Chapitre 10

- Si j'étais dans ta situation hein… Qui se serait douté qu'il pouvait te posséder à sa guise, toi aussi ?

- Tu te trompes. S'il pouvait me posséder, comme d'autres, alors tu lui ferais face tout entier.

- Alors explique-moi pourquoi certains de ses traits sont visibles en toi ?

- Qui sait, acheva-t-elle simplement en haussant les épaules.

A peine eut-elle achevé son mouvement que le sol de la pièce craquela avant de s'effondrer. Satisfait d'un tel déroulement de la situation, Byakuran sourit de cette manière déplaisante, la fixant avec folie et excitation tandis qu'aucun des deux ne bougeaient. Ils s'éloignaient à cause de la destruction à leurs pieds, mais aucuns des deux ne baissaient les yeux ou ne s'attaquaient.

Toutefois, ils se firent interrompre par l'arrivée inattendue d'un bon nombre de Millefior, tous ayant entendu le chahut au dernier étage de la base. Le sol redevint ce qu'il était, et tous accoururent sur la jeune fille. Cette dernière parvint à les éviter et les attaqua tout en s'enfuyant dans la bibliothèque du décoloré. Celui-ci, remarquant les dégâts qu'ils venaient de causer dans son bureau, ne souhaitait que l'on s'en prenne à ses appartements. Ainsi, ils leurs interdits de la suivre, qu'il allait s'en charger.

- Monsieur ! s'écria une jeune femme, vous n'avez rien ?

- Bien sûr que non, sourit-il. Cela aurait pu dégénérer, mais vous êtes arrivés juste à temps.

Son regard trompait ses paroles reconnaissantes. La jeune femme se sentit mal à l'aise, angoissée, menacée… Elle se fit toute petite et ne su quoi faire. Le boss détourna alors les yeux et avança calmement et posément jusqu'à ses appartements, lieux où se trouvait Aria. Il fit un signe de congédier tous individus présents dans le bureau, puis s'enfonça dans la bibliothèque.

De son côté, Aria n'avait pas perdue une seule seconde ! Elle savait que Mukuro était en vie et se doutait déjà de l'endroit où il pouvait bien être : La chambre de Byakuran. Elle ne savait pas vraiment à quoi s'attendre de cette salle, mais elle était persuadée qu'en y allant, elle finirait pas retrouver celui qu'elle était venue chercher.

La chambre du jeune homme était spacieuse et blanche. La grande fenêtre, visiblement une baie vitrée, était couverte, ne laissant que très peu de rayons de soleil passés. C'était une salle reposante et belle, mais l'atmosphère qui s'en dégageait restait tout de même bien triste, froide, déprimante.

A peine fut-elle dans la pièce qu'Aria fouilla chaque recoin du regard, s'avançant avec prudence et rapidité à la fois. Plus elle s'approchait et examinait, plus elle s'apercevait de détails donnant un côté véritablement sombre à la pièce : Les draps étaient en partit déchirés, le papier peint arraché à plusieurs endroits, les murs abîmés par des coups de poings, les coins décorés de morceaux d'objets brisés, et le sol, du lit jusqu'à une autre porte, était tâché de goûtes de sang. Surprise de voir tous ces lugubres détails, Aria commençait à se poser des questions sur ce qu'il avait bien pu se passer ici… Toutefois, près de la porte ensanglantée, elle remarqua que certaines traces de sang étaient fraîches ! Ni une ni deux, elle poussa la porte et arriva dans une salle de bain. Celle-ci était blanche, mais salie par d'innombrables traces de sangs. Elle suivie les traces jusqu'à derrière un paravent. Derrière celui-ci, une baignoire remplie de sang se trouvait avec, dedans, un jeune homme…

- Mukuro ! s'écria-t-elle derechef, prise de panique. Mukuro, je t'en pris, réponds-moi !

Elle s'approcha du corps et se pencha à ses lèvres, tentant de sentir sa respiration. Rien. Elle déposa alors ses doigts à son cou pour sentir son pou. Rien. Elle colla son oreille contre son cœur pour entendre ses battements. Rien. Elle attrapa son poignet et le serra, espérant à nouveau sentir son pou. Rien.

Sa panique grandit instantanément. Tout ce sang les entourant devait être le sien, et, si c'était le cas, il était normal qu'il soit mort… Mais elle ne pouvait accepter cela ! Ce n'était tout simplement pas possible, sinon, comment aurait-elle pu faire appel à sa force ? Elle s'approcha à nouveau de son visage, sujette à une véritable folie dépressive, et ouvrit ses paupières. Ses pupilles ne bougèrent pas et étaient rivées vers le haut, comme s'il était endormi…

- Je t'avais dis qu'il se reposait bien tranquillement… intervint Byakuran.