Bonjour à tous !
Merci de vos encourageants messages pour mon retour. Je me remets petit à petit à reprendre plaisir à écrire et je vous envoie la suite de l'histoire.
N'hésitez pas à commenter, je réponds du mieux que je peux.
Bonne lecture !
Chapitre 11 : Rencontre lunatique
Le cours de métamorphose, cet art consistant à comprendre comment transformer des matériaux en d'autres, voir à implémenter des comportements vivants à un tas de matière organique, était sans nul doute le plus difficile de tous le cursus. Certes, beaucoup pourraient arguer que transformer un animal en objet n'avait guère d'intérêt si l'on n'était pas un trafiquant d'espèces exotiques, mais la finalité n'était pas là. L'exercice avait pour but d'imposer sa volonté, de dompter sa magie pour qu'elle supplante la résistance d'un être vivant, ce qui était infiniment plus complexe que pour un objet de matière brute et inanimée.
La métamorphose était la discipline la plus complexe de toutes celles qu'on enseignait dans leur cursus. C'était logique, songea Sumireko, puisque c'était comme approcher le pouvoir des Dieux, effleurer du bout du doigt le grand mystère qu'était la vie.
Cependant, lorsqu'elle repensait à la pathétique session qu'elle venait de faire, elle jugea qu'elle était très loin de pouvoir ne serait-ce que comprendre la façon dont s'exerçait le pouvoir d'un être supérieur.
La première minute, elle avait été choquée. Les lois de la thermodynamique semblaient avoir été allègrement violées à sec par la magie, alors que seul le souvenir des rudiments d'arithmancie l'aidait à ne pas s'évanouir.
La japonaise s'était efforcée de rester calme devant cette branche stupéfiante. Détruire des choses, les faire exploser et les bouger était une chose, mais les transformer, les agencer sans les briser, était bien au-delà de ses capacités.
L'asiatique avait été humiliée lors de cette heure. Son pouvoir était très volatil et à chaque fois qu'elle avait du transformer son canari, l'animal s'était retrouvé avec les plumes roussies.
McGonagall avait bien tenté de l'aider, mais si l'enseignante stricte avait donné de précieux conseils à la novice, cela n'avait pas empêché Sumireko de rater lamentablement l'exercice. A mesure qu'elle accumulait les désastreuses tentatives, le mince barrage de sa retenue, déjà mis à mal par Ombrage, avait fini par céder. Sa colère et son énervement avaient eu raison de sa concentration.
La magie de la jeune fille avait obéi à la violence couvant dans l'esprit et dans le sang de la petite excitée. Un déferlement de pouvoir avait jailli et au final, le pauvre oiseau n'avait pas été métamorphosé en théière. Le canari avait été écorché vif, tout en se trouvant dépourvu de ses entrailles.
McGonagall avait froncé les sourcils, les narines pincées, mais n'avait rien dit de désagréable. Le résultat, cet échec patenté, était déjà une réponse d'une grande violence, alors inutile d'humilier celle qui avait déjà honte d'avoir été aussi lamentable. Sumireko s'était fendue d'un faux sourire navré, masquant son dégoût devant cette boucherie, mais cela ne lui avait pas évité de se voir affublée d'un devoir supplémentaire.
Autour d'elle, personne n'avait ri, ni se s'était moquée d'elle. Sumireko s'était attendue à des ricanements ou à des mots blessants, mais tous les élèves présents étaient parfaitement au courant que McGonagall veillait au calme et à la discipline. La vitesse avec laquelle l'écossaise sanctionnait et retirait des points n'avait rien d'humain.
Cependant, lorsque le cours fut terminé et que la directrice-adjointe ne surveillait plus les élèves, plusieurs Serdaigle saisirent l'occasion pour l'humilier davantage, poussant de petits ricanements méprisants. Les Serpentard ne dirent rien, mais la japonaise savait qu'elle aurait droit à son lot de moqueries une fois en privé.
Mais pour l'instant, c'était un des têtes de linotte qui commençait à raboter les zestes de sa patience. Ce garçon avec une trop grande bouche trébucha niaisement sur le tapis plié et entraîna une lourde armure dans sa chute, l'ensemble s'écrasant avec un fracas assourdissant.
- Je suis peut-être affligée d'un mauvais niveau en métamorphose, siffla la japonaise sans se retourner, mais au moins, moi je sais mettre un pied devant l'autre.
L'asiatique s'éloigna, alors que sa colère semblait avoir été remplacée par une perverse jouissance. Au détour d'un couloir, elle croisa une étrange jeune fille. Cette Serdaigle était une blonde au cheveux lumineux, au visage fin et arborant une expression qui pouvait sembler rêveuse, mais qui était détachée en raison de la perception qu'elle avait de la réalité. Surtout, ce qui la choqua, ce fut l'extraordinaire profondeur de ses yeux d'un bleu océan profond.
- Ce n'était pas très gentil, Usami, murmura la blonde avec un ton éthéré., même s'il le méritait.
Sumireko se figea. Elle n'avait jamais été abordée de cette façon. Personne n'avait eu la mauvaise idée de faire le lien entre les attaques contre elle et les accidents qui s'en suivaient inévitablement. Personne ne s'était permis de la critiquer, puisque les cartésiens refusaient de croire en son pouvoir et que les autres avaient bien trop peur des représailles pouvant s'abattre sur eux.
L'expression de Luna était toujours aussi distante et rêveuse, bien qu'un peu réprobatrice.
- Tu sais, rétorqua Sumireko avec un ton cassant, notant qu'elles étaient absolument seules, c'est le moyen le plus rapide pour les dresser. Les brutes et les intimidateurs ne connaissent qu'un seul langage, c'est celui de la force. J'aime mettre les choses au point dès le début. En général, même ceux avec deux neurones actifs sont vite mis au pas.
Luna frémit intérieurement. L'idée de se considérer comme supérieur à d'autres, juste parce qu'on avait des dons et du pouvoir, lui rappelait la philosophie des Mangemorts.
- Je ne jugerais pas si tu as tort ou raison à propos de tes méthodes, souffla doucement Luna. La seule chose dont je suis certaine, c'est que je désapprouve tes perspectives. Ce ne sont pas des animaux.
Sumireko renifla de dédain, accentuant encore les craintes de la Serdaigle.
- Je suis d'accord, approuva la japonaise, surprenant la blonde. Ce ne sont que des nuisances, les animaux ont au moins le bon sens de conserver leur instinct de survie.
Luna sembla perdre sa surprise. Cette déclaration était bien digne d'elle. Elle l'avait déstabilisée avant d'enchaîner par un de ses sarcasmes.
Sur ce, Sumireko se racla la gorge.
- Je pense que nos points de vue sont très différents. Trop différents, ajouta t-elle en baissant la voix. C'est dommage.
- La logique est pourtant notre point commun, rétorqua Luna.
Sumireko poussa un petit ricanement.
- La logique ? s'étouffa t-elle. Sérieusement ? Ajouta t-elle en haussant un sourcil, découvrant partiellement ses dents. Il y a plein de trucs débiles chez les sorciers ! Déjà, pourquoi voler sur des balais et pas des aspirateurs ? Ce serait un peu plus confortable pour l'entrejambe déjà. Ensuite, je repense au quai à King's Cross. 9 3/4 ! Quai numéro 9 3/4 ! Ils sont justes cons ou ils sont pas foutus faire une division et comprendre le principe de la moitié ?
Luna ne dit rien. L'autre avait un point, bien qu'un tel état d'esprit était dommageable.
Alors que Sumireko se calmait, laissant son éclat de voix se disperser, Luna saisit l'occasion pour développer son idée.
- Nous avons peut-être un autre lien, suggéra la blonde. Ce serait notre attrait pour ... l'occulte.
La collégienne se figea. Son regard s'agrandit derrière ses lunettes rouges, alors qu'elle comprit que Luna avait employé ce terme à dessein.
- Tu t'intéresses à l'occulte et aux cryptides ? s'enquit Sumireko en ayant une expression curieuse et presque avide, n'arrivant pas à se retenir.
L'expression de Luna sembla dès-lors plus radieuse.
- Je m'intéresse à tout ce qui sort de l'ordinaire et à tous les grands mystères, reprit la Serdaigle. Les Ronflak Cornus ou la Conspiration Rotfang, chuchota t-elle avec une voix de conspiratrice.
La blonde avec des radis en guise de boucles d'oreille sortit un vieux journal de son sac, le tendant à Sumireko.
- C'est le Chicaneur, le journal de mon père. Je te donne un numéro en guise de publicité. Si tu veux t'abonner ou nous soutenir, nous attendons ton hibou. Si tu veux avoir d'autres exemplaires, n'hésites pas à me demander. Je les vends à prix modique.
Sumireko regarda le journal légèrement jauni, avant de le ranger dans son cartable.
- Si tu as d'autres questions, notamment sur ce qui n'est pas dans la Gazette, cela devrait également te plaire, ajouta Luna. J'écris également quelques articles, notamment un sur les Héliopathes il y a quelques mois.
- Dis-moi, ajouta Sumireko, sincèrement curieuse, quel est ton opinion sur les extra-terrestres ? Je sais que le gouvernement nous cache des choses.
- Je n'ai pas trop étudié la question, avoua Luna, mais cela serait une piste intéressante. Je suis sûre qu'ils existent.
- Il faudrait en découvrir davantage sur la zone 51, ajouta Sumireko. Ils ont des cadavres, je le sais. J'en ai parlé dans le mensuel du club Hifuu.
Le regard de Luna sembla briller, alors que Sumireko était heureuse d'être crue, même si les mots n'étaient pas exprimés.
- Qu'est-ce que le club Hifuu ? s'enquit Luna.
- Un club spécialisé dans l'étude de phénomènes paranormaux ! répondit l'asiatique avec un grand sourire. J'en suis la présidente et la rédactrice du journal, ajouta t-elle en taisant le fait qu'elle était l'unique membre.
- J'aimerais beaucoup avoir des exemplaires de ces journaux, avoua Luna, beaucoup moins rêveuse.
Malheureusement, les derniers volumes étaient restés à Tokyo. Cependant, Sumireko s'engagea à en ramener lorsqu'elle reviendrait chez-elle, pour les vacances de Noël. Elle comptait bien rentrer chez elle, afin de voir sa famille décomposée. Même si cette fête n'était pas aussi importante qu'en Occident, les Japonais avaient adopté certaines traditions et passer une journée en famille le 24 décembre était un jour de convivialité.
Fort heureusement pour elle, le reste de la journée se déroula bien mieux que le cours de métamorphose. La théorie en Potions lui parut parfaitement limpide et elle remercia ses manuels pour l'avoir aidé à rattraper ses lacunes.
Les Potions étaient comme la chimie, avec de nombreuses formules de réactions et des combinaisons régies par des lois complexes, mais logiques. Il ne suffisait pas de savoir suivre une recette, il fallait également comprendre comment les ingrédients réagissaient entre eux et pourquoi .
C'est parfaitement satisfaite qu'elle termina sa journée, alors que même le dîner se révéla calme, du moins si l'on faisait abstraction de quelques remarques mesquines. Elle ne fut pas au centre de l'attention, puisque ce fut Montague qui se donna pathétiquement en spectacle, lorsqu'il s'étouffa en s'empiffrant, renversant au passage une soupière au sol tout en hoquetant, portant l'opprobre sur la maison aux armoiries vert et argent.
Le regard de Rogue se braqua sur le joueur de Quidditch qui se nettoya rapidement. Les rares à oser se tourner vers la table haute des enseignants choisirent bien vite d'éviter ce regard noir et dénué de toute chaleur, qui promit au maladroit une confrontation prochaine dans le bureau du maître des potions.
Bien que Sumireko soit nouvelle, la machine à rumeurs lui avait permis de comprendre qu'une convocation dans le bureau de Rogue était un peu comme une sommation de la Gestapo. On ne savait pas ce qui nous attendait avec certitude, mais on pouvait être à peu près certain que ce ne serait pas agréable.
Pourtant, la journée de cours n'était pas pour autant terminée, loin de là.
Alors que les autres groupes pouvaient profiter d'un sommeil réparateur, les Serpentard durent monter sur la haute tour, là ou étaient dispensés les cours d'Astronomie.
Lorsque Sumireko vit les télescopes, elle ne put s'empêcher de rouler des yeux, mais préféra jouer sur la discrétion. N'importe quel astronome amateur moldu avait une lunette aussi efficace, voire plus utiles que ces lunettes astronomiques rudimentaires.
Le professeur Sinistra, était une belle femme, songea l'asiatique en observant la robe moulant les hanches de l'enseignante, tout en dévoilant ses jambes bien galbées. La poitrine de la brune aux boucles soigneusement entretenues était opulente et plus d'un élève aux hormones en ébullition trouva ces seins bien plus intéressants que la voie lactée qui scintillait dans les cieux.
L'enseignante était également experte dans son domaine. D'un simple coup d'œil, elle pouvait identifier les corps célestes et connaissait le mouvement de toutes les étoiles. La femme semblait ne pas avoir besoin de montre, puisqu'elle parvenait à connaître l'avancée de la nuit rien qu'en observant les corps célestes se mouvoir.
Sumireko fut impressionnée. Sans une carte du ciel, elle n'avait aucune idée du nom des étoiles puisque ce sujet ne l'avait jamais très intéressée. Cependant, elle devait admettre que pouvoir se repérer à l'aide des étoiles et pouvoir connaître l'heure précise était un atout, si l'on ne disposait pas d'un GPS à proximité. C'était une aptitude très utile, surtout si l'on était perdu sans le moindre repère, comme par exemple en pleine mer.
La japonaise resserra sa cape, alors qu'elle se blottissait contre un créneau de pierre sombre. La fraîcheur automnale s'insinua insidieusement dans ses manches, griffant chaque cellule de sa peau, alors qu'elle écoutait la douce voix de la femme.
Madame Sinistra était envoûtante, avec une passion incitant à la rêverie et à la contemplation de l'immensité silencieuse qui couvrait les collines.
Un tel spectacle était rare, songea Sumireko en réglant le télescope en direction d'un point pâle et scintillant d'un fort éclat rouge.
En regardant dans l'orifice de la lunette, elle repéra que ce corps céleste était une planète à l'aspect orangé. Si l'on y prêtait attention, on distinguait une petite tâche blanche au niveau du seul pôle visible.
La collégienne saisit sa carte du ciel et répertoria calmement la planète Kasei, se corrigeant mentalement en indiquant le nom britannique de ce corps céleste. Elle avait vraiment besoin de trouver un livre spécialisé dans la traduction des noms des étoiles et autres corps astraux, puisque les constellations des occidentaux ne faisaient guère de sens pour un asiatique.
Sumireko déglutit en regardant la nuée laiteuse qui s'étendait au-dessus de sa tête. L'immensité de l'univers dont elle ne pouvait voir qu'un fragment était étourdissante, la laissant si rêveuse, qu'elle manqua plusieurs minutes du discours de l'enseignante.
- Mademoiselle Usami ? l'interpella alors la belle enseignante aux lèvres roses et bien dessinées.
- Excusez-moi, répondit la japonaise, penaude. L'espace me laisse toujours rêveuse.
Le professeur Sinistra eut une expression désapprobatrice vis à vis de ce manque de discipline, mais un éclat de compréhension dans son regard indiqua à la jeune myope qu'elle comprenait cette réaction qui était caractéristique chez les passionnés.
- Vous êtes pardonnée, mais tâchez d'être plus attentive la prochaine fois. Je vous demandais si vous connaissez le repère essentiel dans l'autre hémisphère.
- C'est la Croix du Sud, répondit-elle sans hésitation.
La voyageuse avait traversé plus d'un pays et avait pu contempler des étoiles qui n'avaient jamais été vues par beaucoup de ses compatriotes.
L'enseignante la gratifia d'un sourire. Rares étaient les sorciers à se soucier de ce qui existait hors de leur pays, sans parler de ce qui se passait chez les Moldus.
La jeune fille reçut cinq autres points, mais elle ne fut aucunement intéressée par la récompense.
Sumireko avait bien compris que ce système visait à favoriser les maisons pour les mettre en concurrence et favoriser l'opposition. De fait, les élèves des maisons participaient collectivement à la réussite, ce qui générait un contrôle de tous sur chacun et générait à la fois émulation et surveillance.
C'était un système compréhensible, mais qu'elle trouvait dérangeant au plus profond d'elle-même. Elle avait toujours été élevée dans un système individualiste et elle appréciait avant tout briller pour elle-même, en étant au centre des attentions, sans avoir à participer collectivement.
Elle était le genre de personnes à préférer la solitude, que ce soit en étant seule dans un recoin ou seule sur un piédestal, elle préférait ce sentiment d'isolement à celui des camaraderies. Au moins, lorsqu'elle réussissait, elle pouvait remercier ses capacités et son talent. Si elle échouait, elle ne pouvait s'en prendre qu'à elle-même et ses projets n'avaient pas été gâchés par la stupidité d'un autre.
La jeune individualiste observa ses camarades qui continuaient de regarder leurs cartes ensemble, tandis que l'enseignante consulta sa montre dorée.
- Nous avons fini pour ce soir. Avez-vous des questions à poser ?
- J'en ai une, demanda Sumireko en attirant l'attention.
Goyle bâilla, mais Malefoy lui fit signe de se comporter décemment.
- Est-ce que les sorciers ont réussi à aller dans l'espace avec la magie ? s'enquit-elle, suscitant une multitude d'expressions allant du dédain à la stupéfaction, en passant par l'intérêt et la curiosité.
- C'est un exploit qui n'a jamais été réussi, répondit l'enseignante. De nombreuses tentatives ont été faites, dont celle de Dile Berrey en 1924 en balai et qui est monté à 44 milles d'altitude, mais aucun n'a réussi à aller au-delà. Il faudrait une énergie considérable et ce domaine à très peu été étudié.
Alors que l'enseignante congédiait le groupe et que les élèves descendaient les escaliers, les Serpentard rejoignirent leur salle commune. Une fois à l'intérieur, la japonaise fut interpellée par la charmante voix grinçante de Parkinson.
- T'aimerais aller sur la Lune, Usami ? cracha fielleusement la préfète. Tu as toujours la tête dedans, alors ça ne changerait pas grand chose.
- Pourquoi aller sur la Lune, alors que ça a déjà été fait ? répondit Sumireko. J'aimerais bien pouvoir aller plus loin un jour et voir ce qu'aucun homme n'a vu.
- T'es encore plus sourde que pénible, cracha Montague. Sinistra t'a dit que Berrey ...
Un claquement de doigts de Sumireko le fit fermer la mâchoire.
- Je parlais des gens sans magie, coupa t-elle. Le 20 juillet 1969, un Moldu du nom de Neil Armstrong marchait sur la Lune.
Face aux regards incrédules, elle sourit, satisfaite de sa supériorité. Même s'ils refusaient de la croire, elle avait la satisfaction d'être dans le vrai et d'en savoir plus que ces primitifs.
- Ce fut un grand jour, ajouta t-elle. D'ailleurs, mon grand-père a acheté une télévision couleur juste pour voir cet événement. Ironie de l'histoire, la diffusion était en noir et blanc.
Sur ce, Sumireko décida d'aller se coucher, non sans adresser un sourire hautain à ses camarades.
