COUCOU! :D

Dernier chapitre mes amis, une ère s'achève. J'ai hâte de vous faire lire ça!

16 pages word. Wow c'est ici que se termine ma première traduction! N'hésitez pas à me dire ce que vous en avez penser.

Merci à Delphine03, Elorah et misstardustphotos pour vos reviews! GROS BISOUS vous êtes formidables!

-Disclaimer: L'univers d'Harry Potter appartient à la merveilleuse J.K. Rowling mais l'histoire appartient à LemonStar (lien dans mon profil)

-Rating: M

Bonne lecture! J'ai deux-trois choses à vous dire après :)


Chapitre 11: Ma vie entière est en toi

Cédric se réveilla en premier.

Il se sentait comme s'il avait été battu jusqu'au sang et il pouvait à peine bouger son corps. Sa tête battait à toute vitesse et d'une façon très bruyante et ça faisait presque mal, même pour respirer. Il était couché sur un lit mais il savait que ce matelas n'était pas celui qu'il avait dans sa chambre. Il était trop dur et était très étrange sous lui. Il entendit un bourdonnement constant dans son oreille et cela lui prit un moment pour réaliser que quelqu'un lui parlait mais qu'il ne pouvait comprendre les mots encore.

Où était-il? Pourquoi se sentait-t-il comme s'il avait dormi pendant des mois? Et pourquoi son corps faisait si mal? Qu'est-ce qui lui était arrivé?

« Cédric? » La voix parla de nouveau, doucement, lentement, et une main vint à son épaule.

C'était comme s'il avait fallu chaque once de force disponible dans son corps pour ouvrir les yeux même si c'étaient comme si ses paupières avaient été collées à ses yeux. Il gémit de douleur quand lorsqu'il eut finalement cligné des yeux la première chose qu'il vit fut la lumière du soleil éclatant à travers la grande fenêtre située directement en face de son lit. Il se redressa faiblement sur son oreiller, comme s'il essayait de se cacher, et il entendit les pas précipités de quelqu'un. Un instant plus tard, les rideaux étaient tirés et la lumière du soleil disparut. Cédric prit une profonde et tremblante inspiration et il arrêta de gigoter quand il vit où il se trouvait. Il fronça immédiatement les sourcils lorsqu'il reconnut l'infirmerie de Poudlard.

Il remarqua alors qui entourait son lit. Les Professeurs Dumbledore, McGonagall et Chourave étaient tous là, le fixant de près, des froncements identiques leur barrant le visage. Tournant sa tête vers la droite, il vit qu'Harry Potter et Ron Weasley étaient là également mais qu'ils étaient plus préoccupés à surveiller la personne dans le lit à côté de celui de Cédric. Cela lui prit un moment à fixer son visage avant de réaliser qu'il s'agissait d'un tiers de membre du fameux trio Potter : Hermione Granger. Elle avait l'air pâle comme les draps blancs sur lesquels elle était couchée et Cédric fronça les sourcils avant de regarder les professeurs.

« Que s'est-il passé? » Il croassa, sa gorge lui faisait mal et sa voix pas ne ressemblait pas du tout à la sienne.

« Quelle est la dernière chose claire dont vous vous souvenez, Cédric? » demanda Dumbledore, sa voix si calme que cela rendit presque Cédric nerveux de cette simple question.

Cédric prit un moment pour répondre alors qu'il pensait à la dernière chose qui lui soit arrivé avant de se réveiller à l'infirmerie de l'école. « La Coupe du Monde de Quidditch. Je partais avec mon père pour rencontrer…la famille Weasley, » dit-il, ses yeux glissant vers Ron, qui le fixait à présent.

« C'est le dernier évènement précis dont vous vous souvenez? » le pressa Dumbledore, pesant soigneusement sur ses mots.

Cédric regarda le directeur pendant un moment avant de hocher la tête lentement. Était-ce la bonne réponse? Que devait-il rappeler. « Qu'est-il arrivé? Pourquoi suis-je ici? »

« Toi et Hermione avez été retrouvés évanouis à l'extérieur sous la pluie, » répondit Harry avant que les professeurs puissent même ouvrir la bouche.

Le froncement de sourcils de Cédric s'agrandit et il sentit sa tête battre plus fort. Il secoua la tête légèrement comme s'il essayait de retrouver son sens. « Je ne sais pas ... Pourquoi Hermione et moi étions à l'extérieur? »

Il ne la connaissait même pas. Que diable aurait-il éventuellement été faire dehors avec elle sous la pluie de tous les lieux? Il ne lui avait jamais parlée avant. Qu'est-ce qui se passait? Pourquoi tout le monde le regardait comme s'ils attendaient une explication de sa part? Il ne savait foutrement pas ce qui se passait. Il avait besoin que quelqu'un lui donne des réponses.

« Que m'est-il arrivé? » demanda-t-il finalement.

Dumbledore s'avança. « Puis-je voir votre bras, Cédric? » Il demanda, puis sans attendre la permission actuelle, le professeur prit son bras gauche et poussa le manche de la robe d'hôpital jusqu'au coude, exposant la cicatrice qu'il avait toujours eu même s'il ne savait pas d'où elle provenait – grande d'environ trois pouces partant de son poignet gauche. Sa mère l'avait toujours appelé sa cicatrice en cœur car elle ressemblait à la moitié d'un cœur.

En regardant la cicatrice maintenant cependant, elle semblait avoir été sévèrement brûlée. La peau était noire et carbonisée et l'Estomac de Cédric roula à la seule vision de celle-ci. Que lui était-elle arrivée? Que lui était-il arrivé à lui?

« Harry, s'il te plaît, montre-moi le bras d'Hermione, » Dumbledore et Harry fit comme il demanda sans hésitation. Comme le suspectait le vieil homme, la cicatrice identique sur le poignet d'Hermione était aussi noire et carbonisée que celle de Cédric l'était. Il soupira profondément, presque de soulagement, avant de regarder McGonagall et Chourave. « Je crois que c'est terminé. »

Chourave ferma les yeux, un voile de soulagement sur son visage, et McGonagall soupira doucement, ses épaules retombant, comme si un poids venait d'être levé de celles-ci.

« Qu'est-ce? » Cédric exigea, ses yeux réussissant à s'arracher du bras d'Hermione pour regarder les trois professeurs mais ils l'ignorèrent pour le moment alors qu'ils continuaient de parler entre eux.

« Je ne pense pas que quiconque ait jamais réussi à briser un sort de passion avant, » dit Dumbledore. « Mais quel est le contraire de l'amour? »

« La haine, » murmura Pomona et Dumbledore hocha la tête.

« Si l'un d'eux l'a dit à l'autre et à cet instant, le pensait vraiment qu'ils se détestaient…alors peut-être…, » commença Minerva, regardant Cédric et ensuite Hermione, encore endormie sur son lit d'infirmerie. « Mais est-ce réellement rompu? Après tout ce temps, après toutes ces vies…»

« Il semblerait. Nous allons attendre que Miss Granger ne se réveille avant d'en être certains, » avisa Dumbledore et les deux femmes acquiescèrent d'approbation.

"Donc, tout ce temps, l'un deux devait dire à l'autre : « Je te hais » et ce serait la fin de tout ça? C'est tout? » demanda Ron avec un froncement de sourcils.

La tête de Cédric tournait. De quoi parlaient-ils? Tout ce temps? Sorts de passion? Il sentait qu'il allait être malade. Tout dans son corps lui faisait mal et la conversation qui se déroulait autour de lui ne l'aidait pas. Il regarda Hermione, encore endormie, et se demanda si elle savait à propos de ce qui semblait se passer. Il se demanda si elle savait qu'ils avaient été ensemble à l'extérieur en premier lieu? Il ne lui avait jamais parlé de toute sa vie et l'idée d'être avec elle dans des circonstances lui semblait légèrement ridicule.

Ce fut comme si Dumbledore voulut sourire, mais qu'il était trop fatigué et encore trop préoccupé par les événements actuels pour le faire. "Quand on est une moitié d'un sort de la passion, je te hais» est la chose la plus difficile à dire puisque la force de l'amour que vous éprouvez pour l'autre personne est si forte. Il a fallu beaucoup de force pour même penser, même de le dire et de même croire à ses mots. »

Cédric ne pouvait plus l'accepter. C'était comme s'ils parlaient une sorte de langage compliqué qu'il ne pouvait même pas commencer à saisir. « Quelqu'un doit m'expliquer ce qui se passe. Maintenant, » ajouta-t-il avec autant de force que son corps épuisé puisse fournir.

Tout le monde le regarda comme s'ils avaient oublié qu'il était là et éveillé. Dumbledore essaya une fois de plus de sourire mais il ne pouvait pas se résoudre à en former un. Il regarda Hermione avant retourner à Cédric, le déjà très vieil homme paraissant beaucoup d'années de plus que jamais.

Il regarda Cédric fixement, calmement. « Quand Hermione se réveillera, nous allons vous dire à tous les deux tout ce qui s'est passé au cours des derniers mois. »


Deux jours s'étaient écoulés et Hermione se demandait si les chuchotements fiévreux qui semblaient la suivre partout où elle allait ne s'arrêteraient. Elle essaya de les ignorer mais c'était presque impossible. Les gens la regardaient, la pointaient du doigt et ensuite se couvraient la bouche de leur main alors qu'ils se penchaient l'un vers l'autre pour chuchoter quelque chose à l'oreille de leurs compagnons. Certains venaient même à elle et lui demandaient des questions dont elle ignorait la réponse. Chacune des questions commençait de cette façon : Est-ce que toi et Cédric…Mais elles variaient après cela.

Est-ce que toi et Cédric avez fuis ensemble mais vos parents l'ont découverts et vous ont forcés à revenir à Poudlard?

Est-ce que toi et Cédric faisaient vraiment l'amour trois fois par jour? Est-il aussi grand que Cho ne le dit?

Est-ce que toi et Cédric pouviez vraiment lire les pensées de l'autre?

Est-ce que toi et Cédric avez vraiment essayer de vous tuer l'un l'autre?

Et ainsi de suite et ainsi de suite. Il lui fallu toutes les fibres de son self-control pour ne pas juste crier à tout le monde de dégager de sa vue. Elle voulait juste être laissée seule et toutes ses questions étaient si absurdes et la faisait seulement se sentir plus mal. Elle ne savait pas les réponses à toutes ses questions et elle ne savait pas quelles questions pourraient être possiblement vraies et lesquelles provenaient juste la roue de fausses rumeurs qui semblait avoir gobé tout Poudlard.

Ron et Harry étaient devenus ses gardes du corps. Personne ne pouvait s'approcher d'elle et ils restaient sur chaque côté d'elle pour la plupart de la journée. Bien sûr, ils ne pouvaient pas la garder 24 heures par jour et c'est dans ces moments que les gens se sentaient assez courageux et brave pour l'approcher et lui poser une de ces questions sans fin.

Son esprit ne pouvait pas arrêter de penser à tout ce que les professeurs Dumbledore, McGonagall et Chourave avaient tous dits à son propos et à celui de Cédric alors qu'ils étaient allongés dans leur lit d'Hôpital. Du fait d'être lié à l'autre, de leurs vies, ou de leurs pensées partagées et de leurs cœurs et de leurs âmes. Du fait que ce soit rompu désormais, qu'ils étaient de simples étrangers. Cédric n'avait pas semblé en croire un mot et avait refusé de la regarder, murmurant à plusieurs reprises pour lui-même combien cela était fou.

L'instant où Madame Pomfresh les avaient laissés quitter l'infirmerie, Hermione avait pratiquement couru à la bibliothèque avec Harry et Ron sur ses talons, aucun des deux ne voulant la quitter des yeux. Elle était restée là presque cinq heures avant de trouver ce qu'elle cherchait. :

L'Histoire de l'Amour et ses Sorts, mais plus précisément, son intérêt allait vers le chapitre quatorze. Être lié à une autre personne. Elle avait lu les passages maintes et maintes fois, se demandant s'il y avait une quelconque possibilité que les mots du Professeur Dumbledore puissent être vrais. Elle ne pensait pas si elle pouvait se laisser croire à cela. C'était une magie si inconnue et si puissante que n'importe quoi d'autre dans le monde de la sorcellerie. Elle ne pouvait pas se résoudre à accepter cela peu importe ce que les professeurs leur avait dit ou ce qu'elle avait lu.

Selon le chapitre quatorze, un sort de liaison commençait presque avec le début des temps. Deux âmes individuelles se trouveraient et se fusionneraient dans un sort qui allait durer toute l'éternité. Après chaque vie qui prenait fin, un autre commencerait et ils auraient à se trouver à nouveau pour que tout recommence. C'était un cycle sans fin – un qui ne finirait que lorsque le temps arrêterait. Il y avait tant de choses inconnues à ce sujet qui ne pourrait jamais être tout à fait certain. Personne ne savait, par exemple, d'où le sort ne venait ni comment il choisissait quelles personnes cela affecterait. Deux âmes liées ensemble pour toujours et personne ne savait la moindre chose à ce sujet.

Hermione ne se souvenait pas tout ce qui se était passé au cours des derniers mois. La dernière pensée claire qu'elle avait était d'elle qui se réveillait au Terrier pendant l'été pour assister à la Coupe du Monde de Quidditch. Après cela, il y avait juste un vide noir où ses souvenirs auraient dû être. Harry et Ron ne voulaient pas lui raconter tout ce qui s'était passé, ils étaient convaincus qu'ils la protégeaient, ce faisant, mais elle entendit plus que suffisamment leurs camarades de classe.

Cédric l'avait sauvée du lac, dans la deuxième tâche. Elle était ce qu'il estimait le plus. Ils s'étaient rencontrés dans le château, s'étaient volés des chuchotements et des baisers rapides avec l'autre avant d'avoir à aller à leurs cours respectables. Ils s'embrassaient passionnément l'un l'autre à la vue de tout le monde dans la Grande Salle le week-end, puis se faufilaient la nuit pour être ensemble. Hermione avait rêvé et s'était réveillée, ses cris faisant écho dans tout le château et elle avait parlé de Voldemort.

Elle avait entendu tout cela mais ne se rappelait de rien. Elle ne se rappelait de rien qui avait avoir avec Cédric. Elle ne le connaissait même pas seulement qu'il était un étudiant séduisant de sixième année à Poufsouffle.

Ron et Harry lui demandait constamment si elle allait bien mais elle ne pouvait que simplement hocher la tête, leur offrait un petit sourire avant de revenir à ses travaux d'école ou au livre qu'elle lisait. Elle ne pouvait pas dormir la nuit parce que son esprit était trop occupé à penser à tout ce qui s'était passé depuis le début de l'année scolaire et elle ne semblait pas avoir d'appétit non plus, donnant ses presque intouchés repas à Ron durant les repas pour qu'il les finisse à sa place.

Cédric semblait être revenu à sa vie d'autrefois. Bien qu'il ne se souvienne pas avoir participé aux deux premières tâches, il était déterminé à participer à la troisième pour le tournoi des Trois Sorciers et il était encore plus déterminé à gagner. Il se jeta dans l'entraînement, courant autour du terrain de Quidditch jusqu'à ce que ses jambes soient sur le point de s'effondrer. S'il se gardait occupé, il n'avait pas de temps à ne penser à rien d'autre que la troisième tâche et pouvait éviter Cho. La fille croyait que maintenant que lui et Hermione étaient morts et enterrés, elle pourrait sortir avec lui à nouveau.

Il savait qu'il avait toujours eu un faible pour Cho, d'autant plus qu'il ne pouvait se rappeler de rien de son histoire avec Hermione mais cela semblait différent aujourd'hui. Il n'appréciait plus autant sa compagnie qu'avant. Il ne voulait pas qu'elle l'embrasse ou qu'elle l'enlace ou même qu'elle soit proche de lui. Il ne le comprenait pas lui-même mais être avec elle ne semblait pas normal pour lui désormais. Il ne savait foutrement pas ce qui semblait normal pour lui maintenant.

« Oh, non! »

Il avait été si préoccupé par ses pensées que Cédric n'avait même pas réalisé alors qu'il marchait dans le couloir en direction de sa classe de potions qu'il avait bousculé quelqu'un jusqu'à ce qu'il entende le bruit des livres tomber sur le sol dans un fracas assourdissant comme des boulets de canons.

« Je suis désolé, » il dit immédiatement, avant de tomber à genoux pour aider la jeune sorcière.

Il se immobilisa mais quand leurs regards se croisèrent et il se retrouva face au visage de nulle autre qu'Hermione Granger. Elle s'immobilisa elle aussi et pendant quelques instants qui semblèrent durer au moins quelques heures, ils ne dirent rien, mais se fixèrent l'un l'autre. Il pencha légèrement la tête en l'examinant de près, essayant de trouver quelque chose sur son visage ou dans ses yeux qui déclenchaient un souvenir. Il ne trouvait rien. Il ne connaissait pas cette femme en face de lui et il ne pouvait toujours pas croire qu'il l'avait déjà connue.

Hermione ouvrit la bouche pour dire quelque chose mais elle secoua la tête légèrement, décidant de ne pas le faire, et retourna à mettre toute sa concentration sur le fait de ramasser ses livres pour qu'elle n'ait pas à le regarder à nouveau.

Cédric la fixait cependant. Elle était très jolie. « Crois-tu que tout ce que ... eh bien, que les professeurs nous ont dit? Qui nous sommes? » lui demanda Cédric, presque nerveusement.

Hermione haussa les épaules, n'accrochant pas son regard au sien alors qu'elle essayait de rendre forme normale à ses rouleaux de parchemins et tous ses livres dans son cartable en bandoulière sur son épaule. « Je ne sais pas. Je me sens si étrange. Comme être dans un film avec des scènes manquantes. » Elle ne savait pas pourquoi elle avait admis cela mais c'était trop tard pour reprendre ses paroles. Elle était sincère. Elle se sentait vraiment bizarre depuis qu'elle s'était réveillée dans le lit à l'infirmerie.

« Ouais ... Je sais ce que tu veux dire. Je me sens ... presque vide», dit Cédric alors qu'ils se levaient et il mit ses mains dans les poches de son pantalon.

Elle fit l'erreur d'incliner sa tête et regarder dans ses yeux. Une fois qu'elle l'eut fait, elle fut absolument perdue dans ces orbes gris et elle ne put détourner le regard. Ça lui faisait peur, être autour de lui comme ça. Elle détestait ce sentiment de confusion qui la rongeait. Hermione n'était pas habituée de ne pas tout savoir ce qui se passait avec elle et elle souhaitait que tout cela s'arrête.

Un silence tomba entre eux et Hermione se décala nerveusement sur ses pieds, le devançant lentement, trouvant difficile de retirer son regard du sien. « Bonne chance pour la troisième tâche, Cédric, » dit-elle doucement.

Cédric se tourna pour la regarder partir, mais au dernier moment, avant qu'elle soit tout juste hors de sa portée, il tira sa main avec les compétences d'un attrapeur talentueux et saisit son poignet. Les yeux d'Hermione s'écarquillèrent et elle le dévisagea. Il la tira gentiment vers lui d'un pas et regarda autour, se souvenant qu'ils se tenaient au centre d'un couloir et qu'ils y avaient déjà assez de rumeurs à leur sujet virevoltant partout, il la guida vers une petite alcôve sombre, les cachant des yeux curieux qui pourraient venir se glisser vers eux.

« Qu'est-ce que tu fais? » Siffla Hermione, paniqué que quelqu'un marche près eux à tout moment. Ses doigts étaient encore enveloppés autour de son poignet et bien que ce ne fût pas une prise serrée, elle n'essaya même pas de s'éloigner de lui. Elle ne savait pas pourquoi elle ne le faisait pas. Elle avait besoin de sortir de là. Elle avait besoin de s'éloigner de lui. Les choses étaient trop confuses entre eux pour être près de lui.

« Qui l'as dit, tu penses? » demanda-til et voyant son air confus, il clarifia : « Je te hais. Qui l'a dit, tu crois? Te l'ai-je dit ou tu me l'as dit, d'après toi? »

« Je pensais que tu n'y croyais pas. C'est-ce que tu as dit à l'infirmerie, » lui rappela-t-elle comme s'il pouvait seulement oublier ce qui avait transpiré de ce jour-là.

Il se tut un moment, puis haussa les épaules. « Nos vies entières sont gérées par la magie. Peut-être ...» Il soupira profondément et libéra lentement son poignet. « Je ne sais pas, » dit-il doucement. « Je ne sais pas ce que tout cela est. Je te regarde et je ne ... Je ne me souviens de rien. Je ne te connais même pas. »

Pour une raison inconnue, Hermione sentit son cœur se serrer dans sa poitrine et elle hocha la tête, serrant les livres qui ne rentraient pas dans son sac contre sa poitrine. Elle baissa les yeux sur le sol et se dit qu'elle devait quitter l'alcôve maintenant.

« Cela semble si incroyable, » murmura Cédric et il se demanda s'il lui parlait à elle ou à lui-même.

L'alcôve était petite et assez étroite du fait que quand Cédric s'appuya contre le mur d'en face d'elle, sa main pouvait encore l'atteindre et la toucher aisément s'il choisissait de le faire. Il ne le fit pas cependant. Il continua à la regarder, essayant d'imaginer. Essayant de se rappeler.

« Je dois aller en classe, » dit Hermione, mais Cédric l'attrapa avant qu'elle ne puisse à nouveau s'enfuir.

« Je veux t'embrasser », a-t-il déclaré, et pour la deuxième en quelques minutes, les yeux d'Hermione s'arrondirent en le regardant. Il sourit presque à son choc et à sa surprise, mais la situation était beaucoup trop sérieuse dans le moment pour cela. « J'ai juste besoin de savoir. Toi non? »

« Si on était connectés, nous savons tous les deux que nous ne le sommes pas, mais si on l'était, on ne l'est plus à présent alors je ne vois pas qu'est-ce que ça prouvera si tu m'embrasses, » dit Hermione.

Elle sursauta quand il se poussa brusquement de la paroi et elle eut à peine le temps de réaliser que l'une de ses mains se posait sur sa hanche et il la poussa jusqu'à son dos soit pressé contre le mur derrière elle, son autre main plantée sur les briques à côté de sa tête, la plaquant avec succès. Elle déglutit, inclinant la tête pour le regarder, ses yeux gris sombre comme une tempête et sa mâchoire forte et serrée alors qu'il la dévisageait. Elle sentit sa peau rougir et un frisson s'abattre sur sa colonne vertébrale. Son corps était si près du sien, si quelqu'un jetait un regard dans l'alcôve et les voyait, on les prendrait comme un couple intime.

« Cédric, ne le fait pas, » murmura-t-elle.

« J'ai besoin de savoir, Hermione,» a-t-il chuchoté en réponse.

Et avec cela, il prit ses joues dans ses deux mains et avant qu'elle ne puisse respirer, ou penser ou parler, sa bouche descendit sur la sienne et il l'embrassa fortement et avec passion, la poussant plus contre le mur. Hermione resta paralysée pendant un moment, sentant les lèvres de Cédric sur la sienne, sa bouche couvrant la sienne, sa langue poussant lentement dans sa bouche.

Mettant les deux mains sur ses épaules, elle réussit à le pousser légèrement d'elle. Les deux se regardèrent, haletant pour respirer. Elle sentit ses lèvres frissonner et l'ensemble de son corps commença à frétiller - juste d'un baiser. Elle était si confuse et pourtant, elle ne s'en souciait pas pour le moment. Elle le regarda et il la regarda, puis il sourit - un sourire réel - mais juste pour un moment, car Hermione jeta ses bras autour de son cou et l'embrassa à nouveau. Cédric répondit instantanément, sa bouche se déplaçant avec la sienne. Il enroula ses bras autour de sa taille, la soulevant, ses pieds balançant sur le sol.

« Safran Crocus, » Cédric murmura contre ses lèvres alors qu'il sentait le doux parfum dans l'air.

Il s'avança et pressa son dos contre le mur d'alcôve. Ses pieds étaient encore suspendus au-dessus du sol mais il pressa sur son corps si étroitement que ça l'empêcha de tomber. Les doigts d'Hermione dans ses cheveux s'emmêlèrent, saisissant les boucles, en gardant sa bouche fermement attachée à la sienne.

Des choses commencèrent à apparaître devant eux alors qu'ils continuaient de s'embrasser, comme des clips, si rapidement, qu'ils n'avaient pas le temps d'enregistrer quoi que ce soit qu'ils soient en train de regarder.

Des étoiles qui explosent.

La terre se formant au début du temps.

Deux bébés naissant, pleurant alors qu'ils entrent dans le monde, l'un avec une cicatrice sur son bras gauche tandis que l'autre avait une cicatrice sur son bras droit.

Un homme avec une cagoule sur son visage soufflant ce qui semblait être de la poussière dans un chaudron bouillonnant sur un feu, chuchotant une incantation ancienne. Les arbres de la forêt qui l'entoure soufflent dans un vent puissant.

« Le Véritable Amour, » murmure-t-il à voix basse.

L'homme qui allait devenir Amos Diggory dans la vie présente remet à l'homme encagoulé un sac de ce qui pourrait être utilisé pour de la monnaie. « Mon fils est en train de mourir. Sauvez-le. »

Le feu sous le chaudron s'élève plus haut, ce qui porte le contenu de la marmite à ébullition. L'homme prend l'argent et le jette dans le liquide, un grand souffle se libère et des étincelles rouges en sorte.

« Votre fils est faible. Il a besoin d'une autre vie à qui s'accrocher, » chuchote l'homme.

« Faites ce que vous devez faire, » Amos plaide.

L'homme chuchote plusieurs mots dans le chaudron, des étincelles rouges volent en réponse. «Le véritable amour, » il murmure à nouveau, fermant les yeux, laissant la fumée flotter dans son visage comme il se penche sur le feu. « Deux vies en deviennent une. Toujours. Le véritable amour ne mourra jamais. »

L'homme cherche dans son manteau et sort une petite fleur pourpre qui était étrangère à cette terre. Amos regarde alors qu'il écrase la fleur dans ses paumes et jette les restants dans le chaudron.

« La fleur ne se flétrira pas. Leurs âmes ne se perdront pas l'une l'autre. Leurs cœurs battent à l'unisson. Ils vivront toujours un pour l'autre comme les vies des fleurs pour l'eau», chuchote l'homme, puis parle de quelque chose encore et encore si bas, personne ne peut l'entendre.

Numquam periit Amor. L'amour ne meurt jamais.

Numquam periit Amor. L'amour ne meurt jamais.

Les mots l'homme chuchotés, Cédric et Hermione pouvaient les sentir déchirant leurs corps alors qu'ils continuèrent de s'embrasser dans cette alcôve, s'accrochant l'un à l'autre alors qu'un vent hurlait soudainement dans leurs têtes et une lumière blanche éclata à travers les cicatrices carbonisées et noircies sur leurs bras. La lumière était si brillante, elle éclairait l'ensemble de l'alcôve et brillait dans le couloir. Pourtant, Cédric et Hermione ne cessait de s'embrasser.

«Je me souviens de tout, » Hermione haleta contre ses lèvres.

« Nous ne sommes pas Liés », répondit Cédric. « Tout le monde pensait que c'était ça, mais ...»

«L'Amour Véritable est plus fort,» murmura-t-elle. Elle le regarda, les deux haletants alors qu'ils tentaient de reprendre leur souffle. La lumière brillait encore et le vent soufflait mystérieusement. « Nous avons L'Amour Véritable en nous. »

«Je peux te sentir,» dit-il, la serrant dans ses bras, la tenant fermement. «J'avais oublié, mais maintenant ...»

«Nos pères étaient des amis. Tu étais sur le point de mourir et mon père a offert de t'aider,» dit Hermione et Cédric hocha la tête rapidement les réponses coulant en eux.

Les réponses à toutes leurs questions avaient été là tout le long. Ils n'avaient qu'à être réveillés. Ils étaient tellement convaincus qu'ils étaient liés, mais ce n'était pas la magie qui travaillait sur eux. Cela avait été l'Amour Véritable. Ça avait toujours été ainsi. Quelque chose de si puissant et plus fort que n'importe quel sort contraignant.

«Une partie de ta vie m'a été donnée», a déclaré Cédric. « Nous avons chacun la moitié d'une vie, mais ensemble-»

«Nous sommes enfin un tout, » termina Hermione, les larmes luisant dans ses yeux, un sourire sur son visage. Elle se sentait complète. Elle se sentait heureuse et elle sentit son cœur s'élargir dans sa poitrine alors qu'elle fixait Cédric, ses doigts jouant avec les cheveux dans sa nuque. «L'Amour Véritable ne meurt jamais. C'est pourquoi-»

« Nous continuons à nous trouver dans l'ensemble de ces différentes vies », at-il conclu, en lui souriant, ses lèvres appuyant de doux baisers sur tout son visage. « L'Amour Véritable nous a fait croire que nous étions liés parce que nous étions tellement convaincus que nous l'étions. Tous les signes pointait vers lui mais-»

« L'Amour Véritable nous a fait voir ce que nous voulions voir », dit Hermione, les yeux fermés car elle sentait que Cédric embrassait chaque pouce d'elle-même que ses lèvres pouvaient atteindre sans s'éloigner d'elle. « Il nous a rendu malheureux parce que ce n'était pas ce que nous avions vraiment. Nous étions tous les deux si fatigués et nous détestions ce qui était entre nous, pensant et sentant tout ce de l'autre personne, j'ai vraiment cru que je te haïssais d'avoir pensé des choses qui m'ont brisé le cœur. »

« Tu as crié après moi et la malédiction de l'Amour Véritable qui nous a puni a été détruite, » dit Cédric. « L'Amour Véritable nous a puni pour ne pas y avoir cru. Pour avoir cru en d'autre chose. »

Les larmes coulaient sur ses joues et elle lui sourit. «Je t'aime», murmura-t-elle.

Il ferma les yeux alors que ses mots roulaient sur lui comme la sensation la plus euphorique qu'il eut jamais vécue dans ce monde. «Je t'aime», lui dit-il, la regardant. «Et je ne oublierai jamais à nouveau. Je n'en douterai jamais à nouveau. Je me souviendrai toujours de ce que nous avons.»

«L'Amour Véritable», murmura-t-elle en riant légèrement avant d'appuyer sur ses lèvres passionnément, s'accrochant à lui. «C'était ça la lumière blanche. Avant qu'on ne meure et qu'on ne se réveille à nouveau. »

Cédric sourit en hochant la tête. « Blanche. Pour le Vrai Amour. Pour nous. »

Les réponses étaient finalement claires comme de l'eau de roche. Le mystère était fini. Ils n'avaient pas été liés. Ça n'avait été qu'une punition pour essayer de nier quelque chose d'encore meilleur entre eux. Le Véritable Amour était si puissant, il leur laissait croire qu'avant qu'il soit temps, ils étaient vraiment prêts à voir ce qu'ils avaient. Ils voyaient tout maintenant.


L'instant où Cédric mourût dans le labyrinthe au cours de la troisième tâche deux nuits plus tard, Hermione le sut immédiatement. Sa main se porta à sa poitrine et elle put sentir son cœur ralentir et ses entrailles se soulever, se préparant à aller à sa rencontre de l'autre côté.

Son temps avait été fait ici. Elle devait y aller. Où que l'un allait, l'autre suivait. Depuis le début jusqu'à la fin de l'éternité. Toujours ensemble.

Elle se retourna et regarda Ron et Harry debout à côté d'elle, en regardant le labyrinthe, attendent avec impatience le premier concurrent à sortir triomphant, ne sachant que Cédric était mort. Personne dans les estrades ne le savait. Elle les regarda, des larmes se formèrent dans ses yeux puis roulèrent sur ses joues.

Sans un mot, elle jeta ses bras autour d'eux, les serrant contre elle.

«Mione?» Dit Ron, confus, lui tapotant dos alors qu'il tendait le cou devant elle, essayant toujours de regarder l'entrée du labyrinthe. « Ne soyez pas nerveuse. Poudlard va gagner.»

Harry enroula son bras autour d'elle, la serrant dans ses bras, riant presque à la façon stupide dont elle se comportait. Elle n'avait pas à être nerveuse. Elle devait regarder alors elle ne manquerait pas Cédric étant le premier à sortir du labyrinthe avec la coupe. Poudlard ALLAIT gagner cette année.

Hermione prit une inspiration tremblante. Il était temps d'y aller. Les larmes coulaient sur ses joues et elle les étreint aussi étroitement qu'elle le pouvait. Elle souhaitait presque pouvoir les prendre avec elle mais c'était impossible. Harry et Ron avaient tellement plus à faire dans leur vie ici.

« De toutes mes vies, vous êtes les deux meilleurs amis que je n'ai jamais eu. Je vous aime tellement tous les deux,» dit-elle à leurs oreilles.

Ils se raidirent tous deux à ses mots, comme s'ils avaient maintenant compris que quelque chose n'allait pas, mais ils la sentirent devenir molle et quand Ron la tira doucement sur le dos pour qu'ils puissent la regarder, elle était déjà morte.

C'était paisible ici-le soleil brillait, l'herbe haute et verte soufflait dans une douce brise, de petites bouffées de nuages blanc se déplaçant tranquillement dans le ciel bleu brillant. Il était assis sous un arbre à l'attendre et il sourit, se levant l'instant où il la vit sauter par-dessus le petit ruisseau. Elle le voyait, puis éclata d'un rire insouciant, elle commença à courir vers lui. Il l'atteint le premier et la souleva dans ses bras, souriant quand elle rit alors qu'il la faisait tourner en rond.

Quand il l'a plaça sur ses pieds à nouveau, elle le regarda avec une moue affichée sur son visage.

« Tu m'as battue ici », dit-elle.

« Pour une fois, » dit-il en riant.

« Était-ce terriblement douloureux? » demanda-t-elle, sa main allant à sa poitrine où elle savait que la malédiction l'avait frappé.

Cédric haussa les épaules. « Je ne m'en souviens pas vraiment,» at-il dit. « Il était un salaud hideux. Je me souviens de cela.» Il s'arrêta, son pouce balayant la pomme de sa joue. « As-tu pu leur dire au revoir? »

"Oui", elle soupira de soulagement. "Est-ce que Harry va pouvoir le vaincre, tu crois? »

«Je pense que la prochaine fois que nous irons, il y aura beaucoup d'histoires à propos de Harry et Ron et de leur victoire sur Voldemort, » assura Cédric et sa bouche se fendit en un sourire, reconnaissante de ses paroles, sachant qu'il avait raison.

Elle se leva sur la pointe des pieds et jetant ses bras autour de son cou, l'embrassa directement sur la bouche. Il la tint, l'embrassant, et elle couina d'un rire quand il la coucha sur l'herbe. Leur environnement leur était familier. Ils avaient été ici des millions de fois. Après chaque fin de vie, ils venaient toujours ici pour attendre que leur nouvelle vie commence.

Cédric les roula pour qu'il soit couché sur le dos et Hermione soit affalée sur lui. Elle sentit sa poitrine soulever sa tête à chaque respiration qu'il prenait et elle ferma les yeux, sentant la chaleur du soleil sur son visage.

«Où penses-tu que nous serons la prochaine fois?" lui demanda-t-elle.

Cédric ne répondit pas un moment, ses doigts jouant avec ses cheveux à la place. « Nous le saurons bien assez tôt. J'espère que ce sera quelque part où il fait plus chaud qu'en Angleterre. »

Elle rit doucement à cela, levant la tête et appuyant un baiser à son menton. « Ne t'inquiètes pas, Cédric. Je serai toujours là pour te garder au chaud. »

Fin.


Ok, ouais c'est étrange comme fin :p pas celle que vous attendiez hein?

Je suis restée un peu coite moi aussi :)

N'hésitez pas à me communiquer des questionnements que vous auriez et je me ferai un plaisir de communiquer avec l'auteur :)

J'espère que vous avez aimé, j'ai adoré traduire cette histoire, j'espère que ça va vous pousser à lire d'autres Cédric-Hermione, en tout cas, vous pouvez allez voir dans mes histoires favorites! :)

Je dis un gros merci à toutes celles et tout ceux qui m'ont laissé des reviews et ceux et celles qui m'ont ajoutée en alerte, ça m'a fait très plaisir! J'aimerais que vous écriviez tous un petit mot à la fin, n'importe quoi, juste histoire de savoir combien de personnes ont suivies cette histoire jusqu'à la fin...du chapitre ahah

Non sans blague, écrivez-moi, je veux savoir.

Je vous dis donc à très bientôt, je ne compte pas recommencer à écrire dans l'immédiat mais c'est sûr que je reviens, ce n'est pas un au revoir!

XOXO,

FireSilver.