Note de l'auteur: Coucou, voici le onzieme, il me reste le 12 et après il faudra attendre le 7 mars. Encore merci pour tout.
Et vous allez voir, avec moi, quand y en a plus...
Y EN A ENCORE
A votre plaisir,
AZAAZEAL
PARENTAL ADVISORY
Explicit love
Chapitre 11. Une cuite d'enfer, tu prendras.
Cerveau passé sous pelleteuse. Neuronnes indisponibles. Mal au crâne. Définitions plus tard. STOP. Si quelqu'un possède aspirine, contacte-moi, mais faites doucement, à bobo la tête la madame...
Poudlard en hiver, c'est vraiment beau. Je ne suis pas guimauve comme fille, mais je trouve ce genre de visions plutôt jolies. Avec toute cette neige qui s'étend jusqu'à perte de vue, et la forêt, qui paraît plus glauque encore qu'elle ne l'est d'ordinaire. Ca n'arrive qu'une fois par ans ça, normalement elle ne fait réellement flipper qu'au crépuscule.
Le lac aurait été gelé que tout m'aurait paru parfait, mais hélas, à cause des quelques inconscients qui aiment à se congeler le cul par pur esprit masochiste, la directrice avait trouvé le moyen de l'empêcher de durcir convenablement.
Comme quoi, elle n'avait pas toujours de bonnes idées la vieille.
Mais dîtes moi, c'est que je deviendrais poétique !
En réalité, tout me paraitrais plus intéressant en ce moment que l'endroit où je me trouve. Le glacial bureau de McGonagal n'as rien pour lui, si ce n'est le minimum syndical : un bureau, deux bibliothèques, une commode, des tentures immondes soit dit en passant, et quelques fauteuils aussi décrépis que leur antique propriétaire.
Ca doit pas être la fête tout les jours.
- Miss Granger ? Vous disiez ? – prononça, McGo, d'une voix aussi poussiéreuse que l'intégralité de ses quartiers.
- Je me tournais vers le pauvre Poufsouffle. Aaron Craft, 16 ans. Victime malheureuse de la malchance. Battu presque à mort par un Drago incontrôlable.
- Si on à plus le droit de coucher maintenant !
Bref, le pauvre avait été tellement défiguré que j'apercevais à peine ses yeux, je me contentais alors de fixer les ignobles boursoufflures violettes qui avaient pris leurs places. C'est qu'il ne l'avait pas raté le Malfoy.
Mon regard se posait à nouveau sur ma directrice tandis que j'ignorais mon homologue, qui lui était assis à ma droite.
- Sans l'intervention de Drago, je ne sais si je serais ici pour discuter avec vous.
La directrice posa un œil peiné sur ma lèvre fendue, dont Malfoy s'était précautionneusement chargé, histoire que je fasse une victime crédible.
- Vous dîtes donc, si je suit correctement cette affaire, que c'est monsieur Craft ici présent, qui à eu des intentions malhonnêtes envers vous et que Mr Malfoy, présent également, vous a sauvé d'une probable agression.
- C'est exact madame.
Aaron Craft manqua de s'étouffer, sa bouche était tant tuméfiée qu'il était incapable de prononcer une phrase compréhensible. Ce fut presque trop facile.
Bien évidemment, vous comme moi, nous savons ce qui s'est réellement passé dans ses appartements. Mais chut, pas un mot. J'ai un poste à récupérer.
- C'e..fa..ux !
- Mr Craft, vous auriez l'obligeance d'éviter d'ouvrir votre bouche.
Ses croutes craquelaient tandis qu'il essayait de se défendre. C'était BEUARK même pour McGo.
Drago intervint.
- Vous pouvez toujours utiliser le véritaserum. Je suis prêt à passer autant d'interrogatoire qu'il sera nécessaire. Hermione ?
Je l'ignorais toujours.
- De même pour moi.
Je sentais bien que le Poufsouffle serait soulagé une fois le test passé. Impossible pour Malfoy et moi de mentir sous influence de cette redoutable potion de vérité.
Impossible ?
Pas tant que ça.
J'avais toujours su que ma relation extra scolaire avec Rogue me serait utile un jour. Je te remercie Séverus de m'avoir si gentiment offert le double des clefs de ta réserve, tu m'as été d'un grand secours.
J'avais profité de la nuit pour récupérer tout les flacons de la précieuse mixture, je les avais ensuite remplis un à un avec de l'eau sucré. Même texture, même odeur. Copie parfaite.
Ainsi, et ce, en présence de la directrice ainsi que de l'infirmière le serpent et moi-même avions été soumis au véritaserum de ma composition.
- Malfoy m'as sauvé la vie, sans lui je ne serais plus parmi vous, ou dans quel horrible état ! -Je sanglotais.
Et l'oscar de la meilleure actrice revient à : MOIIIIIIIIIIIIIIIIIII.
La version de Malfoy alla dans mon sens. Il excusa ses nombreux coups par le fait qu'il m'avait défendu devant un Aaron dans tous ses états.
Evidement, si Drago m'avait fendu la lèvre afin que je puisse être une victime correcte, je ne mettais pas gardée de lui administrer quelques coups à mon tour, histoire de rendre crédible sa « bagarre » avec le Poufsouffle.
Je sais ce que vous pensez.
Nous sommes deux salops, ça devrait ne pas vous choquer.
Aaron Craft fut immédiatement renvoyé de Poudlard, sans moyens aucuns de trouver une défense convenable face au véritaserum. Le monde à l'envers. La victime blâmée, les coupables admirés.
Association de malfaiteurs, vous connaissez ?
C'est vachement sympa comme système.
Enfin, une fois le problème éradiqué, Malfoy me permis de récupérer ma place de Préfète en chef, sans conditions, invoquant mon pseudo état psychologique fragile, qui serait l'horrible conséquence de cette sombre affaire. Quand à ce dernier, il devint rapidement un héro et n'en fut que plus aimé de la gente féminine.
Pour fêter ceci, la vieille peau qui dirigeait notre école avait permis à tout les septièmes année une sortie exclusive à Pré au Lard. Une nocturne.
Nous avions tous filé au bar le plus proche.
- Si tu savais Malfoy, Hermione à un sacré levé de coude quand elle s'y met...elle se soule qu'au bout du douzième verre si ce n'est plus, respect pour elle...Ca c'est une femme une vraie !
- Ronald tu es ivre. – Il m'embrassa goulument l'oreille ce qui, en soi ne fut pas quelque chose de désagréable.
Drago avait passé sa soirée, si ce n'est à boire, à me surveiller constamment. Eloignant expressément toutes approches masculines excepté celle de Ron et d'Harry.
S'il espérait vraiment les décoller de moi, il se mettait la main où je pense, et bien profondément.
Ni lui, ni moi, n'avions reparlé du fait qu'il aurait pu être amoureux de ma personne. Entre nous, le sentimentalisme ne va pas du tout au beau Serpentard.
Bref.
Je crois qu'au bout d'un moment, je fus tellement saoule que j'en vins à confondre certaines personnes. Ainsi, je passais mon temps à rouler tour à tour des pêles à Ron, puis Harry, puis Ron, puis…je sais pas vraiment en fait…
Pour ce qui est de la suite, silence radio. Je fus bien trop bourrée pour me rappeler quoi que se soit.
Ah si !
Malfoy, me tenant les cheveux pendant que je vomissais dans un parterre de fleurs. Lui-même aussi ivre que moi, si ce n'est plus est la dernière chose que je vis.
Et ce fus le noir.
oOo
Je ne boirais plus jamais.
Là tout de suite dans ma tête, j'ai l'impression de cohabiter avec un troupeau d'éléphant en pleine course, piétinants un à un tout mes neurones. J'ai le crâne aussi lourd que si on y avait mis un 36 tonne sur son sommet.
Tout mon corps n'est qu'un poids mort. Une larve de 100 kilos au moins. Je me sens lourde, je sens ma tête lourde, et en plus j'ai mauvaise haleine.
Saloperie de gueule de bois.
Je rampais pour atteindre mon homologue, à première vue, on avait passé la nuit ensemble et pas à dormir.
Vision d'après guerre II : le retour.
- Malfoy ?
AIE ma têteuu.
Il grogna. Je le secouais.
- Malfoy ! Réveil toi.
Il se tourna, s'agrippant au tapis. Je vis soudain ma main de plus près. Une chose, circulaire et brillante trônait royalement sur mon annulaire.
Au diable le mal de tête.
- MALFOY !
- Pas maintenant Granger, laisse moi me remettre de cette nuit et après si tu veux…
Je cherchais sa main gauche.
- J'ai dit pas maintenant Granger, t'es casse pieds comme fille.
Et la trouvait.
- AHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHH !!!!!!!!!!!!!!
Il sursautait.
- QUOI ? – tandis que je lui mettais les anneaux sous le nez. Il mit presque deux minutes à faire le lien.
C'est que c'est pas un rapide le serpent.
- Oh putin !
- On est mariés Drago !
C'est radical, je ne boirais plus jamais….
