Disclaimer: On peut dire merci à Masashi Kishimoto-sensei.

Rating: M...

Résumé du chapitre précédent:
Deidara et Tobi étaient sur le point de passer un agréable moment de folie charnelle lorsqu'ils ont été interrompus par Itachi : une réunion les attendait.
C'est en fulminant et en traînant la patte que notre artiste s'est plié aux ordres. Mais Tobi ne compte pas s'arrêter en si bon chemin.

Petit mot aux lecteurs:
ENFIN la suite ! En cadeau de Noël…
Mon travail me prend un temps fou. Et c'est avec regret que je consacre moins de temps à l'écriture. Je voulais tout de même vous rassurer : je ne compte pas laisser tomber ma fiction pour la cause. Les chapitres arrivent moins régulièrement, certes, mais ils arrivent.

Bonne lecture ! Et bons réveillons ! Meilleurs vœux ! Joyeuses Pâques à tous !

Aquarii.

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CHAPITRE 10: "Enfin, tu es à moi "

Tout le monde parlait de tout et de rien. La salle de réunion aussi sombre que le reste du repaire était à présent animée par de vives discussions qui n'intéressaient pas le moins du monde Deidara.
Le pire dans cette histoire était que depuis bien vingt minutes, Tobi avait cessé ses caresses et était occupé à parler avec cette espèce d'homme-plante schizophrène. Et les sourires que ce dernier lançait à Tobi rendaient Deidara littéralement fou. Zetsu semblait boire les paroles stupides que débitait le brun. A un moment donné, celui-ci osa même toucher le masque du bout des doigts tout en approchant dangereusement son visage pour murmurer quelque chose à Tobi.
Non là, c'en était trop. D'un mouvement rageur, Deidara se leva, sa chaise bascula au sol et il quitta la table, non sans adresser un ultime regard noir à son partenaire.
Tout le monde remarqua ce départ brutal mais personne ne comprit vraiment. Sauf Itachi et Madara, bien entendu. Madara, qui s'amusait beaucoup de la situation, une fois de plus. « Deidara-kun tu es si facile à énerver. La jalousie, voilà une autre facette de ta personnalité… C'était très plaisant. » Pensa t-il.

Deidara marchait d'un pas vif dans les longs couloirs étroits menant aux appartements. Il se sentait terriblement frustré et vexé. Frustré car son désir inassouvi n'était plus tolérable. Vexé car Tobi l'avait ignoré en beauté alors qu'ils avaient failli se faire l'amour pour de bon. De plus, il semblait y avoir de la concurrence dans l'air : ce Zetsu, de quel droit osait-il s'approprier le brun ? Il s'arrêta au beau milieu du couloir et ria comme un psychopathe réalisant soudain à quel point il était pathétique : être jaloux pour si peu, pour un bête homme-plante et pour un stupide gamin masqué. D'ailleurs, il n'était pas vraiment attiré par Tobi, non. C'est juste qu'il s'emmerde un peu trop dans ce repaire, il a besoin de distraction. C'est lui le prédateur. Tobi est la proie. Et s'il le veut, il peut trouver un autre repas facilement. Ah ! Non sans blague. Il fit exploser un oiseau d'argile dans le vide, sous l'effet de la colère.

Les pensées obscures, les poings serrés et le regard plus bleu que jamais, Deidara s'enfonçait ainsi un peu plus dans son déni : non il n'éprouve rien pour Tobi de toute façon, il en est persuadé. Pas la peine de s'en faire donc.
Ne cherchant pas plus loin, sans doute par peur des réponses qu'il pourrait trouver, le blond ne se demanda pas pourquoi il se mettait dans un tel état, s'il ne ressentait vraiment rien pour Tobi. Il eut une terrible envie de se changer les idées. Peu importe l'activité, juste oublier momentanément cet incident.
Pour la première fois depuis son arrivée à l'Akatsuki, Deidara décida de se rendre à la bibliothèque du repaire. Oui, même les criminels ont besoin de se cultiver parfois.
Deidara n'est pas particulièrement un dévoreur de livres, mais au moins, se perdre dans l'immensité d'une bibliothèque vieillotte, l'occuperait un moment.

De son coté, Tobi écoutait distraitement Zetsu lui parler de botanique et autres joyeuseries.
L'avantage de porter en permanence un masque est qu'on peut bailler à son aise sans en inquiéter son interlocuteur. Non vraiment, ce genre de conversation est à mille lieues des aspirations profondes de Madara. Oui parce que Madara, lui, veut du pouvoir, de la puissance, du sang si c'est nécessaire et du sexe assurément.

Dans la salle, tout le monde prenait son temps. Une tournée de thé vert générale venait d'être servie. Les discussions et préoccupations étaient variées, autant que les membres de l'organisation :
Itachi semblait méditer à une question imaginaire, Kisame discutait avec Hidan qui se grattait sans aucune gène entre les jambes, Kakuzu faisait ses comptes avec une attention toute particulière, Konan admirait silencieusement un Pein inquiet au sujet de la capture des bijûs.
Il faut dire que les projets avaient été retardés, notamment par le recrutement de membres qui s'avérait plus complexe que prévu. La mort de Sasori était tellement inattendue. Il faut croire que les capacités de ce dernier n'étaient pas si fabuleuses que ça finalement. Ou bien cette kunoichi de Konoha avait des talents bien particuliers. *

Bref, trouver du personnel qualifié n'était pas une mince affaire de nos jours. Pein se dit soudain qu'il aurait peut être dû écouter Yahiko et choisir de mener une vie bien rangée. Mais il changea bien vite de pensée : la perspective d'une existence banale ne lui convenait décidément pas.

« Bon sang ! Que cette bibliothèque est immense… »
Deidara était étonné par ce qu'il voyait. Jamais il n'aurait pu soupçonner que l'organisation possédait un tel lieu en ses murs. Des rangées pleines de livres de toutes les couleurs se dressaient devant lui.
Il décida de visiter l'endroit et ses différents rayons. Les ouvrages étaient tous classés par thème. Il se demanda qui avait été cinglé au point de faire ce rangement. Peut être quelqu'un de désespérément perdu dans ses sentiments, un peu comme lui en fait.
Il arriva dans le rayon « géographie ». Il prit un livre au hasard. Sûrement un atlas. Après tout, ça pourrait être utile : mieux situer les villages cachés pour ensuite mieux les attaquer et capturer les bijûs.
Le livre était gros et craquelé. Le titre effacé. Sûrement un livre ancien, très ancien… « Mouais. Si ça se trouve, il n'est pas actualisé et montre la géographie telle qu'elle était il y a 200 ans d'ici… » Pensa le blond.

Dans le doute, Deidara l'ouvrit tout de même.
Etant mentalement prêt à voir le contour des continents du monde, sa surprise fût grande lorsqu'il réalisa qu'il était en fait en train d'observer des courbes… autre que « continentales ». Il le feuilleta rapidement. Sur le papier froissé, on pouvait apercevoir des hommes et des femmes, des femmes et des femmes,… des hommes et des hommes ?! Dans des positions plus que suspectes…

« Mais… C'est quoi cet atlas, bordel ? » murmura t-il. Puis, il le jeta à l'autre bout du rayon de livres. Non mais vraiment. Il retourna à ses recherches et trouva cette fois un véritable atlas. Il l'ouvrit et le feuilleta sans grande conviction. Piqué par sa curiosité, le blond abandonna ce livre peu passionnant et alla chercher l'Ouvrage érotique balancé au sol quelques minutes plus tôt.

Sur les pages usées, on distinguait clairement des couples en plein ébats. Il s'attarda sur les images d'hommes en train de se donner du plaisir : une farandole de langues audacieuses et de positions originales à n'en plus finir. Il observa celle d'un couple où le partenaire au-dessus dominait l'autre de toute sa supériorité. A voir le sourire satisfait de celui qui était en-dessous, on pouvait clairement affirmer qu'il s'agissait d'une scène mêlant humiliation complice et volupté. Ce qui fit redoubler la frustration de Deidara. Et pourtant, il ne pu s'empêcher de sourire : qu'est-ce qu'il aimerait faire des choses perverses semblables à quelqu'un, ce quelqu'un si particulier qui occupe toutes ses pensées malgré lui. Il tourna la page et une image plus vicieuse encore se présentait à lui. Il s'agissait du même couple, dans une autre position : le châtain aux cheveux courts soumis au brun aux cheveux longs. Le châtain était à quatre pattes mais semblait vouloir s'élever vers l'autre pour atteindre mieux l'extase. L'autre était debout tout en étant en son partenaire. C'était là une position peu romantique mais qu'importe, leur objectif était clairement défini : prendre du plaisir.
En jetant rapidement un œil aux pages qu'il lui restait à regarder, Deidara pensa que finalement, son temps libre pour décompresser s'annonçait plus intéressant que prévu.

Le temps passait. Les minutes, puis les heures. Deidara n'avait pas vu les aiguilles de l'horloge murale faire le tour du cadran à trois reprises. Trop pris dans son activité érotico-intellectuelle. Ah, c'est une forme d'instruction après tout.
Son esprit était à présent ivre de scènes d'amour plus chaudes les unes que les autres.
Réalisant soudain l'heure tardive, il décida de quitter la bibliothèque, non sans une pointe de regrets, pour se rendre à l'appartement.
Il ne voulait croiser personne, il décida donc d'être rapide et discret dans les couloirs. Il pourrait ainsi rentrer chez lui, fermer la porte aussitôt, grignoter quelque chose vite fait, prendre une douche bien chaude et se mettre au lit. Un très bon programme pour oublier ses frustrations du jour.

A sa grande joie, les couloirs étaient déserts. Ne voulant cependant pas traîner dans ce lieu sombre et si peu artistique, il marcha à un rythme soutenu jusqu'à l'appart.
Il frappa à la porte, histoire de voir si Tobi était rentré. Pas de réponse. Donc, Tobi, n'était pas encore là. Que pouvait-il bien faire, bordel ?? Il s'arrêta en secouant la tête : Non… Non ! Non ! Ca y est ! Il recommençait à délirer au sujet du brun. Ca valait bien la peine de passer des heures à tenter de se changer les idées… Deidara pesta contre lui-même et inséra la clé dans la serrure. Presqu'instantanément, une main sortie de nulle part se posa fermement sur la sienne. Surpris, l'artiste sursauta et à cet instant, une voix mi-sensuelle, mi-ironique lui murmura :

« Vous m'avez manqué tout ce temps, Deidara-senpai… »

Ne laissant pas le temps à Deidara pour répondre, l'autre tira sur sa longue cape et la jeta au loin. Avec une précision et une rapidité ébouriffante, il abaissa ensuite le pantalon du blond ainsi que son caleçon. Tous les gestes semblaient calculés à la perfection. Le pantalon tomba paresseusement sur le sol de pierre, aux pieds d'un Deidara interloqué, trop surpris pour aligner deux mots ou se débattre pour sauver ce qui lui restait de pudeur. Le froid ambiant lui mordait les cuisses et l'entre-jambe. Les mains de l'autre ne perdaient pas de temps et laissaient ainsi leurs empreintes invisibles partout sur la peau nue du blond.

« Alors comme ça on s'instruit à la bibliothèque avec des livres pervers, Deidara-senpai ** ??"

A un moment donné, il entendit un bruit de fermeture éclair et son « agresseur » se colla étroitement derrière lui. Ce qui le tira de son moment d'absence psychique. C'est lorsqu'il sentit ce qui semblait être un imposant sexe tendu le frôler, qu'il comprit vraiment ce que l'autre projetait de faire.
Dans ces mouvements de va et vient, on pouvait distinguer la personnalité maladroite et joueuse de Tobi :. « C'est bien votre entre-jambe là, senpai ? Je vous touche, je ne vous touche pas, je vous chatouille avec le bout de mon sexe, c'est si amusant Deidara-senpai ! » Et puis la personnalité de Madara, exigeante et sans compromis : « J'espère que tu la sens bien, ma terrible érection…Tu seras mien dès aujourd'hui, Deidara-kun, je serai bientôt en toi, avec ou sans ton accord… ».

Réalisant alors, sa position de faiblesse, Deidara commença à s'inquiéter pour son sort et accessoirement, pour ses fesses. Oui parce que ce n'est pas donné à tout le monde de supporter une telle intrusion en son intimité…
Il songea soudain que la voix de Tobi était différente mais il pensa bien vite à autre chose lorsqu'il sentit Tobi gagner du terrain, en posant une main sur chacune de ses fesses tout en poursuivant ses mouvements en avant, en arrière, avec souplesse et savoir faire.
Comme prévu, Deidara ne pu retenir ses gémissements bien longtemps et malgré qu'il ne supportait pas cette impression de faiblesse, il fut forcé de reconnaître, secrètement cependant,
son impuissance face à cet être si doué de son corps.
Tout dans les mouvements de Tobi était provocation. Oui, parce qu'il ne pénétrait pas encore le blond, il ne faisait que le caresser avec son membre dressé et pourtant il savait par expérience que ce genre de petit jeu rendait le plus effarouché des amants fou de désir et suppliant. D'ailleurs justement, à ce propos :

« Deidara-kun, supplie moi de te prendre maintenant… »

Cette parole déclencha une vive colère chez le blond, qui exprima son désaccord par toutes sortes de grognements enragés. Le supplier ? Cet abruti masqué ? Jamais ! Deidara avait encore un peu fierté, enfin… c'est ce qu'il croyait.
Oui c'est ce qu'il croyait, naïvement… mais cette pseudo-conviction ne dura pas bien longtemps car les caresses particulières de Madara se faisaient de plus en plus insistantes.
Le bout du sexe du brun se frayait doucement mais sûrement un passage entre les fesses du blond, il effleura même son intimité pendant un court instant.
Le sang des deux futurs amants ne fit qu'un tour : Deidara sursauta encore une fois et hésitait à tenter de se libérer, bien qu'en réalité toute tentative de résistance était inutile face à un Madara au sommet de son désir. Ce dernier d'ailleurs commençait à s'impatienter et donna un vif coup de rein, non pour pénétrer brutalement celui qu'il désirait mais plutôt pour exprimer son mécontentement :

« Deidara-kun, j'ai dit : supplie moi de te prendre, maintenant ! »

Perdu comme jamais et sa position de faiblesse l'excitant bien plus qu'il ne voulait l'avouer, Deidara, murmura quelque chose. Une parole inaudible pour tout être commun. Mais bien perceptible pour l'ouïe fine de Madara. Pourtant, ce n'était pas assez, pas dit assez fort, pas formuler assez clairement. Et dans un ultime élan de provocation verbale, il lui dit :

« Que dis-tu, Deidara-kun ? Je ne suis pas certain d'avoir bien entendu… »
Tremblant de désir et d'appréhension, le tout mêlé de colère, il bafouilla quelque chose en guise de réponse qui ressemblait à une revendication ridicule du genre « Je ne veux pas être dominé, Tobi !! »
Ce qui fit bien rire Madara : pas envie d'être dominé ? Comment l'artiste pouvait il alors expliquer qu'il ondulait inconsciemment à chaque assaut du brun ?

« Tu en as envie autant que moi… Laisse toi aller, personne ne saura que le terrible Deidara-senpai a été soumis au lit… »

Deidara s'étrangla avec sa salive. Comment ce type pouvait sortir des trucs comme ça, sans sourciller ? « Soumis au lit ». En plus, ils ne sont pas dans un lit. Mais en même temps, il ne pouvait pas voir non plus les sourcils du brun, à cause du masque. Tout est trop… irréel.
« Bon, alors, vas-tu me dire ce que je veux entendre, Dei-kun ? » La voix de Madara était maintenant plus grave. Une pointe d'énervement commençait à se faire sentir, tout comme son érection qui ne semblait pas vouloir se contenter de rester à l'extérieur. C'est l'hiver après tout, merde quoi !

« Je… Je ne veux pas ! Tobi, lâche moi et dégage de là ! ».

Dans un élan de courage, Deidara réussit à finir sa phrase. Tobi s'immobilisa instantanément. Cessant tout mouvement. Respirant à peine.

« Bien, si c'est ce que vous voulez vraiment, senpai, je m'en vais. »
Et il décida d'appuyer ses propos en s'écartant du blond.
Le torse chaud de Tobi qui depuis de longues minutes le protégeait du froid, le quitta et il sentit alors chaque parcelle de sa peau, chaque partie de son corps, réclamer ce qu'il était sur le point de perdre.
Toujours débraillé, Madara fit mine de se revêtir mais son geste fût arrêté vivement : La main tremblante, Deidara tenait à présent le sexe tendu de l'autre.

« Reste… »
Le seul mot qu'il parvint à dire.

« Pourquoi, dis moi, pourquoi veux tu que je reste ? »
Répondit Madara avec malice et le sentiment jouissif de victoire qui bouillonnait à présent dans son bas-ventre.

« Eh bien… tu sais… Tu sais bien pourquoi.. »
Oui, Deidara tentait de sauver les meubles, jamais il ne pourrait dire une parole si humiliante. Il est un artiste de grande renommée ou non ? Il mérite le respect. Oui, il en est convaincu. Presque.

« Non… Je ne sais pas. Mais toi, tu sais et tu vas me le dire. »
La main de Madara retrouva celle du blond, toujours posée sur son sexe. Il lui imposa ainsi, des mouvements de va et vient tout en étant bien décidé à entendre la requête du blond, même s'il la connaissait déjà.
A nouveau, l'artiste murmura quelque chose. Toujours inaudible.

« Plus fort ! Deidara-senpai… »
La voix de Tobi était clairement sensuelle cette fois, laisser percevoir son désir immédiat et le plaisir provoqué par cette caresse.

« Je… JE-VEUX-QUE-TU-ME-PRENNES-MAINTENANT-MERDE !! »
Le blond avait dit cette phrase d'un trait et bien fort, comme le souhaitait son partenaire.

« Bien, j'aime mieux ça. Tu ne seras pas déçu. Pour être pris, tu seras pris… » dit le brun de sa voix grave propre à Madara tout en se rapprochant dans une démarche féline, tel un prédateur.
« … oui vous serez pri-pri-priiisonnier, senpaiii, ahaha la bonne blague !» ajouta t-il de sa voix enfantine propre à Tobi.

Le cœur battant, un peu inquiet, Deidara déglutit péniblement et attendit la suite.
Redevenant sérieux soudainement, Madara s'approcha de son futur amant. Il se colla à nouveau étroitement contre son dos, son torse le réchauffant de la plus délicieuse des manières.

Les mains du brun se déplacèrent alors sur ses hanches. Il décida de les tenir fermement, pour renforcer ses appuis et indirectement pour maintenir contre lui Deidara le plus étroitement possible.
L'artiste lui, sentit soudain une présence étrangère et familière à la fois, aux alentours de son intimité. Il commença à gémir, anticipant à la fois le plaisir et la douleur, inévitable.
Tobi sentait bien qu'il ne pourrait pas se retenir plus longtemps, le bout de son sexe humide tentait enfin de se frayer un passage dans l'étroit chemin qui se présentait devant lui.
Un léger écoulement, liquide séminal, preuve de son désir évident, survint soudain. Madara prit les devants et lubrifia de cet élixir l'intimité si serré de son futur amant.
Il regrettait tout de même une chose : leur position, une sorte de levrette debout, il ne verrait donc pas le visage de Deidara sous l'effet du désir, ou très peu. Trop peu. Pas grave, il y a aurait d'autres fois. Il se remit alors à pousser, un peu plus fort, s'immiscer une fois pour toutes au plus profond de celui qu'il désirait…
L'autre gémissait de plus en plus fort, produisait quelques paroles incohérentes et agrippait de toutes ses formes les mains de Tobi, elles mêmes maintenant toujours ses hanches fermement.

Madara, n'y tenant plus, se sentant plus dur à chaque instant passé près du blond, donna une poussée avec plus de force : ça y est… Il le pénétrait enfin. A moitié, seulement.

« Deidara-senpai… mmh., vous êtes si… si.. étroit… » murmura Madara, de sa voix grave et sensuelle comme jamais. Ce qui eut pour effet de faire redoubler les plaintes de l'artiste qui se sentait partir dans un monde qui lui était inconnu. Une part de lui hésitait toujours à se lâcher. A se laisser aller dans ce monde…Celui du plaisir charnel, sans pudeur ni retenue.

« T… Tobi… plus… »
Malgré ses réticences et sa douleur qu'il ne pouvait nier, Deidara en voulait plus.
On ne vit qu'une fois après tout.
Madara ne se fit pas prier et dans un coup de rein parfaitement maîtriser, il pénétra plus profondément encore l'objet de son désir… Pour ensuite enchaîner une série de va et vient, dans un rythme soutenu et à durée indéterminée. La nuit promettait d'être longue. Encore un autre coup de rein, implacable, puissant et exigeant, comme Madara

« Bien, senpai, Tobi est un bon garçon, il obéit toujours à son senpai… »

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Le mot de la fin :

Eh bien voilà… j'espère que ce chapitre vous a plu…
Il me semble assez long… Donc, la suite des aventures citronnées de nos séduisants akatsukiens au prochain chapitre !
Je suis encore navrée pour ce retard… Je me demande si mes lecteurs me seront toujours fidèles malgré ça ?

Bon réveillon et joyeux Noël à tous !

Aquarii.
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* Oui, peut être que Pein sera intéressé par les pouvoirs de Sakura dans une prochaine fic… Qui sait ? ^^

** Je pars du principe que Madara voit tout, sait tout et sur tout le monde. J'ai lu ça sur Wikipedia : *spoil ?* apparemment Madara aurait la capacité de savoir où se trouve une personne (et apparaître à ses côtés). Donc, en supposant cela vrai, on peut dire que Madara a assisté à la scène de la bibliothèque à distance.