Disclaimer: Harry Potter appartient à J. K. Rowling et cette histoire à Raul Ficticious
Chapitre 11- Attaques et Club de Duel
"S'il me prend en photo encore une seule fois, je lui coupe les mains et je le suspends au plafond de la Grande salle complètement nu, " dit Harry furieux.
"Ouais, je suis sûr que tu le feras."
"Ou je le donnerais à manger au calamar géant, " continua-t-il.
"Je t'ai dit qu'il est végétarien."
"Je lui enfoncerais son foutu appareil dans le nez."
"Beaucoup trop gros."
"Je le métamorphoserais en appareil photo, comme ça, il sera content."
"Tu te feras renvoyer."
Harry s'arrêta et fusilla son meilleur ami du regard, "T'es de quel côté exactement ? Le mien ou le sien ?" Demanda-t-il.
"J'essais de trouver une solution pacifique, " dit-il d'une voix de saint.
Harry lui lança un regard incrédule. "Ouais bon peut-être pas, mais c'est ton problème pas le mien."
"T'es vraiment un ami toi," murmura Harry, inspectant les couloirs pour pouvoir repérer Lockhart ou Crivey et qu'il puisse s'enfuir dans la direction opposé.
"Au moins, il n'est pas aussi grave que Lockhart, " dit Blaise avec un air sympathique.
"Je ne préfère même pas y penser !" Grogna Harry.
"Tu sais, je suis surpris que tu ne lui aies pas encore lancé de sorts. Si moi, je te réveille avant 7h, tu me lances un sort, " dit Blaise en fronçant les sourcils.
"Moi aussi, je suis surpris, mais si je le faisais, Dumbledore me renverrait surement et je m'attirerais les foudres de tous les Gryffondor et je n'ai pas envie de m'occuper d'eux et finir par me faire également renvoyer."
"Pas faux, " dit Blaise sérieusement, alors qu'ils atteignaient l'entrée de leur salle commune.
"Sang-de-Bourbe," dit Harry et le mur s'ouvra. "Quel est l'attardé qui à mi ce mot de passe ?"
"C'est Flint, " grogna Blaise.
"Ce sale enfoiré à tête de Troll, " gronda Harry.
Blaise le regarda surpris, "Je t'ai jamais vu perdre ton sang-froid comme ça, d'habitude, tu es calme et posé, " se moqua Blaise.
"Ça te pose un problème, " gronda Harry.
"Eh, pas besoin de passer tes nerfs sur moi, " dit Blaise sur la défensive.
Harry le fusilla du regard, mais Blaise l'ignora et s'assit sur une des chaises. Harry soupira et s'effondra sur le fauteuil.
"Désolé, " dit Harry, "Avec Crivey, Lockhart et le reste des Gryffondor agissant comme des crétins, j'ai du mal à garder mon sang-froid."
"Ce n'est pas grave, " dit Blaise en soupirant, "Si j'étais à ta place, ça fait longtemps que j'aurais explosé."
Cela faisait un mois que l'année avait commencé et le tempérament d'Harry était testé chaque jour. Entre Colin Crivey essayant de le prendre en photo toute la journée, Weasley l'accusant d'avoir pervertie sa sœur, Lockhart lui donnant des conseils pour gérer sa célébrité et la quantité de devoirs que les profs leurs donnaient, n'importe qui perdrait son sang-froid.
"Hey Potter, Zabini, " dit Malfoy en entrant dans la salle commune, flanqué de Crabbe et Goyle.
"Hey, Malfoy, " grogna Harry alors que Blaise se contenta d'un signe de tête "Quoi de neuf ?"
"Rien, je suis juste venu pour vous informer que les essais de Quidditch auront lieu dimanche prochain, " dit-il en s'asseyant.
"Vraiment ?" Dit Harry, son attention se tournant vers Drago.
"Ouais, " dit-il d'une voix traînante. "Je vais postuler pour attrapeur, il y a une place de libre pour attrapeur et poursuiveur."
"Hum, j'adorerais essayer, mais je n'ai pas de balais, " songea Harry.
"Ta qu'à en commander un ou utiliser ceux de l'école."
"Je préfère en commander un plutôt qu'utiliser ces balais pathétiques, " murmura Harry. "Combien coûte un balai décent ?"
"Le nouveau nimbus 2001 vaut dans les 200 Gallions, " dit Malfoy "Mais tu peux toujours acheter un Brossdur si tu cherche moins cher."
"Nan, je préfère acheter le meilleur."
Malfoy lui sourit, "Je savais que t'avais de quoi être un vrai sang-pur."
"Merci, j'imagine, " dit Harry en levant les yeux au ciel.
"J'arrive pas à croire que la fille Weasley est actuellement à Serpentard... Franchement, on devrait juste la virer et l'envoyer à la salle commune des Gryffondor, " dit Malfoy avec un air méprisant.
"Si elle est là, c'est qu'elle doit avoir les qualités d'une Serpentard, " dit Harry en soupirant. "Pourquoi ça t'intéresse de toute façon ? Ce n'est pas comme si elle te faisait du tort ?"
"Bah nan mais regarde la !" Dit-il avec un air de dégoût, "Tout ce qu'elle fait, c'est pleurer toute la journée et écrire dans son stupide journal, " dit-il en pointant le coin de la salle commune, où Ginny écrivait dans son journal avec un air misérable.
"Ouais bah laisse la s'occuper de ses affaires, elle a juste besoin de temps pour s'ajuster. Est-ce qu'elle a des amis ?" Lui demanda Harry.
"Aucune, j'ai entendu dire que Daphné et Tracey ont essayé de lui parler et quelque premières années ont également essayé, mais elle les à juste ignorer. J'ai même vu ses frères lui crier dessus la semaine dernière, " dit-il avec un air joyeux.
"Sérieux ! Ses frères lui ont crié dessus parce qu'elle est à Serpentard ?" Demanda Harry surpris. Il aurait jamais pensé que les Weasley auraient tourné le dos à une des leurs juste parce qu'elle dans une maison différente.
"Ouais, cool n'est-ce pas, " dit Drago joyeusement.
"Ouais, vraiment cool, " murmura Harry en regardant la plus jeune des Weasley avec sympathie. Il savait ce que c'était d'être rabaissé et insulté par sa propre famille.
"Bon je dois y aller," dit Drago en se levant, "Je dois trouver quelque Pouffsouffle à victimiser," dit-il en quittant la salle commune, ses deux gardes du corps derrière lui.
"À quoi tu penses Harry ?" Demanda Blaise à Harry qui fixait Ginny, perdu dans ses pensées.
"Rien, rien, " murmura-t-il d'un air distrait. "Allez viens, allons manger."
Il était presque minuit, la salle commune était vide et Harry était occupé à terminer son devoir de Potions. Il bailla et ajouta la touche finale à son devoir. Il se relit pour s'assurer qu'il n'y avait pas de fautes.
Il se prépara à aller se coucher quand il entendit quelqu'un descendre les escaliers. Il fut surpris de voir Ginny Weasley se diriger vers la sortie sans même le regarder.
"Ginevra, " appela-t-il, se surprenant à l'appeler par son prénom.
Elle s'arrêta et se tourna lentement vers lui sans dire un mot.
"Où est-ce que tu vas à cette heure-ci ?" Demanda Harry curieusement.
Elle le dévisagea sans cligner des yeux, tenant son journal contre elle.
"Euh... Ça va ?" Demanda-t-il avec hésitation, sa façon de le regarder était vachement flippante.
"Je vais bien, " dit-elle finalement. "J'avais juste envie d'aller me promener."
"Tu ne penses pas qu'il est un peu tard pour ça ?" Dit-il sèchement.
"Non et ça ne te regarde pas donc retourne dans tes livres, " dit-elle froidement.
Harry fut pris de court par son ton glacial, "Très bien, toi, tu vas peu importent où tu vas et moi, je fais comme si je ne t'avais pas vu, " dit-il lentement, extrêmement troublé par l'attitude de la jeune fille.
Elle hocha la tête et quitta la salle commune sans se retourner.
"C'était quoi ce délire ?" Se demanda Harry, en montant dans sa chambre
"Attrapeurs à ma gauche et Poursuiveurs à ma droite, " cria Marcus Flint, le capitaine de l'équipe.
Harry, Drago et un tas d'autres élèves étaient assemblés pour essayer d'entrer dans l'équipe de Quidditch. Harry avait décidé d'essayer de devenir Attrapeur.
"Très bien, votre job est simple. Je relâche le Vif d'or et le premier qui l'attrape aura une chance d'entrer dans l'équipe. Je le relâcherais trois fois et si quelqu'un réussit à l'attraper au moins deux fois, il entre automatiquement dans l'équipe, " aboya Flint.
Il ouvra la mallette et relâcha le Vif. Deux minutes plus tard, il siffla et tout le monde s'éleva dans les airs.
Harry sentit le vent lui souffler dans les cheveux et il se sentait libre, comme s'il n'avait plus aucun souci. Il vola haut au-dessus du sol et commença à chercher le Vif d'or alors que la plupart des autres élèves avaient choisi de voler au hasard. Quelques autres, comme Harry avaient choisi de voler au-dessus du sol, y compris Drago.
Dix minutes plus tard, il n'y avait toujours aucun signe du Vif d'or.
"Tu penses que tu vas me battre Potter ?" Dit Drago en dépassant Harry.
Harry leva les yeux au ciel, "Je ne le pense pas - je sais que je vais devenir attrapeur."
Drago lui lança un regard méprisant et alla dans la direction opposée.
Harry le regarda et se figea, il venait de voir le Vif d'or et personne ne l'avait encore repérée.
Harry plongea immédiatement vers le sol. Les autres, ayant également repérer le Vif d'or, changèrent de direction.
"Allez, " exhorta-t-il son balai, presque à la verticale au-dessus du Vif. Il pouvait voir Malfoy se rapprocher du Vif d'or de l'autre bout du terrain.
Quelque secondes plus tard, il redressa son balai, le Vif à la main. Les autres n'avaient aucune chance.
En souriant jusqu'aux oreilles, il se dirigea vers Flint et lui tendit le Vif.
Flint le dévisagea, la bouche ouverte.
"Euh... Capitaine Flint, " dit Harry avec hésitation "Je viens d'attraper le Vif d'or."
Harry regarda autour de lui et vit que presque tout le monde le dévisageait avec choc et ébahissement.
"C'est... C'était incroyable Potter !" S'exclama Flint "Depuis quand tu sais voler comme ça !"
"C'est ma deuxième fois, " dit-il.
"Deuxième fois... DEUXIÈME FOIS ! Et tu viens de faire un des meilleurs plongeons que j'ai jamais vu !" Hurla-t-il. "Punaise..." Dit-il en ayant l'air abasourdi. "Bienvenu dans l'équipe Potter, tu es le nouvel attrapeur."
Harry était stupéfié, "Wouah, merci... Je veux dire wouah," dit-il incapable de former une phrase.
Après avoir digéré la nouvelle, Harry se dirigea joyeusement vers la salle commune pour annoncer la nouvelle à Blaise. Blaise n'était pas intéressé pour rentrer dans l'équipe. Selon lui, c'était une perte de temps et cela pouvait déboucher sur des accidents majeurs.
Harry entra dans la salle commune, cherchant Blaise du regard. Il l'aperçut lisant un magazine près de la cheminée.
Harry se faufila silencieusement derrière lui et le poussa hors de son fauteuil. Il cria et tomba sur le sol avec un bruit sourd.
"C'est quoi ce délire !" Hurla-t-il en se relevant, près à massacrer la personne qui avait fait ça. Tout ce qu'il vit, c'était Harry assis confortablement sur son fauteuil avec sa baguette dans une main et son balai dans l'autre.
"Toi, " dit-il en plissant les yeux, "Pourquoi est-ce que t'es là aussi tôt et pourquoi est-ce que tu m'as poussé hors de ce merveilleux fauteuil."
"T'as crié comme une petite fille, " dit Harry en essayant de ne pas éclater de rire.
"Retourne à tes essais, crétin," dit Blaise d'une voix cinglante.
"Eh bien," dit Harry d'une voix traînante "Je ferais bien ça mais il n'y aurait aucun intérêt sachant que je suis le nouvel attrapeur de Serpentard."
Toute sa colère disparue en un instant, "Tu as été choisit ! C'est génial !"
"Je sais," répondit Harry en souriant "J'ai attrapé le Vif les deux fois sans grande difficulté."
"Wouah... C'est juste mortel...! Et Malfoy alors ? Il a du être enragé."
"Je ne sais pas, je m'en fous, mais je suis sûr qu'il l'était," répondit-il en haussant les épaules "Enfin bref, je vais aller prendre une douche, on se voir dans le hall."
Sans qu'Harry ne s'en rende compte, Halloween était arrivé et Blaise avait réussi à le convaincre de venir au banquet. Harry mangea un peu et s'éclipsa de la Grande salle sous sa cape. Blaise fut le seul à le remarquer.
Après avoir quitté la Grande salle, Harry soupira de soulagement et continua à marcher sans destination particulière. "J'ai la baguette la plus puissante au monde, je suis le nouvel attrapeur de Serpentard, j'ai un ami super, alors pourquoi est-ce que je suis aussi déprimé," se demanda-t-il en se donnant un coup sur la tête.
Il soupira et décida de retourner dans la salle commune. Penser à ses parents ne lui faisait pas le plus grand bien.
Et puis Harry l'entendit.
Déchire... Écorche... Tue...
Harry s'arrêta net.
Si affamé... Depuis si longtemps...
"C'est quoi ce délire ?" Murmura Harry en pressant son oreille contre le mur, essayant de localiser la voix. Elle venait de l'étage en dessous. Harry se précipita en bas des escaliers, mais manque de chance, les escaliers se déplacèrent et se connectèrent au premier étage.
Il jura et couru vers les escaliers menant au deuxième étage.
Je sens l'odeur du sang... L 'ODEUR DU SANG !
"Merde, il va tuer quelqu'un, " pensa-t-il en accélérant, abandonnant toute prudence.
Il trouva les escaliers et fonça, ne remarquant pas les trois Gryffondor le dévisageant.
"Qui c'était ?" Dit Hermione en fixant les escaliers.
"Sais pas, tu crois qu'on devrait le suivre ?" Demanda Ron.
"Ouais, allons-y, " dit Lillian et les trois Gryffondor montèrent les escaliers silencieusement.
Pendant ce temps Harry était figé sur place et fixait le mur devant lui.
Tracée en grosses lettres entre deux fenêtres, une inscription scintillait dans la lueur des torches qui éclairaient le passage :
LA CHAMBRE DES SECRETS A ÉTÉ OUVERTE.
ENNEMIS DE L'HÉRITIER, PRENEZ GARDE.
Et juste en dessous Miss Teigne, la chatte du concierge, était pendue par la queue à une torchère. Elle était raide comme une planche, les yeux grands ouverts.
Harry fixa le chat avec choc, ne sachant pas quoi faire. Mais avant qu'il ne puisse faire quoique ce soit il entendit quelqu'un trébucher dans les escaliers. Paniquant et ne voulant pas être trouvé dans une telle position, il se dépêcha de mettre sa cape et il se précipita vers la Grande salle. Il se retourna et vit Ron, Hermione et Lilian arriver dans le couloir alors qu'il le quittait.
Il savait que si ces Gryffondor étaient trouvés là-bas, Weasley l'accuserait lui ou n'importe quel Serpentard en un instant. S'il était dans la Grande salle avant que la fête ne se termine, il pourrait toujours dire qu'il n'avait jamais quitté le banquet. Maintenant, il savait ce que Flint voulait dire en leur expliquant les règles de Serpentard.
S'il avait été attrapé là-bas, toute la faute lui serait retombée dessus juste parce qu'il est à Serpentard.
Il se faufila dans la Grande salle, retira sa cape dans un coin et s'assit à côté de Blaise qui essayait de se forcer à manger un gâteau. Personne ne fit attention à lui.
"Hey !" Dit Blaise la bouche pleine. Harry grimaça lorsqu'il reçut un morceau de crème sur la main. "Tu n'étais pas retourné dans la salle commune ?"
"Longue histoire, je te raconterais plus tard. Pour l'instant si quelqu'un te demande, je n'ai jamais quitté la grande salle et j'étais là pendant tout le banquet, " dit-il en essuyant sa main sur ses robes.
Blaise hocha la tête et ne posa pas de question en voyant l'air sérieux d'Harry.
"Eh Drago, passe moi le gâteau au chocolat s'il te plaît, " dit Harry d'un faux air joyeux.
"Tiens, et essaye la crème anglaise aussi, c'est la meilleure que j'ai jamais goûté !"
"Où est-ce qu'il est allé ?" Murmura Hermione.
"Je ne sais pas, il a dû monter à l'étage ou alors il a continué dans le couloir, " murmura Lillian.
"C'est quoi ça, " dit Ron en pointant l'inscription sur le mur.
"La chambre des secrets a été ouverte. Ennemis de l'héritier, prenez garde, " lu Lillian. "C'est censé vouloir dire quoi ?"
"Qu'est-ce que c'est que ça, là, en dessous ?" Dit Ron d'une voix tremblante.
Lorsqu'ils s'approchèrent un peu plus, Ron faillit tomber en glissant dans une flaque d'eau, mais Lillian et Hermione le rattrapèrent de justesse. Ils se penchèrent alors sur une forme noire qui se dessinait sous le message et tous trois firent aussitôt un bond en arrière, les pieds en plein dans la flaque.
Pendant quelques secondes, personne ne bougea. Puis Ron dit, "Allons-nous en."
"On devrait peut-être essayer de l'aider..." Suggéra maladroitement Lillian.
"Fais-moi confiance, il ne faut surtout pas qu'on nous trouve ici, " répliqua Ron.
Mais il était trop tard. Un grondement semblable à un lointain coup de tonnerre, leur indiqua que le festin venait de se terminer.
De chaque extrémité du couloir leur parvenaient les conversations joyeuses des élèves repus et le bruit de centaines de pieds qui montaient les escaliers. Un instant plus tard, un flot d'élèves se déversait dans le couloir. Contrairement à Harry, les trois Gryffondor n'avaient pas de cape d'invisibilité et ils étaient figés sur place.
Les conversations et les bruits de pas s'évanouirent peu à peu lorsque les premiers arrivants aperçurent la chatte pendue au mur. Lillian, Ron et Hermione étaient seuls au milieu du couloir dans le silence qui régnait à présent. Autour d'eux, la foule se pressait pour contempler le sinistre spectacle.
Le cœur d'Harry fit un bond lorsqu'ils atteignirent le passage où se trouvait le chat. Il espérait sincèrement que les Gryffondor avaient eu le temps de s'en aller, mais apparemment ce n'était pas le cas. Soudainement, Drago le dépassa et brisa le silence en criant.
"Ennemis de l'héritier, prenez garde ! Bientôt, ce sera le tour des Sang-de-Bourbe !" Ses yeux froids flamboyaient et son visage habituellement pâle s'était empourpré. Avec un grand sourire, il regarda longuement la chatte immobile, pendue au mur.
"Qu'est-ce qui se passe, ici ?" Cria Rusard en se frayant un chemin dans la foule des élèves. Lorsqu'il vit Miss Teigne, il recula, horrifié, en se couvrant le visage de ses mains.
"Ma chatte ! Ma chatte ! Qu'est-ce qui est arrivé à ma chatte ? Hurla-t-il.
Ses yeux exorbités se posèrent sur Lillian. "Vous !" Cria-t-il d'une voix stridente. "C'est vous qui avez assassiné ma chatte ! Vous l'avez tuée ! Et maintenant, c'est moi qui vais vous tuer ! Je vais..."
"Argus."
Dumbledore venait d'arriver dans le couloir, suivi de plusieurs professeurs.
"Elle a tué ma chatte, directeur ! Elle l'a tué !" Cria-t-il.
"Non, ce n'est pas moi !" Dit Lillian, le cœur battant à tout rompre.
"Si, c'est elle ! Je l'ai vu donné un coup de pied à ma chatte juste hier !" Hurla-t-il en fusillant Lillian du regard. Cette dernière fixait ses chaussures et était décidée à ne pas regarder le directeur dans les yeux
"Silence, " dit vivement Dumbledore et il détacha Miss Teigne de la torchère.
"Venez avec moi, Argus, " dit-il à Rusard. "Vous aussi, Miss Austin, Mr Weasley et Miss Granger."
"On n'a rien fait du tout, on a vu Potter se diriger vers ici et quand on est arrivé on a vu le chat," dit Ron apeuré, ayant l'impression qu'ils allaient se faire renvoyer.
Tous les Serpentard présents protestèrent fortement à l'accusation contre l'un des leurs qui, selon eux, n'avait pas quitté le festin de la soirée.
Dumbledore s'arrêta et se tourna vers Ron qui grimaça quand il regarda Dumbledore dans les yeux. "Et pourquoi accuseriez-vous Mr. Potter d'une telle chose Mr. Weasley ?"
Hermione lui écrasa le pied avant qu'il ne puisse s'enfoncer encore plus, "En fait professeur, nous avons simplement vu quelqu'un monter les escaliers en courant, nous n'avons pas reconnu la personne et Ronald à juste assumer qu'il s'agissait de Potter, " dit-elle rapidement.
Dumbledore lui adressa un regard perçant avant de hocher la tête. "Très bien suivez moi maintenant."
Lockhart s'avança d'un air empressé.
"Mon bureau est juste à côté. Monsieur le Directeur. Si vous souhaitez l'utiliser..."
"Merci Gilderoy, " dit Dumbledore.
Les élèves silencieux s'écartèrent pour les laisser passer. Lockhart emboîta le pas de Dumbledore, suivi par les professeurs McGonagall et Rogue.
"Très bien tout le monde retourne dans sa salle commune," dit le professeur Chourave d'une voix tremblante.
"Nan, mais t'y crois à cette belette, " siffla Malfoy.
"Ouais, je sais, m'accuser sans aucune raison, " dit Harry, mais son esprit était ailleurs. Quelqu'un avait tué le chat et il ne semblait pas humain du tout. La façon de mourir du chat était étrange aussi, pensa-t-il. Il repensa à tous les sorts mortels qu'il connaissait.
Ils atteignirent rapidement la salle commune et Blaise l'entraîna dans leur chambre avant qu'on ne lui pose des questions.
Une fois qu'ils étaient dans la chambre, Blaise verrouilla la porte et se tourna vers Harry, "S'il te plaît dis moi que tu ne pas fais ça à ce chat."
"Quoi, NON !" Dit Harry avec indignation "Bien sûr que ce n'est pas moi."
"Tant mieux, " dit Blaise avec un soupir de soulagement. "Alors qu'est-ce qu'il s'est passé ?" Dit-il en s'asseyant sur son lit.
Harry prit une grande inspiration et lui raconta les événements de la soirée. Blaise ne dit rien, mais semblait en pleine réflexion."
"Qu'est-ce qu'il y a ?" Demanda Harry.
"La chambre des secrets, j'ai déjà entendu ça quelque part."
"Sans blague, c'est censé être une chambre légendaire construite dans le château par Serpentard lui-même, " dit Harry en levant les yeux au ciel.
Blaise eut l'air surpris, "Quoi ! Comment tu sais ça ?"
"Je l'ai lu dans l'Histoire de Poudlard. Mais il n'y a jamais eu de preuves de l'existence de cette chambre."
"Alors qui sont les ennemies de l'héritier ?" Demanda Blaise curieusement, avec une touche de peur dans la voix.
"Les Né-moldus, " dit Harry
"Oh," dit-il, soulagé en quelque sorte.
Il y eut un moment de silence.
"Tu sais Harry."
"Quoi ?"
"Ça fait un moment que je voulais te demander ça, où est-ce que tu disparais la nuit quelques fois ?"
Harry eut l'air choqué, "De quoi est-ce que tu parles Blaise ?" Dit-il avec prudence.
"Ne fais pas l'innocent avec moi Harry, quelques fois, je me réveille la nuit et tu n'es pas dans ton lit et une fois ou deux, je t'ai vu te faufiler hors de la chambre."
"Je vais dehors, " répondit vaguement Harry.
"Allez Harry ! Tu sais que tu peux me faire confiance !"
"Je m'entraîne quelque part, " dit-il finalement.
"T'entraîner à quoi et où ?"
"Tout d'abord, tu dois me promettre d'en parler à personne, pas à tes parents, pas à ta petite amie si t'en a une, pas même à un insecte ou un animal, " dit Harry avec fermeté.
"Je te le promets, " dit-il d'un air solennel.
Harry pris une grande inspiration et pointa un doigt sur Blaise.
"Tu t'entraînes à pointer ton doigt sur les gens," blagua Blaise. Et lui qui pensait qu'Harry était sur le point de lui révéler un secret incroyable.
Soudain, il fut frappé par un jet d'eau d'une telle force qu'il fut projeté hors de son lit.
Toussant et tremblant, il se releva lentement et regarda Harry qui était assis sur son lit et lui souriait.
"Q-q-u'est-ce qu'il v-vi-vient de se p-passer ?"
Harry ne répondit pas et pointa son doigt encore une fois. Cette fois, l'eau jaillit lentement de son doigt et se faufila vers Blaise comme un serpent. L'eau s'enroula autour de son cou et commença à couvrir son visage lentement.
Blaise était trop choqué pour parler. Il ouvrit sa bouche, mais aucun son ne sortit. Il dévisagea Harry avec peur, se demandant ce qu'il se passait.
Harry, réalisant que Blaise était en train de flipper, rappela l'eau à lui. L'eau se reforma en une sphère tourbillonnante sur sa paume. Il leva sa main vers la fenêtre et la sphère fut projetée hors de la chambre.
"Harry mon vieux, s'il te plaît dis moi ce qu'il vient de se passer, " dit-il en essayant de parler d'un voix calme, mais sa voix trahissait sa confusion et sa peur.
"Mon cher Blaise, tu viens de me voir contrôler de l'eau venant de mon doigt," dit Harry avec un sourire narquois.
"Oh merde, " murmura Blaise, son attitude changeant radicalement, comme s'il avait réalisé quelque chose.
"Quoi ?"
"T'es un foutu élémentaliste," dit Blaise en fixant Harry avec ahurissement.
"Je suis un quoi ?"
"Un élémentaliste, un sorcier avec la capacité de contrôler un des éléments de la nature."
"Répète-moi ça !" Dit Harry avec incrédulité.
"TU. ES. UN. HYDRO-ELEMENTALISTE, " dit-il lentement.
"Qu'est-ce que c'est censé vouloir dire ?"
"Ce que c'est censé vouloir dire ?" Cria Blaise "Harry, ça fait des siècles qu'on n'a pas vu d'élémentaliste. C'est extrêmement rare d'en être un, et mon meilleur ami est un élémentaliste qui peut contrôler l'eau...! Est-ce que t'as une idée de ce que ça veut dire !"
"Comment sais-tu tout ça," demanda Harry, qui n'avait jamais entendu parler d'élémentaliste.
"Tout les sang-pur savent ça. On nous apprend l'escrime, l'histoire du monde magique, toute ses coutumes et des trucs dans le genre. C'est une sorte de tradition chez les familles ancienne, " dit Blaise en haussant les épaules.
Harry fronça les sourcils, "J'ai lu un tas de livres sur l'histoire du monde magique et je n'ai jamais entendus parler des élémentalistes."
"Tu ne trouveras pas un livre les mentionnant facilement. Dans toute l'histoire du monde magique il y du avoir 5 ou 6 élémentalistes et tu peux t'ajouter à la liste."
Harry le dévisagea bouche-bée, "5 ou 6 ! C'est tout ?"
"Ouais, voilà pourquoi c'est aussi extraordinaire. Personne ne connait même le nom d'un élémentaliste. On les a juste aperçus quelques fois utilisant leurs pouvoirs. De nos jours, ce sont des histoires pour enfant."
"Et juste parce que je peux faire jaillir de l'eau de mes doigts ça veut dire que je suis un Hydro-élémentaliste ?"
"T'as déjà entendu parler d'un sorcier pouvant faire jaillir de l'eau, de l'air, de la terre ou du feu de leurs doigts ?" Demanda Blaise avec sarcasme.
Harry pensa immédiatement à Lillian traversant le feu. "Non, j'imagine que non."
"Et bah voilà. Mon meilleur ami est un foutu élémentaliste," dit-il, son visage se fendant en un grand sourire.
"Tu sais que tu peux en parler à personne pas vrais ?" Dit Harry en plissant les yeux.
"Ouais, je sais, ne t'inquiète pas, je n'ouvrirais pas ma bouche."
Harry soupira, "Bien bah moi, je vais me coucher. Ça a été une journée épuisante. Bonne nuit."
"Bonne nuit Mr. Élémentaliste."
Le lendemain, Dumbledore annonça que le chat n'était pas mort mais seulement pétrifié. Harry fut extrêmement surpris par cette révélation. Le chat ne respirait pas et était pratiquement transformé en pierre et pourtant, il était vivant, il décida de faire des recherches sur des sorts pouvant faire ça. Sa baguette était inutile aussi. Elle ne lui avait pas parlé depuis l'été dernier, ce qui était extrêmement frustrant.
Les jours suivants, tous les élèves se déplaçaient en groupe par peur d'être attaqués. Les relations entre les Serpentard et les Gryffondor étaient plus tendues que jamais et ils se lançaient des sorts à vue. Rusard distribuait les retenus comme des bonbons. Comme d'habitude, Weasley répandait des rumeurs comme quoi il serait l'héritier et à chaque fois qu'Harry arrivait dans un couloir, tout le monde partaient en courant ou l'évitaient à tout prix. Si Harry avait su qu'il aurait juste fallu les effrayer pour qu'ils le laissent tranquille, il l'aurait fait depuis longtemps.
En ce moment, Harry se dirigeait avec Malfoy vers le terrain de Quidditch pour son premier match. Malfoy avait obtenu le poste de poursuiveur et Malfoy Sr avait décider d'acheter des nimbus 2001 pour toute l'équipe.
"Très bien, les gars, on s'est entraîné comme des fous ces dernières semaines. Aujourd'hui, je ne veux aucune erreur. Vous connaissez vos rôles respectifs. Si vous les appliquez à la règle, le match sera à nous, " grogna Flint. "Allons botter le cul des Gryffondor !" Cria-t-il.
L'équipe rugit avec enthousiasme et ils se dirigèrent vers le stade. Ils furent accueillis par des acclamations et des sifflets et des huées. Les sifflets et huées venaient du reste de l'école sauf les Serpentard.
"Et voici l'équipe de Serpentard avec deux nouvelles additions à leur équipe, Potter et Malfoy. Il faudrait réfléchir à deux fois avant de choisir deux minus comme eux !" Dit un Gryffondor appelé Lee Jordan, qui était le commentateur du match.
"Et voici l'équipe de Gryffondor ! Dubois, Johnson, Bell, Spinnet, Weasley, Weasley et Weasley ! L'équipe de Gryffondor possède un nouveau talent sous le nom de Roonnaaaallllld Weasleyyyyyyyy !" Et les Gryffondor l'acclamèrent.
Harry regarda l'équipe de Gryffondor avec surprise, il savait que les jumeaux Weasley étaient dans l'équipe et qu'ils étaient bons, mais Ron ! Il avait vu l'idiot voler pendant les cours de vol et il était naze. "Tu parles d'un nouveau talent, " dit-il riant.
Madame Bibine, le professeur de Quidditch, demanda à Flint et à Dubois de se serrer la main, ce qu'ils firent en échangeant des regards menaçants et en s'écrasant mutuellement les doigts.
"Attention, à mon coup de sifflet, " dit Madame Bibine. "Trois... Deux... Un..."
Accompagnés par les hurlements de la foule, les quatorze joueurs s'élevèrent alors dans les airs sous un ciel de plomb. Harry volait au-dessus des autres, cherchant le Vif d'or des yeux.
Harry entendait vaguement le commentateur complimenter l'équipe de Gryffondor et leurs nouvel attrapeur. Il regarda Ron et le vit cherchant nerveusement le Vif autour de lui.
Harry sourit et décida de s'amuser. Il fonça vers Ron le faisant presque tomber de son balai. En souriant, il regarda derrière lui et vit Weasley le visage rouge, ayant un air furieux.
Soudainement, Harry cria, "Oh regarde, le Vif d'or, " et il fonça vers le sol en s'assurant que Ron était près de lui.
"Et on dirait que Potter à aperçu le Vif et il fonce vers le sol avec Weasley sur ses talons ! Allez Ron !"
À quelque mètre au-dessus du sol, Harry remonta soudainement et il entendit un grand bruit indiquant que Ron avait foncé dans le sol. Il ignora les cris d'outrage venant des tribunes.
"Bien joué, Potter, " dit Flint en lui donnant une tape sur le dos, "T'as juste à attraper le Vif et la victoire est à nous. Ils n'ont aucune chance face à nos balais, " dit-il en s'éloignant. Il aperçut Malfoy le regardant avec une note de respect.
Quelques minutes plus tard, Ron retourna dans les airs en tremblant un peu et le jeu continua.
Il continua à chercher le Vif d'or, mais il n'eut pas de chance. Soudain, il entendit un sifflement derrière lui et il aperçut un gros Cognard noir fonça sur lui.
Il l'évita de si peu qu'il sentit un coup de vent décoiffer ses cheveux au passage. Mais le Cognard fit demi-tour et revint vers lui. Il passa les cinq minutes d'après à esquiver et perforer des tours étranges sur son balais pour éviter d'être pulvériser, puis il vit le Vif d'or.
Il flottait près des buts de Gryffondor.
Il entendit le Cognard approcher par-derrière et il effectua un plongeon à grande vitesse vers le Vif d'or. Il vit Weasley se diriger vers le Vif, mais Harry le surpassa sans grande difficulté. En quelques secondes, le Vif d'or était dans sa main et la tribune des Serpentard explosa en acclamation.
En souriant jusqu'aux oreilles, il retourna au sol pour célébrer la victoire avec ses coéquipiers. Ils avaient gagné 220 - 20 et il avait l'impression qu'il allait exploser de joie quand il entendit un crie. Distrait, il se retourna pour recevoir un Cognard en plein dans l'abdomen. Il sentit des côtes craquer et il eut l'impression d'avoir été poignarder plusieurs fois.
Il vit le Cognard foncer vers lui et la première pensée qui lui vint à l'esprit était qu'il serait surement le premier joueur à se faire tuer par un Cognard lors de son premier match. Juste avant de l'atteindre, le Cognard explosa en mille morceaux et il s'évanouit.
Des heures plus tard, Harry se réveilla soudain dans le noir et laissa échapper un petit cri de douleur. Il avait l'impression à présent que sa poitrine était remplie d'échardes. Pendant un instant, il crut que c'était ce qui l'avait réveillé. Mais il poussa un cri d'horreur en se rendant compte que quelqu'un était en train de lui éponger le front dans l'obscurité.
"Laissez-moi tranquille !" S'exclama Harry. Puis soudain, il reconnut, "Dobby !"
Les yeux énormes de l'elfe, aussi gros qu'une balle de tennis, contemplaient Harry dans les ténèbres et une larme coulait le long de son nez pointu.
"Harry Potter est revenu à l'école, " murmura-t-il, consterné. "Dobby n'a pas cessé de mettre en garde Harry Potter. Ah, Monsieur, pourquoi n'avez-vous pas écouté Dobby ?"
Harry se souleva sur ses oreillers et repoussa l'éponge que Dobby lui passait sur le front. "Qu'est-ce que tu fais ici ?" Dit-il. "Je t'ai dit que j'allais revenir, non ? Alors pourquoi est-ce que t'es là ? Pourquoi est-ce qu tu n'avertis pas le directeur au lieu de moi ?"
Dobby essuya ses gros yeux, ignorant la question, et s'écria soudain, "Harry Potter doit retourner chez lui ! Dobby croyait que son Cognard suffirait à..."
"Ton Cognard ?" S'exclama Harry en sentant la colère monter. "Qu'est-ce que tu veux dire ? C'est toi qui as essayé de me tuer avec ce Cognard ?"
"Pas de vous tuer, Monsieur, surtout pas vous tuer !" Dit Dobby, l'air choqué. "Dobby veut sauver la vie de Harry Potter ! Mieux vaut qu'il rentre chez lui grièvement blessé plutôt que de rester ici, Monsieur ! Dobby voulait simplement que Harry Potter soit suffisamment blessé pour être renvoyé chez lui !"
"Ah, bon, c'est tout ?" Dit Harry avec fureur. "Et j'imagine que tu ne veux pas me dire pourquoi tu tiens tant à me renvoyer chez moi en petits morceaux ?"
"Ah, si seulement Harry Potter savait !" Gémit Dobby en versant à nouveau des larmes sur sa taie d'oreiller en lambeaux. "S'il savait ce qu'il représente pour nous, les humbles, les esclaves, nous les rebut du monde de la magie ! Dobby se souvient comment c'était quand Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom était au sommet de sa puissance ! Nous, les elfes de maison, étions traités comme de la vermine, Monsieur ! Oh, bien sûr, Dobby est toujours traité ainsi, " admit-il en s'essuyant le visage avec sa taie d'oreiller."
"Mais pour beaucoup d'entre nous, la vie s'est améliorée depuis que vous avez triomphé de Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom. Harry Potter a survécu et le pouvoir du Seigneur des Ténèbres a été brisé. Ce fut une aube nouvelle, Monsieur, et Harry Potter brillait comme une flamme d'espérance pour ceux d'entre nous qui pensaient que jamais les jours sombres ne finiraient... Mais maintenant, à Poudlard, des choses terribles se préparent, peut-être même qu'elles se produisent en cet instant, et Dobby ne peut pas laisser Harry Potter demeurer ici, à présent que l'histoire est sur le point de se répéter, à présent que la Chambre des Secrets a été ouverte une nouvelle fois, " À cet instant, Dobby se figea, comme frappé d'horreur, puis il saisit sur la table de chevet la carafe d'eau qu'il abattit sur sa propre tête. Il s'effondra sous le choc et réapparut un instant plus tard en louchant et en marmonnant, "Méchant Dobby, très méchant Dobby..."
"Donc, il existe bien une Chambre des Secrets ?" Murmura Harry. "Et... Tu dis qu'elle a été ouverte une nouvelle fois ? Ça veut dire qu'elle avait déjà été ouverte dans le passé ?" Raconte-moi, Dobby !" Il attrapa le poignet squelettique de l'elfe qui essayait de prendre à nouveau la carafe. " Mais je ne suis pas né de parents moldus - alors pourquoi devrais-je avoir peur de ce que contient la Chambre ?"
"Ah, Monsieur, ne demandez plus rien au pauvre Dobby," balbutia l'elfe, les yeux exorbités. "Il se prépare de sombres actions dans ce château et Harry Potter ne doit plus s'y trouver lorsqu'elles se produiront. Retournez chez vous, Harry Potter. Harry Potter ne doit pas être mêlé à ça, Monsieur, c'est trop dangereux..."
"Qui est-ce, Dobby ?" Demanda Harry en tenant fermement le poignet de l'elfe pour l'empêcher de se donner un coup de carafe sur la tête. "Qui a ouvert la Chambre ? Et qui l'avait ouverte avant ?"
"Dobby ne peut rien dire, Monsieur, Dobby ne doit rien dire !" Couina l'elfe. "Rentrez chez vous, Harry Potter, rentrez chez vous !"
"NON !" Dit Harry vivement, sa colère faisant baisser la température de la pièce brutalement. "Je n'irais nul part tant que tu ne m'auras pas dit qui a ouvert la chambre pour qu'on puisse stopper tes tentatives pour me sauver ! Alors dis-le-moi. QUI EST-CE ?"
"S'il vous plaît non, monsieur !" Gémit Dobby "Vous ne devez pas-"
Dobby se figea soudain, ses grandes oreilles frémissantes. Harry avait également entendu les bruits de pas qui provenaient du couloir.
"Dobby doit partir !" Souffla l'elfe, l'air terrifié.
Il y eut un craquement sonore et la main de Harry qui tenait le poignet de Dobby se referma sur le vide. Il se laissa aussitôt retomber sur le lit, les yeux fixés sur la porte de l'infirmerie tandis que les pas se rapprochaient.
Un instant plus tard, Dumbledore pénétra dans la salle à reculons. Il était vêtu d'une longue robe de chambre et coiffé d'un bonnet de nuit. Il portait l'extrémité d'un objet long qui semblait être une statue. Le professeur McGonagall apparut à son tour, portant l'autre bout de la statue qu'ils déposèrent sur un lit.
"Allez chercher Madame Pomfresh, " murmura Dumbledore et le professeur McGonagall passa devant le lit de Harry et disparut. Harry resta immobile en faisant semblant de dormir. Il entendit des voix qui parlaient précipitamment et le professeur McGonagall revint dans la salle, suivie de Madame Pomfresh qui enfilait un cardigan sur sa chemise de nuit.
"Que s'est-il passé ?" Chuchota Madame Pomfresh en se penchant sur la statue.
"Une nouvelle agression, " répondit Dumbledore. "Minerva l'a trouvé dans l'escalier."
"Il y avait une grappe de raisin à côté de lui, " dit le professeur McGonagall. "Je pense qu'il voulait rendre visite à Potter."
Harry sentit son estomac se contracter douloureusement. En priant désespérément pour que ce ne soit pas Blaise, il se souleva de quelques centimètres pour voir la statue allongée sur le lit. La lueur d'un rayon de lune lui permit de reconnaître le visage de Colin Crivey. Il avait les yeux grands ouverts et ses mains tendues devant lui tenaient son appareil photo. Harry ne put s'empêcher de se sentir soulager que ce ne soit pas Blaise, même s'il n'avait aucune idée de pourquoi Crivey voudrait lui rendre visite alors qu'il s'était toujours montré froid avec le garçon.
"Pétrifié ?" Murmura Madame Pomfresh.
"Oui, " répondit le professeur McGonagall, "mais... Je frissonne rien que d'y penser... Si Albus n'était pas descendu à ce moment-là, qui sait ce qui aurait pu..."
Tous trois observèrent longuement Colin Crivey. Puis Dumbledore se pencha et arracha l'appareil photo de ses mains figées.
"Vous pensez qu'il aurait pu prendre une photo de son agresseur ?" Demanda précipitamment le professeur McGonagall.
Dumbledore ne répondit pas. Il ouvrit l'appareil.
"Miséricorde !" S'exclama Madame Pomfresh. Un jet de vapeur jaillit en sifflant de l'appareil photo et Harry sentit une odeur acre de plastique brûlé.
"Fondu, " dit Madame Pomfresh d'un air songeur. "La pellicule a entièrement fondu..."
"Qu'est-ce que cela signifie, Albus ?" Demanda le professeur McGonagall d'une voix inquiète.
"Cela signifie, " répondit Dumbledore, "que la Chambre des Secrets a bel et bien été ouverte une deuxième fois."
Madame Pomfresh plaqua une main contre sa bouche. Le professeur McGonagall regarda Dumbledore avec de grands yeux ronds.
"Mais Albus... qui..."
"La question n'est pas de savoir qui, " répliqua Dumbledore, les yeux fixés sur Colin.
"Mais de savoir comment..."
Et d'après ce que Harry pouvait voir du visage de McGonagall, elle ne semblait pas comprendre mieux que lui ce que Dumbledore avait voulu dire.
Les jours suivant se déroulèrent sans incident majeur. Les professeurs escortaient les élèves dans les couloirs et personne n'était autorisé à sortir après le couvre-feu. Presque tous les Serpentard se réjouissaient que quelqu'un attaquât les Né-moldus et Drago se pavanait dans les couloirs comme s'il était le propriétaire et il ne manquait aucune occasion de tyranniser les Né-moldu de première année.
Un incident eut lieu en cours de Défense quand Drago commença à insulter Austin et Granger et le reste des Gryffondor s'enragèrent, surtout Weasley. Cela se transforma presque en duel entre Drago contre Austin et Weasley, mais Harry colla les deux Gryffondor à leurs sièges et tira Drago vers le fond de la classe, avant que quelqu'un ne finisse à l'infirmerie.
Pendant ce temps-là Lockhart ne faisait que les supplier d'arrêter de se battre. Il essaya de les geler avec sa baguette mais il finit par se projeter lui-même contre un mur et personne ne remarqua à part Granger, elle cria et alla l'aider après avoir fusillé Harry du regard, comme si c'était sa faute si Lockhart était un crétin.
Depuis ce jour, les Gryffondor essayaient de se venger d'Harry, mais sans succès.
Harry et Blaise traversaient le hall d'entrée lorsqu'ils virent un groupe d'élèves rassemblés autour du tableau d'affichage. Un morceau de parchemin venait juste d'y être épinglé.
"Qu'est-ce qu'il se passe ?" Demanda-t-il à Théodore Nott, qui avait l'air vraiment excité, ce qui était bizarre sachant qu'il ne lui parlait presque jamais et il était toujours de mauvaise humeur.
"Ils ont ouvert un club de duel ! Première séance ce soir ! Apprendre à se battre en duel, ça pourrait être utile un de ces jours. Je ferais mieux d'aller prévenir Drago, " dit-il en s'éloignant.
"Qu'est-ce que t'en penses ? On y va ?" Demanda Blaise d'un air amusé.
"Bien sûr, tant que Lockhart n'est pas le prof, " dit Harry avec indifférence. "Enfin bref, allons manger."
À huit heures, ce soir-là, après le dîner, ils se hâtèrent de retourner dans la Grande Salle. Les longues tables avaient disparu et une estrade dorée avait été installée contre le mur, éclairée par des milliers de chandelles qui flottaient dans l'air. Sous le plafond qu'on aurait dit tendu de velours noir, la quasi-totalité des élèves s'était rassemblée, la baguette à la main et l'air surexcité.
"C'est qui le prof, à ton avis, " demanda Blaise à Harry.
"Je t'ai dit, je m'en fous tant que ce n'est pas... Oh non !" Gémit-il.
Gilderoy Lockhart venait d'apparaître sur l'estrade, élégamment vêtu d'une robe violette, et accompagné de Rogue toujours habillé de noir, comme à son habitude. Lockhart agita la main pour demander le silence. "Approchez-vous, approchez-vous ! Tout le monde me voit ? Tout le monde m'entend ? Parfait ! Le professeur Dumbledore m'a donné l'autorisation d'ouvrir ce petit club de duel pour vous enseigner des méthodes de défense au cas où vous auriez besoin de faire face à une agression quelconque, comme cela m'est arrivé d'innombrables fois. Pour plus amples détails, je vous renvoie à la collection complète de mes livres.
"Je vais maintenant vous présenter mon assistant, le professeur Rogue, " poursuivit Lockhart avec un sourire éclatant. "Il m'a dit qu'il avait lui-même quelques notions en matière de duel et il a très sportivement accepté de me servir de partenaire pour vous faire une petite démonstration en guise de préambule. Mais ne vous inquiétez pas, votre maître des potions sera toujours en état de vous faire cours quand j'en aurai fini avec lui. Aucun danger !"
"Est-ce qu'il est devenu fou à force de trop sourire ou est-ce qu'il est né comme ça, " murmura Harry à Blaise qui se retint de rire.
Lockhart et Rogue se placèrent face à face et se saluèrent. Lockhart s'inclina en faisant de grands moulinets avec ses mains tandis que Rogue se contentait d'un signe de tête agacé. Ils levèrent alors leurs baguettes magiques comme des épées. "Comme vous le voyez, nous tenons nos baguettes dans la position de combat réglementaire, " dit Lockhart à la foule des spectateurs silencieux. "Lorsque nous aurons compté trois, nous jetterons le premier sort. Bien entendu, ni l'un ni l'autre ne cherchera à tuer l'adversaire."
"Je n'en suis pas si sûr, " murmura Harry en voyant Rogue montrer les dents.
"Un... Deux... Trois..."
Tous deux brandirent leur baguette par-dessus leur épaule ; "Expelliarmus !" S'écria Rogue. Il y eut un éclair aveuglant de lumière rouge et Lockhart fut soulevé du sol puis violemment projeté à bas de l'estrade contre le mur du fond. Le dos contre la pierre, il glissa lentement et s'affala par terre.
Drago et quelques autres élèves de Serpentard applaudirent bruyamment. Granger et quelques autres élèves avaient l'air horrifié. "Vous croyez qu'il est blessé ?" Demanda-t-elle d'une voix aiguë.
Harry secoua la tête d'amusement devant l'incompétence de leur professeur qui n'était même pas capable de bloquer un simple sortilège de désarmement.
Lockhart se releva tant bien que mal. Son chapeau était tombé par terre et ses cheveux ondulés s'étaient dressés sur sa tête.
"Et voilà, excellente démonstration !" Dit-il en remontant sur l'estrade d'un pas mal assuré. "Il s'agit là d'un Sortilège de Désarmement. Comme vous le voyez, j'ai perdu ma baguette—ah, merci beaucoup, Miss Brown. C'était une excellente idée de leur montrer ça, professeur Rogue, mais sans vouloir vous offenser, j'avais tout de suite deviné ce que vous aviez en tête, c'était évident. Et si j'avais voulu vous en empêcher, je n'aurais eu aucun mal à le faire. Mais j'ai pensé que cette petite démonstration serait très instructive.
Rogue lui lança un regard assassin que Lockhart avait dû voir, car il annonça, "Le spectacle est terminé ! À vous de jouer, maintenant ! Je vais passer parmi vous pour vous mettre deux par deux. Professeur Rogue, si vous voulez bien m'aider..."
Harry se tourna tout naturellement vers Blaise, mais Rogue s'approcha d'eux le visage sans expression.
"Zabini avec Finnigan, Malfoy, vous vous mettrez avec Weasley et Potter...," dit-il en se tournant vers Harry.
Harry fut surpris de voir la quantité de haines dans le regard de Rogue, mais elle disparut en un instant.
"Potter peut se mettre avec Austin, " dit-il avec un sourire narquois devant l'air outragé de Lillian. "On va voir ce que Potter va faire de la gamine arrogante, " dit-il avec un air méprisant.
Harry s'avança vers Lillian avec un sourire ironique, sachant qu'elle ne lui arrivait pas à la cheville. En fait personne dans la Grande salle, à part le professeur Rogue, ne lui arrivait à la cheville.
Elle le fusilla du regard avec un air déterminé.
"Mettez-vous face à face !" Dit Lockhart qui était remonté sur l'estrade. "Et n'oubliez pas de saluer !"
Harry et Lillian se firent un bref signe de tête sans se quitter des yeux.
"Attention, levez vos baguettes !" Cria Lockhart. "À trois, jetez un sort pour désarmer votre adversaire, je dis bien pour désarmer. Nous ne voulons pas d'accident. Un... Deux... Trois..."
"Rictusempra !" Cria immédiatement Lillian.
Harry bougea à peine et écarta le sort argenté comme si c'était un insecte agaçant. Elle grogna et lança rapidement deux autres sorts, mais il se contenta de faire un pas sur le côté, les laissant passer loin de lui.
"Allez Freckles, ne me dis pas que c'est tout ce que tu sais faire !" Dit-il d'un air moqueur.
"Caecus !" Hurla-t-elle, en lui lança le sort d'aveuglement.
Il se baissa vivement avant de murmurer, "Expelliarmus." Trois secondes plus tard, sa baguette était dans sa main et elle le fusillait du regard.
En souriant, il lui redonna sa baguette.
"Tu ne sais pas viser et tu n'as même pas esquivé mont sort. T'étais beaucoup plus efficace quand on s'est battu en duel à Noël dernier. Si on était dans un vrai duel, tu serais morte en quelques secondes, " dit-il avec nonchalance.
"Ouais bah ce n'est pas ma faute si t'as la baguette la plus..." Siffla-t-elle, mais elle fut interrompue quand il lui couvrit la bouche.
"Ne parle pas de ces choses-là ici ! Qu'est-ce que t'as dit Ollivander !" Siffla-t-il en enlevant sa main. Elle s'apprêter à répondre quand ils entendirent Lockhart crier.
Stop ! Ça suffit ! Cria Lockhart. Mais ce fut Rogue qui intervint.
"Finite Incantatem ! S'exclama-t-il.
Un nuage de fumée verdâtre flottait au-dessus de l'estrade. Neville et Justin étaient allongés par terre, hors d'haleine ; Ron était sur le sol à bout de souffle alors que Drago se tenait devant lui avec un sourire narquois. Blaise tendait sa main à Finnigan qui était au sol. Granger et Millicent Bulstrode, en revanche, étaient toujours en pleine action, mais leurs baguettes abandonnées sur le sol ne leur servaient plus à rien. Elles se battaient à mains nues et Millicent avait coincé sous son bras la tête d'Hermione qui gémissait de douleur.
"Hou, là, là !" S'exclama Lockhart en observant le résultat des affrontements. "Je crois que je ferais mieux de vous apprendre à neutraliser les mauvais sorts. Prenons deux volontaires, Londubat et Finch-Fletchley, par exemple..."
"Très mauvaise idée, professeur Lockhart, " coupa Rogue. "Londubat sème la désolation chaque fois qu'il essaye de jeter le moindre sort. Il ne resterait plus grand-chose de Finch-Fletchley après ça ! Pourquoi pas Austin et Potter ?" Proposa Rogue avec un sourire perfide.
"Excellente idée !" Approuva Lockhart. "Venez là, tous les deux. Harry, quand Mlle Austin pointera sa baguette sur toi, tu feras ça."
Il leva sa propre baguette, exécuta quelques gestes compliqués et la laissa tomber par terre. Rogue eut un sourire narquois tandis que Lockhart se dépêchait de ramasser sa baguette magique. "Holà ! Ma baguette est un peu énervée, ce soir !" Dit-il.
Harry leva les yeux au ciel et regarda Lillian.
"Tu vas voir quelques-uns de mes nouveaux tours, Potter, " murmura-t-elle avant de reculer de plusieurs pas.
Harry eut un sourire narquois, se demandant ce qui pouvait la rendre si confiante.
"Trois... Deux... Un... Allez-y !" S'écria Lockhart.
"Expelliarmus, " s'écria Harry, ayant l'intention de finir le duel aussi vite que possible.
Mais elle esquiva et lui lança un maléfice cuisant. Lockhart cria que l'on devait seulement désarmer, mais personne ne lui prêta attention.
Harry fut vaguement surpris qu'elle connaisse un maléfice cuisant, mais il le bloqua facilement. Il lui lança rapidement deux maléfice cuisant et un sortilège d'aveuglement.
Elle esquiva le premier sort et le sortilège d'aveuglement, mais un des maléfice cuisant atteignit sa main droite et elle fut forcée de lâcher sa baguette.
Harry sourit et s'inclina face aux Serpentard qui applaudissaient. Il se tourna vers Lillian, qui le regardait furieusement, pour la féliciter, mais son sourire s'évapora en voyant ses yeux changer de couleur. Harry eut l'impression que le temps avait ralentit. Il vit Lillian se redresser et pointer ses mains sur lui. Puis un jet massif de feu fut projeté sur lui.
Harry écarquilla les yeux d'horreur en voyant le feu se diriger vers lui. Il leva ses mains instinctivement et de l'eau jaillit pour contrer le feu. Le feu commença à se propager dans tout le hall et Harry commençait à se sentir accablé par la force du feu. Le feu était trop fort et gagnait peu à peu du terrain.
Il entendit à peine les cris et le rugissement du feu alors qu'il continuait à grandir en taille. Il ne pouvait pas voir Rogue essayant d'éteindre le feu ni Lockhart et les élèves s'enfuyant du hall. Toutes ses pensées étaient dirigées sur le feu.
"Il faut que je refroidisse l'eau. C'est ma seule chance de repousser ce feu," pensa-t-il désespérément et à son plus grand étonnement, l'eau se changea en un mélange d'eau et de glace. Il grogna et il poussa ses mains en avant. Le mélange d'eau et de glace commença à repousser le feu.
De l'autre côté, Lilian semblait être en transe. Tout ce qu'elle voyait, c'était un ennemi, un ennemi qui devait être détruit. Ses pupilles étaient entourées d'un cercle de feu et le feu ne venait pas seulement des ses mains, mais ses bras entiers étaient enflammés.
Elle remarqua que le feu était repoussé et elle gronda de colère en augmentant l'intensité du feu.
Harry recula de plusieurs pas devant l'augmentation de pression du feu, mais, avec une poussée de détermination, il poussa plus fort et le feu s'éteignit soudain et Lillian fut projeté en arrière par la force de l'eau.
Elle atterrit sur le sol avec violence et elle perdit connaissance.
Harry était à bout de souffle et tomba à genoux. Il regarda autour de lui, évaluant les dommages. La moitié de la Grande salle était couvert de cendres et remplis d'éclats de glace et de flaques d'eau. La table des professeurs et celle des Serdaigle était complètement carbonisée.
Lentement, les gens qui avaient fui revinrent dans la Grande salle avec hésitation, comme s'ils s'attendaient à être carbonisés à tout moment.
"Tout le monde retourne dans sa salle commune, tout de suite !" Aboya Rogue en se précipitant à l'intérieur, "Potter, vous restez, " ajouta-t-il et il se dirigea vers Lillian pour s'assurer qu'elle allait bien.
Harry vu Blaise lui adresser un sourire, lui indiquant qu'il allait bien et qu'il n'était pas blessé. Il était sûr que Blaise avait compris ce qui venait de se passer. Puis il réalisa avec choc ce qui venait de se passer. Austin était une foutue Pyro-élémentaliste et elle avait perdu le contrôle de son pouvoir. S'il n'avait pas été là, elle aurait tout détruit sur son chemin.
Rogue se leva et se dirigea vers Harry. "Est-ce que vous allez bien Potter ?"
"Oui monsieur."
"Bien, venez avec moi," dit-il et il conjura une civière où il plaça Lillian. Il les emmena à l'infirmerie où il eut une brève discussion avec madame Pomfresh avant de partir.
Madame Pomfresh se dirigea vers lui après avoir examiné Lillian. Elle lança plusieurs sorts et le regarda d'un air désapprobateur. "Cela ne fait même pas une semaine que vous avez quitté l'infirmerie et je vous revois déjà."
Harry sourit, "Ce n'est pas de ma faute si Lockhart est un prof inutile, madame."
Elle le fusilla du regard, "Eh bien d'après ce que je vois, vous allez bien, vous êtes simplement épuisé."
"Tant mieux, donc je peux m'en aller ?"
"Non, vous ne pouvez pas, le professeur Rogue est parti cherchez le directeur et il veut vous parler à tous les deux.
"Elle est évanouie, " pointa Harry. "Comment est-ce qu'il va nous parler à tous les deux ?"
"Elle est simplement endormie," dit Pomfresh d'une voix cinglante "Un simple enervatum et elle sera réveillée. Maintenant, allongez-vous et reposez vous en attendant le directeur, " dit-elle avant de retourner à son bureau.
Harry soupira et s'allongea. Il jeta un coup d'œil à Lillian qui dormait innocemment, inconsciente de la quantité de pouvoir qu'elle pouvait manier.
"Feu contre glace, hein ?" Dit-il à haute voix, puis il commença à sourire. "On dirait que j'ai gagné."
Dix minutes plus tard, le directeur entra dans l'infirmerie, suivis de Rogue et McGonagall. Ils se dirigèrent vers le lit d'Harry.
"Bonsoir Harry, " dit Dumbledore gentiment. "Comment te sens tu ?"
"Je vais bien monsieur, " répondit-il.
"Peux tu me dire ce qu'il s'est passé pendant ton duel avec Miss Austin ?"
Harry soupira, "Ça avait bien commencé monsieur, j'avais réussi à la désarmer avec un maléfice cuisant et j'ai cru que j'avais gagné. Je me suis incliné devant la foule et en regardant Austin, j'ai vu qu'elle avait l'air en feu et la seconde d'après, tout ce que je pouvais voir c'était du feu.
J'ai paniqué et lancé un aguamenti qui a réussi à tenir les flammes à distance. Puis après quelques minutes, l'eau de ma baguette à réussi à repousser le feu et à faire perdre connaissance à Austin, " finit-il.
"Vous êtes en train de me dire, Potter, qu'un simple aguamenti à réussi à repousser un feu d'une telle magnitude que mes sorts ont été inefficace ?" Dit Rogue avec sarcasme.
"Peut-être, " dit Harry en haussant les épaules, "J'avais peur et il y avait peut-être un peu d'accident magique impliqué."
"Hum... Peut-être, " dit Dumbledore d'un air pensif. "Je pense que nous devrions entendre ce qui est arrivé à Miss Austin pour lui avoir fait conjurer de telles flammes, " dit-il, ne croyant pas Harry mais laissant les choses telles qu'elles étaientt pour le moment.
"Vous ne croyez certainement pas ce garçon, Albus, " s'écria McGonagall "Un de mes élèves à été blessé !"
"Êtes-vous en train d'impliquer que j'ai menti et que Potter à blesser Miss Austin intentionnellement ?" Dit Rogue froidement.
McGonagall le fusilla du regard et Rogue lui lança un regard mauvais.
"Ça suffit, Severus, Minerva, c'était un club de duel et les accidents arrivent, " dit Dumbledore d'un ton ferme.
Harry n'en croyait pas ses oreilles. McGonagall était en train de l'accuser juste parce que son élève était blessé ! Il fronça les sourcils avec colère et il réalisa que McGonagall n'était pas aussi juste qu'il le pensait. Si cela se terminait en combat entre Serpentard et Gryffondor, elle supporterait les Gryffondor même s'ils étaient en faute.
"Enervatum, " dis Dumbledore doucement en pointant sa baguette sur Lillian.
Ses yeux s'ouvrirent et elle se leva en clignant des yeux rapidement. "Professeur Dumbledore ? Que faites vous dans le dortoir des filles ?"
Harry ricana et McGonagall lui lança un regard noir. Il l'ignora royalement.
Dumbledore ria doucement, "Mon enfant, vous êtes à l'infirmerie."
"L'infirmerie ? Qu'est-ce que je fais là ?" Dit-elle d'un air confus.
"Quelle est la dernière chose dont vous vous souvenez ?" Dit Dumbledore gentiment.
Elle fronça les sourcils, "Hum - ah oui le club de duel !" S'exclama-t-elle. "Je me battais en duel avec Potter et il m'a battu... Je me souviens de mettre mis en colère puis je me suis sentit bien et après... Plus rien. Je crois que je me suis évanoui."
"Vous rappelez-vous de quelques choses d'autre Mlle Austin, n'importe quoi ?"
"Euh... non, monsieur. Est-ce qu'il s'est passé quelque chose ?" Dit-elle nerveusement.
"Ce qu'il s'est passé, c'est que, après votre défaite, vous avez projeté sur lui un feu d'une telle intensité, qu'il a brûlé la moitié de la Grande salle, " dit Rogue avec un air méprisant. "Tous mes efforts pour éteindre le feu ont été vains, mais Potter à réussi d'une certaine façon à l'éteindre. Maintenant pouvez, vous nous dire comment vous avez réussi à projeter du feu de vos mains pour qu'on puisse reposer en paix."
"Je-je ne sais pas professeur," dit-elle d'une petite voix. "Je ne me souviens pas avoir fait tout ça, " murmura-t-elle.
"Severus, ne lui faites pas peur comme ça !" S'exclama McGonagall. "Tout va bien mon enfant, nous en reparlerons demain. Maintenant reposez-vous un peu, " dit-elle avec douceur.
"Très bien, je pense qu'il est temps pour nous de partir, " dit finalement Dumbledore " Minerva, Severus, veuillez m'accompagner dans mon bureau, " dit-il et les trois professeurs d'en allèrent.
Après leur départ, il y eut un silence dans l'infirmerie. Lillian essayait de comprendre ce qui s'était passé dans la Grande salle et Harry espérait qu'elle ne lui demanderait pas, ce qui était hautement improbable.
"Potter, " commença-t-elle avec hésitation.
"Punaise, " murmura-t-il et il fit semblant de dormir.
"Potter, " essaya-t-elle plus fort, mais Harry ne prit pas la peine de répondre.
Silencieusement, Lillian se glissa hors de son lit et se faufila près d'Harry. Elle le secoua fortement, en essayant de le réveiller même si elle ne savait pas qu'il ne dormait pas du tout. "Harry ! " Chuchota-t-elle dans son oreille.
Harry grogna d'irritation et se leva en fusillant Lillian du regard. "Qu'est-ce que tu veux Freckles ?" Dit-il, en essayant de la contrarier dans l'espoir qu'elle le laisserait tranquille.
Mais elle ne répondit pas à la provocation. Il l'a regardé de plus près et fut surpris de voir qu'elle avait l'air désespéré. En soupira, il répéta d'une voix plus douce, "Qu'est-ce qu'il y a ?"
"Après que tu m'ai touché avec ce sort, j'étais furieuse, furieuse contre moi-même pour avoir perdu. J'étais tellement furieuse que je voulais simplement te battre et te prouver que tu n'es pas aussi fort que tu le penses juste parce que tu sais faire de la magie sans baguette et parce que tu as la baguette la plus puissante au monde. Puis quelque chose s'est réveillé en moi... Quelque chose qui voulait se libérer et il... en quelque sorte... je ne sais pas ce qu'il s'est passé mais il a pris le contrôle de moi. Je me souviens de chaque détail, mais j'étais simplement spectateur de mes actions... Je... je sais que tu sais ce qu'il s'est passé... Je le sais parce que tu le sais toujours et je sais que tu peux me l'expliquer... Je t'en pris..."
Harry était silencieux. Il réfléchissait à ce qu'il devrait lui dire. Elle était extrêmement confuse et elle avait désespérément besoin de réponse.
"Pourquoi est-ce que tu n'as pas dit ça au directeur ? Pourquoi me dire ça à moi, un gars du même âge que toi au lieu d'un vielle homme de 150 ans qui est le sorcier le plus puissant de tous les temps ?" Demanda-t-il curieusement.
"Parce que... parce que... je ne sais pas ! Je sais juste que j'ai besoin de réponse et j'ai d'abord pensé à toi, pas Dumbledore, personne d'autre, " s'exclama-t-elle.
Harry la dévisagea intensément. Il ne comprenait pas pourquoi elle l'aurait choisie lui au lieu du célèbre directeur, même s'il avait les réponses à ses questions.
"Tu te souviens m'avoir dit que tu pouvais toucher le feu sans te faire brûler, " dit-il finalement.
"Ouais ?"
"Si tu peux toucher le feu alors pourquoi ne pourrais-tu pas conjurer du feu de tes mains ?"
"Je ne comprends pas, " dit-elle confuse.
Harry soupira, "Idiots de Gryffondor, " murmura-t-il. "Tu es une Pyro-élémentaliste, Freckles, - ça veut dire que tu as le pouvoir de lancer du feu, de toucher le feu et le plier à ta volonté. Plus simplement, tu es le feu."
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"Oh"
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Voilà j'espère que le chapitre vous à plus. N'hésitez pas à me dire ce que vous en pensez.
Ciao
Next: Noël arrive et les Serpentard font les fous. Harry règle ses compte avec les Weasley et Ron, Lillian et Hermione prennent du Polynectar. Ils vont en apprendre plus qu'ils n'avaient espérés.
Chapitre 12 - Une révélation choquante
