Bonsoir !
Oui je suis à l'heure cette fois-ci ! Je ne me ferai pas taper sur les doigts... J'ai quand même eu des problèmes de chat pour écrire (bah oui, quand il vient se caler sur mes bras pour avoir des câlins... ça devient compliqué !)
Merci à tous pour vos commentaires sur le dernier chapitre. C'est motivant de voir à quel point l'histoire plait !
Bonne nouvelle pour vous, j'avais prévu vingt chapitres au début je pense qu'elle en contiendra un peu plus, car mes personnages se mettent à faire des choses qui ne sont pas prévues au programme... ce qui rallonge le plan initial vous voyez ^^
Bon en tout cas j'espère que le prochain chapitre vous plaira tout autant ! J'attends vos avis en review :)
Bonne lecture, et rendez-vous dimanche prochain pour la suite !
Lealy
Réponse aux reviews :
OliLaBulle : cette pauvre Hermione oui ! Merci pour ta review et ta fidélité ! :)
Dramione Love : je suis contente que le chapitre t'ait plu ! Merci pour ta fidélité encore une fois :)
Berenice : mais elle va se reprendre ! Il est normal qu'elle soit brouillon et désarçonnée par ce qu'elle vit ^^ merci pour ta review et ta fidélité !
Muushya : oh quelle idée ça t'a donné ? Je veux savoir ! Non ça va pas aussi bien se passer pour les autres que ce qu'ils avaient prévu ahah. La lionne est de retour ! Merci pour ta review :) (je suis pas en retard t'as vu)
Maxine3482 : merci pour ton commentaire :) oui pas évident le choix j'avoue ^^ mais elle va bien finir par se décider !
: merci pour ta review et ta fidélité. Oui beaucoup de questions mais quelques réponses arrivent dans ce chapitre !
Swangranger : merci pour ta fidélité et ton commentaire :) Hermione ne va pas être tranquille, elle va avoir une guerre à mener sur tous les fronts !
Cécile : oui c'est la guerre ça y est ! Mais elle va s'en sortir, sinon c'est pas marrant :P on va avoir quelques réponses dans ce chapitre :) merci pour ton commentaire !
Lily Jem : ma bichette d'amour... la vie est injuste Ahahah. Tu es la seule à avoir trouvé qui envoyait les paquets, bravo ! T'es chouette, maintenant je dévoile tout à tout monde.
Chapitre 11 : Hermione contre-attaque ?
Dix-huit heures trente. C'était l'heure à laquelle Hermione était rentrée chez elle ce soir-là, après la rude journée qu'elle avait passée. Son entretien avec Nicolas Steel, le nouveau directeur du Département des Mystères ne s'était pas aussi bien déroulé qu'elle l'espérait. Mais qu'espérait-elle au juste ? Après tout, il avait magouillé avec Drago Malefoy pour lui obtenir le poste. Et il s'agissait du blond peroxydé, être fétide qui lui avait pourri son adolescence. Alors, oui, à quoi s'attendait-elle de la part d'un ami de Malefoy ?
Elle aurait dû s'en douter qu'elle allait avoir affaire à la même gamme de choix : prétention, haute estime de soi, manipulation, mépris des autres. Et dire que le Ministre de la magie en personne l'avait recommandé d'après Harry... Il allait falloir qu'elle sache quelle mouche l'avait piqué ce jour-là !
En attendant, elle arrivait à peine chez elle, et elle avait donné rendez-vous aux garçons une demi-heure plus tard. Elle devait se dépêcher de tout préparer. Elle jeta un œil à son appartement, et un air plutôt satisfait vint remplacer son air contrarié et renfrogné de la journée. Heureusement qu'elle était de nature ordonnée et organisée, contrairement à ses deux meilleurs amis : elle n'avait pas à ranger l'éventuel désordre avant qu'ils n'arrivent puisqu'il n'y en avait pas. Elle avait donc une grosse vingtaine de minutes pour se doucher. Cela allait la délasser, et après une journée pareille, Merlin savait à quel point elle en avait besoin.
Elle se dirigea donc vers son dressing, afin de choisir une tenue décontractée pour la soirée. Un jogging et un teeshirt feraient l'affaire, elle n'allait pas se mettre sur son trente-et-un pour une réunion de crise. Elle comptait bien leur raconter absolument tous les détails du cas Malefoy-Steel. Elle savait qu'ils l'aideraient à trouver un plan d'attaque pour leur rendre la monnaie de leur pièce. Ne se frottait pas à l'héroïne de guerre Hermione Granger qui le voulait.
Elle entra ensuite dans sa douche, et fit couler l'eau brûlante sur sa tête, comme pour chasser ses idées noires loin de son esprit. Elle resta dix bonnes minutes sous l'eau, et elle en ressortit bien plus détendue qu'elle n'y était entrée. Même si elle savait que cela ne serait que de courte durée, cela lui avait offert un moment de répit non négligeable.
Une fois séchée, elle revêtit sa tenue de fortune, et alla dans la cuisine voir ce qu'elle allait bien pouvoir proposer à dîner à ses amis. Elle ouvrit les placards, mais rien ne lui faisait envie. Elle n'avait rien de simple à préparer. Pas qu'elle n'aime pas faire la cuisine, mais elle n'avait pas envie de se prendre la tête pour ce soir-là. Elle décida de voir avec les garçons si des pizzas leur conviendraient. Harry et elle avaient fait découvrir après la guerre ce plat d'origine italienne, mangé principalement par les moldus. Au grand damne de sa petite amie Pansy, à qui il en réclamait assez souvent. Ils se les feraient livrer, ce qui leur permettrait de parler en toute tranquillité.
Elle vérifia qu'elle avait le stock de bièraubeures au frais, et décida d'attendre leur arrivée dans son canapé. Elle attrapa le livre qu'elle avait acheté à la librairie lorsqu'elle avait croisé Théodore. Elle avait quasiment terminé de le lire ; elle l'avait adoré et littéralement dévoré. Il ne lui restait que trois chapitres à lire, et elle était impatiente de le terminer. Elle ne put le continuer que le temps de quelques pages, avant d'entendre toquer à sa porte.
Elle se précipita à l'entrée de son appartement pour ouvrir. Elle fut heureuse de trouver sur le pas de sa porte ses deux meilleurs amis. Elle ne pouvait nier qu'elle se sentait tout de suite mieux et rassurée lorsqu'elle se trouvait en leur compagnie. Ils avaient vécu tellement de choses ensemble, survécu à tellement d'aventures toutes plus dangereuses les unes que les autres. En particulier pendant leur dix-septième année, ils avaient eu à traverser de dures épreuves ensemble, et leur présence l'avait réconfortée tout le long. Elle se souvenait qu'elle n'avait jamais cessé de se répéter que tant qu'ils étaient tous les trois, rien ne pourrait jamais les terrasser. Et à l'heure actuelle, elle avait bien besoin de leur réconfort, avec tout ce qui lui arrivait.
- Harry, Ron ! S'écria-t-elle en les embrassant chaleureusement. Entrez !
- Mione ça va ? Tu avais l'air bizarre dans ton message ce matin, s'enquit Harry.
- J'ai un tas de choses à vous expliquer... Mais d'abord, vous connaissant - enfin surtout toi Ronald - vous devez avoir faim. On commande des pizzas ?
- Pourquoi surtout moi, bougonna le rouquin. Pizza, ça me va !
- Pareil pour moi.
Hermione se dirigea vers la petite table du salon sur laquelle elle avait fait installer un téléphone fixe moldu. Elle avait souhaité garder certaines habitudes moldues, avant tout pour pouvoir garder un maximum de contact avec ses parents. Ainsi, ils se téléphonaient régulièrement, et pouvaient passer la voir sans encombres puisqu'elle habitait un quartier calme du Londres moldu. Elle prit le téléphone et commanda trois pizzas.
- Bon, ils viendront les livrer d'ici une vingtaine de minutes. Vous voulez boire quelque chose ?
- Bièraubeurre pour moi, annonça le Survivant.
- Même chose Mione. Alors qu'as-tu à nous raconter ?
- Vous ne devinerez jamais... Mais d'abord, Ronald Billius Weasley, tu dois me jurer que tu ne répéteras rien, absolument rien de ce qui se sera dit ce soir à Pansy. Est-ce que c'est bien compris ? Fit-elle presque menaçante.
- Euh oui... compris.
- Vous le savez déjà, mais il y a deux semaines lorsque j'ai organisé les recrutements pour mon Département, Drago et Théo s'y sont présentés. On n'avait qu'un poste au début. Et soudainement, un deuxième poste s'est libéré. Une de mes anciennes employées est devenue complètement folle et a agressé ses collègues. Du coup, elle est passée en commission de discipline et a été renvoyée. On avait donc deux postes à pourvoir, et les deux seuls candidats qui étaient compétents... Bien entendu c'étaient Théo et Drago... Suite à notre discussion de l'autre midi Harry, j'avais demandé à Flora de faire des recherches sur le nouveau directeur du Département des Mystères.
- Tu as fait quoi ? Manqua de s'étouffer le brun.
- Il est où le rapport ? Demanda Ron qui ne comprenait pas pourquoi elle passait du coq à l'âne - en l'occurrence des Serpentard au nouveau directeur.
- J'y viens Ronald. Et Harry... Tu me paraissais inquiet et peu convaincu, j'ai voulu en savoir plus. Flora est quelqu'un qui a ma confiance, ça ne risque rien, d'autant plus quand on sait ce qu'elle a découvert. Figurez-vous que si le deuxième poste s'est libéré, ce n'est pas anodin. Il s'avère que Drago est un grand ami du nouveau directeur. Ils ont fait leurs études ensemble et déjeunent tous les deux presque chaque midi... et le nouveau directeur a fait en sorte que le deuxième poste se libère pour que Drago l'ait !
- Mais comment il pouvait savoir que Malefoy l'aurait ? S'agaça Ron qui ne comprenait pas.
- Parce que Malefoy a couché avec ma collègue du jury. Et il a pu avoir des renseignements sur le choix que nous faisions.
- Et le nouveau directeur a fait en sorte que ton employée se fasse virer ?
- Clarisse a un passé... compliqué dirons-nous. Je ne m'étalerai pas dessus. Il en a joué, et l'a convaincue de faire ce qu'elle a fait.
- Qu'est-ce que tu vas faire ? Malefoy ne devrait pas rester au Ministère, trancha le rouquin.
- Je suis allée voir Nicolas Steel, le nouveau, aujourd'hui même dans son bureau.
- Tu as fait quoi ? Faillit une nouvelle fois s'étouffer Harry. On parle bien du même Steel ?
- Oui, et...
Elle ne put terminer sa phrase, la sonnette de son appartement venant de retentir. Elle s'empara de son portefeuille, et descendit régler la commande. Elle remonta quelques instants après avec le repas, et lorsqu'elle le présenta dans le salon, Ron se jeta littéralement dessus. Il n'avait pas changé, malgré l'insistance de Pansy sur les bonnes manières à table.
- Comment ça s'est passé avec Steel ? S'ensuit Harry.
- Mal, mais tu t'en doutais je suppose ?
Son ami grimaça. Oui, il s'en doutait. Il avait rencontré Steel lorsqu'il avait été voir Kingsley à son bureau, de façon totalement hasardeuse. Il avait tout de suite compris à qui il avait affaire. Cet homme ressemblait en tous points à Lucius Malefoy, en bien plus détestable même.
- J'ai mis à plat ce que je savais sur ses manigances. Il m'a menacée de me faire renvoyer si cela venait à se savoir.
- Il n'a pas oché ? Intervint Ron la bouche pleine.
- Ronald, on ne parle pas la bouche pleine ! Se fâcha la brunette.
- Je ne doute pas qu'il ait osé, dit Harry. Tu ne peux pas le laisser te mener par le bout du nez comme ça.
- Ché clair.
- Ronald ! Mais que faire Harry ? Je suis à tous les coups épiée par Malefoy. Mes faits. Mes gestes. Mes paroles. Tout ! Depuis ce matin, ils auront eu l'occasion d'en parler tous les deux. Malefoy a encore joué de ses ruses pour obtenir ce qu'il voulait. Il faut que justice soit faite.
- Tu chais, il n'y a pas que des inconvénients à être chef... dit Ron.
- Qu'entends-tu par... Oh Ron c'est brillant !
- Oh euh merci, rougit-il au compliment, comme à son habitude,
- Et pour Steel il va te falloir être plus subtile, fit remarquer le brun.
- J'ai pensé à quelque chose, déclara Hermione. Mais je vais avoir besoin de vous pour échafauder mon plan.
- Ton plan ?
- En quoi consiste-t-il ? Demanda Harry.
-Si je vous dis... Rita Skeeter ?
Deux paires d'yeux éberlués s'étaient posées sur elle. Elle souriait. Elle se doutait qu'ils avaient compris où elle voulait en venir. La soirée suivit son cours, Hermione leur déballa l'étendue de son projet de vengeance, auquel les garçons apportèrent leurs petites touches pour le rendre infaillible. Le trio d'or était de retour - pour leur jouer un mauvais tour.
Le lendemain matin, lorsqu'Hermione arriva à son bureau, elle se sentait beaucoup plus légère. La soirée de la veille l'avait remise d'aplomb, et elle avait repris toute son assurance. Les garçons lui avaient considérablement remonté le moral, et ils lui avaient donné des idées quant au traitement de ses deux nouveaux employés. Il y en avait un, en particulier, dont il fallait qu'elle s'occupe aujourd'hui. Elle s'empara d'un bout de parchemin, de sa plume, et griffonna quelques mots. Elle jeta un sort à la note de service, pour qu'elle se rende à son destinataire, et ne puisse être lue que par lui-même. Avec un petit sourire satisfait, elle se mit au travail et attendit impatiemment la fin de la journée.
Le destinataire de la note de service fut surpris lorsque le petit bout de papier lui tapota l'épaule. Avec délicatesse, il le déplia. Il fut surpris d'y lire une invitation pour la fin de la journée au chemin de traverse, devant la librairie Fleury et Bott. Ce qui l'ébranla légèrement fut la signature présente sur le parchemin : un simple H. "Se pourrait-il que...?" Pensa-t-il. Il sourit. Sa journée au Ministère ne faisait que commencer, et pourtant, il était impatient de la terminer.
Il était dix-huit heures. Hermione attendait sagement depuis plusieurs minutes devant sa boutique favorite du chemin de traverse, la librairie. Elle avait pris soin avant de quitter son bureau de se munir de ce dont elle avait besoin pour son rendez-vous. Elle tourna la tête, et vit au loin se dessiner la silhouette grande et élancée de celui qu'elle attendait.
Théodore Nott la repéra et se dirigea vers elle, un léger sourire sur le visage.
- Hermione, la salua-t-il avec une légère retenue.
- Théodore, fit-elle à son tour avec politesse.
Il la fixait intensément, ce qui fit vaciller quelque peu la jeune femme. Lorsqu'elle plongea son regard dans le sien, des images de leur moment à la librairie trois jours auparavant resurgirent. Elle secoua légèrement la tête, pour se reprendre.
- Samedi, tu m'as dit que tu avais lu le livre que je m'apprêtais à acheter. Et tu m'avais proposé qu'on en discute. Je l'ai terminé tu vois. C'est intéressant ce concept d'admiration pour l'autre. Tu ne trouves pas ?
- Je suppose, répondit-il avec méfiance.
Il trouvait étrange qu'elle lui parle du livre directement. Hermione vit qu'il était un peu désarçonné par son entrée en matière. "Bien bien bien... À nous deux mon gaillard" pensa-t-elle.
- Et que penses-tu de l'admiration excessive qui tourne à l'obsession avec les petits cadeaux que tu m'envoies ?
- Comment ça ? De quoi parles-tu ?
Sa voix se voulait stable, mais avec le regard insistant de la jeune femme, le Serpentard n'était plus très sûr de lui. Avec stupeur, il la vit fouiller dans son petit sac à main, duquel elle sortit tous les parchemins qui avaient accompagné les présents qu'il lui avait envoyés. Il déglutit difficilement. Comment avait-elle fait le lien ? Il essaya de réfléchir à ce qu'il pourrait lui dire, car en voyant le regard noir qu'elle lui lançait, cela ne présageait rien de bon pour lui.
- Tu as la mémoire courte visiblement. Cela t'arrive souvent d'espionner les gens et de leur envoyer des mots anonymes avec des repas et des cadeaux ? Tu le vis comment d'être un psychopathe obsessionnel ?
- Hermione... On pourrait peut-être aller autre part, nous sommes au milieu du chemin de traverse et on nous regarde.
- Et ça t'embête ? Tu me surveillais peut-être en vue d'assouvir tes envies de détraqué ? Et ça doit forcément te déranger qu'on soit sur une place publique !
- Mais... Hein ? N'importe quoi. Où vas-tu chercher des idées pareilles ?
- Et toi ? Ça ne te vient pas à l'esprit qu'envoyer des cadeaux à une femme sans dire qui on est, que l'espionner, c'est digne d'un comportement psychopathe ? Je t'enjoins fortement à séjourner quelques temps à Ste Mangouste !
- Mais ça ne t'est pas venu une seule seconde à l'esprit que je sois trop réservé pour t'approcher directement ? Finit-il par dire, énervé. Tu faisais comme si rien ne s'était passé entre nous chez Pansy et Ronald, puis à la librairie. Il fallait bien que je tente d'attirer de nouveau ton attention ! Comme si c'était habituel pour moi d'aller faire du rentre dedans à une fille qui me plait ! Surtout quand cette fille-là est ma nouvelle patronne devant laquelle je dois faire mes preuves ! Visiblement, Miss-Je-Sais-Tout a disparu. C'est bien dommage.
Il tourna les talons, et la laissa plantée là, toute seule, devant la librairie. Elle resta bouche bée quelques instants, ne se rendant pas bien compte de ce qui venait juste de se passer. Pour un retournement de situation, c'en était un formidable. Elle était venue pour lui demander des comptes sur les messages qu'il lui envoyait. Sur les divers présents qu'il lui avait faits. Ah, les comptes elle les avait eus. Il venait tout juste de lui avouer qu'elle lui plaisait et que la situation n'était pas évidente pour lui.
Elle venait juste de se prendre une belle gifle sur la joue. Elle ne s'y était pas attendu une seule seconde. Elle avait imaginé divers scénarios. Le plus probable avait été qu'il s'amuse avec elle, en digne représentant de la maison Serpentard. Mais elle avait été loin de penser que le jeune homme en pinçait pour elle.
Elle ne savait plus quoi faire le concernant. Elle avait besoin d'un avis. Pansy ? Non, pas moyen. Elle était au courant de ce qu'elle avait fait avec Malefoy également, et elle était amie avec les deux garçons. C'était le mauvais plan assuré pour elle ! Ginny ? Sa meilleure amie était bien plus neutre à ce sujet que la petite amie de Ron. Mais le gros inconvénient était qu'elle allait s'imaginer tout et n'importe quoi les concernant, et que cela allait partir dans tous les sens : elle les verrait déjà mariés avec cinq ou six enfants.
"Bon je crois qu'il vaut mieux que je me débrouille toute seule pour le moment" décida-t-elle. Elle était complètement ébranlée par ce qu'il venait de se passer. Et elle dans tout cela ? Que ressentait-elle ? Elle ne pouvait pas dire que Théodore la laissait indifférente. Le baiser de la librairie en était la parfaite illustration, elle ne l'avait pas repoussé et avait même beaucoup apprécié l'échange. Mais de là à s'imaginer avec lui... "Et pourquoi pas ?" Fit sa conscience.
Tandis qu'elle avait entrepris de rejoindre son appartement à pied, elle ne vit pas que, de l'autre côté de la rue, un homme n'avait rien manqué de l'échange entre Théodore et elle. Nicolas Steel avait un sourire ravi peint sur le visage.
- Alors comme ça, Granger fricote avec ses nouveaux employés, s'amusa-t-il. Voilà qui promet d'être intéressant...
