Auteur : Lady Zalia
Type : Action/Aventure, Romance et j'espère un peu d'humour
Disclaimers : Slash (Drarry). Univers appartenant à J.K. Rownling. J'ai repris quelques passages du tome 7 par endroits mais j'espère quand même avoir gardé une certaine originalité.
Merci à Yukyo01 qui a accepté de devenir beta lectrice et qui fait un boulot absolument formidable et d'une grande rigueur ! :D
***/+/*** Chapitre 11
Comme d'habitude, j'attendis que Harry soit profondément endormi avant de me lever. J'avais une belle superficie à explorer. La demeure était certes bien plus petite que le manoir Malefoy, mais j'y retrouvais cette ambiance familière, propre aux anciennes maisons de sorciers. L'effigie de Serpentard y occupait une bonne place, des poignées de portes aux pieds des nombreux meubles en passant par les tentures murales. La bâtisse était vieille et mal entretenue, et les pièces avaient manifestement été fouillées de manière peu délicate, mais avec quelques abattages de murs et un bon coup de peinture, je m'imaginais bien m'y installer avec Harry au sortir de la guerre. Je savais qu'il n'avait rien prévu d'aussi lointain, mais cette maison serait un bon départ. J'espérais d'ailleurs que mes camarades d'aventure acceptent de rester ici quelques temps. La maison était assez grande pour ne pas se marcher sur les pieds et surtout bien protégée par des enchantements inaltérables, même pour Voldemort et son armée. De plus, elle comportait un vaste sous-sol aménagé et les quelques fenêtres étaient occultées par d'épais rideaux de velours : parfait pour le vampire que j'étais. Je commençais donc ma visite par le sous-sol qui comportait une cuisine immense et un réduit, sans doute pour loger les elfes de maison. Il y avait largement assez de place pour installer mon nécessaire à potion sans risquer de contaminer la nourriture et même suffisamment de placard pour y entreposer mes ingrédients. Actuellement les placards étaient pour la plupart remplis de vaisselle poussiéreuse et souvent brisée et je ne connaissais aucun sortilège ménager à part Recurvite et Tergeo, je laissai donc tout sur place pour m'intéresser à la cheminée dont la taille prouvait qu'elle servait au réseau de Cheminette. Elle était bloquée de l'intérieur et convenablement protégée, il n'y avait aucun souci à se faire de ce côté-là. Je remontais au rez-de-chaussée le plus discrètement que je pus pour ne pas ranimer le portrait de ma grand-tante. Outre le hall d'entrée que j'avais vu la veille, il y avait une salle à manger démesurée. La table pouvait contenir à elle-seule seize personnes confortablement assises et un grand buffet débordait de porcelaine armoriée. Je connaissais le blason Black pour l'avoir déjà vu sur quelques affaires de ma mère : deux chiens noirs, deux étoiles, une épée et la devise « Toujours pur ». Sur le mur, quelques photos aux personnages endormis trônaient dans des cadres argentés. Le reste étant sans grand intérêt, je rejoignis directement le deuxième étage afin de ne pas réveiller les occupants du salon. Une grande chambre comportait deux lits jumeaux et une armoire. Certains lés de papier peint se décollaient du mur et pendaient comme de grandes langues sombres. Une deuxième chambre, comportant cette fois un lit double, se trouvait aussi à cet étage. Au moins, on aurait assez de place pour accueillir les amis de Harry… Je me demandais ce que pensait Blaise de ma relation avec Harry. Je n'avais plus eu l'occasion de lui parler depuis la mort de Dumbledore. Je savais qu'il n'était pas un mangemort et ne portait pas plus que ça dans son cœur les théories Sang-Pur, mais il n'avait jamais montré non plus la moindre sympathie pour Harry et sa bande. En tout cas, il ne risquait rien dans cette guerre, il y avait donc de grande chance pour que je le retrouve lorsque celle-ci serait terminée…
Le troisième étage comportait une autre chambre contenant un lit double, ainsi qu'une seconde salle de bain similaire à la première, quant au quatrième et dernier étage, il comportait deux chambres et une salle de bain. D'après les écriteaux apposés aux portes, l'une des chambres appartenait à Sirius Black tandis que l'autre appartenait à Regulus Arcturus Black, les deux cousins de ma mère. Comme pour les autres pièces, un désordre indescriptible y régnait. La chambre de Sirius, le parrain de Harry, était décorée de nombreuses bannières de Gryffondor et de photos moldues, tandis que celle de Regulus arborait les couleurs de Serpentard et des coupures de journaux parlant de Voldemort. La salle de bain était encore plus sale que les précédentes et comportait plusieurs traces de ce qui semblait être du sang séché sur le carrelage.
Finalement, je décidai de rejoindre mes camarades au premier étage. Tous trois dormaient paisiblement, Hermione occupant un canapé, sa main pendant mollement vers Ron qui s'était couché sur le sol tout contre elle, tandis que Harry reposait quelques mètres plus loin, étalé dans notre double duvet. Je souris en voyant son air paisible : au moins pour une fois il ne faisait pas de cauchemar. Il était encore très tôt et ils dormiraient probablement encore plusieurs heures. Je fouillai dans le sac à la recherche d'affaires propres pour profiter de la salle de bain. Il n'y avait que des douches chez les Weasley et la grande baignoire augurait d'un bon moment de détente. La salle de bain du premier étage était plutôt propre et semblait avoir été entretenu récemment. J'avais profité de mon passage au rez-de-chaussée pour rallumer la chaudière d'un coup de baguette et tout semblait fonctionner correctement. La tuyauterie gémit un instant avant de laisser couler une eau claire et chaude. Bénédiction ! Je me prélassai presque une heure dans l'eau savonneuse avant de consentir à en sortir, puis en profitai pour peigner mes cheveux et brosser mes dents. Une fois rhabillé, je retournai dans le salon sans un bruit pour explorer la bibliothèque. Avec un peu de chance, il y aurait un livre sur les sortilèges ménagers… Je parcourus les étagères poussiéreuses avec attention. Heureusement que je n'avais plus besoin d'un Lumos pour voir dans le noir ! Finalement, je faillis laisser échapper une exclamation de joie en voyant un vieux grimoire sobrement intitulé « Mille et une façons d'ensorceler votre maison ». Nul doute que personne n'avait dû l'ouvrir depuis Walburga Black ! En y repensant, il était même plutôt étrange que quiconque possédant un elfe de maison consulte ce genre de livre… Et pourtant au vu de la couverture le livre semblait assez usé, preuve qu'on l'avait fréquemment consulté. Je tins le livre à plat dans ma main pour y lancer un Revelio silencieux et vis avec satisfaction le livre se transformer. Je commençais à feuilleter les premières pages et fronça les sourcils. Derrière la couverture et les premières pages se trouvait un livre appartenant clairement au domaine de la magie noire ! Et pas n'importe quel sujet : il s'agissait de potions aux effets sinistres, de lents poisons indétectables ou d'autres forts utiles mais requérant rien de moins que plusieurs litres de sang humain… Manifestement Walburga Black n'avait pas souhaité que ses deux fils mettent la main dessus et l'avait dissimulé dans un livre qu'ils n'iraient jamais ouvrir. Je souriais face aux illustrations évocatrices. Rogue paierait sans doute cher pour mettre la main sur un tel grimoire ! Pourtant une chose me chiffonnait. En parcourant la demeure, je n'avais pas vu d'endroit spécifiquement destiné à fabriquer des potions. Or, au vu de l'état du livre, Mme Black ne devait pas être une potionniste dilettante. En conclusion, il devait y avoir un laboratoire de potion dissimulé quelque part dans la demeure. Génial ! Voilà sans doute l'information la plus excitante de la journée. Et avec un peu de chance certains ingrédients seraient sous stase ou encore utilisables ! Il ne me restait plus qu'à le trouver… Au manoir Malefoy, je savais qu'il y avait plusieurs pièces dissimulées, certaines dont j'ignorais le mécanisme d'entrée et probablement certaines dont j'ignorais jusqu'à l'existence. Je jetai un regard aux trois endormis derrière moi. J'aurais bien aimé commencer ma fouille par le salon tant il était commun de dissimuler un mécanisme dans une bibliothèque, mais contrairement à moi, mes camarades avaient besoin de sommeil. Je doute que Mme Black dissimule un laboratoire de potion dans sa propre chambre… Il restait donc la cuisine et peut-être la salle à manger car il aurait paru peu naturel que Mme Black se rendît fréquemment au grenier… Je déposai un baiser sur le front de Harry avant de redescendre. Tout était silencieux, paisible. On n'entendait pas le moindre bruit venir de la rue moldue. Avec un sourire, je me surpris de nouveau à imaginer Harry et moi dans quelques années, fiers propriétaires d'une demeure sorcière entièrement redécorée… Au vu de tout ce que qui était accroché aux murs, il allait vraiment falloir trouver une solution au Sortilège de Glu perpétuelle…
Dans la cuisine, je parcourus la pièce du regard. Tous les placards et tiroirs devaient déjà avoir été fouillés donc, si passage secret il y avait, il devait être bien caché. Je glissai mes doigts le long des rares portions de murs non recouverts par les meubles mais je ne sentis rien d'inhabituel malgré mes sens de vampire. En désespoir de cause, je sortis ma baguette pour tapoter chaque pierre avec un Inanimatus Apparitus. Evidemment, si Walburga Black avait réussi à dissimuler cette pièce à ses deux fils, à l'Ordre du Phénix ainsi qu'à celui qui avait consciencieusement fouillé la demeure, je n'allais pas la trouver en une minute !
J'avais gardé le livre et le parcouru à la recherche d'un indice. Mme Black n'aurait peut-être pas voulu que son elfe de maison sache l'emplacement de son laboratoire secret, or, l'expulser de la cuisine aurait paru suspect… Je remontai au rez-de-chaussée pour fouiller la salle à manger sans obtenir davantage de résultat. Finalement mon premier instinct serait probablement juste. Walburga Black devait passer le plus clair de son temps dans son salon, qui était la pièce à vivre pour la plupart des sorcières de sa condition, il était donc logique qu'elle y dissimule son laboratoire. Je repensai à ma mère, entourée par tous ces mangemorts et le Seigneur des Ténèbres lui-même. Me détestait-elle pour ma décision ? Avait-elle un moyen de s'éclipser en toute intimité comme le faisait Walburga Black ? Père avait-il conservé suffisamment d'influence pour la protéger ? Ou est-ce que cette folle de Bellatrix avait encore assez de conscience pour lui apporter son soutien ?
Il devait être proche des 8h du matin à présent et une faible lumière filtrait entre les rideaux de la salle à manger. Je retournai m'asseoir à côté de Harry, le livre sur les genoux. Lorsqu'il se réveilla plusieurs minutes plus tard, il avait un large sourire.
D- Tu sembles de bien bonne humeur ?
Il se redressa, enfila ses lunettes et approcha sa tête pour réclamer un baiser que je m'empressai de lui offrir.
H- Je n'ai plus mal au crâne, c'est déjà une sacrée bonne nouvelle. Hier soir, j'ai cru que ma tête allait se fendre en deux…
Il se hissa hors du duvet et s'accrocha à mon torse.
H-… Tu sens bon… Tu lis quoi ?... Beurk !
Je souris face à sa grimace de dégoût en voyant le sinistre dessin qui illustrait la potion. On pouvait voir un homme se tenant la tête, manifestement en proie à une terrible souffrance. La potion promettait de faire « fondre les yeux de sa victime comme la cire d'une bougie ».
D- Un livre que j'ai trouvé sur une étagère. Je pense que Walburga Black avait un loisir inavouable… Je suis persuadé qu'il doit y avoir un laboratoire de potion caché quelque part…
H- Tu as passé la nuit à fouiller la maison ?
Je haussai les épaules.
D- Il fallait bien que je m'occupe. Les maisons sorcières réservent toujours des choses intéressantes. Tiens, viens voir en haut, je pense que ça devrait te plaire !
Je me levai et l'entraînai à ma suite jusqu'à la chambre de Sirius Black. L'exclamation de joie qu'il laissa échapper me rassura : je ne m'étais pas trompé.
H- Je n'étais jamais entré ici…
Il s'approcha de l'unique photo sorcière qui décorait la pièce et me montra les quatre hommes chacun leur tour.
H- Lupin, mon père James Potter… Sirius et Peter Pettigrow le traître… Je me demande quand cette photo a été prise…
Il essaya de la décrocher du mur mais elle ne bougea pas, sans doute était-elle aussi attachée avec un sortilège de Glu Perpétuelle.
D- Attend… Il suffit de la dupliquer… Gemino !
Un double de la photo apparu instantanément et Harry m'offrit un large sourire.
H- Oh merci Drago !
Il enfourna la photo dans sa poche avant de s'intéresser aux nombreux papiers qui traînaient au sol. Il en ramassa plusieurs avant de s'extasier de nouveau.
H- Regarde ! Une lettre ! C'est une lettre de ma mère !
Je ne pouvais m'empêcher de sourire face à l'émerveillement de Harry à chaque fois qu'il trouvait une trace de la vie de ses parents. Il n'avait lui-même aucun souvenir d'eux et ne pouvait les découvrir qu'à travers ceux qui les avaient connus… Je me penchai par-dessus son épaule pour la lire à mon tour :
« Cher Patmol,
Merci pour le cadeau d'anniversaire de Harry ! C'est de très loin celui qu'il a préféré. Un an et il file déjà sur son balai-jouet ! Tu ne peux pas savoir comme il était content, je te joins une photo pour que tu le voies toi-même. Comme tu le sais, le balai ne vole qu'à soixante centimètres de hauteur mais Harry a failli tuer le chat et il a pulvérisé un horrible vase que Pétunia m'avait offert pour Noël (ce dont je ne me plains pas). Bien entendu, James a trouvé ça très drôle, il a dit qu'il deviendrait sûrement un grand joueur de Quidditch, mais nous avons dû enlever tous les bibelots et nous le surveillons de très près chaque fois qu'il fait un tour avec…. »
Je ricanai.
D- Il faut absolument que je trouve cette photo. Bébé Harry en train de voler sur un balai miniature, ça n'a pas de prix !
Je me tournai vers Harry qui s'était assis sur le lit et m'aperçus qu'il était au bord des larmes. Je fronçai les sourcils et il répondit à mon interrogation muette.
H- C'est juste que cette lettre… Mes parents habitaient Godric's Hollow, le même village que Bathilda Tourdesac et la famille Dumbledore. Et il ne me l'a jamais dit. Il ne m'a jamais proposé de me rendre sur la tombe de mes parents, ni de rencontrer cette femme qui apparemment était proche d'eux… Dumbledore avait emprunté la cape d'invisibilité de mon père pour faire je ne sais quoi… Et ils sont morts trois mois après cette lettre… J'aimerais bien trouver la suite…
Il ouvrit tous les tiroirs, secoua les livres, chercha dans l'armoire sans plus de succès.
D- Harry, des fois je me demande si tu te souviens que tu es un sorcier ! Accio suite de la lettre !
Je tendis la main et un morceau de papier déchiré vola jusqu'à moi. Ce n'était pas la 2e page mais la photo d'un bébé aux cheveux noirs qui fonçait sur un balai en éclatant de rire. Il sortait parfois de l'image avant d'y entrer de l'autre côté tandis qu'une paire de jambes le suivait. Harry admira la photo pendant un instant avant de la mettre dans sa poche.
H- Il faut se rendre à l'évidence, la suite de la lettre n'est pas ici…
Dans le couloir, les cris d'Hermione résonnèrent :
He- Harry ! Harry ? Drago ! Où êtes-vous ?!
Il sortit la tête et cria à son tour.
H- Nous sommes là Hermione. Qu'y a-t'il ?
La jeune femme débarqua quelques instants plus tard, l'air essoufflée.
He- Oh les garçons ! On s'est réveillés et on ne savait pas où vous étiez ! Ron c'est bon, je les ai trouvés !
La voix de Ron nous parvint de l'étage en-dessus.
R- Et bien dis-leur que ce sont des imbéciles !
He- Harry, Drago, s'il vous plaît, ne disparaissez pas comme ça ! On a eu une peur bleue ! Et d'abord, pourquoi êtes-vous montés ici ?
Je levai les yeux au ciel.
D- Peut-être pour s'occuper en attendant que vous vous réveilliez… Ou pour avoir un peu d'intimité, qui sait… C'est pas comme si on aurait pu aller bien loin…
Elle me jeta un regard sévère, digne de McGonagall, et parcourut la pièce du regard.
He- C'est vous qui avez mis la pièce dans cet état ?
H- Non, c'était déjà comme ça quand je suis arrivé. Drago ?
D- Ce n'est pas moi non plus, j'ai un minimum de respect si tu veux tout savoir. Toutes les pièces que j'ai visité cette nuit sont en bordel. Je pense que quelqu'un cherchait quelque chose…
H- Tu penses à Rogue ? Il cherchait peut-être des informations sur l'Ordre…
D- Ça m'étonnerait que ce soit lui. Déjà parce qu'il doit se douter qu'après son meurtre, des sortilèges auront été placés ici à son intention. Ensuite, tu m'as bien dit qu'il en était membre, non ? Et Dumbledore lui faisait totalement confiance, je ne pense pas qu'il y ait grand-chose qu'il lui aurait caché et encore moins pour les dissimuler ici. Et puis tout ce bazar… La personne qui a fait ça ne s'est pas inquiétée de masquer les traces de sa visite. Ça ne ressemble pas à Rogue d'être aussi brouillon.
Harry semblait pensif.
H- Alors peut-être que ceux qui sont venus ici cherchaient des informations sur Dumbledore… La deuxième page de cette lettre, par exemple…
Je secouais à nouveau la tête.
D- Des informations sur Dumbledore ? Dans une demeure appartenant aux Black ? Il n'y aurait aucune raison qu'il y en ait ici. L'Ordre ne s'est installé en ces murs que depuis ces deux dernières années d'après ce que tu m'as dit et il n'a presque jamais mis les pieds ici.
Mon calice me regarda avec un air suspicieux.
H- Tu sembles en connaître beaucoup sur Dumbledore tout d'un coup…
Je croisai les bras avec un sourire supérieur. J'étais satisfait de mon petit effet de suspense, mais Hermione, elle, ne souriait pas du tout. Manifestement sa confiance était encore loin d'être acquise.
D- Pendant que vous batifoliez au mariage, j'ai passé pas mal de temps à observer cette fameuse fiole que Dumbledore m'a léguée. Je ne comprenais pas pourquoi il avait voulu me transmettre quelque chose. Il connaissait ma nature et apparemment il avait prévu que je sois avec vous aujourd'hui. Cette fiole n'est pas une simple fiole sans fond. Elle est ensorcelée pour empêcher quiconque de voir ce qu'elle contient. On ne peut la briser, on ne peut en renverser son contenu ni voir au travers… La seule manière de s'approprier son contenu est de la boire…
Hermione ouvrit la bouche mais je l'interrompis en levant un doigt d'un air docte.
D-… Donc j'ai fait une… « expérimentation audacieuse » comme il me l'a conseillé. Et il se trouve que le contenu de cette fiole est du sang. Celui d'Albus Dumbledore. Il m'a confié son propre sang pour pouvoir aider Harry dans sa quête.
Je crois bien que mes auditeurs n'en revenaient pas.
H- Et tu en as encore ? Ça marche comment ? Tu as accès à ses souvenirs ?
D- C'est un peu comme une Pensive, en plus fouillis… Je perçois ses émotions au moment où il a versé ce sang, ses souvenirs les plus récents. Je n'en ai bu qu'une petite gorgée et j'ai pris des notes sur tout ce qui me venait… Mais je pense qu'il vaut mieux en garder pour lorsqu'on aura une question précise à lui poser. Je ne sais pas du tout quelle quantité il y a donc je préfère être prudent.
He- Fascinant… Les livres sur les vampires ne décrivent pas ce genre de capacité. Votre nature est tellement mystérieuse !
Cette fois, j'avais l'impression d'être observé comme un cobaye de laboratoire. Hermione faisait un peu peur parfois... Harry semblait pensif en revanche.
H- J'aurais tellement de questions à lui poser… On verra ça plus tard j'imagine…
Ron nous rejoignit quelques secondes plus tard.
R- Qu'est-ce que vous fabriquez ? Je commence à avoir la dalle moi ! Ça vous dit pas qu'on descende à la cuisine pour trouver de quoi déjeuner ?
Les deux autres acquiescèrent et je m'apprêtais à les suivre lorsque Harry s'immobilisa devant la deuxième porte du palier. Il pointa le doigt vers une plaque sur laquelle on pouvait lire « Défense d'entrer sans l'autorisation expresse de Regulus Arcturus Black ».
H- Hermione, Ron, Drago ! Regardez ! R.A.B. ! Le médaillon !
Ses deux camarades remontèrent les quelques marches qu'ils avaient descendues pour se placer à ses côtés.
He- Le frère de Sirius ?
H- C'était un Mangemort ! Sirius m'a raconté son histoire. Il est devenu Mangemort quand il était très jeune, ensuite il a eu peur et il a essayé de les quitter… Alors ils l'ont tué. Ça concorderait !
Il poussa la porte que j'avais déverrouillée quelques heures plus tôt, mais comme je l'avais déjà appris, la chambre ne recelait aucune information supplémentaire. Finalement dépités, ils redescendirent à la cuisine.
He- Il pourrait bien être autre part dans la maison ? Qu'il ait ou non réussi à le détruire, il aurait voulu le cacher j'imagine. Vous vous souvenez de toutes les horreurs dont nous nous sommes débarrassées la dernière fois que nous étions ici ? Cette horloge qui jetait des boulons sur tout le monde, des vieilles robes ensorcelées qui avaient essayé d'étrangler Ron… BON SANG !
Elle fit sursauter tout le monde avant de garder un instant le silence, les yeux dans le vague.
He-… Il y avait un médaillon ! Dans l'armoire vitrée du salon ! Personne n'arrivait à l'ouvrir…
R- Oh merde… On l'a jeté !
H- Non… attendez… Kreattur… Il l'a récupéré… Il a mis tout un tas d'objets dans son placard !
Ils traversèrent la cuisine au pas de course pour aller ouvrir la porte d'un petit placard construit à même le mur. À l'intérieur il y avait un tas de couvertures crasseuses et nauséabondes, quelques araignées, un cadavre de souris, mais pas de médaillon. Harry jura, Ron gémit de dégoût et Hermione réprima au haut-le-cœur.
H- … Kreattur !
J'eus à peine le temps de cligner des yeux qu'un « crac ! » sonore retentit et qu'un elfe de maison apparut. Il darda un regard méprisant sur Harry, mais s'inclina tout de même devant lui.
K- Maître. Vous êtes de retour dans l'ancienne maison de ma maîtresse avec Weasley, le traître à son sang, la Sang-de-Bourbe et… le noble héritier Malefoy ?
L'elfe me jeta un regard soupçonneux et Harry me jeta un regard amusé.
H- Ne lui dis rien Drago. Kreattur, je t'interdis de traiter quiconque de traître à son sang ou de Sang-de-Bourbe ! J'ai une question à te poser et je t'ordonne de répondre la vérité, compris ?
L'elfe s'inclina à nouveau en acquiesçant avec une grimace. Je ne pus m'empêcher de ricaner devant la servilité emprunte de mauvaise volonté de l'elfe.
D- Comment as-tu récupéré cet elfe en fait ! Je sais que tu as volé Dobby à mon père, mais celui-là n'a pas l'air enchanté de te servir !
H- J'ai hérité de Kreattur avec cette maison. Sirius m'a légué tout ce qui lui appartenait en faisant officiellement de moi l'héritier des Black. Kreattur ! Il y a deux ans, il y avait un gros médaillon en or dans le salon du premier étage. Tu l'as récupéré, n'est-ce pas ? Où est-il maintenant ?
L'elfe fit eut un rictus qui tordit son visage déjà très laid en un faciès abominable.
K- Kreattur aimerait bien servir le noble héritier Malefoy. Mais Kreattur doit obéir à Harry Potter Maître. Le médaillon a été volé, Maître. Mondingus Fletcher a tout volé ! Les photos de Miss Bella et de Miss Cissy, les gants de ma maîtresse, la médaille de l'Ordre de Merlin première classe, les coupes gravées aux armoiries de la famille et… et le médaillon de monsieur Regulus ! Kreattur n'a pas pu l'en empêcher ! Kreattur a dit au sale voleur d'arrêter, mais Mondingus Fletcher a ri et s'est enfui !
L'elfe poussa soudain un hurlement et se jeta sur le tisonnier qui reposait près de la cheminée. Mais Harry avait dû prévoir une telle éventualité, car il se jeta sur lui pour l'aplatir au sol avant de hurler.
H- Stop ! Kreattur je t'ordonne de rester tranquille !
Immédiatement l'elfe s'immobilisa mais continua à sangloter. Je ne pouvais m'empêcher de sourire face à l'imminence de la magie qui liait les elfes à leurs maîtres. Rien ne pouvait contrecarrer ça et pourtant Merlin savait que les elfes étaient puissants !
H-… Kreattur, raconte-moi tout ce que tu sais de ce médaillon et de son lien avec Regulus.
L'elfe, assis par terre, se pelotonna en boule, appuya son visage plein de larmes contre ses genoux et commença à se balancer d'avant en arrière. Manifestement l'ordre semblait lui coûter énormément.
K- Un jour M. Regulus a dit que le Seigneur des Ténèbres avait besoin d'un elfe et M. Regulus a proposé Kreattur. C'était un honneur pour lui et pour Kreattur qui devait veiller à bien obéir aux ordres du Seigneur des Ténèbres et ensuite revenir à la maison. Le Seigneur des Ténèbres a emmené Kreattur dans une grotte à côté de la mer. Il y avait un bassin rempli de potion et le Seigneur des Ténèbres a fait boire la potion à Kreattur. Kreattur a bu et a vu des choses terribles. Les entrailles de Kreattur étaient en feu. Ensuite le Seigneur des Ténèbres a laissé tomber le médaillon dans le bassin vide et l'a de nouveau rempli de potion. Puis le Seigneur des Ténèbres est reparti dans le bateau en abandonnant Kreattur dans la grotte.
H- Et comment as-tu fait pour te sortir de là ?
K- M. Regulus a dit à Kreattur de revenir à la maison.
H- Je sais, mais…
Je regardais Harry sans comprendre sa question, tout comme son elfe de maison qui semblait aussi perplexe que moi. Ce fut Ron qui fut plus rapide et énonça ce que je pensais :
R- Mais Harry, il a transplané tout simplement.
D- La magie des elfes est différente de la nôtre, Harry. Ils peuvent transplaner où bon leur semble. Les ordres de leur maître sont leurs règles absolues.
Mon compagnon ouvrit un instant la bouche avant de hocher la tête.
H- Je comprends. Et ensuite, qu'est-ce que Regulus a fait quand tu es revenu ?
K- Kreattur a tout raconté à M. Regulus et M. Regulus a ordonné à Kreattur de rester caché. Et ensuite, quelques temps plus tard, M. Regulus a dit à Kreattur de l'emmener dans la caverne où Kreattur était allé avec le Seigneur des Ténèbres… M. Regulus a sorti un médaillon semblable et il a ordonné à Kreattur de le prendre et d'échanger les deux médaillons quand le bassin serait vide…
L'elfe s'était remis à sangloter et peinait à continuer son récit. Mais personne n'osa l'interrompre.
K-… Il a dit… à Kreattur de partir… sans lui… de rentrer à la maison… et de ne jamais raconter à la maîtresse… ce qu'il avait fait… et de détruire… le premier médaillon. Ensuite… il a bu… toute la potion… et Kreatur a échangé le médaillon… et il a obéi aux ordres…
Hermione s'était mise à pleurer elle aussi et quand elle essaya d'étreindre l'elfe de maison, celui-ci recula avec une expression de dégoût. Harry semblait lui impatient d'entendre la suite.
H- Tu as donc rapporté le médaillon à la maison. Et tu as essayé de le détruire ?
K- Rien de ce que faisait Kreattur n'arrivait à l'abîmer. Kreattur a tout essayé, tous les moyens qu'il connaissait. Mais rien ne marchait. Il était protégé par des maléfices si puissants que Kreattur était certain qu'il fallait le détruire de l'intérieur mais il refusait de s'ouvrir. Kreattur s'est puni et il a essayé de nouveau, puis il s'est de nouveau puni. Kreattur n'a pas su exécuter les ordres. Et sa maîtresse était folle de chagrin…
D- Si même la puissante magie des elfes ne peut rien contre un Horcruxe, on peut raisonnablement penser qu'il est toujours intact.
H- Dans tous les cas, il faut absolument qu'on le retrouve. Kreattur, je voudrais… s'il te plait… que tu ailles chercher Mondingus Fletcher. Nous devons absolument récupérer ce médaillon pour terminer la mission que M. Regulus t'avait confié et… faire en sorte qu'il ne soit pas mort en vain.
L'elfe avait relevé la tête et regardait Harry avec un intérêt non feint. Harry avait dit « s'il te plait », ce qui devait être la plus haute déférence possible pour un être tel que lui. Et il disait qu'il voulait « terminer la mission » de son maître adoré.
K- Trouver Mondingus Fletcher ?
H- Et l'amener ici au square Grimmaurd. Tu penses que tu pourrais t'en charger ?
Me sentant soudainement inspiré, je m'appuyais sur Harry pour bien montrer ma proximité avec lui.
D- Il est temps de punir ce vilain voleur de Mondingus Fletcher, n'est-ce pas Kreattur. Il a volé les précieuses possessions de la noble famille Black !
Kreattur acquiesça d'un signe de tête, Ron leva les yeux au ciel mais Harry souriait largement et ma petite comédie dut l'inspirer, car il sortit soudain le faux Horcruxe de sa pochette.
H- Kreattur… je voudrais te donner ceci. C'est Regulus qui l'a créé pour pouvoir tromper Voldemort et il a réussi pendant de nombreuses années. Maintenant, on n'en a plus besoin. La seule chose qu'il nous reste à faire c'est de détruire le vrai.
Harry avait glissé le médaillon entre les mains de l'elfe qui semblait figé par la stupeur. Quand il prit conscience de ce qu'il avait entre les mains, il pressa le bijou contre sa poitrine en hurlant, les yeux fermés, les genoux au sol. Quand enfin il se calma, il regardait Harry avec une telle révérence qu'on aurait cru qu'il avait trouvé son nouveau dieu.
K- Monsieur Harry Potter Maître ! Kreattur va trouver le voleur Mondingus Fletcher et le ramener ici !
Et il disparut dans un crac.
H- Bon ! Voilà une bonne chose de faite !
Nous nous assîmes autour de la table tandis qu'Hermione fouilla les placards à la recherche de quelque chose à manger mais il n'y avait que quelques morceaux de pain moisi.
R- Oh Harry, tu aurais dû ordonner à Kreattur de nous faire à manger avant de partir… Et pourquoi tu ne demanderais pas à Dobby ?
H- Impossible. Dobby ne m'appartient pas et il travaille à Poudlard. Il ne pourra pas m'entendre.
Hermione déposa ses maigres trouvailles sur la table et sortit sa baguette.
He- Je vais essayer quelques sortilèges…
D- Hors de question que mon calice se nourrisse de pain moisi ! Tu pourras utiliser n'importe quel sortilège, à la limite ça retirera les moisissures mais ça ne changera ni le goût, ni les qualités nutritives. On est à Londres. Pourquoi toi et Ron n'iriez pas dans le monde moldu chercher à manger ? Modifiez votre apparence ou prenez la cape d'invisibilité… De toute façon vous n'allez pas tenir plusieurs jours avec ça, il faudra bien y aller tôt ou tard !
La jeune femme réfléchit quelques minutes à ma proposition mais l'estomac sur patte qu'était son ami eut raison de ses derniers doutes. Et Harry commençait lui aussi à avoir faim.
He- Très bien… Je sais juste comment changer la couleur de mes cheveux…
Elle pointa sa baguette sur sa tête et sa tignasse brune devint d'un coup d'un blond doré. Elle infligea le même sort à ses sourcils pour les accorder. Me saisissant de ma propre baguette, je la pointais vers son visage avec un sourire.
D- Tu me fais confiance Hermione ?
Elle grimaça mais Harry s'impatientait déjà.
H- N'en rajoute pas, Drago !
Je changeai ses yeux noisettes en un bleu clair et allongeai ses cheveux jusqu'à ce qu'ils atteignent le bas de ses reins.
R- On dirait un peu Luna comme ça.
Hermione se regarda dans un miroir avant de se tourner vers Ron.
He- À toi !
Ron avait une silhouette éminemment reconnaissable avec son visage pâle et ses taches de rousseur, mais je n'avais aucune envie de rester seul avec lui tandis que Harry se promènerait loin de moi.
D- Ça serait peut-être plus simple s'il te suivait avec la cape d'invisibilité…
Effectivement, malgré un changement de couleur de cheveux et d'yeux, on ne pouvait guère s'y tromper…
D-… De toute façon, Harry est encore plus reconnaissable avec ses lunettes et sa cicatrice. Je pense qu'il faudra s'en contenter ou alors tu y vas toute seule.
Manifestement la faim lui donna du courage car Ron leva le menton avec un air décidé avant de prendre la main d'Hermione.
R- Non, allons-y ! On n'a qu'à faire vite. Je connais un peu le quartier, j'étais allé me promener avec Fred et George l'été dernier. Il y a une épicerie pas loin.
Hermione soupira et empoigna son porte-monnaie avant de sortir à la suite de Ron. À peine la porte s'était-elle refermée que je me tournais vers Harry avec un sourire prédateur.
D- Enfin seuls ! J'ai cru qu'ils ne partiraient jamais…
Je repoussais doucement mon amant contre la table et il n'opposa aucune résistance. Empoignant sa nuque de ma main, je pressai mes lèvres contre les siennes et il ouvrit immédiatement la bouche. Je répondis à son invitation avec avidité. Cela faisait longtemps que je n'avais pu l'embrasser aussi profondément, le goût de sa langue m'avait manqué ! Il gémit lorsque j'attrapai sa langue de mes dents, faisant perler un peu de sang dans sa bouche. Je retrouvais cette impression de pouvoir enfin respirer, comme si l'air qu'il insufflait à travers nos baisers m'était vital !
Ses joues rosissaient délicieusement alors que son souffle se faisait plus bruyant.
H- Drago…
Je passais une main sous son t-shirt et il tressaillit alors que mes mains froides glissaient sur sa peau chaude. Merlin que je l'aimais ! Je le soulevai pour l'asseoir sur la table et me pressai entre ses cuisses. Mon rire fut étouffé dans sa bouche alors qu'il croisait ses jambes autour de ma taille pour souder nos corps. Je pouvais sentir la dureté de son sexe à travers nos vêtements et le mien n'était pas mieux !
H-… Tu penses qu'on a le temps ?
D- Désolé beau brun, mais pour une fois je crois qu'on va revoir nos exigences à la baisse !
Je retirai son t-shirt avant de faire du même avec le mien puis me jetai sur sa gorge avec frénésie. Harry attendait ma morsure et avait tendu sa gorge avec une excitation non feinte. Tandis que je lapais le liquide qui jaillissait de sa carotide, je sentis les doigts tremblants de Harry déboutonner nos pantalons respectifs avant de libérer ma verge de mon caleçon pour la caresser. Le contact de nos deux sexes me fit gémir. Misère… Quand bien même je l'aurais voulu, je n'allais pas pouvoir tenir longtemps. J'étais bien trop chaud et mon calice était dans le même état ! Un dernier coup de langue referma la plaie et à peine l'avais-je libéré de mes crocs que Harry s'était allongé sur la table en une parfaite invitation à la débauche.
Je tirai sur son pantalon pour l'en débarrasser avant de me saisir de son dessous avec une certaine brutalité. Pour ma part, mes vêtements étaient simplement au niveau de mes chevilles et je ne me sentais pas l'effort de faire plus. De toute façon Harry avait déjà remonté ses jambes pour me présenter son anus sans aucune pudeur. D'ailleurs, j'allais enduire mes doigts de salive pour le préparer mais il attrapa mes deux poignets d'autorité pour les tirer vers lui. Je me trouvai déséquilibré et il en profita, frottant immoralement mon sexe contre son entrée.
H- Dragoooo…
D- Ok, ok j'ai compris, j'arrive. Lâche mes poignets !
Je me positionnai tout de même pour ne pas le violenter et le pénétrai doucement. La chaleur qui m'entoura l'instant d'après me fit perdre pied. La tête en arrière, les yeux vers le plafond, je pris confusément conscience des mouvements de mon bassin. Harry prenait son pied, à n'en pas douter. Il avait les yeux révulsés, les mains accrochées au bord de table et accompagnait chacun de mes vas-et-viens pour en intensifier l'impact.
Je voulais le sentir contre moi, m'imprégner de son odeur, m'approprier sa chaleur… D'un bras derrière son dos, je le redressai pour coller nos deux torses avant de le positionner contre le mur. Ainsi, je pouvais plonger mon regard dans ses si merveilleuses émeraudes et l'embrasser sans discontinuer...
H- Drago… Oh oui… Vas-y ! Je veux te sentir plus fort, plus profondément…
Mon calice m'exhortait et je ne pouvais que lui obéir. Je n'avais plus conscience de rien d'autre que nos plaisirs réunis. Mon sexe s'enfonçait tout entier dans son intimité et chaque nouvelle poussée nous rapprochait de l'orgasme. Lorsque nous éjaculâmes de concert, je notai confusément que le relief du mur s'était imprimé sur son dos.
Je ne sais pas combien de temps s'était passé, mais lorsque Ron et Hermione revinrent, nous venions à peine de nous rhabiller et nous nous tenions mollement côte à côte, assis sur les premières chaises à portée.
He- Vous auriez pu mettre la table et faire chauffer de l'eau pour le thé ! Non mais vraiment…
Je ricanai. Heureusement que le manoir était grand…
Fin du chapitre 11 ! Youpi ! J'espère que ça vous aura plu ! Gros bisous ! \o/
