Bonjour à tous !

Mille mercis pour vos commentaires ! On atteint quasiment les 100 ! Une petite pensée aussi pour Guest 1 et 2, Carry et LumiLove auxquelles je ne peux pas répondre en PV.

Je vous laisse lire la suite en espérant que cela vous plaise !

Bonne lecture !

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Chapitre 11

Il avait été décidé que tout le monde se retrouvait chez Jasper et je m'étais contentée de suivre le mouvement sachant que c'était mon patron qui me conduisait. J'étais tellement concentrée sur la meilleure façon de les remercier que je ne me rendis pas compte qu'on avait quitté la route principale pour entrer dans une allée privative menant à un portail en fer forgé d'un autre temps. Les murs entourant la propriété étaient faits de briques rouges et blanches, recouvertes pas du lierre grimpant.

Le chemin d'accès était fait de pierres blanches, rendant l'ensemble lumineux. De chaque côté de l'allée, il y avait de la pelouse extrêmement bien entretenue et des platebandes de fleurs magnifiques. La route contournait une fontaine et permettait d'accéder au perron de la maison. Enfin, maison était un terme légèrement erroné pour le manoir qui se trouvait devant moi.

Le bâtiment comportait deux ailes qui encadraient de loin la fontaine. L'ensemble ressemblait à un U et l'entrée se faisait par le centre qui comportait une tour. Tous les murs étaient en briques rouges et encadrements de portes ainsi que ce des fenêtres étaient en pierre blanche. Les fermetures étaient en bois blanchi et la porte d'entrée était double avec des vitraux sur les parties hautes. L'architecture de l'ensemble était magnifique et je dus m'engueuler pour fermer la bouche.

-Waouh... Vous vivez tous ensemble ou quoi ?

-Non pas du tout. En fait, cette maison est un héritage. Peter et Rosalie ne l'aimaient pas du tout, alors je leur ai acheté leur part. C'est d'ailleurs pour cela qu'ils ont pu s'acheter leur propre maison à proximité d'ici. Allez viens, je vais te faire visiter.

Je sortis du Pick-up pour le rejoindre et nous gravîmes les marches de concert. Il ouvrit la porte pour que je puisse entrer et je me retrouvai à nouveau la bouche ouverte. Je n'étais pas issue d'une famille aisée et je n'avais jamais ressenti le besoin d'avoir beaucoup de choses dans beaucoup de place. Ce qui se trouvait devant moi était à l'inverse de ce que je connaissais. Le sol était fait d'un parquet à l'ancienne en excellent état et face à moi, se trouvait un escalier gigantesque. Le mur du fond supportait un grand vitrail apportant de la luminosité au hall. Une petite plateforme permettait de profiter de la vue depuis cette baie et un escalier plus petit longeait le mur de chaque côté pour monter à l'étage.

Sous les marches, il y avait une porte chaque côté et Jasper m'expliqua qu'elles menaient à son bureau pour l'une et à la cuisine pour l'autre. Sur l'avant du hall, il y avait des ouvertures menant à un salon, une salle à manger et une bibliothèque. Chaque pièce avait sa propre cheminée tout aussi démesurée que le reste.

Le parquet semblait identique dans toutes les pièces du rez-de-chaussée et il était surmonté par de magnifiques tapis à différents endroits. Les murs étaient un mélange de lambris et de pierres, avec des touches plus modernes. Tout était clair, lumineux, carrément à l'inverse de ce qu'on pensait pouvoir trouver dans ce genre de maison. Les tableaux présents étaient surmontés de lumières apportant un angle différent et semblant redéfinir l'œuvre d'une manière inédite.

De grandes tentures habillaient les fenêtres, sans assombrir la pièce et conférait au lieu un effet cocooning. Moi qui n'étais pas habituée à la grandeur, je me sentais étrangement à l'aise ici. Jasper me dirigea vers le salon où trônaient quatre canapés en tissus beige avec des coussins chocolat. Ils reposaient sur un tapis démesuré et faisaient face à la cheminée qui était surmontée par un écran plat énorme.

-Tu veux boire quelque chose ?

-Un café, si tu as.

Il disparut par une des portes latérales et j'en profitai pour détailler la décoration qui semblait faire partie de la maison, comme si elle était là depuis la construction. Elle avait été jumelée à des éléments plus récents qui ne dénotaient pas non plus. L'équilibre était parfait. Le bruit des pas de Jasper me tira de ma contemplation et je me retournai en souriant.

-La décoration n'est pas mal du tout.

-Je n'y suis pour rien, c'est Rose qui s'en occupe. Ce ne serait que moi, je virerais les vases, les fleurs, les plantes et les bibelots... Tiens.

-Merci.

Je récupérai ma tasse avant de m'asseoir dans un des canapés moelleux et il s'installa à mes côtés. En moins d'une seconde, je m'imaginai bien lovée dans ses bras, en plein hiver, en train de regarder un bon film au coin du feu. Je secouai la tête pour échapper à ma rêverie et lui posai la première question qui me vint à l'esprit.

-Tu dois en baver pour chauffer ici...

-Non, ça va bien. Quand j'ai emménagé, j'ai fait quelques travaux de rénovation. Toutes les fenêtres et portes sont neuves, et j'ai fait installer une chaudière centralisée. Ce que tu prends pour des tableaux près des cheminées sont, en fait, des radiateurs. Et quand il fait vraiment froid, je fais du feu.

-Tu dois passer tes journées à faire le ménage...

-Pas vraiment. Je suis rarement ici et j'ai une femme de ménage qui s'occupe de l'intérieur pendant que son mari gère les extérieurs. En fait, ce couple gère les trois maisons des Whitlock.

Avant que je puisse poser d'autres questions, le restant de la troupe arriva et s'installa sur les canapés dans un brouhaha bon enfant. Nous mîmes les 3 boîtes sur la table basse pour les ouvrir ensemble et je fus surprise de découvrir que chacun avait une étape pour un weekend pour 6. J'étais ébahie qu'ils puissent m'inclure dans leur projet.

J'allais donc participer d'ici quelques semaines à un séjour au ski avec les Whitlock. Notre cadeau était un chalet à Aspen, celui de Peter et Charlotte comportait un accès au spa illimité et celui de Rosalie et Emmett donnait accès à une flopée d'activité allant du forfait ski à la randonnée en chien de traineau. D'après les dates, je savais que nous allions devoir faire cela après la nouvelle année.

-Je n'ai pas de congés, je vous signale.

-Je suis sûr que ton patron te les accordera sans aucun souci.

Peter assortit son affirmation à un gros clin d'œil goguenard qui lui valu une claque sur la tête de la part de sa sœur. Tout le monde se mit à rire de la tête dépitée du frère de Jasper et Emmett intervint en sa faveur pour nous faire changer de sujet.

-J'ai faim Jazz ! Commandons à manger.

Me vint à l'esprit la meilleure façon de les remercier pour leur gentillesse. Je posai ma main sur l'épaule de Jasper pour attirer son attention.

-Si tu veux et si tu as de quoi faire dans tes frigos, je peux vous cuisiner quelque chose...

-Tu n'es pas obligée...

-Vois ça comme une façon de vous remercier...

La pièce était devenue silencieuse et je sentis le regard de tout le monde sur moi, ce qui ne manqua pas de me faire rougir. Ils faisaient ressortir le pire de moi, j'avais l'impression d'être retournée plusieurs années en arrière, lorsque j'étais plus jeune et avant que je m'endurcisse.

Je baissai les yeux sur mes mains, tentant de me ressaisir et me sentant complètement débile d'avoir proposé ça. Maintenant, il fallait que je trouve la meilleure solution pour me sortir de là avant qu'ils se foutent ouvertement de moi.

-Je ne veux pas que tu te sentes obligée Izzy...

Il avait posé sa main sur la mienne pendant que l'autre tentait de me faire lever les yeux.

-Regarde-moi...

Le ton était ferme mais sa voix était lassée de gentillesse et de bienveillance. Il ne m'avait encore jamais parlé comme ça mais ça cadrait bien avec le personnage. Il dirigeait tout le monde, même sa famille et ça ne me choquait même pas, alors qu'en temps normal je détestais ça.

-Izzy, regarde-moi.

Je levais les yeux bien malgré moi et tombai sur son regard si perturbant. Il brulait d'un feu sauvage et j'y voyais facilement les questions qu'il se posait par rapport à ma réaction.

-Ma cuisine est remplie de vide. Si tu veux cuisiner, nous allons devoir aller faire quelques courses. Je t'y emmène ?

-Bien sûr...

Il se leva en attrapant ma main et nous quittâmes la pièce sans attendre le commentaire des autres. Il resta silencieux jusqu'à ce que nous nous retrouvions dans sa voiture.

-Pourquoi as-tu si peur de déranger lorsque tu proposes quelque chose ?

-Je t'ai dit que je n'avais pas l'habitude d'être entourée. C'est quelque chose de nouveau pour moi. Avant, je ne cuisinais que pour ma famille. Je n'avais pas à savoir si ça leur plairait ou non... Je voulais trouver la meilleure façon de te remercier pour ce que tu fais pour moi.

Ce que je taisais, c'est que j'avais peur de sa réaction. Bizarrement, elle m'importait plus que les autres et ça me foutait la trouille.

-Tu sais que je ne fais pas ça pour que tu me remercies. Je souhaite juste être ton ami, je n'attends pas de contrepartie...

Je passai sous silence ma dernière question. Il semblerait que mon esprit exige de savoir s'il voulait toujours jouer avec moi. C'était un élément qui faisait pencher ma balance de la confiance vers le négatif. Je restais persuadée qu'il voulait devenir ami avec moi pour me faire céder et m'emmener dans son lit.

Nous restâmes silencieux jusqu'au supermarché et je ne pus m'empêcher de rire en voyant Jasper attraper un caddie. Ça ne cadrait absolument pas avec le personnage.

-Pourquoi ris-tu ?

-Tu as l'air mal à l'aise avec ton chariot. Pourquoi ai-je l'impression que tu ne fais pas souvent les courses ?

-Parce que c'est le cas ! Je ne mange quasiment jamais chez moi et quand ça arrive, c'est les filles qui font les courses et cuisinent.

Dès notre entrée, j'aperçus le regard de plusieurs femmes sur lui, ce qui me fit rire en douce. Il n'avait pas l'air de s'en soucier et ignorait royalement tous ces regards aguicheurs. Il ressemblait plus à ce que j'avais vu de lui au tout début. Il était froid, distant et tellement hautain. J'avais la chance de voir quelqu'un de tout à fait différent et cela me remplissait de joie. J'étais assez importante pour qu'il laisse tomber le masque.

-De quoi as-tu besoin ?

-Euh... Tout dépend de ce que vous aimez manger.

-Nous ne sommes pas difficiles. A toi de choisir.

Je jetai un œil à mon portable pour voir qu'il était 18 heures, ce qui me laissait à peu près deux heures pour cuisiner. J'optai pour un repas italien et filai dans les rayons pour prendre tout ce qu'il me fallait. Jasper me suivait pour récupérer tout ce que je sélectionnai et je me décidai à le mandater pour une importante mission.

-Pourrais-tu aller chercher le vin ? Je n'y connais rien du tout moi...

-Tu cuisines quoi ?

-Lasagnes.

-Prévois large car Emmett a un appétit d'ogre.

-Ne t'en fais pas, je ne sais pas cuisiner petit. J'espère que tu as les plats qu'il faut chez toi.

-Ne t'inquiète pas, la cuisine est suréquipée.

Il fila vers le rayon des liquides pendant que je sélectionnai mes légumes pour faire ma sauce. Je me penchai ensuite sur les viandes puis filai vers le rayon laitage pour prendre du parmesan ainsi que de la crème liquide.

-J'ai pris du Chianti, ça ira ?

-Parfait, oui.

-Tu as tout.

-Je pense... Nous pouvons y aller.

Il reprit le caddie d'autorité puis se dirigea vers la caisse et plaça tous nos articles sur le tapis sans me laisser faire quelque chose. Je soupirai en levant les yeux au ciel puis passai devant la caissière en la saluant. Elle me jeta un regard mauvais avant de reporter son attention sur mon patron et je commençai à ouvrir les sacs en papier pour y mettre nos courses.

Elle annonça le prix comme si elle jouissait et je dus me morde la langue pour éviter de me foutre d'elle et de sa fausse voix de salope au rabais. Jasper haussa un sourcil en la regardant et dégaina sa carte de crédit pour payer.

-Attends, je vais payer...

-Laisse Darlin', je m'en occupe.

Je gardai une mine impassible en entendant son petit nom mais mes genoux ne manquèrent pas de rentrer en collision, dans un moment de faiblesse. La voix de mon patron portait la trace d'un accent du sud qui était tout simplement parfait. Il avait avec ça, la capacité de noyer mes strings en moins de deux.

Il gratifia la caissière d'un bref hochement de tête avant d'avancer vers moi pour reprendre le caddie puis nous sortîmes du magasin pour rejoindre sa voiture. Nous rangeâmes les courses à l'arrière puis il ramena le chariot en me proposant de m'installer.

-Tu vois pourquoi je n'aime pas aller en course ?

-Non, je ne vois pas.

-Je déteste ces bonnes femmes persuadées d'être belles et désirables qui se croient en droit de draguer outrageusement des hommes non intéressés.

-C'est la loi de la jungle Jasper. Il y a toujours l'offre et la demande.

-J'aime offrir une proposition d'instants charnels à mes partenaires mais je ne me transforme pas en mauvaise représentation auditive d'un porno de série Z.

-Personnellement, ça me fait marrer de voir leurs tentatives...

-Réagirais-tu pareil si c'était un mec qui te bavait dessus à grand renfort de bruitages écœurants et de coup d'œil risibles ?

-Ça n'arrive pas ça...

-Ah bon ? Et comment en es-tu sûre ?

-Tu as vu à quoi je ressemble ? Je ne suscite pas vraiment l'intérêt.

Il tourna franchement la tête vers moi, complètement ébahi et fronça les sourcils, comme s'il ne comprenait pas mes paroles.

-Tu ne te vois pas clairement, n'est-ce pas ?

Je ne voyais pas quoi répondre à cela. Je me voyais plutôt clairement, contrairement à ce qu'il pensait. J'étais juste une fille banale avec des cheveux ternes et des yeux marron ordinaires. Je me pouvais même pas me vanter d'être grande ou d'avoir une paire de seins magnifiques. Je décidai de changer de sujet rapidement pour ne pas montrer mon embarras d'être aussi insignifiante devant ce dieu vivant.

-Pourquoi Darlin' ?

-Pour qu'elle comprenne que tu vaux mille fois mieux qu'elle et que je ne risque pas de répondre à ses tentatives pathétiques.

-Je suis donc une excuse pour te permettre de choisir tes partenaires ...

-Non, pas du tout. Je ne suis pas du genre à utiliser des petits noms pour celles dont tu parles. En réalité, je n'utilise jamais de petit nom...

La dernière partie de sa phrase avait été dit dans un murmure et j'en vins à me demander s'il n'avait pas espéré que je ne l'entende pas. Je me demandai brièvement pourquoi il se cachait derrière ce masque rigide dès qu'il s'agissait de relation. Il semblait vouloir se contrôler pour tout, comme si c'était la solution miracle pour éviter de souffrir ou de s'attacher.

Il m'aurait été aisé de lui poser la question pour qu'il arrête de me scruter mais je ne voulais pas qu'il retombe dans son rôle de mâle dominant, viril et froid devant moi. J'aimais bien le Jasper que j'avais découvert. Celui qui souriait et oubliait de se tenir droit sur sa chaise, celui qui ne se cachait pas derrière sa voix sévère pour parler aux autres, celui qui avait des yeux doux lorsqu'il regardait sa famille.

Je reportai mon attention sur l'extérieur et observai les maisons de maîtres ainsi que les villas qui bordaient la route qui nous menait au haut de San Francisco. Je fus surprise de sentir la main de Jasper se poser sur la mienne et encore plus en voyant qu'il la laissait là. Ce contact était si apaisant que je ne pus m'empêcher de fermer les yeux pour graver cette sensation dans ma mémoire.

Nous arrivâmes chez lui peu de temps après et il ne lâcha pas ma main une seule fois, sauf quand il fallut quitter l'habitacle du Pick-up. Il m'accompagna jusqu'à la cuisine avec les sacs et me sourit en me présentant la pièce.

Elle était tout bonnement gigantesque avec un îlot démesuré où l'on pouvait manger à dix au bas mot. Un énorme piano avait trouvé sa place dans l'âtre de la cheminée en pierre blanche et permettait de faire à manger pour un banquet. Tous les meubles avaient été blanchis et les plans de travail étaient en granit beige moucheté. L'évier avait même été moulé dans la pierre et j'étais obligée d'admettre que j'adorais cette cuisine ! Je rêvais de pouvoir réellement l'utiliser souvent.

La lumière provenait d'une multitude de spots incrustés dans le plafond et ils donnaient une teinte dorée à l'ensemble de la pièce. De chaque côté de la cheminée se trouvait une baie vitrée menant vers une terrasse et qui devaient apporter de la luminosité lorsqu'il faisait jour.

-Que puis-je faire pour t'aider ?

-Rien... je devrais m'en sortir. Au pire, je crie.

-Non, pas besoin. Je pense qu'on va tous venir ici pour boire l'apéro.

-Bonne idée !

Il se rua vers le salon pour prévenir les autres et je commençai à ouvrir les placards pour préparer mon dessert. Je dégotai une grande casserole que je plaçai sur le piano et y versai le lait puis ajoutai les gousses de vanille et le sucre. J'avais prévu de leur faire de la panacotta et je savais qu'elle devait attendre trois heures au frigo pour prendre. Rosalie arriva au même moment et s'installa en face de moi en souriant.

-Je ne savais pas que tu cuisinais...

-Si j'adore ça, surtout quand je cuisine pour plusieurs personnes. Je dois même t'avouer que lorsque ça arrive, je passe plus de temps à regarder les gens pour voir si ça leur plait, plutôt que de manger. Au fait, est-ce qu'il y a un mixeur quelque part ?

Elle se leva pour me montrer où il se trouvait et je le sortis pour mixer mes fruits afin de faire un coulis de fruit.

-Tu veux pas que je t'aide ?

-Je devrais m'en sortir. Par contre, pourrais-tu me dire s'il y a des verrines.

Elle en sortit 6 qu'elle posa devant moi avant d'aller vers le frigo pour prendre une bière.

-Où sont les autres ?

-Ils jouaient à la console, je pense que Jasper a pris ma place.

-Heureusement qu'il m'avait dit que vous alliez tous venir avec moi.

-Oh, ne t'en fais pas, ils arrivent mais ils n'ont pas la même notion de temps que nous...

Je sortis une sauteuse puis commençai à découper les oignons, les tomates et les carottes pour lancer ma sauce tomate. Rosalie était d'une agréable compagnie et ne cherchait pas à me reprendre sur ma façon de faire. Je n'aimais généralement pas qu'on me regarde cuisiner car cela me rappelait Angela qui passait son temps à me dire que je faisais mal. Elle avait beau être mon amie, je n'avais jamais apprécié son caractère dirigiste en cuisine.

J'eus le temps de préparer le dessert et de mettre la sauce tomate à mijoter avant que la troupe arrive dans un vacarme assourdissant. Ils me donnaient tous l'impression d'être des enfants se dépêchant d'être les premiers pour avoir un goûter.

J'en profitai pour allumer le four et sortis les deux plats familiaux puis retournai aux fourneaux pour faire revenir ma viande avant de la mélanger à la sauce. Je montai ensuite mes lasagnes d'un silence digne d'une église et je surpris même le regard affamé d'Emmett.

-Tu veux boire quelque chose ?

-Comme toi...

Jasper me donna une bière et je trinquai avec le groupe avant d'enfourner mes plats puis plaçai sur le plan de travail les plateaux de charcuteries italiennes que nous avions achetées.

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Alors, qu'en dites-vous ? Laissez-moi vos commentaires ! Pour info, on est à la moitié de cette histoire … Eh oui ! Déjà !

A mercredi prochain pour la suite !