Disclamer : Ni les personnages, ni la trame de cette histoire ne m'appartiennent vu que j'adapte le roman de Diana Wynne Jones, Le château de Hurle (qui a inspiré le dessin animé Le château ambulant) à la sauce HP. Suite à un défi de Gotar, voici donc ma fic, Le château de Draco (me suis pas trop foulée pour le titre lol).

Cette fic contient une relation (voire plusieurs) entre deux hommes et je parle pas de relation chaste, donc les homophobes, vous voyez le bouton rouge et blanc en haut à droite ? Oui ? Et bien cliquez dessus.

Merci à CElise, Onarluca, Poet of Wolves, Petite Emeraude, DeadPsycho-MP, Maiionette et Black Siri pour leurs reviews et leurs encouragements qui m'ont fait très plaisir, j'espère que ce chapitre vous plaira.

beta:

draco a enfin une revelation concernant harry, c pas trop tot, c qu'il en a mit du tps p'tit pere kan meme

ensuite pour tous ceux qui sont comme moi bloqué par cette p de greve, courage elle finirat bien tot ou tard (préfèrai tot que tard d'ailleurs)

sur ce bonne lecture

Où Draco retourne dans son pays natal accompagné de Blaise et Harry

En réalité, le néant ne faisait que quelques millimètres d'épaisseur et débouchait sur un endroit bien solide. Derrière cette épaisseur de vide se trouvait une soirée sans lune, plongée dans le brouillard. Une route tout plate et étrangement dure et sombre menait vers une grille immense devant laquelle Harry retrouva Blaise et Draco. Par delà la barrière, une allée de graviers , de tilleuls se déroulait en ligne droite jusqu'à une sorte de manoir en pierres blanches gigantesques. Le brouillard faisait frissonner Harry qui se demandait bien où ils avaient atterris. Il regarda derrière lui et vit que l'endroit d'où ils venaient était une sorte de cabane en ruine dont le seul élément à peu près intact était la porte.

"Harry, ce n'est pas que je n'aime pas me faire tremper par le brouillard mais j'aimerais bien que vous vous dépêchiez de nous rejoindre", fit Draco.

Le magicien jouait avec un trousseau de clés étranges puisque jaunes et relativement plates. Il regarda un instant les habits de ses deux compagnons d'un oeuil critique puis les transforma d'un revers de la main. Blaise se retrouva affublé d'un uniforme d'écolier qu'Harry n'avait jamais vu. L'adolescent portait un pantalon bleu et un blaser de la même couleur par-dessus un gilet gris. Une cravate rayée verte et grise venait compléter le tableau ainsi qu'un écusson aux armes de la ville de Poudlard. Draco avait troqué ses vêtements contre un pantalon de toile sombre et un pull vert. Harry, lui, s'était vu affublé d'un complet de majordome et n'apprécia pas vraiment cela.

"Je peux desserrer cette cravate ?, demanda Blaise. Elle m'étouffe.

-Si tu veux, soupira Draco. Et Harry, avant que vous ne commenciez à vous plaindre, j'ai dû accorder nos vêtements pour ce qui va suivre alors, je vous en supplie, pas de récriminations.

-Je n'ai encore rien dit !

-Justement, je préfère prévenir que guérir."

Draco ne laissa pas le temps de répliquer à Harry et ouvrit la grille. Le grand-père eut le temps de voir les mots Malefoy Manor sur une pancarte près de cette dernière avant de suivre le sorcier. L'entrée du manoir donna le vertige aux compagnons du magicien. La porte en chêne massif les dominait aisément. Harry ne put s'empêcher de se sentir oppressé par les dehors austères de la demeure.

Draco sonna à la porte et un domestique en livré vert vint leur ouvrir. Ses yeux globuleux se teintèrent de joie quand ils se posèrent sur le sorcier.

"Monsieur Draco, fit-il d'une voix relativement haut perchée. C'est un plaisir de vous revoir. Comment allez-vous ?

-Merveilleusement bien Dobby, merci, répondit Draco en souriant. Ma mère et ma soeur sont-elles là ?

-Oui, monsieur, je vais vous demander de patienter dans le salon mauve, vos compagnons et vous le temps que j'aille les prévenir. Au passage désirez-vous quelque chose à boire ?

-Un thé si possible, Blaise ? Harry ?

-Pareil !, firent-ils dans un bel ensemble.

-Bien."

Le domestique s'effaça et les trois compagnons purent entrer. Draco les mena à travers une enfilade de salle jusqu'à une petite pièce aux murs d'un beau mauve. Un feu flambait dans une cheminée projetant des ombres sur les murs. Un canapé et trois fauteuils entouraient une jolie table basse ouvragée. Draco s'assit confortablement dans l'un d'entre eux imitée par Blaise. Harry, mal à l'aise, préféra rester debout.

Quelques instants plus tard, une soubrette vint poser six tasses sur la petite table et les remplit d'un thé chaud et odorant. Elle déposa la théière, un pot de sucre, un de lait et quelques gâteaux et sandwiches. Harry se décida enfin à s'asseoir sous la demande expresse de Draco.

Deux femmes blondes et un jeune garçon vinrent les rejoindre. La première femme avait des cheveux blancs aux tempes et quelques rides marquaient son beau visage. Ses yeux bleus remplis de tristesse se réchauffèrent à la vue de Draco. L'autre femme semblait relativement peu sympathique. Un pli méprisant tordait sa bouche et son regard était froid. Harry la détesta d'emblée. Le garçon ne devait pas avoir plus d'une douzaine d'années. Ses yeux étaient vifs et rieurs. Le grand-père remarqua immédiatement l'incroyable ressemblance entre les trois nouveaux venus et Draco.

"Draco, sourit la femme la plus âgée en s'asseyant avec grâce. Cela fait si longtemps que nous ne nous sommes pas vus ! Tu te fais bien trop rare mon fils.

-Je vous présente toutes mes excuses, mère.

-Tu es tout pardonné. Mais présente-moi donc tes amis.

-Mère, voici mon majordome, Harry, et Blaise, un de mes élèves les plus doués. Harry, Blaise, je vous présente ma mère, Narcissa Malefoy, ma soeur Pansy et son fils Raphaël."

Harry et Blaise s'inclinèrent. Narcissa leur sourit doucement de même que Raphaël mais Pansy fronça le nez.

"Pourquoi es-tu venu, Draco ?, demanda-t-elle sur un ton venimeux. Je croyais que tes affaires te prenaient trop de temps. Quand te décideras-tu enfin à rentrer dans le rang ? Il est grand temps que tu te maries et que tu reprennes notre famille en main. J'en ai plus qu'assez de devoir te porter à bout de bras. Tu...

-Pansy !, la coupa Narcissa. Tu es encore sous mon toit ce me semble et il est hors de question que je te laisse parler à ton frère sur ce ton. Draco peut faire ce qu'il veut de sa vie ! Je pense vous avoir bien assez fait comprendre à tes frères et toi que je ne tolèrerai pas qu'on insulte le seul membre de cette famille qui ait eu le courage d'aller au bout de ses rêves ! De plus, dois-je te rappeler que Draco est gay ? Et que je ne considère pas cela comme une tare ?

-Non, mère.

-Bien, Draco vas-y je t'en prie.

-Merci, mère, j'ai retrouvé ce polycopié chez moi. Il me semble que cela t'appartient Raphaël, fit-il en tendant la feuille à son neveu qui la prit.

-Oui, c'est le devoir d'anglais que m'a donné le professeur Jedusor pour la semaine dernière. J'ai trouvé un parchemin étrange à la place, c'était à toi ?

-Oui.

-Mince, excuse-moi oncle Dray, je l'ai donné à mon professeur en lui disant que je l'avais trouvé à la place de mon devoir. Il a eu l'air intéressé et ne m'a pas puni, j'ai eu de la chance.

-Je vois... Mère, savez-vous où habite ce monsieur ? J'ai besoin de mon parchemin. Je profiterai de ma visite pour lui rendre ce devoir.

-Bien sûr. Si je ne me trompe pas, il loge dans l'ancienne maison de Théodore Nott, ton ami d'enfance. Tu n'as qu'à prendre ta voiture, elle est encore dans notre garage.

-Merci, mère, permettez-moi de prendre congé.

-Bien sûr, va. Pense à venir me voir de temps en temps, cela me ferait plaisir et amène-moi un jour l'homme qui fait battre ton coeur, d'accord ?

-Je n'y manquerai pas. Au revoir mère, Pansy, Raphaël."

Draco s'inclina et se dirigea vers la porte. Harry et Blaise firent de même un peu précipitamment. Ils durent courir pour rattraper le magicien qui, perdu dans ses pensées, ne les avait pas attendu. Dobby les salua lorsqu'ils sortirent.

Le sorcier les conduisit jusqu'à une dépendance de la maison d'où partait le même genre de route étrangement dure et sombre qui menait jusqu'à la grille du château. La suite de l'équipée ne plut vraiment pas à Harry. Draco les avait fait s'asseoir dans une sorte de voiture rouge et rutilante qui n'avait pas besoin de chevaux pour avancer. Le trajet s'était fait à une allure effrayante pour le pauvre grand-père qui avait failli tourner de l'oeuil plus d'une fois. Le défilement rapide des arbres et plus tard des maisons le rendit malade. Il faillit se jeter à terre pour embrasser le sol lorsque la machine infernal s'était enfin arrêtée.

La maison qu'habitait Tom Jedusor ressemblait étrangement à certaines maisons d'Amaril. De taille moyenne, elle possédait un toit en ardoise et était à colombage. Un petit jardin rempli de rosiers la séparait de la route. Elle se situait un peu à l'écart du village.

Draco alla frapper doucement à la porte en bois sombre. Un jeune homme d'une vingtaine d'années vint leur ouvrir. Ils le dévisagèrent tous avec ébahissement. Tom Jedusor possédait un visage aux traits assez féminins. Ses grands yeux d'un noir velouté regardaient ses visiteurs avec curiosité. Quelques mèches de cheveux sombres venaient de temps en temps voiler son regard. Harry lui trouva un air de famille avec le sorcier du désert mais abandonna tout de suite cette idée plus que stupide selon lui.

"Vous devez être Draco Malefoy, si je ne m'abuse", fit Jedusor.

Draco resta un moment interloqué puis lui fit son plus beau sourire. Harry songea alors avec un petit pincement au coeur que ce sourire sonnait le glas des espoirs de son frère et que Draco avait bien vite oublié le jeune inconnu dont il semblait si amoureux. Il n'aurait pas pu être plus éloigné de la vérité. Le magicien souriait certes, mais il ne faisait que jouer la comédie. Dans son esprit, il ne cessait de comparer Tom Jedusor à son si bel ange sombre. Pour lui, les cheveux du professeur n'étaient pas assez brillant et ne semblaient pas assez doux au toucher, sa bouche n'était pas assez rouge et ses yeux trop noirs. Bref, il n'était pas Harry et ce fait l'handicapait grandement. Il nota cependant avec joie que son ange, sous ses dehors de grand-père calme, semblait légèrement jaloux et il commença à en jouer.

"Et vous, vous êtes monsieur Jedusor, répondit Draco en souriant toujours. Mon neveu Raphaël a dû vous donner un papier qui m'appartenait. Désolé de vous déranger pour cela, mais à la suite d'une erreur relativement stupide de ma part, j'ai échangé cette feuille contre son devoir. J'aimerais la récupérer si possible.

-Bien sûr, je comprends, sourit le professeur. Entrez donc prendre une tasse de thé, je vais aller vous chercher ce papier."

Le petit groupe suivit Jedusor jusque dans un salon rempli de livres et de dossiers posés pèle mêle sur le plancher pour la plupart. Quatre fauteuils libres et élimés se dressaient fièrement au milieu de tout ce bazar. Jedusor leur proposa de s'asseoir le temps de trouver le papier du sorcier. Il revint au bout de quelques minutes en brandissant un parchemin assez abimé. Il le tendit à Draco qui le passa à Blaise.

"Au fait, commença le magicien de sa voix sérieuse. Comment se fait-il que vous me connaissiez ? Je ne crois pas vous avoir jamais parlé.

-Le village est relativement petit et j'ai entendu circuler pas mal de rumeurs vous concernant.

-Comme...

-On dit que vous aimez autant les hommes que les femmes. Personne ne vous a jamais vus travailler et vous apparaissez de temps à autre comme par magie. D'ailleurs, j'aimerais savoir quel était le parchemin que votre neveu m'a donné par mégarde ? Il semblait contenir une sorte de magie.

-C'est le cas, fit Draco. Comme vous devez sûrement le savoir, j'étudie tout ce qui a trait à la magie et aux anciennes superstitions et ce depuis la disparition mystérieuse de mon père lorsque j'avais quatorze ans. Le parchemin que vous venez de me rendre est essentiel pour mes recherches. Par contre, il m'a semblé reconnaître un poème de John Donne en lisant le devoir de mon neveu et...

-C'est exact, le coupa le professeur un peu sèchement. D'ailleurs j'aimerais que vous me le rendiez, les photocopies ne sont pas gratuites. Si vous voulez, je peux vous le lire en entier."

Draco acquiesça et rendit la copie au professeur. Ce dernier alla chercher un livre dans l'une des piles plus que précaires qui jonchaient le plancher. Il se mit à la bonne page et commença la lecture à partir de la seconde strophe. Il lisait vraiment bien. Sa voix mélodieuse s'ajustait de façon à accorder le rythme de la strophe à celui de la précédente. Harry ne put s'empêcher de penser qu'il s'agissait d'une faute d'interprétation.

"Si tu es né pour l'impossible

Pour voir des choses invisibles

En sept milles journées le Temps

Fera neiger tes cheveux blancs.

Tu me diras à la rentrée

Les merveilles qu'as rencontrées

Et puis

Qu'ici

Il n'est belle fidèle aussi

Si tu..."(1)

Draco était devenu terriblement livide et ses mains tremblaient. Harry put voir qu'un voile de sueur lui recouvrait le visage. Le professeur arrêta sa lecture et le grand-père crut voir briller l'espace d'un instant une étincelle de joie cruelle dans les yeux sombres.

"Je vous remercie, dit le magicien. Ce n'est pas la peine d'aller plus loin, si je me souviens bien même la femme bonne est infidèle à la fin, n'est-ce pas ? Je m'en souviens à présent. Je vous souhaite une bonne fin de journée."

Draco se dépêcha de sortir. Harry et Blaise saluèrent le professeur et le remercièrent pour son hospitalité puis suivirent le magicien. Celui-ci les attendait dans la voiture qu'Harry aurait bien aimé ne pas prendre. Il s'était découvert un intérêt soudain pour la marche. C'était un sport sain et surtout, on ne risquait pas d'être malade. Or Harry doutait fortement de pouvoir conserver son déjeuner dans son estomac s'il remontait dans cette machine de malheur.

"Quel est le problème ?", demanda Blaise alors que la voiture recommençait à rugir et à cahoter.

Draco ignora la question tandis qu'Harry s'accrochait de toutes ses forces à son siège. Ce ne fut que lorsque l'engin diabolique fut à nouveau enfermé dans son garage et alors que le petit groupe retournait à l'endroit d'où ils étaient venus que Blaise réitéra sa demande.

"Ce n'est rien, marmonna le magicien. La malédiction de Voldemort m'a rattrapé voilà tout. Sept mille jours, cela me ramène à la Saint Jean si je ne me trompe pas.

-Qu'est-ce qui vous ramène à la Saint Jean ?, s'enquit Harry.

-La date où je serais vieux de sept mille jours. Et ce jour-là, selon la malédiction, je retournerai au sorcier du désert.

-Aie.

-Tout à fait d'accord avec vous mon cher Harry", fit Draco en ouvrant la porte qui les mèneraient chez eux.

La salle familière et chaleureuse du manoir ambulant les accueillit. Théo s'était assoupi et des flammes bleues paresseuses léchaient doucement les bûches que contenait la cheminée. Draco retransforma ses vêtements ainsi que ceux de ses compagnons. Harry fut soulagé de retrouver sa tenue habituelle. Le démon du feu se réveilla doucement tandis que le sorcier remettait une nouvelle bûche dans la cheminée.

"Elle m'a rattrapé vieux frère, fit Draco en soupirant.

-Je sais, répondit Théo. Je l'ai sentie venir."

(1) Dans la version originale du poème, il est question de dix mille jours et non pas sept mille, or en faisant le calcul (je sais, j'ai que çà à faire) on tombait sur un âge d'environ vingt-sept ans pour Hurle. Dans mon histoire, Draco a seulement dix-neuf ans donc j'ai dû modifié le chiffre. Le poème n'est pas de moi, vous avez pu vous en douter mais de John Donne et pour ceux qui n'ont pas lu le livre (que je vous recommande d'ailleurs car l'animé a passé de nombreuses scènes intéressantes sous silence), le passage que je viens d'écrire n'est pas tout à fait sorti de mon imagination mais d'un chapitre où Hurle emmène Sophie et Michael (son apprenti) au Pays de Galle (d'où il est originaire) et va voir sa soeur Mégane puis l'institutrice de son neveu.

Voilà le chap 11 tout chaud et corrigé depuis mercredi. Je pense qu'il en aura étonné quelques uns (et là je parle à ceux qui ne connaissent que l'anime), vous vous attendiez pas à çà, n'est-ce-pas ? lol. En tout cas on peut faire de gros bsx à ma bêta pour l'avoir corrigé aussi vite. J'espère que ce chapitre vous aura plu et que l'attente n'a pas été trop longue. Je vous embrasse tous et remercie tous mes reviewers. Je vous dis donc à dimanche prochain pour le chapitre 12. Je poste ce chap samedi car demain je suis pas là et sinon vous l'auriez pas eu avant mardi, je pouvais quand même pas vous faire attendre aussi longtemps (chuis sadique mais pas à ce point, lol). Je vous fais de gros bisoux à tous et vous souhaite un bon week end.

D'ici là, reviews pleaseuh, pour ce chap j'en veux au moins dix lol. Et encore un gros poutou à ma beta qui réussis à corriger et commenter mes textes en quelques heures seulement.