Haaann ! Je suis vraiment désolée pour le retard , je ne pensais pas que mes partiels allaient me prendre autant de temps. ( Ce qui d'ailleurs n'a pas servi à grand chose, mais passons ). Avant un chapitre nettement plus substantiel, voici de quoi me faire pardonner =) Enjoy !
Vacances de la Toussaint, Partie III
Sirius ne savait pas vraiment où il était, il avait couru droit devant lui, comme l'idiot qu'il était, tout à son inquiétude pour la jeune femme. Son instinct paraissait le guider en dépit du bon sens, lui faisant emprunter des détrours qu'il n'avait jamais vu de sa vie, malgré ses nombreuses sorties nocturnes avec le reste des maraudeurs.
Il ne se souciait pas vraiment de ce qui pouvait lui arriver. A cette seconde, la seule image qui s'imposait dans son esprit était celle de la petite blonde qui était liée à lui. Comment pouvait il expliquer la force du lien qui les unissait ? Cela faisait longtemps qu'ils ne s'adressaient plus la parole, et il ne pouvait pas vraiment lui en vouloir vu que tout était de sa faute.
Mais c'était dans sa nature de tout gâcher dès que l'occasion se présentait. Sûrement une façon plus ou moins concluante de se protéger de l'influence du monde extérieur. Brutalement, il s'arrêta et scruta les alentours. Il lui semblait que quelque chose l'observait au loin, comme un oeil discret braqué sur lui pour le surveiller.
Il hûma l'air comme l'aurait fait son homologue canin et grogna. Sentir mais ne pas voir un ennemi lui avait toujours mis les nerfs en boules. Tout au fond de lui, il savait que la jeune femme n'était pas en danger, mais des restes d'inquiétude ne pouvaient l'empécher d'avancer encore plus loin dans la forêt.
Quelques centaines de mètres plus loin, perchée sur un banc rustique, Tia engloutissait ses pâtes avec voracité, comme si elle n'avait pas mangé depuis des jours. Ou alors qu'elle n'avait jamais rien mangé d'aussi bon, au choix.
La femme n'était pas loquace et se contentait d'observer son fils faire la discussion à leur invitée avec une fougue amicale. Elle regardait ses longs cheveux presque blancs encadrer son visage très pâle et la jeune femme se demanda à quoi ressembleraient ses enfants. A supposer qu'elle en aurait un jour évidemment.
Si Sirius était le père, ils auraient probablement ses cheveux noirs. Et peut être même ses yeux verts. Elle soupira, rien que l'idée de penser qu'elle pourrait avoir des enfants avec Sirius Black lui donnait une légère envie de se pendre, sachant très bien ce que ça impliquait.
" Est-ce que ça va ? L'interrogea la femme avec sollicitude en voyant son visage se fermer.
- Je crois que oui. Je... On ne pourrait pas aller le chercher maintenant ? Je ne veux pas qu'il se fasse mal en tombant stupidement sur une branche. Lliane eut un léger sourire pas dupe.
- Tu t'inquiètes pour lui maintenant qu'est-il advenu de ' laissons le mourir de trouille dans la forêt ' ?
- Disons qu'il a beau avoir tous les défauts du monde, c'est quelqu'un de...bien. Enfin je crois.
- Je vois. Donc, vous êtes mariés, tu ne l'aimes pas, il ne t'aime pas, mais tu tiens quand même à lui malgré le fait que tu ne l'aimes pas du tout. Hum. Je ne sais pas pourquoi, mais quelque chose ne tourne pas rond dans ton histoire.
- Si je vous connaissais plus, je dirais que vous vous foutez allègrement de moi. La femme acquiesça. Je tiens à vous rapeller que je suis une adolescente, que mes parents sont dingues et que par conséquent, j'ai toutes les raisons du monde d'être perturbé.
- Amen. Bon. Je vais le ramener au château. En attendant, tu peux... Jouer avec mon fils. Il adore qu'on lui tienne compagnie."
Le dit fils n'avait pas vraiment l'air de son avis, mais Lulanna acquiesça tout de même avec un sourire sincère. Cela faisait un moment qu'on ne lui avait pas ordonné quelque chose. Mais étrangement, et c'était peut être du à l'air familier de la femme, elle ne haussa même pas un sourcil signifiant clairement " Je ne suis pas ton chien, on ne me dit pas ce que je dois faire, vas te gratter."
Lliane disparut dans un petit plop discret après avoir recommandé chaudement à son fils de ne pas faire n'importe quoi avec sa magie. Le fiston répondit par l'affirmative avec une mine quelque peu roublarde.
Les pâtes restantes descendirent bien vite dans le gosier de la jeune femme avec de petits couinements de satisfaction. Aaron ne la quittait pas de ses immenses yeux clairs et restait là, simplement assis sur sa chaise, sans faire mine d'esquisser le moindre mouvement. Bizarre.
" Bonjour jeune inconnu plein de cheveux, interpella Lliane avec un haussement de sourcil appréciateur.
- Pardon ? Un rien échevelé de sa course folle, Sirius se stoppa brutalement et lui lança un charmant regard bovin. Vous savez, ce genre de regard qu'on a quand le cerveau est vide. Oui, celui là même.
- Je viens vous ramener à Poudlard. Votre charmante femme va très bien, et le directeur se fera une joie de vous le confirmer. Il grogna en fourageant dans ses cheveux.
- Je ne partirais pas d'ici avant de l'avoir vu de mes propres yeux.
- Et têtu en plus de ça. J'adore. Mais je ne suis pas à ton service et j'ai pour mission de te ramener, par la peau des fesses si il le faut, au directeur. Donc tu vas être sage.
- On parie ?"
Lliane soupira profondement, avec un rien de désespoir. Le jeune était tel qu'elle se l'était imaginé. Borné, agaçant et le tout accompagné d'un immense sourire. Ce sourire que la femme mourrait d'envie de lui faire ravaler à grands coups de sortilèges. Mais elle était gentille au fond. Et elle avait fait un promesse, du moins en quelque sorte, à la charmante jeune fille blonde.
Elle lui agrippa donc le col avec force et ils transplanèrent alors qu'il s'indignait.
