Hello hello, alors je vous avais promis une 'longue' suite, à l'heure où je vous écrit c'est même pas disposé dans ma tête.. donc.. pas de surprise XD !!
A tout à l'heure !
Reviews.. d'abord merci à tout ceux qui lisent et à ceux qui le complimente.. cette continuation n'est dû qu'à vos commentaires!
Marie-Pier : .. V.V.. merci pour l'assistance dont tu fais part c'est.. gentil XDD.. voilà là c'est cinq pages de plus :D c'est bon? ça rentre dans.. le long ?? XD. Kiss très fort ma chéwiie !
Luna 115 : 'gros comme un éléhant' MDRRR.. j'me suis trop marrer à cette métaphore XD!!.. donc voilà la dose attendue, merci de ta patience et grosses bises à toi !
Jenjen : ... merci VV oui euh.. la nouvelle qui c'est qui l'a invité là ?
Kas : MWA ahahahahahha.. salut Jenjen, ça f'sait longtemps, commetn allez vous toutes les deux ?
Killy : euh.. aut' part!
Soso, Bunny, Kyky: Merci encore et encore et toujours de votre soutien et voilà la suite
Kalas 1209 : pas de problème pour le bug moi c'est la même V.V.. et des fois c'est chiant è.é! Merci encore pour tes compliments, ça me touche toujours, ne t'en fait pour la joie qui a tendance à disparaitre, ta fin de fic est toute prête.. et aussi très proche T.T XD!
Donc voilà oui bon c'est pas original comme réponse mais bon XD.. Je remercie encore et encore et enc.. bref, et n'hésitez pas encore à m'y bombarder !!! ma boite mail elle a encore du stock de libre XD !
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Chapitre 11 : .Les abysses t'invitent…
La chance appartient à ceux qui ne la méritent pas.. Et ..
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Les deux adolescents commençaient à débarrasser la table, et le russe en profita pour plaisanter.
« aah et puis Spiderman c'est même pas lui qui f'ra son gâteau, il se l'achètera, ou alors il demandera à son bouffon vert de lui en ramener un !!
- pfrhihihi.. bah nooon pas le bouffon vert, c'est …mihihihihi.. son ennemi !!
- Oui tu as raison.. bah.. à sa tante, il f'ra du spiritisme ahahaha !!
- Spiritisme.. mm ?... moi .. j'aime pas..mm.. ça fait peuuur …
- Wouuuuuuh je suis ton .. pèèèèèère !!! »
Le bruit d'une porte qui s'ouvrit… le bruit d'un déclic, celui où la serrure s'ouvre et la poignée se baisse, celui où à la suite d'une partie latérale de la porte de la rouille qui commence à ronger le métal, celui d'où vient un crissement, et puis, des pas.. Une double paire de pas.. des talons.. et…
Le jeune chinois trembla très fort, il sentit son petit cœur battre très fort, rapidement, encore plus vite, il sentit sa tête battre comme une enclume, comme si les tempes jouaient des percussions, ses membres s'échauffaient il se sentait même suer, c'était atroce, mais ce qu'il sentit le plus c'était ce qui allait suivre. Kaï ne savait pas quoi faire, d'ailleurs QUE FAIRE ??? il devait à tout prix faire en sorte que les dégâts soit minimiser mais.. comment ? Une ombre surgit du seuil de la porte de la cuisine, s'avancer, une autre se dandiner, elles fusionnent et pourtant qu'une se présente au pas de la porte.
Tu le sens ce regard qui te transperce l'esprit qui s'accapare avec férocité ton cœur et ne te transmet qu'une violence incroyable qui court et t'envoie tout le long de l'échine un spasme brusque. Rei sursauta. Puis, un doigt qui se pointe sur ton ami, tu sais celui que tu aimes, tu le regardes, tu le dévisage, tu ne veux pas qu'il s'en aille, jouis toi de son regarde, contemple le, admire ces yeux cramoisi qui ne te suivront plus… plus….
« Ecoutez monsieur, je ne sais pas ce que vous pensez, mais Rei n'y est pour rien, pour rien du tout. »
Et écoute pour la dernière fois cette voix qui fut si douce pour toi, qui te réconforta tant, et qui te fit tant de bien à ton cher cœur qui ne s'en lassait pas. Et entends là maintenant se noircir si soudainement, entends là prendre ses veines et les gonfler jusqu'à se forcer à rester calme, regarde la s'assombrir comme une accumulation de nuages juste avant l'orage, regarde le maintenant, te défendre, t'aider, te prendre sous son aile, te prendre.. te descendre, te préparer un testament, t'écrire et te faire signer les derniers mots de cette journée.
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« C'est simple je raccompagne ma copine je veux pas te voir ici c'est compris ? »
Kaï ne répliqua pas, cela ne servait à rien face à ce borgne. Alors il attendit son départ. Un silence dédaigneux s'empara de l'ambiance soudainement glaçante. Rei n'arrivait pas à faire un pas, qu'est ce qu'il allait devenir ? qu'est ce qu'il allait lui faire cette fois ci ? c'est sur, c'est sur… Il ferma lentement les yeux, il ne voulait pas penser, mais elles, elles ne pensaient qu'à elles, alors les voilà à la charge, qui le martelaient de « et si il te bats, après tout on a l'habitude ça va JUSTE faire plus mal que d'habitude » et de « Mais.. et Kaï, qu'est ce qu'il va dire ? » et puis il ne faut pas oublier « et si il m'enlevait de l'école » et encore.. et surtout et là.. et là… et là l'autiste mit ses mains sur ses yeux, il ne voulait pas penser, il ne voulait pas être sûr de ça, il ne voulait pas qu-… Voilà, il ne faut pas t'en faire, regarde, il y en a un qui ne te lâchera pas, il te l'a promis, il ne t'oubliera jamais.
« ça va aller Rei. Je te le promets. On trouvera une solution. »
Puis.. puis pourquoi ça fait si mal au cœur, pourquoi la boule qui s'était effacé de manière éphémère dure tout d'un coup dans la gorge ? Le voir s'en aller c'est comme s'approcher de la guillotine, le voir s'en aller c'est plonger dans le noir, le voir s'en aller.. c'est la suite qui n'est pas prête de terminer.
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« … Hn ! »
Kaï soupira il en était à sa deuxième cigarette quand le rouquin se pointa sur le pont en croisant le regard discret de son compatriote. Mais ce n'est pas sans se douter du courage qui poignarde le cœur du saphir.
« Vous.. vous vous êtes fait un ciné ?
- Non, on a terminé en se demandant si tu voulais pas v'nir faire un billard avec nous ? »
Kaï en ralluma une troisième mais celle là, Tala la prit et la fuma.
« Il t'arrive quoi ? »
Kaï longea de ses yeux le panorama qu'offrait le pont en sentant le vent jouer avec ses franges couleur argent. Puis il soupira longuement. Il se prenait la tête … mais il savait que ça devenait un poids et ça prenait même de l'ampleur, et il savait aussi qu'en informer Tala était d'une totale indifférence pour ce dernier. Alors, il rangea son briquet et se tourna en souriant à l'autre qui roula ses yeux.
« Pourquoi tu mets toujours autant de temps à répondre ?
- parce que tu connais la réponse. »
Forcément vu comme ça V.V
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Des jours passent, marquent le pas et s'arrêtent comme pour regarder, eux même, les différents contrastes entre rues, immeubles, maisons, groupes de gens et solitaires…
Des nuits qui laissent leurs séquelles en marquant d'une croix rouge que les jours aiment les cadeaux…
Des temps où on a cru qu'il fallait ne pas les oublier, qu'on a oublié et qui courroucés reviennent en doublant leur fardeau…
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Une cour qui peu à peu se remplit de présences humaines juvéniles, adolescentes, adultes, inconscients, effarants, égoïstes et enchanteurs, toujours prêts à des nouvelles toutes aussi anodines les une que les autres, ceux qui écoutent, ceux qui de leur bouche en sorte des neuves et des comiques ceux qui de leurs yeux jouent du temps, et…
Et la sonnerie qui les rappellent tous à l'ordre, elle est forte cette sonnerie elle leur rabat à tous leurs clapets !
Une classe qui finit par ne plus aimer le silence tant il y avait des choses à se raconter, alors ça recommence, d'une table à l'autre, ni queue ni tête, des fois on se demanderait presque ce qu'il y avait de drôle, et puis..
Et puis discrètement quasiment effaçable cette paire d'yeux qui se faufile à travers les crânes plus ou moins sensés de la classe, qui scanne, qui parcoure et qui cherche qui ne trouve pas, qui attends jusqu'à la dernière seconde et..
La dernière seconde arriva, cette dernière arriva avec une présence masculine qui ferma la porte derrière lui, et personne n'arriva derrière.. Mais il attendait, et il attendra.
C'est un cours qui commence, les minois tellement joyeux au début devinrent de bois pendant deux heures entières.
« Deux heures de tortures numériques….
- Kyomina je t'ai entendu, au tableau !
-.. bah j'ai parlé doucement en plus !! »
C'est un cours qui se termine et toujours la paire d'yeux qui fixe intensément la porte ouverte laissant 15 longues minutes d'essoufflement à 24 élèves qui en profitèrent pour rouvrir leurs bouches, tels des pies qui s'étaient perdus de vue pendant 15ans, tout en se dirigeant vers la sortie.
Mais ces deux rubis eux, ne trouvaient pas leur bonheur.
Kaï referma son sac et se mit hors des bâtiments et tira une cigarette, la fuma nerveusement. Puis arrivèrent les deux charmants complices.
« Bah quoi !!... attends laisse moi deviner tu fais la gueule parce que ton pote l'attard- »
Un poing, sec, brutal, quelque chose d'éphémère qui revient en « brûlant une pommette », s'étant écraser lourdement, il fit faire au visage de Tala une volte face.
« MAIS CA VA PAS NON ??? »
Kaï s'en alla dans la cafétéria.
$- ça mon vieux j't'avais pourtant prévenu fallait pas la rajouter !-$
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À midi, l'ambiance était calme à croire que la demi journée les avait suffit à les fatiguer. On entendit presque que les tintements des couverts accompagnés de ceux des verres, et des mastications, quelques rares plaisanteries…
« Tala je suis désolé. »
Mais le Tala en question, une joue légèrement bosselée et rougie par le coup, ne répondit rien, fuyant même le regard un peu agacé de l'autre.
« 'tain Tala toi aussi j't'avait pas dit de se foutre de sa gueule tu crois que c'est marrant pour lui ? tu crois que .. pff.. laisse tombé j'te croyais plus intelligent, tu me déçois.
- QUOI ??
- 'tain ferme là bordel !!
- mais attends, moi , je te déçois.. c'est qui qui vient de me foutre un pain, c'est qui qui ..tsss.. Allez arrête ces caprices de gosses ! toi aussi, arrête de te la jouer généreux quand tu peux rien faire pour lui ! »
Sur ces derniers mots le rouquin prit son plateau, le rangea puis rejoint Bryan à une partie de basket ball. Tandis que Kaï réfléchit à ses derniers mots. Tala n'avait pas tout à fait tort, c'est vrai ça.. il ne pouvait rien faire pour lui. Il n'avait rien fait hier soir pour limiter les dégâts, il avait même au contraire, enfoncer Rei dans l'interdit.. et là, et là … il ne faisait rien encore, mais qu'est ce qu'il fallait qu'il fasse ? Ce qu'il n'aurait jamais du faire. Le connaître, si .. s'il n'avait pas eu cette envie de le connaître, si il n'avait pas eu ce besoin de vouloir revoir son passé, si il avait pas éprouvé ce vouloir de l'aider. Il n'aurait pas eu tout ça, il n'y aurait pas eu de nouvelle amitié transparente et fragile, il n'y aurait pas eu de conflits avec son véritable ami, il ne serait pas dans une impasse, il ne serait pas en train de déprimé, il aurait arrêter la cigarette plus vite que prévu, il… pfff…..
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L'horloge.. fameux cadran blanc avec ses aiguilles deux aiguilles neutres et une rouge.. tic, tac, tic, tac, tic, tac… allez.. bouge plus vite que ça, y a ma maison qui m'attends tu le sais ça ?.. en plus elle se fout de moi…
Les fenêtres, de laaaaaaaarges fenêtres, leurs plaintes sales, mais sales, on dirait qu'elles n'ont pas vu le chiffon depuis leurs installations XD !.. dehors, le ciel maussade gris plomb n'aidait pas à rendre le sourire à quelques élèves qui prêtaient plus d'attention aux décors qu'aux leçons de professeur, pourtant attrayante pour certains. Mais .. la physiques n'est jamais une matières très aimé dans cette classe.
OUF ! enfin, cette sonnerie, c'est celle qu'on voudrait entendre tout le temps, et dire qu'on revient de vacances ! on aimerait encore qu'ils viennent. Un attroupement humainement bestiales traversent la salle en moins de deux et au bout de quelques secondes se trouvaient dehors pour exploser leur envie de souffler qui avait tenu trois heures d'affilés.
Un seul élève se rendit auprès de la blonde trentaine mère d'un enfant qui empilait ses feuilles.
« Oui Kaï que désire tu ? »
Au départ un long silence accompagna et renforça son hésitation puis.. c'est le courage qui tissa le reste.
« ..euh.. j'voulais savoir si.. enfin, Rei.. il est pas là alors j'voulais savoir si bah vous aviez eu quelques nouvelles…. »
Kaï s'en voulait à mort d'avoir sortit ça de manière débutante et craintive comme un agneau qui discuterai avec un coq fier de son plumage !.. Il s'en voulait de ne pas avoir été un peu plus noble et professionnel dans la démarche mais le tout c'est que ce soit sortit et que le message avait été compris. Et la réponse contrairement à cette semblant de question, elle fut clair, net et précise.
« Non. Non, je n'ai pas eu de nouvelles. »
Le saphir russe formula un merci et s'en alla bien vite de l'établissement, il étouffait, il pensait encore au déjeuner, il s'était dit qu'il allait rayer le chinois de sa liste mais il en était encore à s'inquiéter pour lui, il s'était dit qu'il n'y penserai plus et c'est chaque seconde qui passe qui le fait s'inquiéter encore plus. Il soupira en regardant le ciel… y a des fois faut arrêter de se prendre la tête pour des trucs aussi…
« Salut Kaï ! t'avais pas l'air dans ton assiette aujourd'hui tu t'es même battu av-
- OH tout de suite battu !! c'est bon c'est un pain c'est rien, tu dramatises, comme si c'était la fin du monde !!!
- mais.. ah ! tu vois tu t'énerves !
- j'm'énerve pas là parce que si j'étais énervé tu serais à l'aut' bout de la rue !
- C'est bon, c'est bon, j'dis plus rien.. à demain ! »
Le français s'était aperçu que son camarade était piqué à vif, pourquoi ? il ne le savait pas mais en ces circonstances, il valait mieux éviter toute confrontation !
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« Oh mon chéri alors ça s'est bien passé la rentrée ? »
Aucune réponse, presque banal, sauf que à l'habitude il venait goûter en étant forcé de rester avec ses parents, là il monta directement dans sa chambre. Sa mère en fut surpris et le suivit mais.
« Quoi ?
- Comment ça quoi ? d'abord tu réponds pas à ma question, ensuite tu parles de façon agressive et c'est toi qui questionne ? qu'est ce qu'il te prend ? c'est pas comme ça qu'on parle à sa mère, tu sais ce que tu me fais ? hein ? tu me manques de respect. Oui et.. ET.. me fermes pas la porte.. espèce de.. Grr, si ton père le savait !! »
La mère descendit les escaliers en marmonnant des sermons qui s'envolaient dans les ondes électroniques de la télévision.
Par contre, dans la chambre du russe, c'est plutôt un silence pesant qui restait au dessus de lui. Il regardait son agenda. $- tsss, genre j'aurais bien envie de faire mes devoirs-$, il regarda son bureau, fouilla dans ses poches… sortit au balcon et fuma une cigarette puis sortit de sa poche son portable et se mit à pianoter quelques chiffres…
« tuuuuuuuuut… tuuuuuuuuuut… tu-biip-.. le numéro que vous demandez n'est plus attribué veuill - clic »
$- QUOI ??-
Il refit le numéro, et vérifia avant de le lancer la composition de ce dernier.. puis..
« tuuuut .. tu.. le numéro que v-«
$- Mais, mais c'est pas possible, qu'est ce qu… il a fait quoi à son portable ? vendu ? non, c'set.. enfin.. Rei ? Rei mais qu'est ce qu'il t'es arrivé ?-$
Le vent seulement reprit ce silence qui devenait lourd, lourd de pensées, lourd d'émotion, lourd de question..
Elles étaient là, toujours, sans préavis, mais présentes elle.
Le russe se releva et s'accouda, et.. laissa ses yeux faire un tour aveugle du terrain, il s'imaginait, il s'imaginait le jeune autiste s'être fait battre violemment, s'être fait engueuler, s'être … il s'était déjà fait violer, que pouvait il arriver de pire… ….
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Le jour s'est levé.
Un jour qui se lève et qui en fait lever plusieurs avec lui, qui accompagne certains de bonne humeur, d'autres dans le brouillard, d'autres encore maussade, sans sourire, habituel ? non ce sourire presque sans vie n'est pas habituel… Ce jour ressemble aux autres, Presque, ce jour l'enfonce de plus en plus, dans un abîme profond qu'il ne veut plus remonter.
« Une connerie.. et c'est fini. »
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Le couloir est long, du monde, non, enfin oui, on s'en fiche toute façon le couloir n'est là que pour être passé. Le russe pensa qu'il n'était qu'un mouton parmis tant d'autre forcé à subir les mêmes chemins, les mêmes conditions de scolarité.. surtout à cause de sa nature noble fière et sans défauts, un « sensé » modèle dans cette école…
« tss.. le jour où j'péterai un cable là dedans !
- je s'rai pas là à ce moment là !!
- …
- Ooh souris Kaï, ça rend la vie plus facile… si si j't'assure !! »
Oliver fit un sourire radieux à son camarade de classe qui.. ne l'accompagna pas. (c'est Kaï quand même V.V)
Ils rentrèrent dans cette salle. Salle de Français… Ce qui était commun dans la tête de ces deux écoliers étaient leur contrôle de Français préparés et déjà sur leur table.
$- Chouette-$
10 minutes après que la porte soie fermée en signe de commencement du cours elle fut objet de tambour léger et sec.
« Oui.. »
Un des gardiens de l'école s'entretenu avec le professeur tandis qu'un élève se dirigea vers le fond de la classe, les têtes curieuses se levèrent et s'aperçurent…
« roo.. hihi, j'croyais il était mort moii !!
- Tyson tu es méprisant !
- Oh ça va hein, c'était pour rire
- oh laisse moi reprendre mon souffle, fit Oliver d'un ton stoïquement ironique. »
Puis les élèves se turent de peur de répercussion sur leurs notes de contrôle. Mais une paire de rubis regarda intensément cette silhouette qui venait de prendre place, à celle où il l'avait aperçut pour la première fois. Cette ombre sombre, qui était caché derrière cette masse capillaire en fouillis, ces yeux au saphir ne s'y étaient pas détachés.. et auraient continuer si l'heure ne tournait pas en la faveur de la vitesse….
-
La sonnerie retentit, cette sonnerie qui ramène à tous à l'heure fatidique du rendu de copie.. celle où tous les élèves sentent malgré tout leur petite angoisse s'évanouir à la venue d'une longue pause de un quart d'heure. L'attroupement habituel sortit en laissant le silence peu de choix que de se retirer pour laisser place au soulagement, et à l'envie de raconter encore et encore, et de jouer, et d'oublier, et de s'appeler, et de casser une petite chose, et de devoir assouvir un besoin vital. Le professeur ayant l'intégralité des copies moins une, s'en alla en laissant dans la pièce scolaire.. Deux élèves, l'un venant de boucler son cartable et rejoignit l'autre affaissé sur sa table le dos face au arrivant.
Kaï prit une bonne bouffée d'air avant de..
$- .. allez n'importe quoi.. comment t'as commencé la dernière fois ? alleeeez.. -$
Pas de paroles. Un acte…
Le russe posa sa main sur l'épaule du chinois qui sursauta, Kaï sourit au répondu quoique un peu surpris. Il vit de ses rubis oculaire, la tête faire un quart de tour, puis.. puis…
Kaî dévisagea l'action, la revoilà revenu au point de départ si vite, si viiite !
« Rei.. euh… ça va ? non.. c'est pas ce que je voulais dire .. désolé… »
Kaï s'accroupit et secoua l'avant bras de Rei, puis prit son poignet et le bougea.. et
Il vit une tête faire non de la tête, nerveux ou craintif mais rapide.
Le plus grand des deux se leva et posa une main qui caressa sa tête, cette tête qu'il pouvait sentir sèche..
« … écoute..euh… tu veux pas descendre ?.. en bas.. enfin, dans la cour. »
Aucune réaction.
Kaï se sentit .. obligé de se raffirmer. Il se mit derrière l'adolescent assis et le fit relever puis l'autre se leva violemment poussa le russe et s'en alla vite, s'enfuit presque de lui, fuit de l'esprit chaleureux du russe.. Ce dernier le suivit du regard, suivit cette drôle de réaction, et fut déçu si déçu qu'il sentit son cœur pleurer… Mais pourquoi il fait ça ? pourquoi ? Il sait pourtant qu'il n'y a personne pour le contredire, pour le menacer ? pour le violenter, pour l'agresser, et encore plus personne pour rapporter ces actions, il n'y avait pas de danger à ce qu'ils s'entretiennent. Pourquoi fuit il ? pourquoi ne lui a-t-il même pas adresser de mots ? pourquoi ne voulait il à peine le regarder ? serait ce alors… serait ce même certainement ce tiers menaçant, ce tiers qui est connu pour être son bourreau, son tuteur et son « pèèère »…
Dans la cour ça faisait sa 5e. Sa cinquième qui fumait rapidement, comme un pompier, comme si il n'avait pas fumé depuis justement 5 ans et que son corps dépendait énormément de cette chose qui tue à petits feux. Il admirait le ciel pour sa beauté uniforme, pour son changeant capricieux, pour la chaleur absente qui dégageait de ce soleil aussi disparu que le reste, et de ces globules brumeux qui s'accumulaient pour assurer leur présence… Et puis enfin de son meilleur ami qui faisait une mine de zombie.
« t'as fumé un joint ou quoi ?
- Nooon t'arrive à blagueeeer !!.. pourtant c'est toi qui vient de te faire la moitié d'un paquet de cigarette, et c'est moi qui tire une tronche de mort vivant mais bien sur ! »
Le rouquin s'assit sur les escalier de la cour aux côtés de son compatriote.
« l'est où Brian ?
- parti défoncer la gueule à Spencer pask'il est parti en vacances sans lui.
- je plains Spencer.
- Bof, il s'en tirera comme toutes les aut' fois !
- oué.
- Un café ?
-… oué. »
Les deux russes se dirigèrent à la cafétéria, suivi d'un regard discret, tellement discret que Echo même aurait paru voyante à côté !.. ce regard d'or, ne les quitta pas, jusqu'à leur retour, puis les virent s'amuser, ils entendit de là où il était le rire de son « ami », de celui qui ne devait plus parler. Il se retint de verser des rivières qui n'en finirait pas, il se retint d'éclater au sanglots jusqu'à y perdre son âme, il se retint de tomber de son précipice et pour ne pas voir les blessures de son coeur qui se taillaient un chemin jusqu'au centre, il s'éclipsa en direction de la salle de classe d'où se passera le cours suivant.
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Plusieurs jours ont passés, ces jours ci Kaï avaient essayé encore une fois de chercher une conversation avec l'autiste, mais à chaque fois il s'enfuit, à maintes reprises, le russe le forçait, le coinçait ou le suivait jusqu'à une impasse, mais à maintes reprises, cette occasion fila entre ses mains, il en eut marre et se décida à ne plus le voir, à ne plus le vivre.. Il laissa tomber.
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Le week-end commençait bien, Kaï et sa bande étaient parti se faire un ciné. Et après les voilà en goûter dans un énorme centre commercial. Ce peuple qui n'arrêtait pas de bouger laissait à l'ambiance une texture étouffante et bruyante. Puis….
C'est comme un vent qui passe, un vent qui poste une lettre à une personne, des yeux qui se perdent dans le peu de seconde et qui recueille une vue imprenable, insoutenable, et toute ces choses qui vous remontent, ces choses qui rendent votre culpabilité si soudaine.. Cette fraction de seconde qui vous ramène à la réalité.
Pourtant il sait qu'il l'a vu. Il sait qu'il l'a vue sourire ! Et aussi qu'il était accompagné. Mais en fait il l'a vu sourire mais ce sourire.. il était à vous.
Kaï avait aperçut Rei lui sourire. Comme si.. qu'il ne devait pas s'inquiéter, comme si il ne devait plus faire attention à lui, comme si, il pouvait, il avait l'autorisation de le laisser, de ne plus s'y occuper à présent, comme si… et c'est un soulagement sans égal qui laissait passer par un long soupir un très long soupir…
« Dis le tout de suite si tu t'ennuies bouffon !
-.. tu m'as insulté là…
- Roo ça va hein, pas obligé de le prendre mal aussi
- non pas du tout juste me prendre pour un bouffon qui amuse Messire Tala avec de piètres conneries mais c'est bien suur… »
Un éclatement de rire inter locale fit dégager le soulagement pour laisser place à de l'amusement made in Russie. Un peu de Vodka et un poker entre amis dans la chambre de Kaï…
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« ..mm.. Oooo… mm… j'espèère…mm que .. tu m'oublieras…mm…. Kaï »
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Un tournant de la rue.. et.. une impasse. Ah oui.. c'est vrai c'était à la deuxième rue qu'il fallait tourner, alors on ret-… mais au moment où l'autiste se retourne un couple d'hommes à la fleur de l'âge à la posture malfaisante s'approche de lui. Les deux globes d'or firent le tour de la situation. Que faire ? crier, qui voudrait l'entendre, s'enfuir, ils occupent la sortie. Grimper ? le mur est trop raide.. il recula pendant que les deux autres rattrapent la distance qui sépare la peur de la persécution.
La roue aime la balance, et cette fois quelle miséricorde, elle rentre ENFIN dans la marge du hasard et convient le proverbe que tous proclament unanimement.
Des pas qui se rapprochent, d'autres qui hésitent et qui tremble, et encore d'autres cela, c'est le Destin qui l'a amené comme plume au vent, comme bouclier au gardien…
« .. aaalleeeeeeez je sais que tu viens de te bourrer de pognons, alors active ! »
L'autiste trembla de tout ses membres, il fit non, un hochement excessif, craintif, rapide, suant, horriblement sous pression.
Si je perds l'argent.. si.. alors…
Il se mit à prier et à fermer les yeux en versant des larmes, à leur demander grâce, à leur faire comprendre, qu'il se sont tromper de cible, qu'il y avait mieux pour eux, qu'ils n'auront rien gagné mais.. quand la répugnance a pris leur cœur, que leur faire comprendre ? Dangereuse, soudaine, imprévu mais calculée, on l'a déjà vu à l'œuvre, on l'a déjà connu, elle nous a tant voulu, encore une nouvelle fois, mais.. mais.. et pourtant cher enfant, tes sanglots, ils ne servent toujours à rien, tes pleurs couleront à flots mais jamais n'ont créer de trouble sur l'onde, tes cris, tu les as toi-même étouffer par ta peur, ta peur d'être, ta peur de demeurer et ton désir qui a succomber.
Il ferma les yeux, il serra les poings et croisa ses bras au dessus de son visage, il se fit violemment couper le souffle au niveau du ventre, flancha et tomba par terre se blottit, se fit prendre des coups, entendit leur rire moqueur, entendit leur souffle saccadée des grandes bouffées d'air joyeuses, puis on entendit, on sentit des tissus se tordre, des cris fustiger, des coups mais des coups entre EUX. Ils se battent, l'un a peut être involontairement taper l'autre.. mais la peur à sentir leur gigantesque ombre engloutir son tout petit corps, son si petit cœur, il se garda de se relever et de toute manière, il fut trop endolori. Il eut trop de peine et trop de mal à se relever, à se reprendre, à se réveiller.. à ouvrir un œil à se garder conscient, à se prendre en main.. à sentir la main qui le secoue, il se sentit (bizarrement) retisser sous cette pression, il sentit son corps se crisper, la force de la peur, plus forte que n'importe qu'elle autre..
« Rei.. »
Il entendit, il ne voulait pas, mais il avait entendu et encore et encore
« Rei, rei ?? Rei !!! »
Il sentit un brin de souffle chaud près de son cou, une main chaude lui caresser une frange, il sait qui c'est. Il a juste peur de le voir, il a juste peur de se voir le voir comme ça, en de telles circonstances. Mais il prit plaisir à sentir ce souffle agglomérer de fumée de cigarette, il prit plaisir à sentir cette ombre l'attendre, il sentit plaisir ensuite à sentir ce noir s'avancer gentiment et passer sur son corps, il sentit se réchauffer son âme quand il sentit des mains le soutenir à pouvoir rester assis, à pouvoir atterrir dans ses bras, il est si foort… il est si fooort, il plongea sa tête sur la poitrine de Kaï
« …mm… »
Il sentit encore ses larmes coulées, la douleur qui tiraillait ses membres qui fit contraste aux caresses sur son dos. Salées non ? mais sucrés après.. tu ne crois pas ?
Kaï entre ses bras un jeune chinois, qui se laissait emmener , doucement, tranquillement. Puis, il avait peut être des choses à faire, il avait certainement autre chose que de flâner comme lui dans ses ruelles ? il avait.. l'autiste se ressaisit, et fit un effort herculéen pour se relever, chancela et se tint avec le mur, il ouvra ses prunelles couleur miel et s'aperçut que Kaï avait un triste regard…
« Pourquoi.. tu m'as fui ? »
Un courant d'air, qui anima quelques déchets, qui releva quelques franges, qui révéla quelques blessures physiques, qui ranima une flamme de l'espoir, qui raviva les braises perdues d'une amitié…
Mais qui n'effaça pas les coulées d'argent, n'effaça pas le devoir de répondre à cette question.
Mais.. ramena du courage brûlant de renouer une partie coupée.
« C'est lui pas vrai ? »
tétanisé, l'autiste ne sut que répondre, mentir ? non plus pour lui.
« … m… je croyais…. Sss.. tu étais..ff… fâché…. Mm… tt… »
à travers la pénombre, il vit les cheveux de Kaï bouger de façon à comprendre une négation.
« Qu'est ce qu'il te f'sait dire ça ?hein ? c'est lui qui t'as encore bourré le crâne ? tu va croire tout ce qu'il te dit ou quoi ?.. arrête .. arrête de prendre tout ce qui dit à cœur.. t'es con ou quoi ? »
t'es con ou quoi ?
t'es con ou quoi ?
il ferma lentement les yeux… et pourtant, il avait raison non ? il n'est pas fâché là Kaï à dire .. à dire ç… ça.. Il sanglota, il ne souhaitait pas que Kaï le voie, il ne souhaitait plus que Kaï le voit, il ne souhaitait plus qu'ils se voient, ils ne souhaitaient plus le voir.. en courant, et toujours en train de courir, en s'échappant, s'échapper de la vérité ? de son ombre, de ses choses comme des pattes velues qui voulaient à tout pris le resserrer.. il sortit de l'impasse pour s'en diriger vers une autre, celle qui l'amènera au gouffre.. au gouffre des abysses…
-
« merde .. c'est ça ? »
Deux sourcils froncés..
« pourtant tu maîtrisais là, franchement tu pouvais faire mieux !
-.. j'voulais lui faire comprendre
- c'est ça, bah en attendant tu lui as encore fait m-
- ça va ok je suis assez grand pour l'avoir compris ! »
Il raccrocha. Oui il l'avait compris, trop tard, mais compris !... et si.. et si il n'était jamais trop tard pour revenir ? et si ?... et si on revenait là où on a coupé ?
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Il attendit devant le couloir, il savait qu'il ne sortirait pas vu qu'on ne changeait pas de classe. Il attendrait l'heure.
Elle ne fut pas longue, l'attente.
Juste assez pour revoir les situations possibles.
Un regard azuré qui souhaite bonne chance, un autre glacial qui souhaite la rapidité de l'affaire. Un lavande qu'en a rien à faire, des tonnes de regards 'genre comment t'as fait pour mettre une heure à l'avoir terminé ce p de contrôle !!' et ensuite, un autre regard consentant d'un adulte qui ne comprenait rien de la suite. Et enfin, son tour de regard, son tour à.. le prendre l'autre regard, à l'attraper, à ne plus le lâcher, à lui faire comprendre, que l'erreur est faite pour être regarder effacée et réparée. As t'il compris la signification de son regard à lui ? as t'il compris ce regard ? l'as t'il compris ?
« Rei… … ………… .. »
il se pencha un peu plus souffla à son oreille.
« Tu seras toujours mon ami. Tu le resteras toujours.. même si ;.. j'fais des conneries… »
Surprise ?
Pas plus que celui qui a lancé les dés, et tu n'as plus qu'à les reprendre ?non ? …. Ah, un joueur a pris ta place, c'est un invité surprise, c'est.. le Doute.
Des yeux cramoisis qui cherche le pourquoi de l'absence de réponse, il ne comprenne pas ces sourcils qui restes sur leur position craintive, il ne comprenne pas pourquoi ces lèvres ne s'incurve pas, il ne comprenne pas, mais …
Ils sentent maintenant ce gêne, cet embarras, cette rechercher de compréhension.. il comprenne qu'ils manquent une preuve. Et cette preuve. Où était elle ?.. où la trouver.. alors…
…
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…
« Tu te souviens de ce que je t'ai dit ? »
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Avachi sur son bureau. Absent, jamais avec les autres, toujours uniquement là pour faire décor, parce que.. jamais il ne sera comme eux,.. il a cessé les efforts, il a cessé de copier, de se mettre en rang avec eux, il vient, enveloppe corporelle avec un sens, une coquille charnelle sans âme, elle vient parce qu'il faut. Que fait elle ? rien.. elle trace mentalement des ronds sur le bureau, elle regarde, le ciel, le bout de ciel de sa tête qui ne veut plus faire comme toutes les autres, c'est-à-dire rester haute et écouter, retenir, comprendre apprendre.. Il vient, mais bon.. une fois il était en retard, il était resté toute la journée sur le banc de touche et personne n'est venu se poser des questions, parce que tout le monde l'a oublié, tout le monde ne le regarde pas, tout le monde se regarde, tout le monde aime à ne pas parler de ça, à ne pas se soucier de ça, à oublier ce qu'il fait, ce qu'il f'ra, ce qu'il essayait de faire, tout ce monde.. c'est normal. Il n'y était pas de ce monde… il était aut' part…
Un jour, deux mondes, un jour, un monde..
Tout ça parce qu'on l'a changé de classe, il fallait les laisser faire leur classe européenne, il fallait les laisser voyager, toi tu n'en as pas besoin..
Un jour une nuit
Un jour, les yeux ouverts, garde toi de bouger
La nuit les yeux fermés, garde toi de penser
Un jour, deux nuits,
Un jour à la maison
Deux nuits c'est dehooors…
Et puis.. un jour parce qu'il faut se lever, faire ce qui a été dit, ah comme ça sans elles il y a pas de problème…
Une nuit, la prochaine fois ferme la et fais ce qu'on te dit.
Ces jours qui passent, tu le sens ?.. ces jours qui passent que fait il lui ? De l'autre côté de la barrière humaine ?
Rei pense à Kaï
Kaï pense t'il à Rei ?
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Sous ce crépuscule d'or sur un balcon, s'envole une fumée blanche sale de nocifs gris…
« Je t'aurai payer un avion… »
il rentre.. mais n'est pas sorti de ses pensées …
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A y est !! XDDD oui j'ai mis un peu plus de temps que prévu maiiis bon.. j'l'ai fait c'est déjà ça non ?
Euh.. ah bah oui j'ai oublié de prévenir.. non mais moi je suis fan de mouchoir lotus V.V XD !
Bon bé plus rien à dire, si il y a des parties que vous n'avez pas compris euuuh faîtes moi un tit send message, j'vous y répondrai illico prestooo..
Boonne nuiiiit les petiiiits !!!
