Bonjour Bonjour !

Encore un vendredi tout moche ! J'espère vous l'ensoleiller avec ce nouveau chapitre ! ^^

Toujours un grand merci à Sygui pour me recadrer, pour ses idées et pour ses corrections !

En vous souhaitant une bonne lecture !


Chapitre 11 : Début de campagne électorale

La porte d'entrée claqua alors que la neuvième sage pénétrait en furie chez sa fille. Tous sursautèrent et le silence se fit pesant alors qu'Hermione avançait, furieuse, vers Pansy.

- Ca y est, ça va être pour ma gueule ! soupira la médicomage.

- Aurais-tu, par le plus grand des hasards, téléphoné à Bulstrode ? s'écria l'enchanteresse.

- Qui ça ? Moi ? demanda Pansy, faussement étonnée. Pourquoi tu ne demandes pas à Severus ?

- Veuillez me laisser en dehors de vos idées tordues, Miss Parkinson, répliqua le maître des potions de sa voix doucereuse.

Tout le monde se tourna à nouveau vers la porte d'entrée, sentant un léger courant d'air. Millicent s'avançait d'un pas assuré, un sourire confiant aux lèvres.

- Qu'est-ce qu'il vous a pris de faire ça ? s'exclama durement la Ministre en direction de la nouvelle venue.

- Faire quoi ? répondit calmement Bulstrode.

- Annoncer ma démission en direct ! rugit Hermione.

- Vous vouliez bien démissionner, non ? demanda l'ancienne Serpentard.

- Ce n'est pas là la question, rétorqua durement l'enchanteresse.

- Bien sûr que si, c'est le point crucial. Démissionner n'est pas tout. Il faut savoir le faire au bon moment et au bon endroit. Et si vous me semblez très douée pour créer les occasions, vous n'êtes pas très au fait des stratégies politiques… répliqua Millicent, amusée.

- Elle n'a pas tort, fit remarquer Severus.

- Vous… commença Hermione.

- Je n'ai rien dit, coupa le maître des potions, levant les mains en signe de reddition.

- Il n'en demeure pas moins que vous nous avez offert un coup médiatique de tout premier ordre en sauvant des milliers de personnes d'une mort atroce, reprit Bulstrode. Je suis sure que vous venez de gagner plusieurs points dans l'opinion…

- Où est le génie qui vient de mettre en orbite notre futur 95% de votes favorables ? s'exclama un homme qui venait d'apparaître subitement dans le salon.

Rose et Ginny reconnurent le nouveau venu et la rousse tira sa baguette en un geste pavlovien.

- Vous ! siffla le professeur de vol.

- Que faites-vous ici ? aboya la dixième sage.

- Je suis le nouveau conseiller de ta mère, répondit Talleyrand. Elle ne te l'a pas dit ? J'ai été envoyé par Merlin…

- Si je tenais cet abruti… maugréa le professeur de DCFM.

- Je suis là ! retentit une voix joyeuse derrière la jeune femme qui sursauta.

L'enchanteur avait un rictus narquois et dévisageait Rose qui se dirigeait furieusement vers lui.

- Chère miss Bulstrode, ce que vous avez fait est du grand Art ! Savoir tourner le moindre petit incident en grande cause nationale frôle le génie. Si j'étais vivant, je vous épouserais… reprit Talleyrand en s'inclinant respectueusement devant l'ancienne Serpentard.

- Je fais souvent cet effet là, ironisa Millicent.

- Excusez-moi de vous interrompre, coupa Hermione, mais il s'agit de MON poste. J'aimerais que vous me consultiez avant de prendre des décisions…

- Ah ! Ces novices ! Il faut tout leur expliquer… soupira le Haut.

- Surtout que je ne vous ai pas encore engagée ! ajouta la Ministre en se tournant vers Bulstrode.

- Rassurez-vous, cette prestation vous est offerte. Considérez cela comme un échantillon de ce que je sais faire… répliqua la consultante, affable. Bien, je vous vois demain matin à onze heures dans votre bureau, histoire de planifier au mieux cette campagne. Passez une bonne fin de week-end, Madame la Ministre.

Et sous les regards stupéfaits de l'assistance, Bulstrode sortit comme elle était entrée, avec calme et prestance. Rose s'approcha doucement d'Hermione, estomaquée, et posa sa main sur son épaule.

- Tant qu'on est dans le boulot, tu aurais quelques minutes que je te montre les runes récupérées sur les cristaux de magie ? demanda la dixième sage.

L'enchanteresse acquiesça vaguement, toujours sous le coup de la surprise, et sa fille se dirigea vers une commode pour tirer un parchemin d'un tiroir.

- Voilà, il y a cinq runes pour le moment, expliqua la dixième sage en donnant la feuille à sa mère.

Hermione jeta un rapide coup d'œil aux dessins et fronça les sourcils.

- Tu es sûre que c'était ce qui était écrit sur les cristaux ? demanda la Ministre, perplexe.

- J'ai recopié comme j'ai pu, marmonna Rose en passant une main dans ses cheveux.

- Là, j'ai « sandwich au thon », « tiercé », « fauteuil » et je te passe les deux derniers… Tu as dû te tromper quelque part.

- Et bien, Madame la Ministre, tu vas prendre ta veste en cuir et je t'emmène voir les runes de plus près, ça te va ? maugréa l'animagus.

- Et l'anniversaire d'Alex ? demanda Ginny qui s'était approchée.

- C'est déjà foutu et en plus, à son âge, il a la chance de ne se rendre compte de rien, répliqua Pansy en tirant une bouffée de sa cigarette. Allez-y, je m'occupe de mettre tout le monde dehors.

Rose acquiesça, attrapa le bras de sa mère et les fit disparaître toutes deux dans un craquement sonore. Pansy écrasa sa cigarette et dévisagea les convives, stupéfaits.

- La fête est finie ! Vous pouvez rentrer chez vous et reprendre une activité normale !


Le lendemain matin, Minerva ajustait son chapeau vert émeraude sur ses cheveux en soupirant. Elle constatait dans le miroir, navrée, que sa belle chevelure autrefois ébène se teintait de plus en plus de gris.

- Donc, vous allez m'abandonner… marmonna Severus, assis sur le lit de la chambre qu'ils partageaient.

- C'est l'histoire de quelques jours, tout au plus, rétorqua l'animagus en rangeant sa baguette dans sa manche gauche. Et ne vous avisez pas de mourir avant mon retour.

- J'en serais capable, rien que pour vous faire culpabiliser… maugréa le maître des potions, de mauvaise humeur.

- Je reconnais bien là votre fichu mauvais caractère d'Anglais.

- Et c'est l'Ecossaise toujours de bonne humeur qui me dit ça ? réplique Rogue de sa voix doucereuse.

Minerva se pencha sur lui et captura brièvement ses lèvres.

- Faites attention à vous, murmura-t-elle. Et au moindre problème…

- Je contacte Parkinson, j'ai bien appris ma leçon, grommela Severus. Je peux savoir ce que vous allez faire ?

- Je ne préfère pas. Il n'y a que très peu de chance que mon idée marche, aussi je ne veux pas vous donner de faux espoirs.

- Rassurez-vous très chère, j'ai pleinement conscience que je vais mourir. C'est notre lot à tous. La seule qui se berce d'illusions, c'est vous.

McGonagall leva les yeux au ciel et posa sa main sur la joue fraiche et rugueuse du maître des potions.

- Je reviens au plus vite. Portez-vous bien d'ici là.

Ils s'embrassèrent une dernière fois et Minerva se rendit dans son jardin pour transplaner. Quelques secondes plus tard, elle apparut en haut d'une montagne verdoyante. L'été touchait à sa fin mais la végétation résistait à l'automne naissant.

L'ancienne directrice de Poudlard balaya du regard le paysage avant de s'engager sur un chemin de terre poussiéreux.

« Eleyna la sorcière vivait, comme tout bon sorcier qui se devait, à A'Ghaidhealtachd. Elle parcourait les Hautes Terres bénies par Merlin, de bourg en bourg, se servant de ses dons pour soigner les braves gens. »

Les premières phrases du conte pour enfants tournaient en boucle dans sa mémoire alors qu'elle s'éloignait d'un village. Elle espérait que la Fontaine de Jouvence existait réellement et qu'elle la trouverait rapidement. Elle n'était pas résignée à laisser partir Severus.


Hermione soupira et but une gorgée de café. Elle avait sous les yeux les dessins des runes et n'en reconnaissait aucune. Pire, son dictionnaire ne contenait pas les symboles qu'elle avait récupérés la veille avec Rose.

- Il va falloir récupérer les autres… Pour l'instant, je ne peux rien faire, maugréa-t-elle.

Elle rangea le parchemin comportant les symboles dans son tiroir alors qu'on frappait à la porte de son bureau.

- Entrez ! s'exclama la Ministre en sortant son paquet de cigarettes et un briquet de sa veste.

Millicent Bulstrode et Franck Londubat pénétrèrent dans la vaste pièce et l'enchanteresse leur désigna deux fauteuils.

- Madame la Ministre, j'ai pris la liberté d'écrire un communiqué de presse, commença la directrice de campagne en tendant une feuille.

La neuvième sage s'en saisit et la parcourut avec attention.

- Vous voulez organiser l'élection sorcière le jour de l'élection moldue ? demanda Hermione.

- Je pense aussi que c'est une bonne idée, dit posément Franck. Comme votre campagne se fera sur le rapprochement des deux communautés et de l'apaisement du climat, c'est une date idéale.

- Effectivement… marmonna l'enchanteresse, en continuant sa lecture.

- De plus, votre directeur de cabinet a commandé un sondage suite à votre coup d'éclat médiatique d'hier, poursuivit Millicent. Vous avez gagné cinq points d'opinions favorables.

- Et maintenant ? Que fait-on ?

- La stratégie est simple mais efficace. Votre ligne politique est appréciée, alors n'en changez pas, expliqua Londubat.

- Laissez-moi me charger du reste, conclut Bulstrode.

- Pouvez-vous me définir « le reste » ? demanda Hermione, soupçonneuse.

Millicent se pencha en direction de la Ministre et les yeux de l'ancienne Serpentard brillaient d'une lueur qui ne plaisait pas à l'enchanteresse.

- Et bien, c'est rudimentaire, mais la technique a fait ses preuves. Il faut organiser une campagne de dénigrement et chercher les cadavres dans les placards de votre adversaire pour dévoiler au grand jour leur état de décomposition, répondit calmement Bulstrode.

Hermione se leva brusquement et foudroya du regard sa directrice de campagne.

- Pas question ! s'exclama sèchement la neuvième sage. Je ne veux pas tomber dans une campagne de caniveau.

- Elles le sont toutes, à différents degrés, rétorqua placidement l'ancienne Serpentard.

- Justement, je ne veux pas donner du crédit à ce genre de chose, et je ne veux pas qu'on fouille dans mon passé pour me salir, moi ou ma famille.

- Puisqu'on en parle, si vous avez des choses à cacher, autant me les dire maintenant, que je ne sois pas surprise et que je puisse anticiper les mauvais coups.

L'enchanteresse hésita puis finit par lâcher un juron.

- J'aimerais que mon élection se fasse dans la dignité ! dit la Ministre en tapant du poing sur son bureau.

Un rire éclata et Hermione tourna la tête pour croiser le regard amusé de Talleyrand.

- Il n'y a que les imbéciles et les naïfs pour mêler politique et dignité… commença le Haut avec un léger rictus.

Il s'inclina respectueusement devant Bulstrode.

- Chère Hermione, laissez-nous faire les basses œuvres dans l'ombre pendant que vous inonderez la communauté de votre beauté lumineuse… poursuivit Talleyrand.

- Quel vil flatteur vous faites, grommela l'enchanteresse.

- C'est pour ça que j'ai duré aussi longtemps en politique, répondit le Haut avec amusement.

- Je n'ai aucune difficulté à l'imaginer, dit Bulstrode avec admiration.

Londubat attrapa l'agenda de l'enchanteresse et se saisit d'une plume.

- Bien, nous allons prévoir vos réunions et meeting pour les deux prochains mois. Je vous préviens de suite : votre emploi du temps va être chargé.


Quatre jours plus tard…

Marietta Edgecombe froissait furieusement entre ses doigts le Chicaneur du jour. Hermione Granger et Ginny Weasley en faisaient la une et cela la mettait dans une rage incontrôlable.

« La femme de la Ministre de la Magie sauve Dublin d'un glissement de terrain.

Hier matin, alors qu'Hermione Granger s'affairait à Londres pour empêcher les débordements de la Tamise d'inonder une partie de la ville, Ginny Weasley, ancienne poursuiveuse de l'équipe d'Angleterre, a fait preuve d'un acte de haute magie pour empêcher la ville irlandaise de s'effondrer sur elle-même.

C'était… impressionnant ! Je n'avais jamais vu ça ! Elle a sauvé des milliers de vie aujourd'hui ! s'exprime Mrs Dulbie. L'école de mes enfants a failli être détruite, mais la Tornade Rousse est arrivée à temps.

Le soulagement et la reconnaissance sont exprimés dans les rues irlandaises. Le Ministère croule sous les lettres de remerciements, les bouquets de fleurs et autres témoignages d'affection. »

Marietta grogna son mécontentement et tourna la page. Elle but une gorgée de thé qu'elle recracha en lisant le contenu de l'article suivant. Une photo d'Hermione Granger en compagnie de Pansy Parkinson s'étalait sur le parchemin.

« La Ministre en visite à Sainte Mangouste.

Hier après midi, Hermione Granger s'est rendue au chevet des victimes des tensions entre les communautés sorcières et moldues. Elle a assurée de son soutien les sorciers présents, promettant d'apaiser le climat une fois un Premier Ministre moldu élu.

La Directrice de Sainte Mangouste, Pansy Parkinson, vient nous voir tous les jours, expliqua Barry Alcombert, blessé dans une explosion. Son professionnalisme et sa gentillesse font plaisir à voir. Avec elle, nous ne sommes pas que des dossiers, mais des êtres humains qui souffrent… »

Edgecombe fit une boule du journal et, d'un geste de baguette, y mit feu.

- Mais pour qui se prennent-elles ? s'écria l'ancienne Serdaigle. Dès que j'aurai gagné, je les ferai exécuter sur la place publique, et tous les sorciers pourront voir à quel point leur sang est immonde !

Marietta, d'une humeur massacrante, attrapa un parchemin et une plume.

- Il est temps d'accélérer la campagne…


Hermione soupira et dégagea une mèche de cheveux qui barrait son front.

- Rose ! Tu peux faire moins de bruit, s'il te plaît ? râla la Ministre en observant le cristal qui était devant elle.

- Très drôle Mman ! T'as qu'à venir m'aider ! râla la dixième sage dans son dos.

La terre se mit à trembler et l'enchanteresse s'accrocha comme elle put pour ne pas tomber.

- Comment veux-tu que je travaille dans de pareilles conditions ? ironisa-t-elle alors que sa fille poussait un rugissement.

Marylin eut un léger rire de gorge.

- Ca ne devrait plus durer très longtemps, murmura l'ancienne actrice. Tanaris, la chimère de la terre, est à sa portée.

La Ministre acquiesça et se mit à genoux pour chercher la rune sur la base du cristal.

- C'est bon, je l'ai… soupira-t-elle de soulagement en sortant un parchemin et une plume de sa poche.

Elle entreprit de recopier le symbole alors que le combat faisait rage dans son dos. Elle sentait le pouvoir de sa fille effleurer sa peau et c'était comme une brise légère agréable.

Une explosion retentit et Hermione sursauta, se cognant la tête contre les branches de cristal.

- Je vais avoir un attaque… haleta l'enchanteresse, une main sur le cœur.

- Mais non, la rassura Marylin avec un léger sourire. Tiens, la chimère saigne enfin. Rose a gagné.

Un nouveau rugissement se fit entendre et Hermione tourna légèrement la tête. La panthère noire était assise sur une sorte de nain à la barbe broussailleuse.

- C'est bon, Sage, tu as vaincu ! rouspéta Tanaris en tentant de se dégager.

L'animagus lui lança un regard noir et entreprit de se lécher la patte avant, prenant soin de bien se nettoyer entre les coussinets.

- Rose, tu veux bien arrêter d'embêter ton ami ? demanda Hermione en levant les yeux au ciel.

Le félin regarda l'enchanteresse et feula.

- Ne parle pas comme ça à ta mère ! Je peux encore te mettre une fessée…

Rose reprit forme humaine et passa sa main dans ses cheveux.

- Plus tu vieillis et plus tu deviens chian…

- Rose !

- Bien, tu as fait deux chimères aujourd'hui. Celle de la terre et Elwyn, celle de l'eau, commença Marylin. Tu te sens d'en faire une dernière avant de rentrer ?

Le professeur de DCFM regarda sa montre et hésita quelques instants.

- Ca me va. J'espère juste que je ne serai pas en retard pour le dîner. Pansy serait capable d'emmener Alex dans un fast food et de mettre un quelconque soda dans son biberon…


Minerva s'engageait sur un petit chemin de terre et croisait les doigts. Elle avait déjà parcouru la moitié des Highlands et espérait qu'elle touchait enfin au but. Elle avança rapidement jusqu'à entrevoir une petite cavité dans la roche. Le cœur battant à tout rompre, elle accéléra et pénétra dans la caverne.

« J'espère que c'est ici… » songea-t-elle en agitant sa baguette.

Une petite boule de lumière apparut pour éclairer la grotte. L'animagus leva la tête et fronça les sourcils en remarquant qu'elle ne pouvait apercevoir le plafond de la caverne. Il y faisait froid, humide et un silence de mort régnait. Elle frissonna, mal à l'aise, mais finit par reprendre sa marche, surveillant les alentours. Elle tendit l'oreille et crut entendre au loin un bruit d'eau. Elle serra sa baguette entre ses doigts et s'enfonça prudemment dans l'obscurité. Au bout de quelques minutes, elle remarqua une silhouette pas très loin d'elle. Elle envoya son lumos en direction de l'ombre et sursauta en remarquant un immense troll. La peau de la créature était gris pâle et l'ancienne directrice se demanda si elle avait déjà vu la lumière du jour. Le troll faisait dans les cinq mètres de haut et, contrairement aux autres membres de son espèce, ses yeux brillaient d'intelligence.

« L'écrivain a dû forcer sur le whisky… Confondre un troll avec une fée… » pensa amèrement McGonagall en s'approchant de la créature.

- Halte là, mortelle ! tonna le troll d'une voix grave et puissante. Que viens-tu faire à la Fontaine de Jouvence ?

- Je suis Minerva McGonagall, Guide de la Neuvième Sage du Conseil du même nom, répondit l'animagus en baissant sa baguette. Je viens chercher quelques gouttes d'eau rajeunissante pour empêcher la mort du Guide de la Dixième Sage.

Le troll plongea son regard dans les yeux verts et il sembla à l'ancienne directrice qu'il lisait en elle.

- Je ne peux te laisser accéder à la Fontaine Sacrée. L'homme que tu désires sauver est condamné par ses actions passées. Sa mort est justifiée.

- Je crois que vous n'avez pas saisi, rétorqua froidement McGonagall. Nous avons besoin de…

- J'ai parfaitement compris, grogna la créature. Vous ne vous approcherez pas de la Fontaine. Est-ce clair ?

Minerva songea un instant à se battre contre le troll mais elle sentait la puissance de ce dernier et savait parfaitement qu'elle ne ferait pas le poids.

- Bien, marmonna l'ancien professeur.

Elle tourna les talons et regagna l'extérieur de la grotte. Elle inspira profondément l'air frais et s'assit sur un rocher. Ce n'était pas un troll qui allait l'empêcher de sauver Severus. Elle avait besoin d'aide et savait où la trouver. Elle regarda sa montre, se leva et transplana sans un regard en arrière.

Elle réapparut quelques secondes plus tard dans le hall du Ministère de la magie et s'engouffra rapidement dans un ascenseur. Elle appuya sur un bouton et tapa nerveusement du pied pendant l'ascension de la cabine métallique. Dès que les portes s'ouvrirent, elle s'engagea dans un couloir et se dirigea d'un pas vif vers un bureau. Elle passa devant la secrétaire de la Ministre de la Magie qu'elle salua rapidement d'un signe de tête.

L'animagus frappa quelques coups à une porte et l'ouvrit sans même attendre d'être invitée à entrer. Hermione leva la tête d'un dossier et regarda, surprise, son ancien professeur s'approcher d'elle.

- Déjà de retour Minerva ? demanda l'enchanteresse en ôtant ses lunettes. Vous avez trouvé ce qu'il vous fallait ?

- Oui et non, répondit la Guide en se laissant tomber dans un fauteuil. Il y a eu une… complication de dernière minute, et j'ai besoin de votre aide.

Hermione se retourna et attrapa sa veste en cuir. Elle la passa puis fixa son katana dans son dos.

- Je vous suis. Vous m'expliquerez en route…

McGonagall eut un sourire reconnaissant pour son ancienne élève et toutes deux se dirigèrent vers l'aire de transplanage. Alors que Minerva les faisait disparaître dans un craquement sonore, elle se jura de ne pas revenir sans l'eau qui pourrait guérir Severus.


Pansy et Hermione, présentes dans le souvenir, observèrent les deux sorcières transplaner.

- Bon, ça vient ce combat ? s'impatienta la médicomage.

- Oui, mais il fallait reposer le contexte, expliqua patiemment l'enchanteresse.

- Et voilà pourquoi tes copies faisaient cinquante parchemins ! Granger, jamais foutue d'aller à l'essentiel. La prochaine fois, c'est moi qui raconte…

- Avec ta mémoire de poisson rouge ? On n'est pas sorties de l'auberge… se moqua la neuvième sage.

- Bon, suivons-les, sinon on va rater le meilleur… grogna l'ancienne Serpentard.

Elles firent quelques pas et le décor du bureau de la Ministre disparut.


Et voilà le travail ! J'espère que ça vous a plu ! ^^

Je vous souhaite un très bon week-end, reposez-vous bien !

Bises et à la semaine prochaine,

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