Pseudo: Florinoir.
Titre: Vicissitudes.
Genre: UA, Yaoi, OOC...angst...
/Squall/Uwaaaaaah! Arg! Flo je te hais...Snif...C'était le dernier affront... Les béquilles...roses... Tu vas PAYER!
Disclamer: Les personnages sont tous à la Sunrise, mais le scénario est de moi!sans parler de leurs caractères...
/Seifer/ J'suis le boss, le BOSS! B.O.S.S! Wahahahahahahhahahaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa! Laisse moi zoomzoom zen, dans ta benzbenzbenz!
/Zell/ ... Et puis l'avait de ces hot-..hem de ces nibards...
Source: /Ellonne/ C'est calme oncle Laguna...
/Laguna/Oui...
/Ellonne/ Ne trouve tu pas les nuages enchanteurs...
/Laguna/Oui...Hum Ellone...
/Ellonne/ ...Et le chant des oiseaux nest-il pas magnifique..
/Laguna/Certes...Ellonne, ma puce...
/Ellonne/Ainsi que les rayons du soeil perçant à travers les montagnes et l'ondée du matin...
/Laguna/Ellonne... S'il te plaîs peux-tu me détacher... Les liens sont..serrés... Ellonne..?
/Ellonne/ C'est si calme... Et j'aimerais que ça le reste...
/Kyros/ Moi aussi...Mais j'avoue que c'est radical comme solution...
Final fantasy 8.
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Merci à Aya et Lynn pour les avis!
Bonne lecture!
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Squall s'appuya sur une béquille pour agiter la main et se détourna, le sourie disparaissant aussitôt de ses lèvres. Sa physionomie se voûta, les longues mèches auburnes lui voilant le visage. La dernière image du petit groupe qu'il avait eu était resté imprimée sur sa rétine. Quistis et Irvine se chamaillant gentiment alors que le flirteur tentait de voler un baiser( et ses mains de toucher tout ce qui passait à leurs portée) à la belle blonde, Fujin observant, méfiante, une Selphie enthousiaste sautillant avec un rire machiavélique autour d'un Raijin dépassé et...
Linoa blottie dans les bras de Seifer...
Un beau couple... Assortit... Heureux...
Le brun lâcha un soupir, réfrénant l'envie de se frapper le crâne à l'aide d'une béquille; voilà qu'il devenait amer...
Pourtant il l'avait vu venir; Linoa n'avait jamais été très discrète lorsqu'un garçon lui plaisait, se rattrapant sans doute pour toutes les humiliations subies étant petites. Il était peut-être un peu naïf mais pas complètement aveugle... Il n'avait jamais ne serait ce qu'espérer que Linoa s'interresse à lui comme potentiel petit-copain... Il l'avait déjà vue avec d'autres mecs, ressentant ce crispement dans ses trippes et ce serrement de la gorge...
Mais pas à ce point là...
Il se sentait jaloux, abandonné et complètement dégouté de lui-même.
Seifer n'avait jamais montré aucunes sortes d'attirance pour Linoa avant une semaine. Ok, il l'avait trouvé changée, "enfin baisable" comme il disait mais il n'avait jamais répondu aux signaux de la jeune femme, la rejetant presque, même.
Et le lendemain de leur confrontation, alors que Squall, ayant apprit par Irvine la bagarre, allait s'enquérir de l'état du blond, il l'avait vu flirter en retour avec Linoa.
Puis plus tard, ils s'étaient embrassés.
Un uppercut dans l'estomac n'aurait pas eu plus d'impact. Mais alors qu'il ravalait péniblement sa salive, ayant subitement la gorge ultra-sèche et qu'il clignait rapidement des paupières tout en priant pour que personne ne remarque ses yeux humides et son rougissement, Seifer, en plein tango de langues avec la brune l'avait regardé fixement.
Et malgrès tout les denies que Squall essayait de rendre acceptable, il connaissait trop bien le blond pour ignorer la cruauté délibérée qu'il avait lue dans les orbes jades.
Seifer avait fait exprès d'embrasser Linoa devant lui.
Seifer avait fait ça dans le but de le faire souffrir.
Qu'y a-t-il de pire que de voir un amour non-réciproque?
Perdre la confiance absolue qu'on avait en son meilleur ami.
- J'ai dû lire ça dans un livre... Mais bon dieu comme c'est vrai...
Le brun secoua la tête.
Si même Seifer lui crachait dessus, il ne lui restait plus grand chose...
Juste son père... Son père qui avait encore besoin de se raccrocher au derniers souvenirs que lui avait laissé sa femme...
Alors il continuait à vivre comme avant, traînant avec Seifer et les autres, faisant semblant de ne pas voir que ce n'était plus pareil. Il était toujours ce type timide, maladroit et un peu étranger au monde, peut-être attendrissant, sûrement pathétique...
Ouais, les autres devaient se dire qu'ils faisaient leurs BA en acceptant sa présence... Surtout maintenant qu'il n'était plus le meilleur ami de Seifer.
Merde. De toute façon il avait perdu toutes dignité, alors autant s'enfoncer! Peut-être que s'il continuait à hurler à l'intérieur, il exploserait...
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Kyros finit sa glace et jeta le pot dans une poubelle avant de s'étirer largement. Un petit bain de soleil avec vue sur la fontaine mangée de merdes d'oiseaux en tout genre, dégustant une bonne glace promettant de faire l'enrichissement de ses médecins lorsque son futur taux de cholestérol attendra un niveau critique, il n'y avait que ça de vrai. Bon, il avait peut-être un peu effrayé une grand-mère et son morveux en gémissant lors de sa petite perte de contrôle en imaginant manger le parfum cookie-caramel-chocolat à même le torse de Laguna mais c'était un incident mineur...
De toute façon tout le monde le voyait déjà comme la dame-pipi perverse aux serviettes hygièniques...
Kyros avait tendance à être un tout petit peu rancunier...
Bref, il était temps de rentrer préparer le dîner.
Il reposa ses pieds sur les graviers, près à se lever quand il aperçut quelque chose de fortement perturbant; un couple échangeant un baiser avant que la fille s'échappe des bras de son copain, petit rire de gorge et clin d'oeil grivois au rendez-vous.
Spectacle courrant.
Ce qui dérangeait Kyros, était l'identité des-dits roucouleurs.
Il attendit que la jeune femme fut partie avant d'héler le garçon.
- Hey, Seifer!
Le blond se retourna. Kyros vit l'expression du visage arrogant s'altérer un instant avant que le blond ne se dirige vers lui et s'écroula à ses côtés sur le banc.
- 'Lut Kyros... Tu glandes? Ce s'rait bien Laguna, payer quelqu'un à rien foutre...
- Tut tut mon gars. C'est ma pause. Quoi de neuf? Ca fait un moment qu'on ne t'as vu rappliquer squatter ma cuisine...
Seifer s'agita inconfortablement, raclant son pied dans les graviers avant de répondre, nonchalant.
- Fait beau. Préfère rester dehors. Et "ma" cuisine?
- Hey, j'y bosse et j'y mange. C'est tout comme. Marmonna Kyros, rougissant légèrement.
- Sûûûûûûr...
Ils se tûrent un instant, regradant les oiseaux déféquer sur le bord de la fontaine.
- Jolie ta copine. Ce serait pas la petite Heartilly?
- Ouais... Marrant comme on retrouve ses vieilles connaissances d'enfance et comme elles changent...
Le mélange d'incomfort, de renfrognement et d'amertume ne passa pas inaperçu; Kyros décida d'arrêter de tourner autour du pot.
- Seifer, tu fous quoi là au juste?
- J'cause le bout d'gras avec une dame-pipi perverse.
- Oublie le surnom tu veux? Et n'élude pas le sujet. Cette fille, Squall en était dingue. Je sais que tu le sais, parce que tu m'en avais parlé. Et toi... Bon, on sait tout les deux que Linoa Heartilly n'était pas la personne que tu regardais aux dernières nouvelles... Alors...
- Alors les choses changent, c'est la putain de vie! Seifer inspira puis reprit plus posément. Linoa, j'lui plaisait. J'suis un mec, merde, une belle nana me branches, j'dis pas non. La belle affaire! Puis Squall est un pote, ok, mais j'vais pas faire ceinture pour lui. D'toute façon il savait bien qu'il avait aucune chance avec elle. Alors putain, j'ai rien à justifier!
- Mais le fait que tu le fasse parle bien assez, tu ne crois pas?
Le regard aigü de l'homme de ménage perça Seifer comme une lame. Il détourna les yeux, les dents serrés.
- C'est pas ton foutu problème Kyros.
- Peut-être. Mais j'aimerais quand même comprendre...
Le Noir attendit, pas accusateur, mais confus. Le blond alluma nerveusement une cigarette puis se décida.
- Tu veux entendre quoi, merde? Ok, la Linoa, j'en ait presque rien à branler, je me la fait parce que...
Il ricana, désabusé, se passa la main dans les cheveux, ébourriffant les courtes mèches.
- Parce que... Putain, j'suis le pire des enfoirés... Parce que Squall y est accro... Et parce que... j'voulais... J'voulais lui montrer c'que c'était d'êt'putain d'trahi!
- Comment ça?
La grande main passa et repassa dans les cheveux clairs.
- Ces trucs qu'il m'a dit... Que j'me foutais d'sa gueule... Tout c'temps il pensait qu'j'étais comme les autres, comme ce batard d'enculé de Roddrick de mes deux... Merde! Tu parles d'un ami!
- Oh Seifer...
Kyros regarda le jeune homme avec compassion. Aussi sûr de lui qu'il pouvait être, le blond avait eu tout faux à cause de ses incertitudes...
- Les gamins... Maugréa-t-il.
- Hey! Si c'est pour se fout'de moi, tu peux de suite dégager!
- Calmes toi et écoute, petit crétin.
Seifer ferma la bouche, Kyros usant de ce ton autoritaire qui le faisait obéir de n'importe qui.
- Squall est un gamin avec le taux d'assurance et d'estime le plus bas que j'ai jamais vu. Il est persuadé d'être un boulet, un poid pour son père qui doit endurer sa présence. Il est persuadé que la sympathie qu'on a pour lui est de la pitié et c'est limite s'il ne s'excuse pas toutes les minutes d'être en vie. Seifer... Ce qu'il t'as dis... Il ne mettait pas en cause votre amitié, crois moi... Il est juste tellement habitué à se dénigrer... Qu'il croit d'office que tout le monde en fait autant. Et dans sa tête, il y a des personnes comme Roddrick qui montrent ouvertement leur dégoût, et d'autres comme ses proches, qui le cache pour ne pas le blesser.
Il y eu un silence après ça. La main crispée sur le crâne du garçon était retombée. Puis, dans un murmure, Seifer réagit.
- J'ai pas pitié de lui Kyros... J'pourrais jamais...
Le plus âgé sourit, compréhensif.
- T'es gravement accro, hein...
Seifer baissa la tête. Quand il la releva, son expression était douloureuse et un mélange de tristesse et d'acceptation appronfondissait le jade de ses yeux.
- Ouais... J'suis accro, sûr... Mais j'ai tout foiré, hein? J'ai même foutu en l'air notre amitié... Merde...
Il balança son mégot rageusement. Il n'avait pratiquement pas fumé dessus.
- Tu sais, si j'ai appris un truc dans ma vie petit, c'est qu'il vaut mieux jouer carte sur table pour ce genre de choses... L'amour...
Il agita la main, en auto-dérision mais tout de même sérieux.
- Ce n'est pas un sentiment sur lequel tu peux tricher. Pas des gens comme toi, du moins.
- Et pourquoi j'aurais moins de contrôle qu'un aut' connard?
- Parce que tu fais partit de ces gens qui doivent avoir ce qu'ils veulent.
Seifer ouvrit la bouche... Puis bascula la tête en arrière en exhalant un gros soupir.
- Ben là, j'vais devoir lâcher l'affaire... J'me suis fait la nana que laquelle il bande depuis des années, merde... Ca s'pardonne difficilement... 'Tain, si on m'draguait Squall sous l'pif, j'tuerais le fils de pute, même si c'est un pote...
- Oh Seifer... Je me surestime peut-être, mais je crois te connaître, c'est pas ça qui t'arrête d'habitude...
- Tu connaîs quedalle sur moi, gars. Fais gaffe, on est amis, mais t'es pas un putain de psy, pigé?
- T'es mort de trouille petit...
- Quoi!
- Tu as peur, Seifer... Tu as peur parce qu'au fond de toi se rejoue sans cesse la scène où il tombe de l'arbre et attérit presque mort et en sang à tes pieds et que tu es encore persuadé que c'est de ta faute...
Seifer se pétrifia sur place, les yeux agrandis.
- Je... Il voulait répondre quelque chose, d'hargneux, de vraiment tranchant!
- Je..!
Et ne pouvait pas... Parce que cet enculé de Kyros avait raison. Parce qu'il ne pouvait pas oublier qu'il avait failli tuer Squall et qu'il pourrait recommencer à le mettre en danger. Parce que si il lui révélait ce qu'il ressentait, il pourrait le blesser à nouveau...
Parce que la simple idée de perdre Squall lui tordait le ventre comme si on y plantait un millier d'aiguilles chauffées à blanc.
Et en face de lui, Kyros, le regard remplit de sollicitudes tourna à nouveau le poignard dans son coeur.
- Tu es terrifié parce que tu pense lui faire du mal si tu lui dit... Mais tu fais fausse route... Parce que c'est en ce moment que tu le blesse, Seifer...
- Et alors, j'fais quoi! Merde, c'est une impasse! J'sais même pas si... Je peux presque pas le regarder en face...
Seifer baissa à nouveau la tête, les épaules voûtées.
- J'ai tout fait foirer... Répéta-t-il dans un souffle.
Et Kyros, désolé pour les deux jeunes gens, lui posa une main sur l'épaule, ne trouvant rien à dire...
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Lorsque l'homme de ménage rentra, il fut acceuillit par des jurons, une odeur de brûlé et des bruits d'eau et de vaiselles. Il eut un petit sourire et entra dans la cuisine, devenu Waterloo par les bons soins de Laguna. Le brun, échevelé et à bout de souffle, portait un tablier maculé et trempé ayant faillit à la tâche de protéger le costume en dessous.
- Saloperie!
Il shoota dans une casserole, projetant un liquide blanc-marron tout autour de lui. Kyros ne put sauter en arrière assez vite pour éviter le jet, il en eut plein les chaussures et le bas de son jean. Laguna se retourna d'un bloc et ses yeux verts foncés s'écarquillèrent comiquement.
- Oh mon Dieu Kyros! Je suis désolénavréquej'espèrequevousn'êtespas brûléoùmaisquelimbécilejefais...
- Hmm... Laguna...Laguna! Calmez-vous, ça se lave...
- Oh, oui mais...
Le propriétaire des lieux sembla enfin s'apercevoir du chaos autour de lui et rougit à une vitesse phénoménale.
- Je... Heu...Je voulais...hmm...Préparer un petit truc, pour changer et...Faire la surprise...Bafouilla-t-il en se grattant frénétiquement le cou.
Au haussement de sourcil du Black, Laguna eut un petit rire géné.
- Ben...J'aurais peut-être dû...Hum... Commander chez le traîteur... Mais je m'étais dit...que vous en seriez peut-être enfin...vexé quoi et... Et je suis ridicule... Pardonnez moi, j'ai mis votre cuisine dans un état pire que lamentable...
Kyros aurait bien fait une pirouette en entendant le "votre cuisine" mais il réussit à conserver son amour-propre intact en voyant l'air de chiot battu de son patron.
Seigneur, ce type aura ma peau... On prend combien pour viol déjà? Arg Ky.Ros! Couché!
- Laguna, il n'y a pas de mal, je vous assure... Si toutefois, vous me donnez un petit coup de main pour tout ranger, je pourrais même préparer le dîner!
Le brun sourit de toutes ses dents et Kyros eut beaucoup de mal à ne pas rugir et bondir sur lui comme un fauve en rut.
Parce qu'avec ses cheveux en pétard, son costume en vrac sous le tablier recouvert de petits canards psychédéliques et les traces de nourritures contellant le visage creusé de fossettes qui ne faisaient que rehausser l'éclat d'un regard brillant, Laguna Loire était irrésistible...
Son corps devenu sourd aux appels frénétiques de sa raison, Kyros fit un pas, puis un autre, tendit doucement la main vers la joue où se trouvait un spot de sauce.
Il l'ôta d'une caresse du bout de ses doigts et les portat à sa bouche.
Puis il sourit avec une infinie tendresse à l'homme au regard troublé en face de lui.
- Laguna... Cette sauce est immonde...
Puis il pencha la tête, doucement. Vit les paupières de Laguna se baisser, ses lèvres s'entrouvrir. Sentit l'halène chaude sur les siennes.
Et clôt enfin l'espace entre les deux bouches avec un soupir satisfait.
Un bras vint appuyer sur son crâne, augmentant la pression alors qu'une langue s'introduisait entre ses dents.
Leus deux corps se rapprochèrent, jusqu'à se coller.
Kyros souriait de toutes ses dents, sentant les lèvres de Laguna aussi étirées que les siennes.
Ils étaient enfermés dans un cocon, un moment de perfection si rare dans une vie.
Mais comme la dite-vie est un gag permanant, le bouchon de la cocotte-minute sauta soudainement, envoyant un jet de vapeur.
- Oh merde!
- Bordeeeeeeeeel!
Les deux hommes s'affairèrent autour de la cuisinière, éteignant tous les boutons, coupant le gaz. Puis ils se regardèrent...
Partirent d'un rire géné.
- Je pense qu'une discution s'impose...
- C'est aussi mon avis...
Laguna fit un petit geste désignant le salon. Kyros le précéda, lui effleurant la main au pasage.
Un soleil né au beau milieu de la maison n'aurait pas plus brillé que les sourires sur les visages de ces deux hommes.
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Irvine claqua la langue, dégouté.
- Et tout ça pour rien! Elle veut rien entendre, rien de chez rien!
- Tu veux dire... Rien?
- Ri.en!
- Ben merde alors...
Les deux garçons renversèrent la tête vers les nuages, les jambes trainant mollement au sol, moroses. Puis Zell, qui ne pouvait rester immobile bien longtemps, se redressa d'un bond.
- Irv', mon pote, t'as trouvé ta maîtresse!
- Ta gueule puceau...
-HEY! J'le suis plus depuis un bail, merde!
- Plus quoi?
Ils se retournèrent et acceuillirent le nouvel arrivant d'un geste de la main pour Zell et d'un clin d'oeil pour Irvine. Squall s'installa précautionneusement à côté d'eux, posant ses béquilles à portée de main.
- Irvine se fait dresser par Quistis.
- Va te faire foutre, Zell, c'est juste que je la ménage, début de couple et tout ça... Pas que tu puisse comprendre ça...
Le petit blond leva son majeur.
- Dis c'que tu veux cow-boy, Quisty porte le boxer, et continuera à l'porter!
- Aaaaah, la ferme...
Squall eut un léger sourire.
- Considère ça comme ta punition pour avoir brisé tant de coeur...
- Médisez vous deux... Ca n'me touche a-bso-lu-ment pas!
- Où est Quistis au fait?
- En train d'organiser un meeting révolutionnaire pour déboucher les yeux des braves bouseux du coin, blablabla... Au moins, Roddrick s'rat pas là pour balancer des pierres; l'a encore pas mal de parties du corps dans le plâtre...
Les trois garçons ne firent même pas l'effort de restreindre le sourire satisfait qui vint orner leurs lèvres.
- Ca, ça pardonne presque le coup des sous-vètements... Almasy, je te salue! Clama Zell en levant son poing.
Le rembrunnisement de Squall ne pasa pas inaperçut; le blond se hata de changer de sujet.
- Bon, z'êtes partant pour vous bouffer une tite glace? Un hot-dog?
Au son de deux grognements, Zell gromella.
- C'est bon, c'est bon, les glaces, okkaaaaaaay...Tch, z'avez pas d'palais les mecs... Bon, on y va ou quoi?
Ils agréèrent, Irvine aidant Squall à se relever. Ils arrivèrent au bar-glacier en partageant un rire. Mais la bonne humeur relative de Squall s'assombrit considérablement en apercevant la devanture.
Seifer et Linoa, la jeune fille proposant des cuillèrées de son sorbet au grand blond.
- 'Gardez moi ça... Ces deux-là sont... Dégoulinants... Maugréa Zell en faisant mine de vomir.
Irvine lui planta son coude dans l'aine et le garçon, après avoir amorcé un début de malediction gratinée, prit un air contrit en regardant Squall. Mais le brun se contenta de sourire.
- C'est un beau couple... On les rejoint ou on les laisse roucouler?
C'était dit d'un ton nonchalant, amusé... Son sourire avait l'air aussi assez sincère... Irvine et Zell se jetèrent un coup d'oeil puis haussèrent les épaules.
- On va les emmerder un p'tit coup! Ricana le blond. Hey, framboise d'amour et susucre au miel!
Le couple se tourna, pareillement agacé.
- Zell, foutu emmerdeur!
- Dintch, p'tit conn..ard, j'vais t'faire ravaler tes conneries!
Squall baissa la tête. Il avait essayé de jouer le jeu, il n'avait pas détourné le regard quoique mourrant d'envie de détaler... Merde, il avait même adopté un sourire identique à celui d'Irvine!
Mais son ami d'enfance avait évité de le regarder... L'avait ignoré complètement...
Et le brun sentit son coeur se tordre encore plus durement que si Linoa avait moqué ses sentiments devant la terre entière.
Seif'... Me fais pas ça, s'te plaîs... Tout mais pas ça... J'ai besoin de toi... j'ai besoin de toi!
Mais malgrès ces prières intérieures, lorsqu'ils s'assirent à la table et qu'ils commencèrent à discuter et s'envoyer des piques, Seifer ne lui accorda pas un regard, quasiment pas de paroles.
Le brun tenta le tout pour le tout, désespéré à l'idée de perdre cette chose si précieuse qui les unissait pour toujours!
Lorsqu'ils se séparèrent, il tendit le bras, aggripant la manche du tee-shirt du blond.
- Seif'...
Il se serait sentit pire que mortifié de son ton suppliant si il n'avait pas été si troublé.
Seifer le regarda. Un millier d'émotion passa dans les orbes jade. Il se mordit la lèvre, fourragea dans ses cheuveux dorés. Puis ses yeux se durcirent et il dégagea son bras, se détournant.
Squall laissa tomber le sien, tenant par miracle sur ses béquilles alors que son monde tournait et se brouillait.
Se brisait.
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Kyros marquait son passage de petites morsures, savourant les halètements et les frissons sous ses lèvres, sa langue, ses dents. Il ne savait pas si il aurait envie de détacher sa bouche du corps de l'homme en dessous de lui un jour, ne savait même pas si il en aurait le pouvoir.
Laguna Loire, friandise de choix. Sûrement droguée en plus, il était complètement accro.
Oh bon sang, oh merde. Oh putain je pourrais le bouffer ce type...
Avec un bruit ressemblant fort à un "miaaaaaam", ll continua son avancée jusqu'à arriver à la ceinture.
- K..Kyros... T'arrêtes pas là ou... Ou tu vas souffrir!
L'homme de ménage fit un grand sourire contre le nombril de Laguna et ouvrit la braguette quelque peu...tendue.
Le soupir que poussa le brun lui fit se lêcher les lèvres. Dans la foulée il lêcha toute la longueur du pénis et allait s'attaquer de front à la tâche quand...
Ils entendirent qelque chose tomber à l'entrée du salon.
Les deux hommes, sortit brusquement de leur cocon, se retournèrent d'un bloc vers l'entrée et Laguna poussa un gémissement d'horreur.
Squall, s'étant rattrappé tant bien que mal au mur suite au lâché brusque de ses béquilles les fixait, les yeux ronds et la bouche grande ouverte dans une expression qui aurait pû être comique si n'était pas la gène de la situation.
Rentrer chez soi pour trouver son père, le pantalon sur les chevilles et la chemise ouverte sur un torse couvert de marques encore luisantes, les lèvres tuméfiées et échevelé sur le canapé avec un Kyros guère plus vétu à califourchon sur lui, la langue touchant encore le..hum... enfin le truc n'était certes pas dans le programme du pauvre garçon.
Il y eut un moment étrange où la scène fut figée. Puis Squall devint rouge comme un piment.
- Je..Hum..Désolé..Je... Jemontedansmachambreexcusezmoi!
Et avec la rapidité que confère le désir de fuir une scène de crime en étant le meurtrier, le garçon ramassa tant bien que mal ses béquilles, faisant de son mieux pour atténuer le tremblement de ses mains et sortit la pièce. Le bruit de pas précipités et irréguliers se firent entendre suivit de la porte de la chambre du jeune homme qui claquait à l'étage.
Sortit de sa torpeur, Laguna bondit sur ses pieds, éjèctant Kyros sur le sol et manquant de se prendre le coin de la table basse en trébuchant sur son pantalon.
- Ohmondieuilfautquej'luiparlemondieuc'esthorriblejevoulaispasmaisqu'estcequim'aprit...
- Laguna...
- ...Maisqu'estcequ'ildoitpensermonfilsmonbébémaisàquoijepensaitjesuis nulindigned'êtrepèrequellehorreuret...
- La.Gu.Na.
L'homme aux yeux verts foncés tourna vivement la tête vers Kyros, le regard perdu. Avec appréhension, le tressé s'aperçut qu'il était au bord des larmes. Grognant mentalement, il se rappela quelques petits détails que sa libido avait joyeusement mit de côté.
Laguna était veuf, profondément amoureux de sa femme lorsque celle-ci mourrut, le laissant seul avec le nouveau-né. L'homme chérrisait son fils de toute son âme, encore plus depuis qu'il avait faillit le perdre. Avant lui, Dame-pipi nouvelle dans le coin, Laguna ne se raccrochait qu'à ce garçon, qu'à Squall.
Kyros se serait mit des baffes avec joie. Et il débarquait comme ça, flirtant comme un collégien dans le salon. Il avait plus de trente ans nom de dieu! Qu'est ce qui lui avait prit à lui, de profiter de la faiblesse de cet homme trop naïf et trop sexy pour son propre bien!
Bien joué Kyros, tu es devenu exactement comme l'autre connard...
- Qu'est ce que je peux faire...
Le murmure de Laguna tira Kyros de son moment d'auto-flagéllation mental. Le pauvre homme se tordait les mains, mordant sa lèvre inférieure et clignant spasmodiquement les paupières.
Le Black soupira, posant une main réconfortante autour des épaules de l'autre, n'osant pas le prendre totalement dans ses bras, uncertain du bon accueuil de l'initiative étant donné les circonstances.
- Je crois qu'il lui faut un peu de temps, pour qu'il cogite ce qu'il a vu... Squall est un gosse intelligent Laguna, ne t'en fais pas...
- ... Tu crois?
Le regard plein d'espoir et d'apprehension du pauvre homme fit complètement craquer Kyros. Il attira Laguna dans ses bras, perdant ses lèvres dans la chevelure brune.
- Laguna... Je suis désolé... Souffla-t-il, la voix tendue de remords.
Si Laguna souffrait du renfermement de son fils ne serait-ce que deux secondes, il ne se le pardonnerait jamais.
Mais l'homme, ne lassant pas de le surprendre, l'etreignit à son tour.
- Tu n'as pas à l'être... Nous étions deux il me semble, souligna-t-il avec un faible rire.
Il le fit le regarder dans les yeux.
- Kyros, je ne te mentirais pas en te disant que je ne suis pas complètement mortifié de m'être fait surprendre ainsi par mon fils mais... Je... La seule chose que je regrette dans tout cela est que nous n'ayons pas été dans ma chambre...
L'homme de ménage fixa les orbes franches de son vis-à-vis, puis avec un soupir chevrotant sous le soulagement, enfouit sa tête dans le cou de Laguna.
- ...Merci...
Il espérait qu'il faisait passer combien ces mots voulaient dire pour lui dans leur embrassade.
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Squall s'appuya un instant contre la porte de sa chambre, le coeur battant, plus rouge qu'il ne l'avait jamais été de toute sa courte vie.
Son père et... Kyros...
Bon, ce n'était pas comme si il ne l'avait pas vu venir mais de là à les surprendre... En pleine action...
- Oh bon dieu... Ca fait pas partit des trucs que les gosses ne doivent jamais voir au sujet de leurs parents, ça!
Il tendit la main vers le téléphone, commença à composer le numéro de...
Seifer...
Le brun raccrocha lentement le combiné, la distraction que lui avait procuré la scène du salon envolée.
Ce n'était pas comme si Seifer aurait voulut l'entendre en ce moment...
D'une démarche plus pesante que durant les premiers mois avec ses béquille, il gagna son lit, s'écroulant sur le bord, les épaules voûtés.
Le souvenir de Seifer se dégageant de sa prise lui causait une peine presque physique. Le rappel du regard cruel qu'il lui avait lancé en embrassant Linoa lui tordait les tripes.
Tous les bons souvenirs qu'il avait avec le blond se terminaient invariablement par ces deux scènes horribles, cauchemardesques.
Il ferma ses yeux devenus brûlants.
Son infirmité, son inaptitude à se fondre avec les gens "normaux", sa pathétique condition...
Pourquoi, merde! Pourquoi n'était-il pas mort, débarrassant le monde de son inutile présence!
Bon dieu, ce qu'il avait envie de s'enfiler toutes ses pillules et ne plus jamais se réveiller!
Il se ressaissit.
Son père ne s'en remettrait jamais.
Mais son père avait Kyros maintenant...
Il avait bien vu, s'était bien rendu compte à quel point les deux hommes étaient plongés l'un dans l'autre...
Oui, son père n'était plus seul.
Son père pouvait recommencer une vie, loin des démons du passé.
Des démons qu'un fils handicapé ressemblant tellement à cette femme défunte ne faisait que raviver.
Squall soupira, forçant l'air dans ses poumons, jusqu'à atteindre un calme trop longtemps oublié.
Une sérénité que seule apporte la prise d'une décision longtemps mise en suspens...
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Laguna se décida à frapper à la porte de son fils. Ne pouvant plus attendre que Squall se décide à venir lui parler, il avait quitté la cuisine et la présence si rassénérante de Kyros pour se planter devant la chambre. Toutefois, une fois arrivé devant, il avait hésité, ne sâchant que dire, comment expliquer. Squall avait dix-sept ans et avait lu assez de bouquins sur les questions humaines pour remplacer un documentaliste diplômé.
Mais c'est encore un enfant, mon petit garçon! Et si il ne comprennait pas, ne voulait pas me voir! Je n'y survivrais pas! Je n'y survivrais pas!
La gorge sèche, transpirant, il toqua.
Son estomac se tordit péniblement lorsqu'aucun sons ne lui parvint à travers le panneau de bois.
- Squall..? Squall, s'il te plaîs, ouvre... Il faut qu'on parle... Il... Squall, laisse moi expliquer...
Oh pitié, Expliquer quoi! Il a des yeux, un cerveau, un esprit de déduction! Ton fils à la cervelle de ta femme, pas la tienne mon vieux!
- Squall... Au... Au moins laisse moi te donner tes pillules, tu sais qu'il ne restait presque plus des je-ne-sais-plus-quel-nom-c'est mais elles étaient pastels( /Squall/ T'es vraiment une flemmarde... /Flo/Oh la ferme, j'suis une littéraire mwa, pa une scientifique/Seifer/Les littéraires sont censés faire des recherches aussi ma vieille... /Flo/... J'vous détèstent...)...
Il entendit des pas et sentit un bras lui caresser le dos. Il se tourna vers Kyros qui le fixait avec inquiétude.
- Désolé Lag', je ne te laisserai pas affronter ton fils seul... Il ne veut pas...ouvrir..?
- Il ne répond pas... Il ne fait même pas mine de s'apercevoir de ma présence...
Le tressé s'assombrit. Avait-il mal jugé le garçon?
- Il a toujours discuté de tout avec moi... C'était quelque chose que Raine prônait, la discution sur le champ... A chaque mésententes, nous en parlions au lieu de laisser la rancune traîner... Il... Il n'a jamais ignoré ça avant...
En voyant le retour de l'humidité dans les yeux de Laguna, Kyros sentit son coeur se presser dans sa poitrîne.
Il ne supportait pas cette expression dans ce visage.
Et merde, j'aime ce type ou quoi!
- Laisse moi essayer... Squall. Squall, ouvre nous!
Toujours aucunes réponses.
Kyros se tourna vers Laguna pour lui dire de revenir plus tard à la charge, mais voyant le regard brisé, il serra les poings. Personne, pas même son fils ne ferait souffrir cet homme en sa présence!
- Squall, ouvre ou je défonce la porte!
- Ky...Kyros!
Le tressé agit. D'un coup d'épaule, il fit sauter le maigre loquet, ouvrant grand la porte.
Squall était allongé sur son lit, dormant.
Kyros, se sentant un peu bête, se raca la gorge.
- Hm... Et bien il dort... On s'est comme qui dirait, affolé pour ri...Laguna, que..?
Le brun était immobile, comme tétanisé sur le pas de la porte, le regard fixé... Sur l'écran de l'ordinateur... Kyros, saisit d'un mauvais feeling, suivit lentement les yeux grands ouverts.
J'aurais dû mourrir à l'époque et ais perdu trop de temps en étant lâche. Papa, je sais qu'un jour tu comprendra que je t'ai libéré du fardeau que j'étais. Kyros, prends bien soin du meilleur homme que cete terre ait portée.
Un gout de fiel s'insinua dans la bouche de l'homme de ménage alors que la bile remontait le long de son estomac. Non. Ce n'était pas possible... Le gosse ne pouvait pas avoir été insencé au point de... Il ne pouvait pas...
- Non...
Laguna fit quelques pas vacillant, se penchant sur son fils.
Qui ne bougeait toujours pas.
- Squall? réveille toi... Squall, il faut qu'on parle... Tu... Tu ne penses pas ça hein?
Il porta a main à 'épaule de son fils. La secoua.
- Squall.
- L...Laguna...
La voix de Kyros sembla totalement galvaniser l'homme, qui sous la panique, se mit à secouer son fils comme un prunier en l'appelant de plus en plus fort, devenant hystérique.
- Squall, réveille toi tout de suite! C'est pas drôle! SQUALL! IL FAUT QUE TU TE REVEILLES! SQUALL!
- Laguna calmes-t... Merde...
Kyros palit considérablement en voyant le bol renversé au pied du lit. Des résidus de poudre multicolores y traînait encore. Le tressé bondit jusqu'à la pharmacie et l'ouvrit à la volée. Un frisson horrible le traversa lorsqu'il vit les emballage des divers comprimés vides fourrés à la va-vite dans les compartiments.
- Oh merde!
Mais Laguna avait lui aussi vu, et en avait conclut l'inévitable.
Comme prit de folie, il se mit à hurler le nom de son enfant, l'écrasant contre lui.
Kyros n'oublierais jamais les cris déchirants de l'homme ni la sihouette toujous immobile...Sans... vie... du garçon...
Il fallait agir! Tant qu'il y avait une possibilité de... L'ingestion de cachets n'était pas effective!
- Laguna! LAGUNA!
Une fois giflé à la volée, l'homme lui prêta attention. Son expression menaça de faire s'écrouler Kyros.
- Laguna, essaye de le faire vomir! Fais lui boire de l'eau chaude, appuie lui sur l'estomac!Merde, frappe le même! Il faut à tout prix qu'il vomisse! Tu m'entend! Lag!
Laguna était fou de chagrin mais l'idée que son fils ne soit pas encore perdu lui pénétra bien dans la tête. Il installa avec des mains tremblantes Squall sur ses genoux et se mit à lui pencher la tête, appuyant fortement sur son estomac.
- Allez mon garçon, crache cette saloperie! Alleeez!
Kyros, voyant que le père avait reprit un semblant de calme, fonça sur le téléphone, se maudissant de ne pas y avoir pensé plus tôt.
Alors qu'il composait fébriement le numéro, il put entendre Laguna chuchoter à son fils, d'une voix sanglotante, horrible, poignante...
- Squall... Me lâche pas mon bébé... Pitié... Pas toi aussi... Pas toi aussi...
TBC...
