarié.

« Elle ne le sait pas. Son frère ne le lui a pas dit. » Dit Harry au directeur avant de s'adresser à Sarah. « J'ai peut-être laissé des détails bizarres ici ou là, mais c'est à peut près ça, non ? »

« Vous vous pensez intelligent, hein ? Eh bien, ça n'a pas d'importance parce que tout le monde a lu l'article maintenant, vous ne pouvez donc plus sortir. » Lui dit Sarah d'un air suffisant.

« Si vous saviez à quel point ça me touche ! En fait, vous m'avez donné une très bonne excuse pour éviter de surveiller les élèves lors des sorties à Pré au Lard. » Lui dit Harry. Les autres professeurs sourirent à la remarque mais le professeur Snape regarda son collègue de façon spéculative, les sourcils froncés par la concentration.

« Merde. Ne t'attends pas à ce que je te remplace. » Le prévint Ron.

« C'est caduc de toute façon. Une fois que les collègues de Jonathon auront remis leur rapport aux journaux, tout le monde connaîtra la vérité. » Observa Ginny.

« Oh ? C'est ce que vous pensez ? Vous êtes si naïve. Les gens croiront ce qu'ils veulent croire, et beaucoup préféreront croire au scandale que ce qui est écrit dans le rapport. Il y aura toujours suffisamment de personnes qui penseront que le professeur Green éprouve quelque chose pour les petites filles et que Theresa est une dévergondée qui couche avec ses professeurs. Les choses seront difficiles pour chacun d'eux. » Lui dit Sarah.

« C'est vrai. Les gens croient ce qu'ils veulent croire, et ce n'est pas nécessairement la vérité. » Remarqua le Maître des Potions, doucement et froidement.

« Tu as raison. » Marmonna Ron, avec réticence.

« Je ne sais pas. » Objecta Drago.

« Pourquoi pas ? » Demanda Ron.

« Eh bien, Jason aura peut-être des problèmes, mais ça fera de Theresa l'une des filles les plus populaires de l'école. »

« Tu penses ? » Lui demanda Ron, perplexe.

« Oui. Je ne suis pas ici depuis très longtemps, mais je pense que quelques-unes des filles …admirent…le professeur Green… à bien des égards. Si elles croient cette histoire sans queue ni tête, je pense que beaucoup voudront parler à la fille qui a réussi à l'accrocher à elle. » Expliqua Drago.

Ginny leva les yeux au ciel.

« Oh bien. Elle aura une chose de plus à raconter dans ses lettres. » Marmonna Sarah dans sa barbe. « Ecoutez, c'est vraiment intéressant, mais je ne pense pas que nous puissions continuer cette discussion, alors je m'en vais. » Elle se leva et mit son sac sur son dos. « Je crois que vous avez ma baguette. » Dit-elle à Harry en tendant la main.

« Oui, je crois l'avoir. » Répliqua Harry calmement.

« Je la veux. »

« J'en suis sûr. Mais je ne vais pas vous la rendre. » Lui dit Harry en descendant du bureau sur lequel il était assis et en s'approchant de Sarah.

Avant que Harry ne puisse dire autre chose, Albus lui dit sévèrement. « Je suis inquiet. Si je vous laisse partir de l'école, il y a une chance pour que vous fassiez du mal à Theresa. Il est clair que vous ne l'aimez pas. Il y a aussi toutes les chances pour que vous révéliez à votre frère où se trouve Monsieur Malfoy, qui, en retour, donnera l'information à la personne qui le cherche. C'est un gros risque pour lui, je ne peux pas permettre que ça arrive. Et si ce n'était pas suffisant, » Continua-t-il en levant la voix et en durcissant son regard, « Vous avez raconté publiquement une histoire qui a mis l'un de mes professeurs et l'une de mes élèves sous un mauvais éclairage et vous êtes venu ici dans l'intention d'attaquer l'un de mes professeurs. Vous représentez un trop grand danger pour que je vous permette de partir d'ici. »

« Et vous savez quoi ? » Ajouta Ron, en menaçant Sarah de sa baguette. « Le directeur est peut-être inquiet, mais nous non plus, ne prenons pas ce genre de chose à la légère. Quand on s'attaque à l'un de nous, on s'attaque chacun d'entre nous. » Il regardait Harry quand il dit cela. Ce dernier acquiesça.

Harry ressassa le problème : que faire de Sarah ? Albus avait raison, elle était un danger pour trop de personnes. Elle devait être neutralisée. Il ne voulait rien faire de permanent, et il ne voulait certainement pas lui faire du mal s'il pouvait l'éviter. Il se hérissa intérieurement à l'idée de ce qu'il devait faire. Il détestait y penser, et se détestait lui-même, pas parce qu'il pouvait faire ce genre de choses, mais parce qu'il le ferait.

Reste concentré, reste détaché. « Puis-je vous parler ? » Demanda-t-il en regardant le directeur.

« Bien sûr. » Albus le conduisit à l'écart du groupe.

« Qu'est-ce qu'ils font ? » Demanda Hermione.

« Comment pourrais-je le savoir ? » Répondit Ron en haussant les épaules.

Les deux hommes revinrent quelques instants après. Ils avaient la même expression glaciale et regardaient Sarah. Celle-ci était manifestement mal à l'aise.

« Vous nous quittez mais vous ne serez une menace pour personne, jamais plus. » Lui dit Harry sur un ton glacial. Les deux hommes se placèrent devant elle et levèrent leur baguette.

« Non ! » Cria-t-elle. Elle sauta de sa chaise et essaya désespérément de s'échapper. Elle fut rattrapée par Drago et par le professeur Snape qui se tournèrent vers Harry et Albus. Ils la tenaient fermement entre eux.

« Vous avez eu de la chance aujourd'hui, c'est tout. Vous êtes chanceux ! » Lança Sarah à Harry. Elle se débattait toujours pour se libérer de la poigne de Drago et de Severus. « Si Theresa n'avait pas pris le veritaserum… quel genre de personne permet à une enfant de prendre du veritaserum ? »

« Il n'y a rien de dangereux dans le veritaserum s'il est administré correctement, » L'informa Harry. « Et vous avez raison. J'ai eu de la chance aujourd'hui. »

« Vous saviez que prendre le veritaserum était le seul moyen de laver votre nom et vous avez quand même refusé de le prendre ! » Cria Sarah.

« C'est exact. »

« Vous devez cacher quelque chose de très gros. »

Harry continua à la regarder froidement.

« Et même quand tous les journalistes ont quitté la pièce, et que seuls vous, moi et les professeurs étions ici, vous avez encore refusé de le prendre. » Elle hurlait vicieusement pour le distraire de ce qu'il allait lui faire. « Vous ne pouvez pas avoir des relations de travail si vous ne leur faites pas confiance. »

« Ce n'est pas personnel. » Dit Harry en s'approchant d'elle. « Je ne fais confiance à personne. » Lui dit-il sur un ton calme et monotone. Du coin de l'œil, il vit Ginny écarquiller les yeux de surprise. Ron et Hermione échangèrent un regard. Il leva sa baguette et hocha la tête en regardant Albus, qui lui aussi leva sa baguette.

Sarah recommença à se débattre pour se libérer de la forte poigne. « Vous ne me jetteriez pas un sort. Vous pourriez me rater et toucher vos amis. » Cria-t-elle désespérément.

Harry pencha la tête et la regarda avec condescendance. « Je peux vous assurer que nous ne vous raterons pas, mademoiselle. »

« Mais -» Sarah commença à protester.

« Oubliettes, » Récita Harry calmement en lançant le puissant charme de mémoire sur la femme effrayée.

« Confundus. » Lança Albus. Le sort la frappa en même temps que celui d'Harry. Les deux sorts touchèrent la cible qui cria et recula sous l'effet du choc. Drago et Severus durent faire un pas en arrière pour la retenir. Un instant plus tard, Sarah s'évanouit et le Maître des Potions la conduisit sur sa chaise et la ranima.

« Hello, quel est votre nom ? » Demanda Sarah à Severus d'une voix enfantine, quand elle revint à elle.

« Vous ne vous souvenez pas de moi ? » Demanda le professeur prudemment.

« Non, mais vous pouvez m'aider à retrouver ma maman ? Nous cherchions une jolie robe pour porter le jour de mon anniversaire et je n'arrive pas à la retrouver. » Dit la femme en se mettant à pleurer. Son comportement déchirait le cœur de Harry.

« Stupefix. »

« Drago ! » S'écria Ginny en regardant son mari avec des yeux noirs, « Pourquoi as-tu fait cela ? »

« Je n'avais vraiment pas envie de l'entendre pleurer pendant une demi-heure, et toi ? »

« Non, mais c'est triste que les choses aient tourné ainsi, ne trouvez-vous pas ? » Demanda-t-elle. Son regard était toujours sur Sarah.

« Qu'avez-vous fait tous les deux ? » Demanda Hermione à Harry et Albus.

Harry observa les professeurs présents dans la pièce, et évalua leurs réactions. « Nous ne voulions pas lui faire de mal, mais Albus avait raison. Elle était une trop grande menace pour Theresa, Drago, Severus et moi-même pour la laisser partir. Il aurait été difficile d'essayer d'effacer les souvenirs de la rue commerciale, des lettres de Theresa et de ce qu'elle a vu et entendu aujourd'hui. Ils étaient éparpillés et il n'y en avait pas qu'un. De plus, il aurait paru suspicieux qu'elle n'ait aucun souvenir de ces faits particuliers. Quelqu'un comme son frère aurait pu briser le charme s'il pensait qu'on lui avait effacé ses souvenirs. » Il s'arrêta et permit aux autres d'absorber l'information avant de continuer.

« D'un autre côté, un charme de mémoire ordinaire, n'est pas permanent, alors Albus et moi avons réuni un charme de mémoire et un de confusion. L'intensité des deux sorts qui l'ont frappé en même temps ont submergé son esprit et l'ont…brisé. Sa…condition est permanente. Elle ne sera plus une menace pour personne.

« Seigneur. » Murmura Hermione.

« Elle a l'air de croire qu'elle est une enfant et ne semble pas souffrir. » Observa Harry.

« Mais -» Protesta Hermione.

« Ca devait être fait. » Lui dit-il sur un ton catégorique. Tu as raison, Greg, il n'y a aucune raison de se mettre en colère. C'est ce qui arrive quand je ne mets pas en colère. Imagine ce qui se passe quand c'est le cas. Il soupira d'un air morose.

« Oui, ça devait être fait. Il n'y avait pas d'autre solution. » Dit Albus. Personne ne dit mot.

« J'ai dit à Theresa et à son frère que je les préviendrai quand nous aurons fini ici, » Expliqua Drago en brisant le silence. « Que voulez-vous que je leur dise ? »

« Dites-leur que Sarah était très énervée par ce qu'elle a fait et qu'elle les quittait. » Lui ordonna Albus après y avoir réfléchi. Drago acquiesça et quitta la salle.

« Ron, Hermione, j'aimerais que vous envoyez un hibou à Sainte Mangouste pour demander à quelqu'un de venir immédiatement. Soyez discrets. »

« Bien sûr. » Répondit Ron.

« Nous serons discrets. » Lui assura Hermione.

Harry remit sa baguette dans la ceinture de son pantalon et passa ses mains dans ses cheveux, comme il le faisait quand il était sous pression ou stressé. La journée avait été longue, et l'heure du déjeuner venait seulement de se terminer.

Albus commença à ranger les bureaux et Ginny alla aider le professeur Snape à ranger l'équipement qu'il avait apporté pour 'tester' le veritaserum du Ministère.

« Jason, » Commença-t-elle curieusement, « Vous avez dit à Duncan de demander à sa sœur pourquoi elle détestait autant Sarah. Je n'ai passé que quelques heures avec elle et je la déteste. Il n'est donc pas surprenant que Theresa la déteste aussi, non ? »

« Oh, ça. » Harry grimaça. Il aidait Albus à remettre les tables à leur place. « Je ne sais pas si c'est ma place d'en parler, mais peu de temps après que Duncan ait commencé à sortir avec Sarah, il l'a invité chez lui et elle a rencontré Theresa. Sarah a invité Theresa à mieux la connaître…dans la chambre. »

« Tu rigoles ! Elle voulait coucher avec le frère et la sœur ? » S'exclama Ginny, étonnée.

« Apparemment oui. Theresa a décliné l'offre et Sarah n'en était pas ravie. Il semblerait que Sarah n'entende pas très souvent 'non' comme réponse …même de son frère. »

Ginny ouvrit la bouche, choquée, et le professeur Snape demanda d'un air incrédule, « Son frère ? » Harry acquiesça.

« Oh mon Dieu ! J'ai grandi avec six frères, mais je n'ai jamais pensé …ew ! Je pense que j'ai besoin d'une douche. » S'exclama Ginny.

« Désolé. » Harry s'excusa et rit de sa réaction.

« Berk ! » Cria-t-elle en haussant les épaules une dernière fois.

« Oh, Albus, je devais emmener Theresa voir son médecin aujourd'hui, mais je ne peux évidemment pas maintenant. De toute façon, je pense que vous devriez trouver quelqu'un d'autre pour y aller avec elle à partir de maintenant. »

« Pourquoi ferais-je cela ? » Lui demanda Albus calmement.

« Je pense que Sarah avait raison. Malgré ce que dira le Ministère de l'Education, il y aura toujours des gens qui préféreront croire que j'ai profité de Theresa. Nous devons voyager pour aller voir son médecin. Nous devons prendre un Porte au Loin en dehors du village près de l'école pour aller dans le Londres moldu. »

« Je suis sûre que le rapport sera suffisant pour laver ton nom. » Lui dit Ginny.

« Je n'en suis pas certain. » Remarqua le professeur Snape. Il rangeait encore son équipement.

« Moi non plus, mais ce n'est pas tout. Je pense qu'il n'y a aucune raison d'exposer Theresa aux ragots qu'il y aura si on nous voit ensemble »

« Je ne pense pas que Theresa ira avec qui que ce soit d'autre, » Protesta Albus ; « Elle est très timide, mais elle semble s'être attachée à vous. »

« J'ai été... touché… par ce qu'elle a dit ce matin. » Murmura Harry doucement, un peu embarrassé. « Je ne savais pas ce qu'elle ressentait, et je ne sais pas ce que j'ai fait pour mériter ses éloges, mais c'est l'une des raisons pour lesquelles nous avons eu un tel problème ce matin. »

« Je ne suis pas d'accord. » Protesta Severus fermement.

« Pourquoi ? » Lui demanda Harry, curieux de connaître l'opinion de Severus.

« S'il y a eu un tel grabuge, c'est parce que mademoiselle Walters voulait se venger. Les sentiments de Theresa n'étaient qu'une bonne excuse pour s'approcher de vous et utiliser son couteau. »

« Ca n'arrange rien que de vilaines rumeurs courent maintenant sur Jason et Theresa, non ? » Soupira Ginny.

« Des commérages et des rumeurs courent sur chacun d'entre nous et nous ne pouvons pas nous en cacher. Si les gens ne discutent pas pour savoir si vous avez effectivement ou non profité de Theresa, ils trouveront, sans nul doute, un autre sujet. Mais je comprends votre raisonnement. Il n'y a aucune raison de l'exposer aux commérages plus que nous ne le devons. » Lui accorda Albus.

« Je suis sûr que vous trouverez quelqu'un d'autre pour l'accompagner. Et pourquoi pas Drago ou le professeur Snape ? » Suggéra Harry, « Elle est à l'aise en leur compagnie. »

« Non. Puisque vous ferez les médicaments de Theresa, je pense que vous avez besoin d'entendre ce que le docteur et le pharmacien disent et que vous puissiez poser des questions. Personne ne sera capable de faire cela. Peut-être puis-je m'arranger pour que le médecin vienne ici ? Ainsi, vous pourrez discuter avec le docteur. Mais il y a encore un problème : Theresa sera exposée quand elle ira chercher ses médicaments à la pharmacie. » Maintient Albus.

« Je pourrai descendre en ville moi-même et voir ça avec le pharmacien. Ce n'est pas un problème. » Lui dit Harry.

« Très bien, une fois que nous en aurons terminé ici, je m'en occuperai. » Dit Albus.

« Theresa paraissait contente du docteur que nous sommes allés voir la dernière fois, celui dont la tante était sorcière. Il a dit qu'il avait toujours voulu voir Poudlard. »

Albus songea à l'idée et acquiesça. « Très bien. Je lui demanderai. »

Les deux hommes finirent de remettre la pièce en état, en essayant de ne pas déranger Sarah. « Avez-vous besoin de moi pour autre chose ? » Demanda poliment Harry au directeur.

« Je ne pense pas. Pourquoi ? »

« Si tout est sous contrôle ici, et que personne n'a d'objection, je voudrais me préparer à déjeuner. J'ai raté le petit déjeuner et je meurs de faim ! »

« Oui. Bien sûr. Nous attendons simplement que les personnes de Sainte Mangouste arrivent. »

« Merci. » Dit Harry en sortant de la salle.

« Je suis content que tout soit terminé. » Lui dit Albus et après s'être arrêté, Harry se retourna.

« Moi aussi. » Il regarda Albus et dit, « Mais dites-moi, Monsieur le directeur. Franchement. Pensiez-vous que j'avais profité de Theresa ? »

« J'essaie de garder l'esprit ouvert. »

« Mais vous n'en étiez pas sûr…si ? »

Albus prit son temps avant de répondre. « Je ne pensais pas qu'il y avait quelque chose d'incorrect entre vous deux. Elle semblait beaucoup vous apprécier, mais je n'avais rien vu qui m'ait alarmé. »

Harry ne pouvait pas contrer le raisonnement d'Albus et il répondit. « Merci. »

Albus acquiesça et sortit de la pièce.

« Seigneur, on ne rencontre pas souvent des gens comme lui, hein ? » Remarqua Ginny une fois que Harry eut quitté la pièce. « Je comprends que ce que vous avez fait était nécessaire, mais je ne suis pas sûr qu'un puissant sort de mémoire n'aurait pas eu le même résultat. »

« Ces charmes ne sont en général pas assez puissants et, comme le professeur Green l'a expliqué, ils sont rarement permanents. » Expliqua Snape à Ginny.

« C'est vrai Severus. Vous souvenez-vous de Gilderoy Lockhart ? Il a retrouvé la plupart de ses souvenirs. » Ajouta Albus.

« C'est vrai, » Concéda Ginny.

« Utiliser deux sorts ensemble était assez…inventif, » Observa le Maître des Potions, en choisissant ses mots avec attention. Il s'adressait au directeur.

« Oui. Nous avons pensé utiliser un sort de mémoire ou un sort de confusion, mais ni l'un ni l'autre n'étaient permanents. Jason a eu l'idée d'utiliser les deux sorts en même temps pour submerger l'esprit de Sarah, mais aucun de nous n'était sûr que ça marcherait. »

Ginny écarquilla les yeux. Elle était surprise. « L'idée de Jason ? »

« Oui. Il ne m'était pas venu à l'esprit d'utiliser deux sorts ensemble, comme cela, mais j'ai peur que nous ayons mis trop de puissance en eux. » Termina Albus tristement.

« C'était nécessaire. » Assura le professeur Snape au directeur.

« Oui, je le crois aussi. Mais j'aurais souhaité que ça ne le soit pas. Dans tous les cas, je vous souhaite une bonne journée. Je dois parler à certains élèves, il faut leur faire comprendre qu'ils doivent respecter leurs professeurs. » Leur dit Albus sur un ton grave.


« Bon sang ! Maintenant je me rappelle pourquoi je ne te laisse jamais conduire ma voiture ! » Dit Tony à Harry en le suivant. Il était pâle et tremblant quand ils arrivèrent au pub.

« Allons, ne sois pas aussi poule mouillée, » Répondit Harry en souriant à son ami. Ils s'assirent à une petite table et regardèrent les menus.

« La vitesse limitée est faite pour que les gens se sentent en sécurité…en sécurité ! Je peux t'assurer que je ne me sentais pas en sécurité… en fait, je crois qu'il faut que je change de slip. »

« Je savais exactement ce que je faisais. »

« Dommage que personne d'autre ne le sache…Je veux que tu me rendes mes clés ! »

Après avoir quitté Albus, Ginny et le professeur Snape, qui attendaient le personnel de Sainte Mangouste, Harry avait quitté le château pour voir si Tony voulait déjeuner avec lui. La matinée avait été longue et il n'avait pas vraiment envie de penser à ce qui s'était passé.

Déjeuner avec son ami, qui n'avait aucune connexion avec Poudlard ou avec le monde magique, allègerait son esprit. Harry était allé voir à la pharmacie qui venait de rouvrir. Tony n'était pas de service. Il était donc allé chez lui et l'avait trouvé en train de poser du carrelage dans sa salle de bain. Il ne lui avait pas fallu grand chose pour le convaincre de sortir déjeuner, même s'il avait déjà mangé.

« Déjeuner deux fois dans la journée ne me dérange pas. Je grandis encore après tout. » Lui avait-il dit plaisamment.

« Ouais, bien. Que penses-tu d'aller au 'Lion Rouge' ? » Lui avait suggéré Harry.

« C'est d'accord. Mais tu vas devoir conduire parce que je crois que je n'y suis jamais allé. »

Laisser Harry conduire sa voiture fut sa plus grosse erreur de la journée, une qu'il ne répéterait pas pour le retour.

« Alors, comment vas-tu ? » Demanda Tony une fois qu'ils eurent commandés. Il regardait Harry attentivement mais essayait de ne pas être trop le montrer.

« Je vais bien, » Le rassura Harry. Il remarqua son regard et ajouta, « Vraiment, je vais bien. Mieux que je ne l'étais, je pense. Mais toi, comment vas-tu. Je ne t'ai pas vu depuis le jour où je t'ai rendu visite à l'hôpital. »

« Je vais bien. Les herbes que tu m'as données devaient avoir quelque chose de spéciale et je veux bien admettre que ça n'a pas été une perte de temps comme je l'ai toujours dit. Mais je suis toujours pharmacologue. »

« Il n'y a rien de mal à cela. »

« Merde non. De toute façon, les docteurs ont vérifié mes résultats, ils étaient sûrs que j'aurais besoin d'une autre transfusion, mais finalement ce ne fut pas le cas. Et c'est à peine s'il me reste une cicatrice, ce qui les a tous choqués. Regarde, » Expliqua Tony en défaisant quelques boutons pour ouvrir sa chemise. Il lui montra.

« Elle a presque disparu. »

« Eh bien…ouais… mais tu vois, les femmes aiment les cicatrices mais les miennes ne semblent pas trop mal, si ? »

Oh mon frère ! « Eh bien, si tu veux vraiment quelques cicatrices pour impressionner les femmes, je peux me débrouiller pour que toi et moi montions sur le ring et- »

« Ah… Non…je suis content de celles que j'ai. Merci quand même. » Répondit Tony rapidement. Lui et 'Jason' étaient amis depuis des années et 'Jason' lui avait dit à plusieurs reprises qu'il avait reçu un entraînement militaire. Tony n'avait aucune intention de faire les frais de cet entraînement.

« Tu es sûr ? Je veux vraiment t'aider, mon pote. »

« Oh oui- vraiment sûr. Les médecins étaient vraiment impressionnés par les cicatrices et ils ont pris des photos. Ils ont dit, que je devais être en très bonne santé parce qu'en général on ne guérit pas aussi rapidement ou aussi bien. Alors tu vois, je suis un miracle médical. »

« Ouais, peu importe. Je t'avais dit que ces remèdes alternatifs étaient efficaces. »

« Je crois aussi. Oh, en fait, j'attendais que tu passes. »

« Aww… je te manque ! » S'écria Harry en penchant légèrement la tête sur le côté et en battant des cils. Il croisa ses doigts sous son menton en regardant Tony. « Je ne sais pas quoi dire. »

« Arrête ça ! » Tony lui donna un coup en feignant d'être en colère. « Tu dois savoir une chose. »

« Quoi ? » Lui demanda Harry en arrêtant de plaisanter.

Leur commande venait d'arriver et Tony attendit que la serveuse les laisse avant de continuer. « Tu es poursuivi en justice. » Lui dit Tony en mordant dans son hamburger.

« Excuse-moi ? Je n'ai rien fait alors comment pourrais-je être poursuivi ? »

Tony avala ce qu'il avait dans la bouche. « Eh bien, c'est à cause de l'incident de la pharmacie, il y a trois semaines. Certaines personnes présentes dans la pharmacie ont porté plainte contre toi. Ils veulent une compensation par rapport à la douleur et à la peur qu'ils ont subie. »

Harry laissa bruyamment tomber ses couverts et quelques clients le regardèrent pour voir d'où venait le bruit.

« Tu ne peux pas être sérieux ! » Siffla Harry. Il n'arrivait pas à croire ce que Tony venait de lui dire. Les autres clients ne le regardaient plus.

« Je le suis. »

« Et que font-ils de la douleur et de la peur dont j'ai souffert. C'est ma foutue pharmacie qui a été mise en pièce ! » Cracha Harry. « Attends une minute, on t'a tiré dessus, est-ce que tu me traînes devant les tribunaux, toi aussi ? »

« Ne sois pas ridicule. De plus, l'assurance que tu as prise pour la santé de tes employés a tout payé. Ce n'était pas de ta faute, alors pourquoi te poursuivrais-je ? Ecoute, je n'ai encore rien fait, c'est ta pharmacie, alors je ne voulais pas interférer, mais j'allais faire appel à un avocat si je ne t'avais pas vu rapidement. Tu dois répondre à leurs lettres avant jeudi. »

« Eh bien, j'ai une assurance responsabilité civile, je dois juste la réclamer. Les assureurs auront une crise quand ils verront la raison de la poursuite, mais ils défendront l'affaire eux-même. Ca m'épargnera beaucoup de temps et d'argent. »

« Intelligent, » L'admira Tony.

« Non. J'ai lu quelque chose comme ça dans l'une des clauses que j'ai signées. Tu te souviens de Richard, à la fac ? L'ami de Gary ? Je crois que son entreprise est un peu plus bas dans la rue. Elle s'appelle Jackson et Associés… Je crois…Ou quelque chose dans ce genre là. Pourrais-tu lui donner les lettres pour que ceux qui me poursuivent sachent qu'ils devront le faire à travers la compagnie d'assurance ? On verra s'ils seront toujours aussi partants après ça. »

« Tu dois être prudent. » Commenta Tony en essayant de ne pas sourire.

« Pourquoi ? »

« Les nouvelles s'ajouteront peut-être à leur douleur et à leur peur et ils voudront aussi te poursuivre pour ça. » Harry leva les yeux au ciel en entendant la plaisanterie de Tony. « Ne t'inquiète pas pour ça, j'irai lundi. » Lui assura Tony.

« Merci, » Harry s'arrêta et regarda son ami dans les yeux un instant, une étrange expression peinte sur son visage. « Je me suis arrêté à la pharmacie pour voir si tu y étais avant de venir chez toi. »

« C'est bien ce que je pensais. »

« Elle est bien ainsi. Très contemporaine. »

« J'aime bien moi aussi. » Tony était d'accord avec lui.

L'assurance de Harry payait entièrement les réparations de la pharmacie et il avait laissé Tony s'occuper de tout le travail puisqu'il ne pouvait pas le faire lui-même. Il avait donné à Tony la ligne directrice de ce qu'il voulait et celui-ci s'était occupé de tout. Il était vraiment impressionné par la nouvelle allure de la pharmacie. C'était moderne et c'était beau.

« Ah oui, les filles de la pharmacie m'ont dit que je devrais te demander pourquoi tu boitais. »

« Euh…vraiment ? » Lui demanda Tony en remuant légèrement. Il se sentait mal à l'aise.

« Ouais…alors, pourquoi boites-tu ? »

« Oh… eh bien... ce n'est pas important. »

« Non, allons, je suis sûr que ça l'est. Que s'est-il passé ? »

« Euh, eh bien, j'avais vu cette infirmière quand j'étais encore à l'hôpital et j'ai finalement eu le courage d'aller la voir, il y a quelques jours. Je voulais savoir à quelle heure elle terminait son service. Nous avons discuté et tout se passait vraiment bien. Dans la conversation, je lui ai dit que j'étais pharmacien et …eh bien…merde ! Je ne suis pas doué pour ce genre de chose et j'étais vraiment sur les nerfs. »

« Que s'est-il passé ? » Le pressa Harry sans laisser à Tony le temps de terminer son histoire.

« Je lui ai dit où je travaillais et qu'elle pouvait passer et…j'ai dû aussi lui dire... qu'elle serait la bienvenue si elle voulait venir vérifier mon… équipement… dans l'arrière boutique. » Marmonna Tony.

Harry renifla dans son verre.

« Je voulais simplement dire qu'elle devrait venir voir l'équipement commercial, mais elle s'est fâchée et m'a frappé…dans mon… »

« Equipement ? » Finit Harry pour l'aider. Il essaya de ne pas rire au manque de chance de son ami.

« Euh…ouais, je crois. »

Harry grimaça. Il compatissait à sa douleur. « Doucement, Tony. Parfois je me demande si tu n'as pas encore un peu de sang de Cros-Magnons en toi. Tu parviens à ne pas évoluer alors que le reste de ton matériel génétique progresse. »

« Ouais, ouais. »

« Hé- à quelle heure la bibliothèque de la fac ferme-t-elle maintenant le samedi ? Est-ce toujours à 14h ? » Lui demanda Harry de but en blanc.

« Euh, en fait, je crois qu'ils ont à nouveau rallongé les horaires d'ouverture. Je suis presque sûr qu'elle ferme à 17h maintenant. Pourquoi ? »

« Oh, je travaille sur quelque chose et je me heurte à un mur de briques. J'ai pensé que je pourrais faire un saut pour voir s'ils ont quelque chose qui pourrait m'aider, c'est tout. »


Le groupe, assez nombreux, se mit à genoux devant leur maître, dans la pièce sombre et humide.

« Les préparations sont pratiquement achevées. Tout devrait être prêt dans la semaine. » Siffla leur Maître, avec anticipation.

« C'est une merveilleuse nouvelle, mon Seigneur, » S'écria une sorcière.

« Oui. Ca l'est. J'ai besoin de quelques-uns d'entre vous. Je préviendrai les autres une fois que tout sera achevé. » Leur ordonna la silhouette derrière l'écran.

« Avec votre permission, mon Seigneur, de qui avez-vous besoin ? » Lui demanda un jeune sorcier, ses yeux regardaient le sol avec soumission.

« Je n'ai pas encore décidé. Il y a encore une chose qui doit être faite. » Les informa le Maître. Il éleva la voix et de la menace y perçait. « Je veux que vous trouviez les traîtres et que vous les tuiez ! »

Le groupe agenouillé grimaça et se recula par réflexe. « Oui, mon Seigneur. Ce sera fait. »

« Je les veux mort avant la fin des préparatifs ! Vous avez échoué trop souvent…n'échouez pas cette fois-ci ! »

« N-non, mon Seigneur. »

« Maintenant, partez. J'ai beaucoup à faire. » Leur Maître les renvoya.

« Oui, mon Seigneur. » Les silhouettes, se levèrent et se courbèrent en sortant de la pièce.

« Ce ne sera pas long, » La silhouette ombreuse derrière l'écran siffla. « Et Albus, je peux difficilement attendre. »


« Je crois que vous m'avez surpris alors que je sortais. » Dit Harry aux deux hommes qui venaient de frapper à sa porte.

« Nous n'allons pas te retenir, alors. Nous avons fait quelques recherches, en fait, beaucoup, sur la racine de tonga et nous voulions te faire part de ce que nous avions trouvé. » Répondit Drago.

« Nous étions simplement venus vous dire que jusqu'à maintenant nous n'avions rien trouvé qui puisse répondre à votre question, mais nous continuons à chercher. » Ajouta le professeur Snape.

« Vous êtes tous les deux venus me dire que vous n'aviez rien trouvé ? » Leur demanda Harry, d'un air perplexe.

« Ouaipe. » Sourit Drago.

« Oh, euh, merci. » Balbutia Harry. Il était sérieux quand il a dit qu'il ferait des recherches, pensa-t-il surpris. Le Maître des Potions acquiesça.

« Je ne trouve plus rien non plus, alors je vais essayer de chercher autrement. » Leur dit Harry en sortant de chez lui. Il 'verrouilla' et 'arma' la porte derrière lui.

« Je te demande pardon ? » Lui demanda Drago. Il était confus. Les deux hommes se dégagèrent du passage. « Tu vas faire quoi ? »

« Je vais chercher soit un composant moldu chimique que je puisse créer qui aurait des propriétés similaires ou un qui soit équivalent à la racine de tonga. Je n'ai rien trouvé dans aucun de mes livres, alors j'ai pensé que je pourrais aller à la bibliothèque de l'université pour voir ce que je peux trouver là-bas. »

« L'université ? » Lui demanda Drago. « Elle a ce genre de livres ? »

« L'université moldue en a. » Répondit Harry en essayant de ne pas rire.

« L'université moldue est ouverte le samedi ? » Lui demanda le professeur Snape qui était curieux.

« J'ai parlé à l'un de mes amis et il m'a dit qu'elle fermait à dix-sept heures maintenant, alors j'ai toute la journée. »

Drago et Severus échangèrent un regard rapide. « Nous venons avec toi et nous t'aiderons si ça ne t'ennuie pas. Après tout, tu as dit toi-même que la pharmacologie était l'équivalent moldue des potions. » Proposa Drago.

Harry écarquilla les yeux. Il était évident qu'il était surpris. Il regarda les deux hommes et en particulier le professeur Snape.

« Quelle est la raison de ce regard ? » Lui demanda Drago.

« C'est…et bien…ça me surprend que vous vouliez m'aider dans mes recherches, c'est tout. » Harry s'adressait à son aîné.

Le visage du professeur Snape était illisible quand il répondit, « Professeur Green, je ne vous aide pas, j'aide l'une de mes élèves. Ce que vous faites implique des potions et en tant que Maître des Potions, je ne suis pas sans talent dans ce domaine. Si vous voulez de notre aide, nous vous assisterons. »

« Ah, vous aidez une élève, je comprends mieux maintenant. » Dit Harry avec insolence. « Je travaille sur un problème intéressant, mais peut-être insolvable. Admettez-le, votre curiosité professionnelle a été éveillée, non ? Et vous adoreriez avoir une excuse pour faire des recherches dans une bibliothèque moldue, non ? »

« Si vous préférez qu'on ne vous aide pas… » Le Maître des Potions se tut. Il était un peu agacé qu'Harry ait deviné ses motivations réelles. Mais sa curiosité professionnelle n'était pas sa seule motivation.

Il avait été impressionné par la manière dont Theresa avait réagi face à l'enquête sur les relations qu'elle avait secrètement avec lui. Il était clair que la jeune fille appréciait grandement le professeur Green et elle avait mis de côté sa timidité et ses sentiments personnels pour s'occuper de l'enquête quand il était devenu évident que son professeur allait être ridiculisé et exploité par les médias. Ses actions avaient amélioré son opinion sur elle, et, assez bizarrement, il avait réévalué l'opinion qu'il avait du jeune homme qui se tenait devant lui.

« Vous avez raison. » Dit Harry. « Ca ira certainement plus vite si nous sommes trois à chercher. Je vous expliquerai ce que nous devons chercher quand nous y serons et j'ai plein de stylos et de feuilles, mais vous devez d'abord vous changer et mettre des vêtements moldus. » Leur dit-il en les regardant attentivement.

« Stylos et feuilles ? » Lui demanda Drago.

« Nous ne pouvons pas utiliser des plumes et du parchemin dans une bibliothèque moldue. » Lui dit Severus.

« Oh, je n'y avais pas pensé. Mais pourquoi devons-nous nous changer ? Si nous enlevons les robes, qu'est ce qui ne va pas avec ce que nous portons en dessous. » Demanda Drago sur la défensive.

« Eh bien… La bibliothèque est un lieu commun. En temps normal, les gens ne portent pas des chemises coûteuses et des pantalons de soirées. Il est encore tôt, pensez à être commun. Je vous attends ici. »


Des corps inconscients étaient étalés autour des cinq hommes. « Vous savez tous quoi faire. Nous ne pouvons pas échouer cette fois-ci. Ce sera plus que cela si nous merdons cette fois-ci. » Dit l'un des hommes en soulevant les corps magiquement. Il les mit dans un placard et ferma la porte.

« Je sais ce que nous faisons. » Dit un jeune sorcier en se désignant lui-même ainsi qu'un sorcier à côté de lui, « mais pourquoi êtes-vous trois à suivre l'autre homme ? Ce n'est pas censé faire parti du plan. »

« C'est personnel. » Un sorcier, carré, dit à ses camarades sur un ton grave. « Et de toute façon, nous sommes ici pour nous entraider. Nous vous aiderons et vous nous aiderez. » Expliqua-t-il en essayant de le rassurer. « Nous sommes tous prêts, alors allons-y. Et pas d'erreur cette fois. »


« Je pense que j'ai pris la pile la plus lourde. » Se plaignit Drago en grimaçant sous le poids des livres qu'il portait.

« Tu as dit que tu voulais aider, non ? » Lui demanda Harry, fatigué à cause du poids des livres.

« Ouais, mais je ne pensais pas que ça en faisait parti. » Marmonna Drago.

« Le point d'apparition est-il encore loin ? » Demanda le professeur Snape caché derrière ses livres.

« Plus très loin, je crois. » Lui dit-il. Les trois hommes ne pouvaient pas utiliser la magie. Il y avait trop de moldus autour d'eux. Ils devaient donc porter les livres qu'Harry avait empruntés jusqu'à un point de transplanage où ils pourraient sortir leur baguette.

« Regardez les choses ainsi, c'est très bon pour les muscles des avant-bras et de l'estomac. » Leur dit Harry.

« Terrifiant, » Marmonna Drago « Sommes-nous arrivés ? »

Une fois qu'Harry eut expliqué aux deux hommes ce qu'ils devaient chercher et comment utiliser la bibliothèque, ils avaient trouvé des ressources assez utiles. Ils prirent des notes et Harry emprunta des livres.

« Voilà, nous y sommes. Bien. Personne ne regarde, allons-y. » Les trois hommes disparurent.

« Ow ! » S'écria Harry. Sa pile de livres était tombée sur lui quand il était réapparu dans le petit village près de Poudlard.

« Nous aurions dû y penser et être plus prudent avant de transplaner. » Grommela le professeur Snape en frottant la bosse sur sa tête. Un livre qu'il portait lui était tombé sur la tête.

« Oui, note ça pour la prochaine fois : une pile bancale de livres ne reste pas une pile après un transplanage. » Observa Drago sarcastiquement en se relevant. « Nous ferions mieux de bouger si nous voulons être de retour au château avant qu'il ne soit l'heure du dîner. » Dit-il aux deux autres hommes. Il fit léviter les livres et avança en direction du château.

« Oh, ouais, dîner ! » S'écria Harry en suivant Drago.

« Si j'ai un œil au beurre noir à parce qu'un de ces stupides livres m'a frappé, comment suis-je censé l'expliquer à Ginny ? Elle ne me croira jamais. » Demanda Drago qui marchait à côté du professeur Snape.

« Tu trouveras quelque chose. Tu pourras toujours lui dire que tu t'es battu avec quelqu'un. » Lui suggéra son aîné. Les coins de sa bouche se relevèrent.

« Pas besoin. C'est ce qu'elle pensera. » Geignit Drago en suivant le Maître des Potions. « Ces moldus rangent leurs livres bizarrement, non ? » Demanda Drago. « Et certains livres n'ont même pas la forme de livres, ils sont sur l'ordinateur. En parlant de cela, je pense que je vais avoir besoin d'une potion contre le mal de tête après avoir regardé cet écran aussi longtemps. »

« C'était certainement…différent… non ? » Remarqua le professeur Snape. « Certains de ces livres étaient dans un état épouvantable. »

« J'ai remarqué cela moi-aussi. Jason a dit que c'est ainsi dans les bibliothèques moldues. Ils n'ont pas de sortilèges pour les protéger comme nous le faisons et ça coûterait trop cher de traiter tous les livres avec un produit protecteur. Il a dit que quand les dégradations sont trop importantes, on le signale au bibliothécaire et il est alors remplacé. » Drago regarda son ami avec un regard étrange. « Tu sais, nous sommes restés là toute la journée et tu n'as pas remarqué les vêtements bizarres que tout le monde porte ou les trucs électriques qui étaient marrants mais tu remarques l'état des livres. Je ne te connais pas. »

Severus sourit en regardant Drago.

« Messieurs, un moment s'il vous plait. » Les interpella Albus en les voyant revenir au château. Ils attendirent qu'il vienne à leur rencontre. « Vous avez l'air d'avoir eu une journée très …productive. »

« Oui, nous sommes allés faire des recherches et nous avons pensé à ramener des livres avec nous. » Lui expliqua Harry innocemment.

« Je vois, » Répliqua le directeur, d'un air dubitatif en regardant Severus et Drago.

« Que pouvons-nous faire pour vous, Monsieur le directeur ? » Demanda poliment le professeur Snape.

« Où alliez-vous ? » Les interrogea Albus.

« Nous allions simplement poser ça dans mes quartiers. » Répondit Harry.

« Je vous accompagne. Je dois vous parler. »

« Bien sûr. » Répondit Harry alors qu'ils se dirigeaient à travers l'un des nombreux corridors de l'école.

« Cornelius Fudge et quatre personnes travaillant avec lui au Ministère sont arrivés ici ce matin, juste avant le déjeuner. » Commença Albus.

« Pourquoi ? » L'interrompit Drago.

« Ils voulaient rencontrer le personnel de Poudlard, Drago et Ginny inclus, qui étaient présents lors de l'enquête menée par le Ministère de l'Education. Il semblerait que certaines formalités administratives n'aient pas été suivies dans notre hâte à résoudre cette affaire samedi dernier. » Les informa Albus. « Ils attendaient votre retour et sont toujours ici. Je les ai invités à venir nous rejoindre dans la Grande Salle pour le dîner. Nous pourrons discuter dans mon bureau après le repas. »

« Je suis navré, j'aurais dû vous prévenir que nous sortions, mais je ne pensais pas que nous manquerions à qui que ce soit. » S'excusa Harry.

« Il n'y a aucune raison de vous excuser. On ne les attendait pas. » Lui dit gentiment Albus.

« Un samedi ? » Demanda Harry.

« Oui. De nombreux départements du Ministère travaillent six jours dans la semaine. Depuis la fin de la guerre, le Ministère a découvert qu'il y a autant de travail pour maintenir la paix qu'en se battant pour l'obtenir. Mais je ne vous retiendrai pas plus longtemps. Je vous verrai au dîner. » Il les quitta et se dirigea vers la Grande Salle.

Les trois hommes atteignirent la porte des quartiers de Harry et attendirent qu'il 'déverrouille' la porte.

« C'est joli. » Drago admira la pièce quand il entra.

« Où dois-je mettre…ces livres, Monsieur Green ? » Lui demanda le professeur Snape.

« Oh, n'importe où sera bien. » Répondit Harry d'un geste. Il posa sa propre pile à côté du canapé. « Merci. Vous n'étiez pas obligé de m'aider aujourd'hui, mais j'apprécie que vous l'ayez fait. J'ai fait beaucoup plus que je ne l'avais pensé. Je vous remercie donc. »

Le professeur Snape inclina la tête et Drago mit de côté ses remerciements. « De rien. »

« Non, sérieusement, Drago et moi sommes de bons chercheurs mais Professeur, je pense que vous avez fait le double de ce que nous avons fait tous les deux, » Dit Harry. Il était réellement étonné. Il regarda les piles de livres.

« J'aime faire des recherches. » Déclara simplement Severus.

« Je vois ça. » Dit Harry en regardant toujours le nombre impressionnant de livres sur lesquels il devait jeter un œil.

« Nous continuerons nos recherches, mais fais-nous savoir si tu as fait des progrès avec les tiennes, d'accord ? » Lui dit Drago.

« Bien sûr. »

« Entre temps, nous allons nous habiller pour dîner. Je me sens un peu trop commun. » Dit Drago à Harry en faisant une grimace.

Harry rit avec son ami. « Je pense que je devrais faire la même chose. Je vous verrai au dîner. » Dit-il aux deux hommes en leur montrant la sortie.

« Je pense que vous méritez tous les deux une médaille. » Dit Drago au professeur Snape avec malice.

« Ah ? » Demanda son aîné. Il haussa un sourcil, « Tu crois ? »

« Ouais. Vous avez passé la journée ensemble et vous ne vous êtes pas insulté et n'avez pas essayé de vous entretuer. Je suis impressionné. »

« Comment veux-tu que je scelle ta bouche, de façon permanente, peut-être ? »

« Ah- non, j'aime ma bouche comme elle est. »


« Bon sang, quel est ce bruit sourd ? » Demanda Harry à Ron et Hermione qui étaient assis à leur place habituelle à la Grande Table.

« Oh, qui sait ? » Répondit Ron en essayant de cacher un côté de son visage. « Le château fait toujours de drôles de bruits- tu sais, les pierres, ce genre de chose. »

« Euh, Ron, qu'as-tu fait pour avoir un œil au beurre noir ? » Lui demanda Harry en bougeant légèrement pour voir ce que Ron essayait de lui cacher.

« Oh…euh… c'est un accident. Je… j'ai marché sur quelque chose. Ca arrive aux meilleurs d'entre nous. » Répondit Ron avec un léger sourire. Hermione regarda Harry d'un air entendu, qui voulait dire que Ron mentait.

« Oh, allons. C'est un gros bobard et tu le sais. » Le réprimanda Ginny en s'asseyant à côté de Ron.

« Ginny, » geignit Ron.

« Ron et moi faisions un match de Quidditch, juste tous les deux. Hermione notait les scores. » Lui expliqua Ginny.

« Alors tu vois toute cette affaire est une manipulation de Ginny pour qu'elle puisse gagner le match. » Marmonna Ron dans sa barbe. Cette réflexion lui valut un regard noir de la part de sa femme.

Ginny leva les yeux au ciel et continua. « Eh bien, pour raccourcir une très longue histoire, j'ai envoyé des cognards dans sa direction toute la journée et il a réussi à presque tous les esquiver, mais le dernier l'a frappé en plein visage. Il a été dans les pommes assez longtemps. » En regardant son frère avec des yeux noirs, elle ajouta, « Normalement je serais inquiète qu'il y ait des dommages cérébraux si quelqu'un était frappé à la tête, mais dans son cas, je pense qu'il est un peu tard pour commencer à s'inquiéter. »

« Comment t-es-tu débrouillé pour te faire frapper par un cognard ? » Lui demanda Harry en essayant de ne pas sourire.

« J'avais les yeux fixés sur le vif d'or. » Ron haussa les épaules.

Harry était confus. « Alors, tu pouvais voir le vif d'or ? »

« Oui. »

« La petite balle rapide et presque invisible ? »

« Oui. »

« Et tu as raté le gros cognard ? »

« Oui. »

« Est-ce que ce genre de chose arrive souvent ? » Demanda Harry à Hermione et à Ginny.

« Tu serais surpris. » Soupira Hermione.

Le reste des élèves et du personnel s'assirent dans la Grande Salle et le dîner fut servi.

« J'aime le rôti du week-end. » Commenta Ginny en prenant ses couverts. « Maman fait aussi un rôti les soirs de week-end. Peut-être cette idée lui est-elle venue du temps où elle était élève ici. » Remarqua-t-elle.

« Je me demande où sont nos invités, » Observa Albus. « Ah, les voici. » Remarqua-t-il en se levant pour accueillir les cinq personnes venues du Ministère. Le professeur Sinistra leur faisait visiter.

Harry observa chacun d'eux pendant un moment puis se leva rapidement et sortit rapidement sa baguette.

« Stupefix ! » Cria-t-il en pointant sa baguette sur le Ministre Fudge.

Toutes les personnes présentes dans la salle se turent. Ils ne pouvaient pas croire que Harry venait de stupéfier le Ministre de la Magie.

« Jason ! » Le rabroua Albus.

« Tu as bien fait. Je ne l'aime pas non plus. » Murmura Ron à son ami.

« Ron ! C'est le Ministre ! » S'exclama Hermione à voix haute en prenant la baguette des mains de Harry.

« Non, ce n'est pas lui, » Dit Harry avec fermeté.