L'Histoire ne s'est pas écrite sur une page blanche et sans ratures...
Vous êtes toujours plus nombreux à reviewer, à nous mettre, l'histoire et/ou moi, en favoris et/ou en alertes. Je vous en remercie profondément. Nous voici avec le chapitre 11 (déjà ^^)
PS : J'ai un Twitter désormais, chercher Roman2005 pour me suivre
PS 2 : je viens de me rendre compte que mes réponses à vos reviews ne vous parvenaient pas. Je m'en excuse et j'ai à présent corrigé ce problème.
Chapitre Onzième : Ensembles pour toujours...
_Et maintenant ? Que fait-on ? Demandais-je d'un ton froid à mon meilleur ami.
_On continu notre périple vers le Huit puis le Six, me répliqua-t-il toujours de mauvaise humeur après le départ précipité et pour le moins inattendu de Cato. Quand je pense que ce salop s'est barré avec la plupart de nos provisions !
_La faute à qui s'il est est parti ! Explosais-je. Tu aurais pus... je ne sais pas moi... faire preuve de diplomatie pour une fois Gale ! Comment allons nous réussir à survivre, alors que nous sommes tout deux à bout de forces ? Cato avait encore un peu de ressources, lui !
_On passera sous silence la façon dont il les a conservé, ses ressources... Enfin, la discussion est clause.
_Mais..., commençais-je.
_La discussion est clause ! Remettons nous en route.
Je le suivis en tempêtant intérieurement. Comment pouvait-il nier, de pas être à l'origine de la « fuite » de Cato ? Pourquoi avait-il délibérément provoqué cette énième dispute ? Gale cachait des choses là dessus et j'étais bien décidée à découvrir quoi. Je ne pus m'occuper plus longtemps de mes problèmes personnels car Gale repéra un feu de camp, tout juste éteint, et des traces de pas toutes fraiches.
_Les hommes de Coin ?
_Non, il y en a trop... Coin n'aurait quand même pas envoyé autant de soldats à nos trousses, si ?
_Je ne sais pas, mais ça ne pourrait pas être des Pacificateurs ou des pirates des plaines ?
_Non... On dirait plutôt que les gens qui étaient là ont dû fuir précipitamment. Comme... Comme s'ils étaient pourchassés par quelque chose...
_Des bêtes sauvages ? Suggérais-je.
_Non..., répondit Gale perplexe en s'agenouillant dans la terre fraiche. Elles ne se seraient jamais approchées aussi près d'un feu. À vrai dire je pense que même les bêtes sauvages auraient fuient devant cette atrocité... Tu connais la légende...
_Oui, et comme tu le dis c'est une légende... C'est pour effrayer les petits enfants, rien d'autre ! Ce loup géant, génétiquement modifié par les scientifiques du Capitole puis relâché dans les bois de Panem pour dévorer quiconque s'aventurerait hors des districts, n'existe pas.
_Regarde donc la taille de ces empreintes de pattes ! Me dit-il en désignant quelques endroits de la main.
Je me baissais pour observer, là où il m'indiquait et je dus reconnaître la taille géante de ces fameuses empreintes : elles mesuraient cinq ou six fois le pied de Gale, qui chaussait du quarante-six ! Un long hurlement déchirant nous fit sursauter. Il sonnait comme une complainte, mais aussi comme une menace. Les buissons bougèrent à notre gauche. Quelque chose se rapprochait. Gale et moi, nous tenions sur le qui-vive, près à nous enfuir ou à riposter en cas de besoin. Nous eûmes du mal à cacher notre rire, lorsqu'une petite lapine au dos couvert d'une substance rouge, que j'imaginais être du sang, sortit des fourrés. Cependant un détail ne me choqua pas tout de suite : sur son dos, la lapine avait de grandes traces de crocs. Ils étaient beaucoup trop grands pour appartenir à un loup, à un lynx ou même à un ours.
_Gale, il faut repartir maintenant ! Je commence à trouver cette forêt louche...
Il acquiesça et nous nous remîmes en route.
Nous marchâmes pendant près d'une semaine pour rejoindre le Huit et à mon grand dépit, aucunes traces de Cato. Mais où avait-il donc pu aller ? Il n'y avait pas trente-six chemins pour aller au Deux ! Une peur m'envahit : si les hommes de Coin avaient mis la main sur lui, s'il s'était fait torturé pour se faire extorquer des informations ! Et si ! Et si ! Je devenais folle à lier et mon meilleur ami commençait à en avoir marre. Je le comprenais, mais je n'arrivais pas à rester calme d'autant que nos réserves étaient de nouveau quasiment à sec et que cette fois-ci nous n'avions même plus une goutte d'eau ! Je n'avais pas trouvé le courage de demander ouvertement à Gale pourquoi il avait provoqué cette dispute, alors que Cato avait ramener un pack de six bouteilles d'eau, de sa « cavale » dans la boutique du Neuf. J'avais l'impression que plus le temps passait, plus la distance s'installait entre lui et moi. Mon meilleur ami ne me parlait plus que pour me donner un ordre ou pour me recommander d'être prudente. L'ambiance était si lourde, que j'en venait à regretter la présence de Cato. Pas forcément ses blagues débiles qu'il partageait avec nous, mais juste sa présence rassurante. J'avais assez honte d'avouer, que lorsque je me réveillais la nuit après un cauchemar, l'entendre respirer à côté de moi, me rassurait. Dormir dans les bras de Gales aussi, mais ce n'était pas comparable. Nous évoquions le sujet Cato de plus en plus souvent et une question revenait régulièrement dans notre tête : Nous avait-il tous dupé depuis le début ? Gale, Haymitch et moi ? J'étais désormais persuadée que Gale savait les vraies raisons du départ du blond, mais qu'il refusait de me les dires. Certes, il était susceptible, comme toutes les personnes issues du Deux, mais de là à partir pour une simple dispute de trop, ça ne collait pas ! Tout comme cette histoire de train du Onze au Deux ! Effie, nous avait expliqué, à Peeta et à moi lors de notre trajet pour nous rendre au Capitole, pour participer aux Jeux, que les districts qui formaient des carrières étaient justes reliés entre eux et avec le Capitole. Donc l'histoire de Cato ne tenait pas la route. Je le savais mais vu l'ambiance que les garçons entretenait je ne voulais pas jeter de l'huile sur le feu...
_On s'arrête ici ! Décida Gale en posant ses affaires sur un tronc sec. Je pense que nous ne sommes pas loin d'une rivière ou d'un ruisseau, et que nous pourrons nous désaltérés un peu. Viens allons voir par là, me dit-il en écartant les ronces de notre chemin.
Après avoir marché pendant cinq bonne minutes, nous tombâmes sur un petit ruisseau, dont l'eau claire semblait potable. Nous nous agenouillâmes pour nous désaltérer un peu... L'appel de l'hydratation était cent fois plus forte que nos consciences qui nous disaient de ne pas boire une eau, peut-être mortelle. Nous remontâmes vers l'endroit où nous avions laissés nos sacs et nous installâmes notre campement express, que nous étions capable de démonter en une minute montre en main. J'ouvris le sac qui contenait de la nourriture, j'en sortis deux tranches de pain et des lanières de bœuf séché que je répartissais en fonction de notre état, c'est-à-dire plus pour Gale que pour moi, ce qui ne manqua pas de le faire protester :
_Katnip arrête ça ! Tu ne peux pas manger que ça enfin ! Tu vas finir par mourir ! Regarde dans quel état tu es, c'est stupide de se laisser crever de faim comme ça !
_Gale, tu veux que je te dise ? Regarde plutôt dans quel état nous sommes. Tu es bien plus mal au point que moi et je n'ai pas envie de me retrouver seule, car tu seras mort de faim et de soif ! Cato, lui, nous aurait trouvé un moyen de rejoindre le Huit, bien plus vite qu'en se méfiant des légendes et en gambadant dans les bois comme des gamins !
_Cato ! Cato ! Cato ! Pourquoi est-ce que tu ramènes toujours tout à lui quand tu te retrouves en position de faiblesse ? Hein ? Pourquoi ! S'énerva-t-il en levant brutalement la main au dessus de mon visage.
Je me recroquevillais sur moi-même, terrifiée. Gale paru se rendre compte que ce qu'il allait faire était mal et il laissa tomber son bras le long de son corps avant de se passer la main sur la figure et de me regarder avec dépit :
_Tu veux savoir pourquoi Cato est parti, c'est ça ? Me demanda-t-il.
_Il est parti à cause d'une dispute de trop, non ? Dis-je d'une voix sèche.
_Pas vraiment, à vrai dire, commença Gale, visiblement mal à l'aise, en se massant la nuque. Il est parti... Il est parti parce que je lui ai demandé de le faire.
_Pardon ? M'exclamais-je en faisant s'envoler une nuée de rouge-gorge. Il est parti car tu lui as demandé ?
_En fait, c'est plus compliqué que ça... lorsque nous étions au Treize, il m'a fait comprendre qu'entre vous s'était assez... comment dire... ambigüe et qu'il n'était pas contre l'idée de te passer sur le corps.
Il rougit violemment en m'avouant ça. Je ne dis rien l'incitant à continuer :
_Tu es un peu comme ma sœur de cœur tu vois, ma meilleure amie, alors quand tu as exposé ton idée de fuite et que Haymitch nous à dit de partir avec Cato, que nous arriverions à nous en sortir avec lui... Et bien je l'ai mis en garde : s'il avait le malheur de tenter la moindre chose avec toi, je le descendais aussitôt. Il a accepté, mais je voyais que malgré la faim et la fatigue, tu le couvrais lors de ses dépassements de nourriture, tu étais en train de devenir dépendante de lui. Alors je l'ai convaincu de partir, pour éviter que nous tomber dans la déchéance et que s'il meurt, tu ne veuilles plus vivre non plus, car s'il y a bien une chose sur laquelle nous étions d'accord s'était bien que ta vie valait mille fois la notre. Lui, comme moi, n'aurions pas hésiter à nous sacrifier pour t'assurer une espérance de vie plus longue. Peeta avait raison : tu ne te rends pas compte de l'influence que tu peux avoir. En réalité, la dispute n'était qu'un prétexte pour justifier son départ, mais tu es bien trop perspicace pour t'être laissée avoir par ce stratagème.
_Mais comme tu dis, repris-je troublée à tel point que je dus m'asseoir pour ne pas tomber, je suis ta meilleure amie ! Qu'est-ce qui a changé avec le temps ?
_Ce qui a changé ? Ria-t-il avant de reprendre un air sérieux, peut-être que je me suis rendu compte que j'étais complètement raide dingue de toi et que de te savoir dans les bras de Peeta ou te t'imaginer dans ceux de Cato me rendait fou ! Je suis amoureux de toi Katniss, j'avais un doute mais maintenant j'en suis certain.
Ma mâchoire tomba. Gale venait de lâcher une bombe avec tout le tact dont il était capable. Je clignai rapidement des yeux à plusieurs reprises avant de bégayer :
_Tu... Tu es... es en train de... de me dire que... que tu... que tu m'aimes ?
_Comment est-ce qu'il faut que je te l'explique ? Me demanda-t-il en me relevant.
_Peut-être comme ça, lui dis-je en l'embrassant à pleine bouche.
Et là, ce fut une expérience formidable : le ballet de nos langues qui se caressaient tout en douceur, il n'y avait pas de violence ou de haine dans ce baiser, car au final, il n'y en avait jamais eu entre nous. Je respirais l'odeur de Gale à pleins poumons. Il sentait bon l'orange et la clémentine. Une odeur de campagne qui me rappelait cruellement mon district. Notre étreinte dura longtemps. Je perdis toute notion du temps à partir du moment où il commença à me suçoter la lèvre inférieure. Ça n'avais rien à voir avec tous les baisers que j'avais pu échanger avec Peeta. Les siens étaient gluants à côté de ceux doux et passionnés de Gale. Les comparés ne servaient à rien au final, car je ne savais plus où j'en étais : j'étais déçue de voir comment Peeta se laissait manipuler par Coin, et je ne savais pas où mon histoire avec Gale allait me mener et surtout Cato me manquait... Oui, ce sale gosse me manquait. Aussi bizarre que ça puisse paraître, il me manquait... Et pas qu'un peu. Je crois que c'est sont vécu qui me manque le plus... Je me souviendrais toujours sa manière de relater son ressentit, comme le jour où il m'a expliqué qu'il prenait l'air, une dernière fois, pour Brutus qui avait été choisit pour la Sphère du soir même... Ces mots m'avaient transpercés de part en part, comme une flèche. Le comble pour l'archère, de talent si j'en crois mon entourage, que j'étais.
Le vent se leva brutalement. L'orage grondait au loin. Un frisson me traversa. Quelque chose se rapprochait. Mon instinct de chasseuse ne se trompait jamais dans ces cas là. Gale sortit son fusil de son sac à dos. Il me jeta un regard inquiet. Je lui répondit par un sourire crispé. La peur commençais à m'envahir et comme disais Cato : après la morsure du cobra, l'on ne se relève pas. C'était exactement ça, je sentais la peur se faufiler dans mes veines, supprimant ma réactivité et ma mobilité. Un éclair zébra le ciel et une ombre se déplaça dans les fourrés, dans mon dos. Gale se tenait un peu en retrait face à moi, tandis que j'adoptais la même position, qui nous permettait de nous protéger nos arrières respectives. Quelque chose bougea. Gale se figea. J'entendais cette chose marcher et l'air effrayé de mon meilleur ami semblait grandir à chaque pas que l'animal faisait.
_Katniss ? Me dit Gale d'un ton autoritaire.
_Oui ?
_Fuis ! Me hurla-t-il en tirant sur la chose derrière mon dos.
Je récupérais mes instincts de survie et m'élançais froid devant moi attrapant au passage le sac de Gale, qu'il avait laissé à terre. Une voix nasillarde que j'aurais reconnue entre mille s'exclama :
_Peeta, rattrape là donc s'il te plait, elle n'ira pas bien loin toute seule...
Oui, la présidente Coin en personne se tenait derrière nous, avec à ses côtés Peeta et une dizaine de soldats armés jusqu'aux dents.
_Ce petit loup, qui alimentait une soi-disant légende, et nous mêmes allons, comment dire... supprimer le félon de l'histoire ! Reprit-elle menaçante.
_Gale ! Hurlais-je. Sauve toi, tu ne peux pas les affronter tout seul !
_Ne t'inquiète pas Katnip, sauve ta peau, je vais les retenir !
_Vous entendez ça ? Susurra Alma Coin avec toute l'ironie dont elle était capable, il va nous retenir... Comme c'est touchant...
Je n'entendis pas la suite de sa tirade, car je dus m'enfuir à toutes jambes. Peeta me suivait avec une facilité déconcertante. Le nombre d'heure qu'il avait passé dans la Sphère avait dû lui prodiguer une résistance hors du commun. Je courrais sans trop savoir vers où je me dirigeais, si bien que je me retrouvais, soudainement, acculer à une falaise. Le rictus qui traversa le visage de Peeta me rappela cruellement Cato. Cato... s'il aurait été avec nous, il aurait certainement empêcher Peeta de s'élancer à ma poursuite... Non, s'il avait été là, Coin et ses soldats de nous auraient jamais rattrapés. Je comprenais sa manie de ne dormir que d'un œil et d'être perpétuellement prêt à en venir aux mains, avec qui que se soit.
_Alors Katniss ? Me demanda Peeta. Que vas-tu faire maintenant ? Te rendre ? Ou bien sauter ?
Je méditais longuement à la proposition du garçon des pains. Me rendre ou sauter ? Risquer la Mort ou bien lui tendre les bras, en sachant pertinemment que je n'y échapperais jamais. Une phrase que Cato m'avait dit me revint en mémoire : mieux vaut vivre une journée libre que cent ans enchainés. La solution m'apparut alors comme une évidence :
_Et bien pour tout te dire, je pense que je ne vais pas tenter le Diable...
_Sage décision.
_Je vais donc sauter ! M'écriais-je.
Et sur ces mots je me propulsais dans le vide.
Tada ! Alors votre avis ? Ais-je été à la hauteur de vos espérances ?
